La rencontre avec Juju s’est faite sur un chemin, il était assis dans l’herbe et semblait m’attendre. Lorsqu’il m’a aperçue, il a levé la tête vers moi et ses yeux exprimaient une grande tristesse. Je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions à lui transmettre de la part de sa gardienne, et avant même que je ne lui lise le contenu, il a dressé ses oreilles, il m’a regardé avec des yeux remplis d’espoir, et sa tête se penchait à droite, à gauche, puis au bout de quelques instants n’y tenant plus, il est venu à côté de moi. La queue frétillait et il tournait autour de moi, jappant de joie. Je l’ai caressé et lui ai lu les missives de sa gardienne :

Message :

 Je suis désolée de ne pas avoir été à tes côtés au moment de ta mort et surtout d’avoir décidé pour toi l’heure du départ. Si nous l’avons fait c’est vraiment parce que c’était insupportable de te voir souffrir de la sorte.

J’espère que nous ne t’avons pas fait trop de mal

Je ne t’ai jamais abandonné et sache que je t’aimerais toujours. Tu es mon beau bébé. 

 Questions :

– il était très malade à la fin et le jour de son départ il ne pouvait pas respirer pendant quelques instants (eau dans les poumons). C’est comme s’il se noyait à chaque crise. Même vieux et malade le véto a été obligé de lui donner une dose très largement supérieure à son poids pour qu’il parte. Sa force et volonté de vivre me laissent penser qu’il voulait rester pour une raison quelconque. Pourquoi juju ne voulait pas partir?

– le mois dernier mon frère et moi-même avons rêvé qu’il était dans un trou accompagné d’un autre chien et nous devions les sortir du trou. Nous souhaitons savoir pourquoi ce rêve.

– s’il a un message pour nous.

Depuis si longtemps que je suis parti, depuis si longtemps que le cordon d’argent qui reliait mon âme à mon corps physique s’est rompu et je suis toujours encore là, dans ce bas-astral à errer dans son environnement, à l’accompagner dans son quotidien, à lui, à leur puiser leur énergie, et elle ne peut faire son deuil et moi je ne peux pas rejoindre le jardin des animaux.

Dis-lui que je l’aime, elle est ma maman, j’étais son garçon, son bébé et si je ne voulais pas encore partir, c’est parce que je voulais faire la transition à mon rythme, mais surtout parce qu’elle n’était pas prête. Je sais qu’elle l’a fait par amour pour moi et je sais combien ce choix lui a été difficile, qu’elle a pris cette décision pour ne plus me faire souffrir et pour moi cela n’aurait pas posé de problème si elle avait été prête, or elle ne l’était pas. Elle avait encore trop besoin de moi, de ma présence à ses côtés et elle avait surtout, avec sa souffrance à travers la mienne, besoin de comprendre combien c’était difficile de laisser partir un être aimé, mais qu’on pouvait le faire avec amour et le guider pas à pas, l’accompagner dans la lumière. Elle n’en a pas eu la force, je ne lui en veux pas, au contraire, sa souffrance et sa grande détresse me font beaucoup de peine et je n’arrive pas à la laisser,  j’ai besoin d’aide pour faire le passage.

Si j’ai résisté lorsque le vétérinaire m’a aidé à partir c’est parce que je savais qu’elle allait culpabiliser et avoir des regrets. Dis-lui que ce sont des obstacles qui nous empêchent tous les deux d’avancer, elle dans son deuil et moi dans la lumière.

Le message que j’aimerais lui transmettre aujourd’hui, c’est d’avoir le courage de reconnaître qu’elle l’a fait parce que ma souffrance lui était devenue insupportable et de se connecter à son petit enfant intérieur et lui pardonner, lui demander pardon de n’avoir pas eu la force de m’accompagner dans ma transition à mon rythme. C’est humain et personne ne peut lui en vouloir, ni elle, ni moi, ni le Créateur. Le tout c’est d’avoir cette ouverture de conscience et cela l’aidera à retrouver la paix et l’harmonie dans son cœur et son esprit.

J’étais son petit garçon et mon départ si compliqué doit l’amener à trouver la force qu’elle a à l’intérieur d’elle, pour lui permettre d’avancer sur son chemin et surtout de s’ouvrir d’autre portes qui vont la mener vers d’autres horizons.

Avec son frère ils ont fait le même rêve, ils ont tous les deux compris que je n’étais pas monté au jardin des animaux, que j’étais entouré d’un autre chien et d’ailleurs de plusieurs autres âmes errantes et que j’avais besoin qu’on m’accompagne, qu’on me libère afin que je puisse enfin me reposer et me ressourcer.

Je l’ai rassuré et lui ai dit que je l’aiderai à faire le passage après notre échange.

Dis-lui que je sais qu’elle ne m’a pas abandonné, et dis-lui aussi que je sais qu’elle l’a fait par amour pour moi. Ce qu’elle doit comprendre maintenant c’est qu’après la mort il y a la renaissance. Mon âme perdure, elle reste reliée à la sienne où que je sois. Une âme, qu’elle soit humaine ou animale, est éternelle et ne meurt jamais, mais tant qu’elle n’est pas montée dans la lumière, elle ne peut trouver la paix, se reposer et se ressourcer.

Mon corps physique était bien malade, je ressentais de fortes oppressions dans la poitrine et cela m’empêchait de respirer, c’était très douloureux et je me réfugiais souvent dans mon corps astral pour le supporter. Depuis que je suis parti, je ne ressens plus aucune douleur et je peux encore te voir et t’entendre, mais ma place n’est plus ici. J’ai besoin maintenant de rejoindre le paradis des animaux, car c’est la seule condition qui me permettra, après m’être ressourcé, de te revenir.

J’ai vécu une vie de chien qui ressemblait à une vie humaine, choyé, respecté, je n’ai connu que des moments de grand et pur bonheur, et j’ai bien entendu, surtout après tous ces mois où je suis entre deux, très envie de te retrouver sur un plan terrestre. Peu importe la forme, c’est toi qui choisiras le costume, et lorsque tu te sentiras prête et te mettras à ma recherche, je me mettrai sur ton chemin. Ce ne sera pas long, l’espace-temps là-haut n’est pas du tout le même qu’ici-bas et ça peut être très rapide, à toi de décider, à ton petit enfant intérieur de t’ouvrir cette porte lorsqu’il aura retrouvé la paix intérieure. Je t’aime et c’est mon plus grand souhait, ma place est avec toi et auprès de toi.

Puis il m’a regardée avec des yeux remplis d’espoir, je l’ai caressé un long moment avant que nous empruntions un chemin de lumière qui s’est ouvert à nous. Lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, il m’a dit :

Merci, mille mercis à toi, à ma maman. Dis-lui que je l’aime et que je veux lui revenir très vite.

Puis il a traversé rapidement le pont des fleurs et s’est noyé dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel. Au revoir Juju, repose-toi et ressource-toi.

 

La connexion avec Astree s’est faite dans cette magnifique clairière qui se trouve juste après le pont des fleurs et avant l’entrée du paradis des animaux. Elle était couchée sur son ventre et s’amusait à regarder les abeilles butiner d’une fleur à l’autre et les papillons virevolter autour d’elle. Il se dégageait d’elle une grande force, je pouvais ressentir une vibration très puissante. Je me suis arrêtée un instant pour me laisser imprégner par ce fort ressenti qui m’enveloppait de la tête aux pieds. Lorsqu’elle m’a aperçue, elle s’est levée et est venue tout naturellement vers moi pour me dire :

Je sais que ce sont mes mamans qui t’ont envoyée à moi, je sais qu’elles ont, et surtout ma gardienne a besoin d’avoir cet échange avec moi, car même si je suis bien partie, même si les fortes énergies et toute la lumière qui est descendue sur terre pendant ces nuits saintes les ont beaucoup aidé et qu’elles m’ont bien accompagnée et laisser partir dans la lumière, la grande souffrance, la culpabilité et les regrets de ma gardienne auraient pu m’en empêcher.

Ce n’est pas le cas, la transition s’est faite rapidement et je n’ai eu aucune peur de traverser le pont des fleurs. J’étais prête et elles ont pris la bonne décision. J’étais sur mon chemin depuis quelque temps et je préparais mon départ. Vous avez fait ce que vous deviez faire pour moi et je me suis endormie aussitôt. Ne sois pas triste pour ce dernier regard manqué, ma souffrance était telle que je n’étais déjà plus dans mon corps physique,  je me réfugiais constamment dans le corps astral pour mieux la supporter. J’ai senti votre présence et c’était le plus important, car cette présence a rempli ma conscience de joie et d’amour, et c’était l’essentiel.

Puis je lui ai lu les messages et les questions :

Ma bébé Astrée, ma Bebelle, ma petite Bubu, ma Bullies, Tu avais tellement de surnoms que cette liste pourrait se poursuivre encore et encore ! Avec Mathilde, on a noté tous les surnoms dont on se souvenait pour ne pas les oublier. L’appartement semble vide sans toi. Tu étais mon premier chat et je t’aimais tellement. Mathilde aussi t’adorait. J’ai toujours cru que c’était le destin qui m’avait guidée vers toi, c’est moi qui avait voulu adopter un chat et j’avais répondu à une annonce pour une chatte nommée Héra, mais le jour même de ma réponse, j’avais vu sur le compte facebook de l’association qu’elle avait été adoptée ! On m’a répondu qu’elle venait de trouver ses humains mais qu’il y avait une petite chatte qui pourrait nous convenir… Toi ! Il n’y avait même pas d’annonce pour toi sur internet ! 7 ans déjà, positive au fiv et très timide, l’association avait perdu l’espoir de te faire adopter. Et pourtant tu étais la chatte la plus gentille et la plus mignonne du monde ! Si douce, si attentive, jamais tu ne nous as griffé ou mordu ! Tu me manques tellement mon bébé. Tu m’aidais au quotidien à gérer mes émotions, tu m’apaisais, j’adorais tes ronrons et ta fourrure si douce… J’aimais croiser ton gentil regard qui me disait que tu m’aimais… J’avais besoin de ton amour si doux, ta présence apaisante. J’étais si fière de tous tes progrès, au début, tu ne voulais même pas qu’on vienne te caresser, tu avais très peur. Et puis tu as vite appris à apprécier nos caresses, à nous faire confiance, tu as commencé à dormir dans notre lit… Je t’ai appris à jouer alors que tu ne jouais pas, une onde de joie a soulevé mon cœur la première fois, et toutes les autres fois où tu virevoltais pour attraper le jouet que je faisais bouger… Et quand, plus récemment, je t’ai appris à monter sur mes genoux sans peur, tu ronronnais et je me sentais si heureuse, si bien avec ta douce chaleur bienveillante que tu transmettais à mon corps. C’était un arrachement de te voir agoniser les derniers jours mon Astrée. Je suis désolée car j’ai l’impression qu’on n’a pas remarqué assez tôt que tu allais moins bien… Et je suis tellement désolée d’avoir été paresseuse souvent, traîné pour te préparer ta ration ménagère, ce qui faisait que tu n’avais pas des horaires de repas très réguliers. Je suis désolée que tu aies vécu tes deux premières années avec nous dans un tout petit espace. Je suis désolée pour toutes les fois où j’ai eu des crises de larmes et d’émotions très effrayantes pour toi sûrement, cette violence contre moi… Et je suis désolée qu’on ne t’ait pas laissée sortir dehors dans le dernier appartement, on avait trop peur que tu te fasses écraser par une voiture. Je suis désolée qu’on ait passé plus d’un an sans t’emmener chez le vétérinaire, car on en avait marre que ce soit un combat à chaque fois pour te mettre dans la boîte et t’y emmener. Saches que j’ai toujours détesté t’y emmener, devoir user de la force pour te mettre dans ta boîte, je savais à quel point tu avais peur et je me sentais si mal pour toi. Dans tes derniers moments, j’étais très triste de devoir t’emmener chez le vétérinaire, cet endroit qui t’angoissait. J’espère que tu n’as pas eu trop peur… Surtout quand on t’a emmenée pour t’aider à partir… A-t-on pris la bonne décision ? Tu avais l’air de souffrir tellement… Je ne voulais pas t’épuiser avec des soins inutiles… Je voulais te faire partir à la maison pour ne pas avoir à t’emmener chez le vétérinaire, mais il fallait attendre trois jours de plus et tu avais l’air de tellement souffrir, Mathilde et moi on ne voulait pas trois jours d’agonie en plus pour toi… Les derniers jours, tu ne pouvais même plus apprécier nos caresses, tu avais l’air déjà de ne plus être là, ça me déchirait le cœur. Désolée d’avoir pleuré si fort toutes les deux je n’ai pas réussi à être aussi forte et rassurante, nos désespoirs ont dû te rendre triste… Te laisser partir ça a été si dur. 3 ans seulement auprès de toi ça m’a semblé si injuste, je pensais que tu allais vivre plus longtemps. La dernière journée je suis restée près de toi toute la journée. Merci d’être venue t’allonger près de moi alors que tu étais cachée sous l’escalier, ça m’a beaucoup touchée, et je me raccrochais à ça pour me dire que tu m’aimais toujours. Merci de t’être forcée à manger pour nous rassurer alors que tu n’avais pas d’appétit. Merci pour le thé Gaïa délicieux et cet arc-en-ciel si beau qui nous a réchauffé le cœur après ton départ. Merci d’avoir veillé sur moi pendant notre temps ensemble. Merci pour tout, ma Bebelle. Tu seras toujours mon rayon de soleil, mon petit bébé d’amour. Je ne t’oublie pas, je pense à toi très fort et j’essaie de te rendre hommage à ma façon. J’espère que tu as bien trouvé ton chemin vers le paradis des animaux, parmi les fleurs. Moi et Mathilde avons de nombreuses questions pour toi : – Comment se sont passés tes derniers moments chez le vétérinaire ? Je suis hantée par ton euthanasie car j’ai l’impression que tu avais peur et que tu t’es endormie sans nous regarder moi et Mathilde… J’ai été très peinée de ne pas avoir ce dernier regard. As-tu eu peur ? Nous en as tu voulu ? As-tu senti que nous étions près de toi ? – As-tu été heureuse avec nous ? – Que s’est-il passé dans ta vie avant que l’association te recueille et que nous t’adoptions ? Peux-tu nous raconter ton passé ? – Est-ce que tu vas bien maintenant ? As-tu retrouvé Luc ? – Quelle était ta mission sur Terre ? Etait-elle auprès de moi ou Mathilde ? – Est-ce que tu reviendras sous une autre forme et si oui comment est-ce qu’on te reconnaîtra ? – Pourquoi as-tu arrêté de dormir de mon côté dans le lit dans le nouvel appartement ? Ça m’a fait beaucoup de peine et j’ai même été jalouse de Mathilde. (pas bien je sais !) – Est-ce que les énergies du nouvel appartement sont mauvaises, est-ce qu’elles t’ont affaiblies et est-ce qu’on devrait y faire un grand travail de nettoyage ? – Est-ce qu’on aurait dû te faire confiance et te laisser sortir dans le dernier appartement ? Tu aimais tant te prélasser au soleil l’été… – Pourras-tu m’envoyer des signes, me visiter en rêve comme Perle l’a fait quand j’étais petite ? – Est-ce que tu aimais quand je te chantais mes chansons ? – Mathilde veut savoir si tu comprenais le français quand on te parlait ? Voilà mon Astrée, je t’aime énormément et je ressens beaucoup de peine mais ça me rassure de me dire que tu vas enfin de reposer et te ressourcer… Tu l’as bien mérité ! La présence de Papa et Marianne à Noël m’a beaucoup réconforté et j’ai été très heureuse. Tu m’as comblée de joie et de bonheur pendant ces trois ans ma petite Bulle, mille fois merci pour tout ce que tu nous a apporté ! Je t’aime, je t’adore. Gros bisous sur ta fourrure toute douce mon petit chat nimbé d’or ! J’espère fort qu’on se retrouvera… Ton humaine Nomi (le message de Mathilde suit le mien, elle voulait aussi te dire au revoir) Chère Astrée, Tu le sais déjà mais je te le dis une nouvelle fois. Je t’aime. J’espère que tu te sens bien là où tu es. Je pense que oui. Tu continues d’exister quelque part et ça me va. Tu n’as pas disparu, tu es toujours là, juste ailleurs. Ta maman poule (human n°2) t’a écrit cette longue lettre, moi aussi je partage certaines questions mais je veux surtout écouter ce que tu as à nous dire. Alors comment ça va ? L’arc-en-ciel est une beauté, et le thé un amour. Je pense que tu sais déjà à peu près ce que je ressens, la tristesse et la renaissance. J’ai eu beaucoup de mal à prendre la décision mais c’était la bonne. Tu étais une reine à l’allure majestueuse. Je ne sais pas si tu reviendras sur Terre, mais je ne te souhaite que du bonheur dans tes prochaines vies, ou encore là-haut. Moi qui doute tout le temps, étrangement je ne ressens plus de grands doutes. Je te fais confiance. Et peut-être que finalement, c’est nous qui étions en mission pour t’aider à sortir de ta misère passée. Tu sais que j’ai fait une série sur toi qui s’appelait « Mon ange de lumière » ? C’était parfait pour toi. Tu as dû ressentir dans l’au-delà nos attentions, gestes et présents pour toi après ta mort. On a aussi bien ri et j’espère que la joie irradie vers toi. Je t’envoie des fleurs et des couleurs, ta petite respiration sur l’oreiller au matin me manque. Tu es unique. Je ne t’oublie pas. Tes peurs immenses se sont apaisées à peu près au même rythme que les miennes. Après ta mort, des troubles sont revenus mais je les surmonte. Tu as tellement aidée Nomi aussi, je ne sais pas ce qu’elle aurait fait sans toi. Barbara a dit qu’il y a une étoile qui brille dans le ciel depuis vendredi. Mandarine aussi pense à toi. Merci d’exister. Bisous BU.

Je suis montée par paliers et j’ai croisé Luc, il était là mais c’était très furtif, je l’ai vu quelques instants, il est lui aussi dans la lumière et tout va bien pour lui. Moi j’ai continué mon chemin et j’ai attendu ici dans cette belle prairie d’avoir cette communication avec vous, car je savais que vous auriez besoin d’avoir quelques réponses à vos questions.

Tout d’abord je vais bien, je me sens déjà en pleine forme, plus aucune douleur, plus aucune fatigue et je me suis déjà bien reposée. Avant mon adoption j’avais connu une gardienne qui m’a laissée lorsqu’elle a quitté son compagnon, et je suis partie aussi. Laissée pour compte, je me suis sauvée car j’espérais bien entendu te retrouver toi. Oui nous étions déjà ensemble lorsque tu étais petite et ma présence sur terre n’était pas un hasard. Et même si ce fut long, nous avons fini par nous retrouver. Et tu sais, encore une fois ce n’était pas un hasard si la chatte que tu avais choisie était déjà adoptée puisque c’était moi qui t’était destinée et ce depuis fort longtemps.

Etais-tu Perle ?

Oui et il était grand temps pour nous de nous retrouver, même si c’était court cela a suffi pour remplir une petite mission auprès de toi et surtout que cette mission n’est pas terminée et que je te reviendrais. J’étais malgré mes craintes, mes peurs, un chat de type timbre-poste et j’étais chargée de t’apprendre le détachement affectif. T ’apprendre à te reconnecter à ton petit enfant intérieur afin de lui permettre de trouver en toi cette grande force que nous avons tous à l’intérieur de nous et nous aider à faire table rase du passé pour retrouver la paix et l’harmonie dans notre cœur et notre esprit.

Tu as manqué d’amour dans ta vie et pour continuer à avancer sur ton chemin et construire solidement ta vie affective, tu avais besoin de ma présence. J’étais là pour t’aider à faire un travail sur toi et je te reviendrai avec la même mission, pour t’aider à prendre confiance en toi et d’aimer en toute fluidité sans peur d’être en dépendance ou co-dépendance de l’autre. Avancer sur ta route dans la même direction que ta compagne et au même pas. Mon autre maman t’aidera aussi, elle t’a déjà fait sortir de ta  zone de confort et tu t’autorises maintenant à t’exprimer, à dire les choses que tu ressens, même si parfois elles sont encore douloureuses.

Ma petite maman je t’aime et je vous aime toutes les deux. Elle a bien raison de m’appeler mon ange de lumière, je vibre sur un autre plan depuis mon passage chez vous. M.. m’a envoyé beaucoup de bonnes énergies spirituellement, elle est sur son chemin et tu vas à ses côtés également évoluer sur ce plan.

Bien sûr que j’aime tes chansons et bien évidemment que je comprenais votre langue. Nous les animaux nous adoptons à vous les humains et recevons les choses très justement, peu importe la langue puisque nous sommes dans un mouvement holistique.

J’étais là pour toi, pour vous et vous m’avez bien aidée, choyée, soignée et câlinée, je n’ai manqué de rien, rassure-toi. J’ai vécu, même si c’était trop court, une existence de pur bonheur auprès de vous et c’était merveilleux de partager ces grands moments ensemble. Je ne suis plus venue dormir à tes côtés pour t’apprendre encore une fois le détachement, pour t’apprendre à vivre sans moi collée à toi, et te préparer tout doucement à mon départ.

Les énergies de l’appartement ne sont pas mauvaises, un petit nettoyage lui ferait du bien comme à tout lieu de vie où toutes sortes d’énergies circulent. J’aurais aimé sortir et me ressourcer avec les énergies de la terre pour m’auto-nettoyer, mais cela n’aurait rien changé à ma santé ou du moins pas beaucoup. J’avais cette maladie et la chance de vivre avec toutes ces années, et c’était mieux pour moi de remonter me ressourcer au jardin des animaux.

Après le départ de Christiane, je pousserai la porte de l’entrée du paradis des animaux pour me ressourcer et préparer mon retour. Ce ne sera pas long, rassurez-vous, l’espace-temps là-haut n’est pas du tout le même qu’ici-bas et je te reviendrai très vite pour continuer mon travail auprès de toi. J’étais ton BB et tu as besoin de ma présence sur un plan terrestre. Mon âme perdure et elle souhaite évidemment vous retrouver très vite toutes les deux. Toutes les deux vous avez le cœur rempli de joie et pouvez nourrir votre petit enfant intérieur de tendresse lorsque vous me chérissez. Je vous enverrai des signes et dès que tu te mettras à ma recherche, je me mettrais sur ton chemin. Mon âme est reliée à la tienne et le restera où que je sois, ne l’oublie pas.

Je t’aime ma petite maman chérie et votre princesse, votre reine vous aime toutes les deux. A bientôt pour une nouvelle aventure dans un corps en bonne santé, et sur un plan terrestre. Les câlins me manquent et encore plus à vous (sourire).

La rencontre avec Maya s’est faite devant le pont des fleurs. Elle était assise, le regard tantôt très triste, vide, complètement absent, et tantôt je pouvais y lire de l’espoir. Je me suis arrêtée et je l’ai observé un long moment, c’était déroutant de la voir regarder en arrière, je pouvais ressentir énormément d’hésitation quant au choix qu’elle allait faire, et en même temps, lorsque sa tête se tournait vers le pont des fleurs et la lumière qu’on pouvait apercevoir de l’autre côté, je pouvais comprendre que c’est là qu’elle voulait aller. Je me suis approchée doucement, et lorsqu’elle a senti ma présence, ses yeux se sont remplis d’ espoir, je pouvais y lire de la joie. Elle s’est levée pour venir vers moi, je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages, des longs messages de la part de sa gardienne et qu’elle aimerait aussi lui poser quelques questions :

Bonjour ma princesse, 

 Tu es partie lundi 30 novembre 2020 vers 14h30…

 J’attendais l’appel de la clinique pour aller te récupérer car le matin même tu reprenais des couleurs, tu étais plus vive de jour en jour depuis ton opération  …. nous attendions les résultats de tes dernières analyses pour décider comment t’aider au mieux après cette grosse intervention de jeudi et l’ablation de la rate sur laquelle une excroissance était venue se loger, aujourd’hui nous savons que c’était un hématome « tumoral » disent ils …

 Le mercredi 25 novembre jour de mon anniversaire tu n’étais pas bien à notre notre réveil. Je l’ai vu dans tes yeux et dans ton attitude…

J’ai appelé vers 9h30 la clinique de la Londe pour une urgence et je n’ai pas appelé ta vétérinaire habituelle ici à Bormes avec qui les relations ne sont plus les mêmes depuis plusieurs années….( je me suis excusée pour cela et je j’ai remercié d’avoir été là pour toi mais je ne suis pas à l’aise avec sa personnalité, j’ai donc été ailleurs ce jour-là) …

 Nous voilà donc parties d’urgence à la Londe vers 10h30…Une première échographie met en évidence cette excroissance suspecte et on me dit que cela peut être un cancer… le tableau semble très sombre…je t’ai serré dans mes bras pour ce premier examen, tu étais blottie contre moi… Tu es anémiée, tes babines sont très pâles et tu as de la fièvre …

 Tout s’accélère, une seconde échographie obtenue d’urgence dans une autre clinique spécialisée le soir même permet d’envisager l’opération dès le lendemain car il ne semblait pas y avoir de métastases ailleurs…. j’étais confiante on allait y arriver…

 Nous sommes rentrées ce soir là à la maison après un très rapide dîner chez ta mamie et ton papy qui nous attendaient pour mon anniversaire…

 Tu étais très fatiguée mais tu as été contente de rentrer à la maison, ta maison. Je t’ai veillée une grande partie de la nuit car tu as vomi à 22h30 et j’ai vu que tu n’étais pas bien .Ton papa a pris le relai vers 5h du matin.

 Jeudi à  8h je t’ai conduit à la clinique pour cette opération qui s’est bien déroulée car les deux vétérinaires qui ont pris soin de toi, ont travaillé avec soin pour t’extraire cette rate et cette grosseur…. tu savais où nous allions en ce matin du 26 novembre et tu n’avais pas très envie d’y aller…

 Tu t’es réveillée tranquillement après 1h30 d’opération et ils ont pris grand soin de toi. Ton état demandait une hospitalisation plus longue, nous t’avons transféré le soir à Hyeres car un vétérinaire de garde veillerait sur toi jour et nuit….

 Nous sommes venus te voir vendredi tu étais encore bien fatiguée et mon steak haché ne te faisait même pas envie.

 Samedi après-midi lors de notre visite tu allais vraiment mieux, tu t’es régalée avec du poulet et des biscuits.

 Nous étions heureux et confiants  de te voir t’animer ainsi et la vétérinaire qui t’a opérée était ravie, elle m’a dit que c’était très positif …

 J’ai appelé tous les soirs pour prendre des nouvelles avant d’aller dormir et tous les jours pour leur dire que je venais te voir autant que possible, je ne les ai pas lâché…

 Dimanche matin je t’ai préparé avec amour du riz et du poulet pour te redonner des forces, de la viande rouge pour relancer les globules rouges …

 Je suis venue le matin vers 11h te donner à manger et partager sans le savoir notre ultime moment . Tu m’as fait un bel accueil et tu as englouti la viande rouge ..mais tu ne voulais pas sortir avec moi te balader …

 Tu t’es couchée face à la fenêtre tranquillement . Tu étais calme et douce, je me suis assise par terre près de toi pour te caresser tendrement 

Nous étions toutes les deux face à la fenêtre à écouter les oiseaux chanter en profitant de ce rayon de soleil qui venait jusqu’à nous…. 

 Je t’ai dit encore à quel point je t’aimais et que j’étais fière de toi ….à quel point tu comptais dans ma vie…

 J’ai du te laisser car d’autres chiens arrivaient en urgence et le veto m’a demandé de partir …

 Je t’ai embrassé en te disant « maman revient cet aprèm  pour te voir et te faire manger… à tout à l’heure mon cœur, je t’aime »

 Je revois ton regard d’enfant, tes grands yeux remplis d’amour et de douceur et je t’ai souri en te disant à plus tard …j’étais souriante et heureuse de ce moment privilégié, confiante à l’idée de revenir quelques heures plus tard.

 Vers 17h30 j’ai appelé la clinique car je trouvais le temps long, le véto de garde devait me dire quand venir…Il était encore au bloc avec ses urgences …. il m’a dit que ce serait difficile de revenir te voir car il en avait pour un long moment à nettoyer son bloc et finir les soins sur les autres chiens  …je n’ai pas insisté mais j’ai été très contrarié et triste de ne pas venir …mon cœur s’est noué à ce moment-là et je lui ai demandé de me rappeler quand même…

 Lilou, ta petite sœur a pleuré dans son panier vers 19h et dans un élan particulier j’ai senti le besoin d’allumer de la sauge et de la faire brûler à la maison dedans et à l’extérieur.

 23h le docteur C…. m’a appelé pour me dire que tu avais bien mangé et que tout allait bien, que ta barquette de riz carotte poulet sentait délicieusement bon, j’étais si heureuse et je l’ai remercié de prendre soin comme cela de toi. Tu dormais donc sagement et il rajoutait qu’il avait eu une journée très intense avec tous ces chiens de chasse mais que je pouvais dormir tranquille…

 Lundi matin tout allait dans le bon sens, les derniers prélèvements sanguins ont été faits à 12h, le cœur aussi allait bien (ECG parfait) et j’attendais un rendez-vous pour aller te chercher et rentrer à la maison. Les dernières analyses devaient nous permettre  de choisir si une transfusion sanguine était à préconiser pour t’aider à refaire tes globules rouges ….

 À 15h le téléphone a sonné et le vétérinaire m’a dit qu’il avait une mauvaise nouvelle… tu venais de décéder, tu as décompensé d’un seul coup sans souffrir, ni faire le moindre bruit tu es partie dans ton sommeil…c’est l’assistante qui a vu ta tête tomber…

 J’ai demandé à venir te voir immédiatement foudroyée de chagrin et dans l’incompréhension totale de ce qui s’était passé 

 je suis venue te demander pardon ne pas avoir été là et j’ai prié, je t’ai caressé pour te dire mon amour pour toi…te remercier d’avoir été dans ma vie et te rassurer en t’envoyant de la lumière…

 Tout cela, tu le sais déjà, tu l’as vécu toi aussi mais je suis tellement bouleversée que j’avais besoin de l’écrire pour peut être le laisser aller en lâchant prise…

 Cette grosseur nous l’avions tous vu et je t’avais déjà emmené deux fois voir des vétérinaires pour des palpations 

 Des prélèvements ont été faits un peu de partout sur d’autres grosseurs sous peau … ce n’était rien, des lipomes…

 Ta propre vétérinaire t’a vu 15 jours avant et n’a rien vu non plus … ni cette anémie liée aux micro saignements, ni cette grosseur que nous mettions aussi sur le compte de ton petit surpoids de gourmande 

 Je suis dans la culpabilité de ne pas avoir insisté quelques mois plus tôt pour une analyse plus poussée de cette grosseur. En 2017, une première grosseur avait été opérée et elle était bégnine…

 Les dernières analyses reçues lundi 14/12 nous ont éclairé, il s’agissait d’un hématome sur la rate de grande taille avec des micro hémorragies et la suspicion de cancer n’est même pas totalement confirmée….bref, je ne sais plus trop quoi penser…

 Ils m’ont tous appelé et j’ai été respectueuse, accueillante et bienveillante avec eux malgré mon immense chagrin et ma colère silencieuse contre tout,  contre moi, contre ce départ si rapide…je n’ai pas eu de mots déplacés, ils étaient eux aussi stupéfaits malgré ton état de voir que c’était allez si vite…les 15 jours qui suivent ce type d’opérations semblent critiques…

 Ai je fait le bon choix pour toi? Vétérinaire? Opération? 

 Lors de la cérémonie de crémation, je t’ai couverte de fleurs en priant et j’ai mis dans ton petit cercueil des photos de notre maison, ta maison, et un grand dessin à ma taille réelle avec mes contours que j’avais fait lors d’un séminaire de développement personnel en 2019 … 

 Tu étais belle et semblait paisible. Ça m’a fait du bien de partager ce dernier rituel avec toi, c’était un moment intime et très fort. Je t’ai envoyé de l’amour et de la lumière en te disant combien tu avais compté…je t’ai souhaité bon voyage vers la lumière, un voyage paisible et doux, comme toi.

 Je veux te remercier pour ces 9 très belles années partagées avec toi 

 Je t’ai adopté à 10 mois, le 2 janvier 2012 et nos premiers mois ensemble étaient difficiles car je venais de perdre Loulou et j’étais très marquée par le sujet familial de Raphaël mon frère dans ce divorce si écœurant qui se jouait pour lui…. (Un combat qui au final n’était pas  le mien). Et toi tu étais perturbée d’avoir déjà eu 3 maîtres différents.

 Puis nous nous sommes apaisées et aimées….aujourd’hui ma maison porte ton nom, tu as cheminé à mes côtés et j’ai tellement appris de toi.

 Tu m’as accompagné dans des moments légers, des vacances et des fêtes mais aussi dans des passages plus difficiles et plus sombres parfois pour moi (séparation en 2015, difficultés familiales, travail sur moi…).

 Fidèle et réconfortante, tu m’as soutenu par ta présence et ta patience, j’ai beaucoup travaillé au bureau et tu as su attendre que je trouve du temps pour nous. Merci de m’avoir appris « le temps pour moi »…

 T….. rentré dans ma vie en 2018 et est devenu ton papa d’amour, il a été d’une grande tendresse et très présent pour toi…c’était ton amoureux de Papa, tu étais une vraie coquine « lovée et comblée » dans ses bras…

 Ce confinement Covid a été une chance, on ne s’est plus quittées ma princesse, on a partagé encore plus de choses et j’ai ralenti mon rythme professionnel … ces moments de vie de famille ont été délicieux, intenses et très forts…

 Jamais seule, ton mamie et ton papy ont été de vrais nounous en journée tout au long de ta vie après le départ de ta tatie et je venais te récupérer avec tant de joie le soir après le travail…tu leur manques beaucoup aussi. On a fait rire tant d’amis avec cette façon de vivre avec nos chiens en famille…Merci d’avoir accueilli ta mamie mardi 24/11 au matin avant tant de joie, elle en garde un merveilleux souvenir…

 Auprès de toi, j’ai appris la douceur et l’amour, la patience et le moment présent… depuis 2019 nous sommes encore plus proches et plus connectées, grâce à ce que j’ai appris de toi et de notre relation, en écoutant tes besoins…nous nous sommes accordées des moments de filles avec Lilou ta petite sœur, encore plus de promenades, des jeux, des sorties en mer, des gros dodos dans le lit…en conscience, oui beaucoup de jolis moments en conscience…

 Tu as été un cadeau et tous ceux qui t’ont rencontré gardent un Merveilleux souvenir de toi, notre famille, nos amis, les vétérinaires et toutes les personnes qui t’ont croisé. Je suis si fière de toi …

 

En traversant le pont tu as peut-être croisé ta tatie Marie qui a tant pris soin de toi également avant de nous quitter en 2018… Elle m’a souvent confié que face à sa maladie, vous étiez avec Domingo et Lilou ses raisons de s’accrocher à la vie, vous lui avez donné tellement de joie, elle t’aimait tant, toi sa Poupy d’amour… J’espère qu’elle t’a accueilli et guidé vers la lumière.

 Je suis triste de devoir te laisser aller et j’accueille ton moment de mon mieux avec mes émotions, tu m’as tellement donné et comblée. Cet amour reste au plus profond de moi pour le reste de ma vie. Je fais de mon mieux pour t’envoyer de l’amour et de la lumière au travers du ruban qui relie nos cœurs.

 Je vais prendre soin de moi et de Lilou pour ne pas sombrer dans la tristesse trop longtemps, ne plus recaser ou me culpabiliser, car tu ne mérites pas cela… Ta petite sœur te cherche encore et ressent ma profonde tristesse alors je lui parle en mettant autant d’amour que je le peux dans mes mots, au moment où je t’écris, elle dort près de moi.

 L’accueil d’une petite Rose prochainement m’aidera à remettre un peu de joie à la maison. Sa photo sur le bon coin a été une évidence, elle te ressemble tellement, nous l’accueillons dans l’amour car elle ne te fera pas revenir et ne te remplacera pas mais elle nous apportera encore d’autres choses et merci à l’univers pour cela…

 J’ai besoin de cette communication pour m’apaiser et comprendre ce que je dois retenir de tout cela…

 Que dois-je comprendre dans ce départ si rapide ?

As-tu été heureuse avec moi ?

 Ce weekend nous disperserons tes cendres dans ton jardin pour te libérer et te laisser aller dans la lumière.

 Merci d’avoir été dans ma vie, ton incarnation près de moi a été une chance, une véritable histoire d’amour.

 Prends grand soin de ton âme.

 Je t’aime,

 Ta Maman.

Que je suis heureuse que tu sois là, que je suis contente d’entendre ce merveilleux message d’amour. Depuis quelques jours que je suis assise devant ce pont, que j’ai réussi à prendre ce chemin de lumière et ne plus l’accompagner partout dans son quotidien, errer dans son entourage et lui puiser son énergie ainsi que celle de son compagnon, mon papa d’amour ainsi qu’à ma petite sœur Lilou,  j’hésite encore, malgré que je sais qu’on m’attend de l’autre côté, j’hésite à le traverser, alors que j’ai tellement envie de rejoindre le jardin des animaux.

Mais tu peux comprendre, tu vois combien mon départ est difficile à accepter pour elle, combien elle est en grande souffrance et qu’elle culpabilise, qu’elle a des regrets et qu’elle se demande si elle a fait le bon choix de me faire opérer.

Dis-lui que je l’aime, elle est ma maman d’amour et elle a fait le bon choix. Je ne pouvais pas rester avec cette grosseur, car tout mon corps, mes organes en ont souffert. Je faisais des petites hémorragies et cela m’a fatiguée et anémiée. Et puis même si le diagnostic n’est pas clair, c’est un mal qui me rongeait de l’intérieur et on ne pouvait guère me prolonger la vie de quelques mois.

Je sais que ce départ rapide et brutal est incompréhensible pour toi, que ton âme est en détresse, qu’elle ne peut envisager de vivre sans moi et d’accepter cette triste vérité. Mais j’étais sur mon chemin et je préparais doucement mon départ. Je ne voulais pas te le faire voir, j’espérais que ça se ferait plus en douceur et par paliers, cette opération a hélas un peu précipité les choses. Cette grosseur était là, elle revenait de toute manière, c’était récurrent et même si ce mal n’était pas sournois, tu ne pouvais m’opérer tous les ans. Pour ma part c’est un mal qui me rongeait de l’intérieur et qui n’était de toute manière pas guérissable. Ne culpabilise pas et accepte mon départ afin de pouvoir faire ton deuil.

Je suis contente d’avoir cet échange avec toi aujourd’hui par l’intermédiaire de cette dame, je sais que ça va me donner le coup de pouce pour rejoindre tatie qui m’attend de l’autre côté depuis quelques semaines. Tu m’as envoyé beaucoup d’amour et de lumière et je me suis éloignée, j’ai emprunté ce magnifique chemin qui s’est ouvert à moi, mais suis restée bloquée juste avant le passage. C’est le moment pour moi de rejoindre le paradis des animaux, surtout qu’il y a urgence. C’est la condition sine qua none pour me permettre de me reposer et me ressourcer et de préparer mon retour pour te revenir dans le corps physique de cette petite Rose que tu vas accueillir prochainement.

Même si cela te semble invraisemblable, pas possible, il faut que tu saches que les transferts d’âmes se font souvent et qu’il me sera possible à un moment de te revenir dans le corps de cette chienne. Mais pour cela un passage dans l’au-delà, même si ce n’est qu’un aller/retour, est obligatoire. Et puis lorsque j’aurai rejoint ce haut-lieu magique, tu retrouveras la paix et l’harmonie dans ton cœur et ton esprit, tu pourras faire ton deuil. Lilou ira mieux aussi, c’est perturbant pour elle de me voir dans le bas-astral alors qu’elle sait que ma place est dans le haut-astral.

Tu es ma maman, j’étais ton bébé, ta princesse et je te remercie pour toutes ces belles années de pur et grand bonheur que nous avons vécues ensemble. Ce n’était pas gagné pour moi, le début de mon existence a été difficile avec plusieurs maîtres, mais ce n’étaient pas mes gardiens, voilà aussi la raison pour laquelle je ne suis pas restée avec eux.

Je t’étais destinée car nous étions déjà ensemble (chien), et on m’a guidée vers toi pour t’aider à grandir, pour murir et t’ouvrir, te reconnecter à ton petit enfant intérieur. J’étais là pour t’ouvrir à l’amour inconditionnel et surtout pour t’accompagner et t’aider à faire un grand travail sur toi, et ce travail tu l’as accompli avec merveille. Cela te permet à présent de construire une vraie famille où l’amour et la confiance sont au rendez-vous. Je suis fière de toi et de ce que tu es devenue car la vie t’a affectée fortement au moment de la séparation, et tu as su, grâce à la grande force intérieure que tu as en toi, galvaniser les émotions négatives et les difficultés en forces positives, et l’univers t’a guidé vers ta voie spirituelle.

Tu es sur le bon chemin à présent et ce que tu dois peut-être comprendre, même si cela te semble très injuste, c’est que les épreuves terribles de notre vie, même si elles nous plongent dans une grande souffrance, même si la détresse est incommensurable, la douleur permet à notre âme de se purifier et de changer de plan, d’évoluer spirituellement. Je t’ai aidée dans ton évolution tant terrestre que spirituelle, et je te reviendrai pour t’accompagner encore plus dans cette voie et te guider vers la lumière.

J’ai été très heureuse avec toi, avec vous, je t’aime ma maman d’amour, et dis à mon papa d’amour que je l’aime aussi. Il t’aide lui aussi à avancer et je suis si contente qu’il soit là pour te soutenir pendant le temps où nous sommes séparées. Tu sais que mon âme perdure et reste reliée à la tienne où que je sois. Nous étions si complices, si fusionnelles que je vais t’envoyer des signes lorsque je serai arrivée là-haut, mais n’oublie pas que dès que tu te sentiras prête je viendrai m’incarner dans le corps de cette petite Rose. Tu le ressentiras tout de suite, n’aie aucun doute, tu sentiras lorsque mon âme te sera revenue sur un plan terrestre.

La mort est un nouveau soleil et après la mort il y a la renaissance. La renaissance pour moi auprès de toi, et pour toi elle t’ouvrira la porte de l’évolution spirituelle. Tu vas enfin construire quelque chose de fort et de durable, le passé n’existera plus. Tu seras dans le moment présent, dans l’ici et maintenant, tu sauras, malgré les contraintes professionnelles, profiter pleinement en toute simplicité des joies de la vie et du bonheur des tiens et qu’on te donne.

Tu es une personne au cœur rempli d’amour et de compassion et tu n’es pas compliquée, tu as juste besoin de te sentir aimée et en sécurité. L’amour tu l’as trouvé, mon papou d’amour te comble et l’univers t’enverra tout ce dont u as besoin.

Les cendres que vous allez disperser dans le jardin le seront au moment où j’aurai rejoint le paradis des animaux, les restes de mon enveloppe corporelle seront libérés presque en même temps que mon âme se sera envolée vers ce magnifique havre de lumière. Je vous aime et je vous dis à bientôt, à très vite.

Puis sans hésiter elle m’a dit, merci, une léchouille sur ma main en guise de remerciements et a traversé le pont pour se noyer dans cette éblouissante lumière de l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir Princesse, paix à ton âme et à bientôt pour une nouvelle aventure terrestre !

La connexion avec Vishnou s’est faite dans cette magnifique clairière qui se trouve après le pont des fleurs et juste avant l’entrée du paradis des animaux. Il était assis et regardait les papillons de toutes les couleurs virevolter autour des arbres à papillons et se poser d’une fleur à l’autre. Son regard exprimait de la paix, une grande sérénité se dégageait de lui. Je me suis approchée doucement et lui ai expliqué que son gardien m’avait chargée de messages et de questions pour lui. Il s’est levé pour venir vers moi et s’est mis à tourner autour de moi, sa tête se frottait contre mes jambes réclamant quelques caresses. Je l’ai câliné quelques instants, il me regardait, ses yeux, ses grands yeux exprimaient beaucoup de force, de puissance. J’en ai eu le souffle coupé et avant même que je ne lui lise le contenu des messages il m’a dit :

Que je suis content et rassuré de pouvoir lui parler par ton intermédiaire. Toutes ces années que nous avons partagé tant de choses, nous communiquions ensemble, je lui parlais et notre relation était tellement fusionnelle, nous étions tellement complices qu’il comprenait à travers mon regard et mes miaulements ce que je voulais lui dire.

Lui dire avant tout que j’étais un chat heureux, un chat comblé, respecté, choyé et considéré comme son fils, son garçon, leur enfant. J’adorais ces moments de grande tendresse que nous échangions ensemble tel un père et son fils.

Je lui ai dit que c’était justement ces grands bonheurs qui manquaient à son gardien et lui ai lu les missives.

Mon VISHNOU.

Depuis plus de 16 ans tu as été plus qu’un chat magnifique, un merveilleux ami, un ami 

maintenant irremplaçable.

Je t’aimerai  toujours ; je ne pourrai jamais oublier tes beaux yeux qui veillaient sur moi 

et tes miaulements lorsque nous « discutions. »

Depuis le début de l’année tu étais très malade mais personne ne pouvait le croire car

 tu ne montrais aucun signe de souffrance et ne manifestais aucune plainte.

Seul le vétérinaire que l’on devait voir tous les jours connaissait tous tes problèmes;

Il te surnommait le « chat warrior »..

Mais moi je savais qu’en fait tu t’accrochais à la vie, malgré tous les diagnostics 

médicaux, pour ne pas m’abandonner et me laisser seul après le décès survenu début 

juillet de Dominique, ma compagne qui t’avait offert  à moi en cadeau d’anniversaire..

On a depuis son départ  vécu de façon quasiment fusionnelle 24 heures sur 24

 car j’étais trop inquiet de te laisser  seul.

Et puis tout s’est dégradé en quelques heures.

Je me suis alors allongé, et j’ai posé sur mon cœur ton petit corps tout amaigri, avec

 ta petite tète sur mon visage.

Je t’ai expliqué combien tu avais été exceptionnel mais qu’il fallait que je te laisse partir 

dans l’au dela; qu’il ne fallait plus lutter pour rester me protéger; j’ai dit des mots

pour te rassurer; et puis tu es parti tout seul en me regardant une dernière fois.

Je suis depuis inconsolable entouré de toutes les photos de toi ,mais ma peine ne dois pas

 empêcher ta progression vers la lumière.

 Je souhaite simplement que tu me donnes le plus souvent possible, des signes évidents

 de ta présence à mes côtés par tous les moyens possibles.

.Peut être l’as-tu déjà fait sans que je ne m’en aperçoive.

J’aimerais savoir si de l’autre cote tu as retrouvé Dominique.

Je voulais savoir si tu avais  été heureux avec nous pendant toutes ces années, si

 tu gardais des bons souvenirs de ce passage.

As-tu un message pour moi…des conseils…

 .Je l’aime mon papa, je l’aime d’un amour profond, inconditionnel et j’ai de la peine de le voir si malheureux. C’est tellement difficile et cruel de perdre sa bien-aimée et son enfant presque en même temps. Je sais qu’il avait encore tant besoin de ma présence pour vivre son deuil, mais moi aussi j’étais sur mon chemin et je préparais mon départ. Et lorsque j’ai poussé mon dernier souffle, j’étais prêt et je n’avais pas peur, je savais que ma maman m’attendait de l’autre côté et qu’elle me guiderait pour faire le passage et m’accompagner jusque dans cette lumineuse prairie.

J’espère que là où tu es ,tu es trés trés heureux et que l’on se retrouvera lorsque

 je viendrai vous rejoindre.

Je t’aime  tant mon  VISHNOU.

Je préparais ma transition depuis quelques mois et tu le savais, mais tu avais tellement de mal à l’accepter, pour toi tout s’écroulait, des années de pur et grand bonheur avec ta compagne et moi, le merveilleux cadeau qu’elle t’avait fait par amour.

Ne regrette rien, nous avons vécu tous les 3 en grande symbiose et tout ce bonheur est là, ancré dans nos cœurs et personne ne peut nous le prendre. Même la mort qui nous sépare aujourd’hui ne peut nous prendre cet immense amour et toute cette plénitude que nous avons connue et vécue ensemble.

J’étais bien malade et je gérais mon état, j’arrivais à supporter mes douleurs mais je me réfugiais souvent dans mon corps astral pour mieux le vivre, et je me sentais de plus en plus faible. Mon corps physique était usé, mes reins, mon cœur, et je mérite aujourd’hui de me reposer et me ressourcer.

J’aurais par amour pour toi, aimé pouvoir rester encore un peu pour te soutenir et te consoler dans ton malheur, mais c’était bien mieux de remonter, car c’est la condition sine qua none pour pouvoir te retrouver sur un plan terrestre. Je te dis merci, je te suis tellement reconnaissant d’avoir eu la sagesse, la bonté et ce grand amour inconditionnel de me rassurer et me laisser partir, alors que ton coeur et ton âme étaient si meurtris. Tu as eu la foi et la force de le faire et cela te sera rendu. L’univers veillera à te redonner de l’amour afin que tu retrouves la paix et l’harmonie dans ton cœur et ton esprit.

Ma maman était là pour me tendre les bras à l’instant même où j’ai expiré le dernier souffle, au moment où le cordon d’argent qui reliait mon corps physique et mon âme s’est rompu. Elle était là pour m’aider à faire le passage, elle a toujours voulu le meilleur pour moi et pour toi et je l’ai beaucoup aimée aussi. Elle est partie bien trop tôt ; et elle m’a donné un message pour toi :

« Dis-lui lorsque tu auras l’occasion de le faire, et je sais que cette possibilité te sera donnée car il a beaucoup plus de mal à vouloir et oser communiquer avec moi, dis-lui que je l’aime et que je l’aimerai toujours. Dis-lui que mon âme comme la tienne perdure, que je veille sur lui de là où je suis et que je ne l’oublierai jamais. Il a été cette personne, l’homme que j’attendais. Que lui aussi m’a tendu les bras lorsque j’en ai eu besoin et j’ai connu une existence de rêve à ses côtés, malgré les frimas de la vie et la maladie. Dis-lui que nous nous retrouverons un jour dans l’au-delà et serons heureux de nous retrouver.

Mais en attendant la vie continue pour lui et j’y veille. D’avoir contacté cette fée n’est pas un hasard, le hasard n’existe pas. Grâce à toi Vishnou, mon garçon adoré, et à cette délicieuse personne, la possibilité m’est aujourd’hui donnée de lui exprimer mon amour et toute ma gratitude, c’est un homme doux et généreux. Et juste, surtout toujours juste et honnête envers lui-même et les valeurs qu’il inculque. Dis-lui que je veille sur lui, qu’il ne doit pas rester seul et que pour commencer il doit reprendre son ami et se mettre à ta recherche, je le guiderai.

Sa grande souffrance l’empêche aujourd’hui de voir la lumière, mais le soleil brillera à nouveau pour lui, je veille au grain. Il se sent perdu, abandonné, mais il n’en est rien. Il est entouré d’êtres de lumière, et lorsqu’il se sentira prêt, il pourra à nouveau ouvrir la porte de son cœur et de sa maison. Dis-lui que je l’aime et que je veux qu’il retrouve la joie et le sourire, qu’il soit heureux comme au temps où nous l’étions tous les 3 ensemble, même si c’est autrement. »

Voilà mon papou le message de notre maman et je rajoute le mien, et je tiens à te dire que pour nous les animaux nous avons la chance de pouvoir être avec vous sous plusieurs formes et incarnations physiques. Cela explique aussi pourquoi nous ne restons que quelques années avec vous. Cela nous donne la possibilité de remonter nous reposer et nous ressourcer pour vous revenir dans le corps physique d’un animal en bonne santé. Mon âme aussi perdure où qu’elle soit, elle reste reliée à la tienne et souhaite bien-entendu te retrouver, et pas dans l’au-delà, mais sur un plan terrestre.

Je suis parti dans les règles de l’art et suis, grâce à maman, monté directement au jardin des animaux. Je me sens déjà en pleine forme et prépare mon retour. Je suis un chat de type timbre-poste et j’étais chargé de t’apprendre le détachement affectif, j’ai bien rempli mon travail et ma mission était terminée. Je reste un chat de type timbre-poste et je suis encore chargé du presque même travail, mais cette fois-ci pour t’accompagner dans ton deuil et te détacher de cette grande souffrance, tristesse et solitude, et aussi pour te détacher de ta vie sociale (carrière).

Ici dans ce havre de paix on respire l’harmonie et la plénitude mais ma place est auprès de toi et avec toi. Si l’âge te dit d’être raisonnable, je peux te revenir dans le corps physique d’un chat qui a déjà un certain âge. Ne ferme pas la porte de ton cœur, donne-toi les moyens d’avancer et garde la foi. Fais-toi confiance et fait confiance au ciel et il t’enverra, guidé par notre chère maman, toute l’espérance et le bonheur que tu as le droit et l’obligation de vivre. La vie ne s’arrête pas maintenant pour toi, tu as encore de belles choses devant toi, à commencer par te mettre à ma recherche.

Je me mettrai sur son chemin et nous serons à nouveau réunis. Tu as besoin de moi et de mon énergie, depuis mon départ, tout espoir s’est éteint dans ton âme et seul mon retour peut le rallumer. Tu as besoin de moi pour te reconnecter à ton petit enfant intérieur et le nourrir de tendresse. Tu as besoin de moi pour retrouver cette force que tu as, cette grande force que tu as en toi.

Je t’aime, à bientôt mon papa, j’ai hâte de te retrouver.

La rencontre avec Kiwi a eu lieu sur le chemin qui mène au pont des fleurs. Il était assis et regardait l’horizon, il semblait attiré par cette belle lumière qu’on pouvait apercevoir. Lorsqu’il m’a vue il a tourné la tête vers moi, le regard curieux, je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions de la part de sa gardienne :

Je voudrais lui dire que je l’aime énormément, et qu’il m’a apporté énormément de bonheur. Il me manque beaucoup, mais je veux surtout qu’il soit bien là où il est… Ma plus grande crainte depuis son départ est qu’il soit malheureux…Il manque aussi à tous les membres de la famille, il avait un comportement totalement différent avec chacun d’entre nous.

Mes questions :

– Est-ce qu’il va bien ?

– A-t-il été heureux avec nous ?

– Reviendra-t-il dans notre vie ? si oui me fera-t-il un signe quand il sera prêt ? Je veux qu’il prenne tout le temps nécessaire pour se ressourcer, je ne veux pas le bousculer.

– Est-il déjà venu dans notre vie avant Kiwi ?

– Est-ce qu’il m’a fait des signes depuis son départ ? Que j’ai compris ou non 

 Après lui avoir lu le contenu, il m’a regardée tristement et m’a dit :

J’ai de la peine, beaucoup de peine pour elle. Dis-lui que moi aussi je l’aime et que je suis désolé de lui faire autant de mal. J’ai été imprudent, très imprudent et j’ai traversé la route. Le choc a été violent, la voiture m’a percuté, je n’ai eu aucune chance, c’était rapide et brutal. Je suis aussitôt sorti de mon corps physique et plus moyen de le réintégrer. C’était fini pour moi et ma plus grande douleur était de savoir que tu pouvais me voir depuis la maison, et que ce serait terrible d’accepter cet accident pour toi et pour vous tous qui êtes ma famille.

Je me suis toujours considéré comme ton enfant, ton bébé, ton garçon, comme mon frère. Je me suis toujours senti être un membre de la famille, vous m’avez respecté, aimé, choyé et j’ai eu beaucoup, beaucoup de chance d’être avec vous, ce furent des années merveilleuses que j’ai vécu auprès de vous. Et de vous infliger une telle souffrance, une telle détresse avec ce départ tragique me fait mal, j’ai de la peine pour toi et pour tous les 3.

Moi aussi je vous aime, surtout toi ma petite maman, toi qui m’a tant câliné, et de qui j’étais si proche. Nous étions déjà ensemble et je suis revenu pour t’apprendre le détachement affectif. Ma mission consistait à t’aider à vivre tes relations en toute fluidité, sans dépendance ni co-dépendance, et surtout d’aimer l’autre sans avoir cette peur, cette angoisse de le perdre. J’étais là pour t’aider à construire ta vie de famille, pour t’apprendre à accompagner mon frère sans trop devenir maman poule et ne pas l’étouffer par ta surprotection.

Je n’ai pas terminé mon travail et je te reviendrai, n’aie aucune crainte, nous nous retrouverons. Ce qui est important maintenant, c’est de me laisser partir. Depuis quelques jours tu l’as compris et tu m’as envoyé beaucoup de belles pensées de lumière, cela m’a aidé à avancer moi aussi sur mon chemin. Depuis quelques jours j’ai trouvé et emprunté ce beau chemin de lumière grâce à ta foi, ton amour et ton empathie.

Je te remercie ma petite maman, ma petite chérie adorée, j’aurais réussi à traverser le pont des fleurs car je te sens à présent plus apaisée et plus sereine, mais ça aurait peut-être encore mis quelques jours. Grâce à ta demande à Christiane, je sais que c’est imminent et que tout à l’heure j’irai rejoindre le jardin des animaux. Je te dis merci, je te suis si reconnaissant d’avoir compris que c’était là où je devais aller, et ne surtout pas rester dans ce bas-astral.

Et puis cela me permet de répondre à tes questions et de te donner des messages. C’est très important pour moi aussi que tu saches que je ne souffre pas physiquement, cela  été l’instant de quelques secondes et je suis aussitôt parti de l’autre côté du voile. Maintenant je ne ressens plus aucune douleur, je me sens même très léger, mais je sais qu’ici ce n’est plus ma place et que ma présence pendant les premières semaines de mon départ dans votre entourage était malsaine pour vous tous. Plus tu m’as laissé m’éloigner de vous, mieux tu te sentais et moi aussi.

Des signes je ne pouvais pas vraiment t’en envoyer, cela n’est possible qu’à partir du moment où l’on se trouve au paradis des animaux. Par contre ma présence, même si je ne pouvais plus la matérialiser physiquement, oui tu l’as sentie. Tu as ressenti parfois que j’étais à côté, il y a eu des frôlements et des odeurs. Et puis tu t’es aussi sentie très fatiguée parce que je puisais dans ton énergie. Depuis que je suis sur ce beau chemin de lumière tu te sens déjà mieux, et lorsque je serai monté au jardin des animaux, je pourrai te faire des coucous.

J’ai vécu des années de pur et grand bonheur. Je vous aime tous d’un amour inconditionnel et j’étais là pour tous les trois, mais mon âme est reliée à la tienne et le restera où que je sois. Mon âme perdure, seul mon corps physique n’est plus et elle aspire à te retrouver très vite. Ce ne sera pas long, j’étais dans la fleur de l’âge et pas malade. Je n’ai besoin que de très peu de temps pour me reposer et me ressourcer, et un aller/retour me suffira car je sais que je te manque et que tu as besoin de moi et de mon énergie pour trouver un équilibre. Lorsque tu me caresses, tu nourris ton petit enfant intérieur de tendresse et cela te donne force et confiance en toi.

Et puis je n’ai pas terminé ma mission auprès de toi, alors dès que tu te sentiras prête, mets-toi à ma recherche et je me mettrai sur ton chemin. Là-haut l’espace-temps n’est pas du tout le même qu’ici-bas et je peux redescendre très vite. Le tout est de maintenant faire le passage pour me permettre d’être fidèle à notre rendez-vous. Je t’aime et ma place est auprès de vous sur un plan terrestre.

Puis nous avons continué quelques mètres sur ce chemin qui devenait de plus en plus lumineux. Lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, il l’a traversé et s’est noyé dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel. Au revoir Kiwi, à bientôt !

La rencontre avec Mimie s’est faite au bord d’une route très escarpée, elle était assise le regard triste, absent. Je me suis approchée doucement pour ne pas l’effrayer, et lorsqu’elle m’a aperçue, elle s’est levée précipitamment, elle est venue se frotter à mes jambes. Elle ronronnait et réclamait des caresses. Après l’avoir câlinée quelques instants, je lui ai expliqué les raisons de ma présence et lui ai lu les messages et questions de sa gardienne :

On avait tous une existence heureuse.

Elle nous a quittés le dimanche 22 vers 3 à 4h du matin par un accident de voiture.

J’aimerai savoir mimie pourquoi tu es parti si vite ?

 Étais tu pas heureuse avec nous?

Est-ce que le départ de ton papa pour sa mission professionnel vers la métropole t’a chagriné ?

Ma chérie tu es arrivée dans notre vie par le plus grand des hasards. Ton papa et moi on a pris soin de toi .Tu nous a donner beaucoup  d’amour. Tu remplissais la maison de bonheur. J’ai eu souvent peur pour toi et on me reprochait de te surprotéger. 

La fois où tu Tai perdue  le jour de la stérilisation et je tai retrouver   car j’entendais tes petit cris ds ma tête et surtout quand tu as sauté dans la cours  du voisin et le gros chien  t’as  coursé j’ai cru mourir de peur qu’il  t’arrive quelque chose.

Tous  les matins je sentais ta chaleur  ton odeur  surtout quand il pleuvait tu restais au chaud contre moi.

Tu étais propre et autonome que tu sortais par la salle de bain pour atterrir sous le garage  et ce samedi cette dernière  journée tu es partie ….je tai attendue toute la nuit. Pourquoi n’est tu pas rentrer au moins vers les 1h du mat ?pourquoi ?j’ai pas fermer l’œil de la nuit. Vers 3h j’ai entendu ton frère Kaaris le chien pleurer sa douleur mon cœur a fait si mal .j’ai pris ta photo j’ai essayé de te contacter en télépathie  et la mon cœur a failli s’arrêter sous effets la douleur. Tu as déjà coupé le fil de la vie qui te retenais a moi.

J’ai  attendu le jour s’éclaire  et à 4h du mal je tai appeler …rien .j’ai pris la voiture te chercher  rien . Je suis rentrée à la maison j’ai  prié saint François d’assises tt les anges de venir m’accompagner pr te trouver et on m’a enmener sur cette tache de sang . Je me suis effondrer et fait un malaise. Mon frère est venu et on  t’as  enterré  dans la cour.

Je suis restée 1h à pleurer sur ton ti corps tt froid  je tai caresser et parler longuement. 

Je n’ose pas y croire que tu es parti si vite !!!! 

Dit le moi pourquoi? Est-ce que tu étais malheureuse?

 Au retour de ton père il désire réaliser un petit jardin fleuri  sur ta petite tombe. 

 Je t’aime ma jolie mimie tu nous manques terriblement  que j’en suis malade. 

 Qui était tu ma mimie ?

Quel était ta mission ici-bas ? 

As-tu souffert longtemps  avant que tu partes

Pourquoi tu es n’est pas rentré comme prévue vers les 1h du matin 

 Tu sais je ne suis encore qu’un bébé et j’ai besoin qu’on s’occupe de moi, qu’on me caresse et me câline. Ma maman ne s’est jamais occupée de moi et ce sont mes gardiens qui eux sont devenus mon papa et ma maman, qui l’ont remplacée. J’ai été choyée, couvée et élevée comme un humain. C’était si bon de sentir tout cet amour, cette empathie et cette immense compassion pour moi, je me suis sentie toute petite être une princesse, leur princesse.

Je sais que je leur manque et c’est réciproque. J’ai connu pendant ces quelques mois des moments de douceur et de bonheur intenses. Elevée au biberon j’étais leur bébé, leur petite fille, leur Minouchka. Mon départ leur est d’autant plus cruel que nous avions encore de si belles choses à vivre ensemble.

Dis-leur que je les aime et que je leur demande pardon pour la grande souffrance que mon imprudence leur inflige. Je n’ai pas été très prudente, j’ai bravé le danger et je me suis fait percuter par une voiture, éblouie par les phares alors que je traversais la route pour rentrer à la maison. C’était un peu plus loin, un peu plus haut et le choc a été violent. J’ai géré la souffrance en me réfugiant dans mon corps astral et j’ai essayé de retrouver la maison. Mais c’était trop tard, impossible de réintégrer mon corps physique, et je me suis traînée jusque-là où tu m’as trouvée.

Je savais que ce serait un grand choc pour toi, je savais que tu serais dans une grande détresse et que mon départ si rapide, si brutal allait te plonger dans une grande détresse. C’était injuste pour toi et ça l’est toujours, mais ce sont des accidents de la vie et on n’y peut rien. On est obligé de l’accepter et de vivre son deuil, mais tant que je reste ici dans ce bas-astral, tant que je ne serai pas montée vers la lumière ce sera impossible pour toi. J’ai besoin d’aide pour faire le passage et je te remercie de m’avoir envoyée cette dame pour me permettre de te donner des messages et de répondre à tes questions, et surtout parce que je sais qu’après notre échange elle va m’accompagner pour partir au jardin des animaux.

Je te redemande pardon pour la peine immense, à moi tu me manques aussi même si je peux encore te voir, t’entendre et te suivre dans ton environnement. Mais ici ce n’est plus ma place, et tant que je reste là je ne peux me ressourcer et toi tu ne peux faire ton deuil. Tant que je reste entre deux je puise dans ton énergie et tu vas finir par tomber malade.

Mon papa est parti pour son travail, je le sais, mais il m’a beaucoup manqué et son absence est aussi cruelle pour toi, car tu as besoin de sa présence pour te consoler et te réconforter. J’étais très attachée à lui aussi, pour qui j’étais son petit bébé aussi, mais j’étais reliée à toi ma petite maman chérie. C’est auprès de toi que j’avais la mission de chat timbre-poste et j’étais chargée de t’apprendre le détachement affectif.

Mon travail consistait à t’aider à vivre ses absences de la manière la plus fluide possible, d’être là pour veiller sur toi et te protéger et je n’ai pas beaucoup travaillé cette mission auprès de toi. J’étais trop jeune et comme tout bébé j’en ai profité pour me faire dorloter et chouchouter. C’était si bon de venir me blottir contre toi la nuit, de sentir ta chaleur et d’être entourée de tes bras.

Ce drame ma arrachée à toi et mon âme aspire à te revenir très vite pour continuer à remplir mon rôle auprès de toi. Mon âme est éternelle et reste reliée à la tienne où que je sois, mais c’est sur un plan terrestre que je veux te retrouver, car tu as besoin de moi pour avancer sur ton chemin.

Je t’aime et dans cette cour ne se trouve que mon enveloppe corporelle, je sais qu’il tarde à mon papa de pouvoir la fleurir. Faites-le si cela vous fait du bien, mais ce qu’il faut surtout faire, c’est de vous mettre à ma recherche afin que nous puissions très vite continuer notre belle aventure ensemble. Tu le sais la mort est une renaissance, tu as cette foi et vous l’avez tous les deux.

Je sais que mon papa m’a sauvée et que j’ai survécu grâce à lui,  je serai un cadeau du ciel pour tous les deux lorsque nous nous retrouverons. Ne te torture plus l’esprit, c’était un accident, j’ai été trop téméraire et imprudente et cette voiture ne m’a laissée aucune chance. Je n’ai pas souffert, c’était bien trop rapide, mais de te voir dans un tel tourment et dans une si profonde douleur me fait souffrir beaucoup plus.

Il est temps pour moi maintenant de monter au paradis des animaux, et de là-haut je pourrai t’envoyer des petits dignes et te faire des coucous. Et puis Karris en sera soulagé aussi, de me voir comme ça entre deux est très perturbant pour lui. Ces quelques mois avec vous ont été remplis de pur et grand bonheur et j’ai hâte de vous revoir. Ce ne sera pas long, l’espace-temps là-haut n’est pas du tout le même qu’ici-bas, et lorsque tu te mettras à ma recherche, je me mettrai de nouveau sur ton chemin, car tu l’as bien compris, nous étions déjà ensemble et je te reviendrai encore.

Après mon passage, tu retrouveras la paix dans ton cœur et ton esprit et tu pourras commencer ton deuil en attendant que je te revienne dans le corps physique d’un autre petit chaton. Je t’aime ma petite maman chérie, à bientôt.

Puis toutes les deux nous nous sommes avancées sur un beau chemin de lumière qui s’est ouvert à nous, et lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs elle l’a traversé en sautillant et s’est noyée dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir Minouchka, ressource-toi et à très vite !

La connexion avec Cannelle s’est faite dans ce magnifique havre de paix qui est le paradis des animaux. Lorsque je suis arrivée, elle était couchée sur son ventre, les deux pattes avant allongées devant elle, et elle regardait curieusement tout ce qui se passe autour d’elle. Elle était entourée de plusieurs autres congénères (impossible de les compter), ils étaient tous comme encerclés par une farandole de papillons blancs et des anges blancs, orange et dorés. C’était très agréable à regarder et je me suis approchée discrètement. Lorsqu’elle m’a vue ou ressentie ma présence, elle s’est levée, elle a hésité quelques secondes, puis elle est venue vers moi en sautillant. Je me suis présentée et lui ai expliqué que sa gardienne m’avait chargée de lui transmettre des messages et de lui poser quelques questions :

Je voudrais savoir tout d’abord si elle ne souffre plus ?

Si elle va bien et si elle est heureuse où elle est ?

 Je voulais qu’elle sache que pendant toutes ces années avec nous, elle a été une chienne pleine d’amour et de gentillesse, je garde que de bons souvenirs à ses côtés. 

 Elle me manque énormément depuis qu’elle n’est plus parmi nous, un grand vide se fais ressentir. 

 J’aimerais lui dire aussi que je l’aime très fort. 

Qu’elle restera dans nos cœurs pour toujours. 

Que ça fait du bien de recevoir ce message d’amour. Merci, merci, elle me fait presque pleurer, je suis émue, très émue

Et quelques larmes perlaient à ses yeux avant même qu’elle ne termine sa phrase. Elle  a secoué sa tête et je voyais les larmes couler le long de son museau, elle essayait de les attraper avec sa langue. C’était si émouvant à voir que j’ai moi aussi ressenti de fortes émotions. Elle m’a dit :

Vas y laisse couler, ça fait du bien, ça libère lorsque les émotions sont trop fortes et là, en ce moment, les miennes le sont, je suis tellement contente de recevoir ses messages et de répondre à ses questions, ce sont surtout des larmes de joie.

Tu le vois bien, tu peux constater que je vais bien, que je suis venue à toi en sautillant, un peu guillerette parce que je ne souffre plus, je ne ressens plus aucune douleur, mon corps est réparé, je me suis déjà bien reposée et ressourcée. Je me sens très légère dans mes papattes et je peux de nouveau courir, jouer et m’amuser avec mes congénères.

Je suis une chienne d’un tempérament gai, joyeux, et de souffrir et trainer ma vie les derniers moments de mon existence terrestre n’étaient pas des conditions qui me permettaient de continuer à me battre. Ils ont pris la bonne décision de me laisser partir. J’étais prête et je leur en suis si reconnaissante de m’avoir accompagnée dans la lumière, car ce n’était pas facile pour eux.

Je sais que l’épreuve a été très douloureuse, mais j’ai eu beaucoup d’aide pour passer le pont des fleurs, il était là (grand ’père) pour m’aider à faire le passage et je n’ai pas eu peur. Cela m’a permis de rejoindre le jardin des animaux très vite. Je me suis déjà bien reposée et ressourcée, et je prépare mon retour depuis un bon moment. Même si cela ne fait pas partie de leurs croyances ni de leur projet, il faut que tu leur explique que nous les animaux, qui sommes reliés à Dieu, à la source, nous sommes envoyés pour des missions bien précises, et remontons nous reposer et nous ressourcer lorsque ce travail est terminée. Et nous vous sommes aussi renvoyés et toujours auprès de nos mêmes gardiens pour remplir un nouveau rôle, un nouveau travail.

J’ai vécu une vie de chien merveilleuse avec vous et j’étais reliée à toi qui étais ma maman. Je me suis toujours sentie aimée, choyée et considérée comme un membre de la famille à part entière. J’étais ton bébé, ta fifille et tu étais ma tendre et adorable maman. Nous étions très complices et fusionnelles, j’étais très espiègle et te faisait beaucoup rire.

Depuis mon départ, il te manque une partie de toi, comme tu le dis si bien, tu ressens un grand vide à l’intérieur de toi, et seule moi peut le remplir ce vie. Oui tu as besoin de ma présence sur un plan terrestre pour continuer à avancer sur ton chemin. Tu as besoin de me cajoler et me câliner pour nourrir à travers moi ton petit enfant intérieur de tendresse, pour le chérir, car ton papa t’a bien manqué dans ton enfance. Et tu as aussi besoin de ma présence et de mon énergie pour t’ouvrir à l’amour inconditionnel.

Moi aussi tu me manques physiquement même si ici l’endroit est magique et paradisiaque, moi aussi j’ai envie de te retrouver. Seul mon corps physique, mon enveloppe corporelle n’est plus, mon âme est éternelle, elle perdure et reste reliée à toi où que je sois, et il faut que tu saches que nous pouvons nous retrouver très vite. Moi aussi je t’aime très fort, je t’aime d’un amour incommensurable,et lorsque nous serons à nouveau ensemble, tu te sentiras à nouveau pleine à l’intérieur de toi.

Alors stp ne nous ferme pas la porte et donne toi les moyens de nous retrouver. N’aie aucun doute, je me mettrai sur ton chemin lorsque tu te mettras à ma recherche. De là-haut je veille sur vous et vous protège, mais je peux vous apporter bien plus sur un plan terrestre, incarnée dans le costume qu’il vous plaira, mais je sais et je connais tes préférences et que tu auras envie de me retrouver sous la même forme.

Vous m’êtes tous si chers, mon papa, ma maman et mes frères et sœurs. Je vous aime et mon âme aspire à te revenir très rapidement.

Puis elle est retournée en sautillant légèrement comme une petite gazelle rejoindre son clan de congénères.

Au revoir Cannelle, à bientôt !…

La connexion avec Kachenka s’est faite de l’autre côté du pont des fleurs, dans cette magnifique clairière qui se trouve juste avant l’entrée du paradis des animaux. Lorsque je suis arrivée dans ce jardin et que je l’ai vue, j’en ai eu le souffle coupé. Je m’attendais à rencontrer une gracieuse, petite et jolie rate, et je me suis retrouvée en face d’un être gigantesque, d’un être supérieur comme le dit sa gardienne, d’un charisme et d’une beauté éblouissante. Ses yeux me scrutaient et ses belles moustaches blanches frétillaient dans tous les sens. Il se dégageait d’elle tellement de grâce. Elle s’est approchée de moi pour me dire :

Je t’attendais, merci d’avoir répondu aussi rapidement à sa demande, merci d’être là pour elle et de l’aider dans ce passage difficile. Je ne sais comment te remercier, car mon départ la plonge dans un grand désespoir, elle est au fond du trou, complètement hermétique à tout signe qu’on peut lui envoyer de l’au-delà.

Je vibre sur un autre plan heureusement, car sa grande souffrance m’aurait empêchée de faire le passage. Si tu veux me donner son message c’est le moment, bien que je sache ce qu’elle veut me dire et qu’il est grand temps que je la secoue un peu.

Elle me parlait d’un ton ferme, autoritaire et en même temps je pouvais ressentir de la douceur et de l’amour envers sa gardienne. C’était paradoxal, elle a capté mes pensées et m’a dit :

Comme tout Etre de Lumière je laisse paraître et je dégage une grande présence, et comme tout Etre de Lumière je suis aussi baignée, emplie d’amour et de compassion envers tous les êtres de la terre, humains ou animaux. Ne te laisse pas impressionner par ma forte personnalité, tu en as connu d’autres et je ne suis pas la dernière. Si on te donne la possibilité, cette chance de te connecter à nous, c’est parce que tu vibres sur le même plan que nous et qu’on t’a donné cette chance, cette mission d’en être l’intermédiaire entre le plan terrestre et le plan divin. Mais cela tu le sais, et même si ce rôle est parfois difficile pour toi, tu le remplis à merveille et tu sais que c’est ton chemin de vie et que tu ne peux y échapper.

Continuant à lire dans mes pensées, elle m’a dit :

Oui je sais que c’est la première fois qu’un petit être comme moi se présente sous la forme d’un Etre Supérieur, mais tu sais ce n’est pas le costume que l’on porte qui signifie que l’on est petit ou grand à l’intérieur. Maintenant lis-moi son message, fais ton travail même si j’en connais le contenu :

Nous faisions tout ensemble, c’était un « esprit supérieur ». Elle était aimante avec chacun, quelle que soit son espèce; elle n’avait aucune crainte et aucune agressivité; elle aimait la musique, le fromage aux truffes, les promenades en forêt dans mes bras… Lorsque j’avais perdu mon Papa, Elle m’apportait des mouchoirs lorsque je pleurais; et même lorsque ses rhumatismes lui rendaient la vie plus pénible, elle dormait dans mon cou si j’étais malade.

Dites-lui s’il Vous plaît que je l’aime plus que tout et que sans Elle, la vie n’a pour moi plus de sens.

 Saperlipopette ! Te dire, oser me dire que la vie sans moi n’a plus de sens pour elle ! Mais qu’en même temps elle sait que je vibrais sur un autre plan et qu’elle sait donc, que où que je sois, je suis et je resterai toujours reliée à elle, que je veillerai sur elle et que je continuerai à la protéger. Et puis je lui envoie des signes, je lui fais des petits coucous, et elle ne les remarque même pas. Fermée, complètement hermétique à tout ce qui l’entoure, emmurée dans une grande et terrible détresse.

Dis-lui que ça suffit, cela n’est pas acceptable, je ne peux le tolérer plus longtemps. Elle se fait du mal, elle pleure, elle se torture l’esprit, mais ce n’est pas ça qu’elle doit faire. Elle a, à travers moi, eu une grande ouverture d’esprit, et tout cela aujourd’hui n’est plus vrai et n’existe plus pour elle. Cela me désole car quoiqu’il en soit ce n’est que ma présence physique qui n’est plus. Mon âme perdure, elle est éternelle et tu peux lui dire que si j’ai été rappelée de l’autre côté du voile, c’est pour une raison bien particulière, et la concernant directement, mais que je n’ai pas terminé mon travail auprès d’elle et que je lui reviendrai très vite pour continuer ma mission auprès d’elle. Et cela dès demain si elle se sent prête.

Elle a beaucoup souffert lorsque son papa est parti, elle n’était pas prête et son immense chagrin l’a retenu tout ce temps parmi nous, auprès de nous. Il m’était impossible de le guider et de l’aide