La rencontre avec Poggy s’est faite au bord d’une route, il était assis dans l’herbe le regard hagard. Il était comme figé à cet endroit malgré le soleil qui tapait très fort. J’avais l’impression que rien ne pouvait l’atteindre. Je me suis approchée de lui pour me présenter et lui expliquer que sa maman m’envoyait vers lui. Dès qu’il a entendu le mot « maman », il s’est tourné vers moi et ses yeux reprenaient une lueur d’espoir. Je lui ai dit que j’avais des messages et des questions de sa part :

J’aimerais comprendre ce qu’il s’est passé le jour où il s’est fait tamponner par une voiture, pourquoi est-il parti en courant et pourquoi ne s’est-il pas arrêté au rappel de mon copain qui le promenait ? 

Lui demander si il a été quand même heureux avec moi, même si notre relation maître-chien n’a pas duré très longtemps 🥺😢

Et lui dire qu’il me manque énormément, chaque jour un peu plus, que c’est très dur sans lui, de ne plus pouvoir lui faire de câlins, ni de jouer avec lui… Que je l’aimais très fort comme mon propre bébé et que je l’aime et l aimerai toujours. Lui dire que c’était vraiment un amour de chien, un chien adorable que tout le monde aimerait avoir.

Si je dois reprendre un chien plus tard, je ne ferai plus les mêmes erreurs par rapport à son éducation. Et je ferai en sorte qu’il m’écoute vraiment au doigt et à l’œil, même détaché en promenade… Je ne m’agacerai plus pour des futilités telle que la destruction d’affaires personnelles que font souvent les chiots.

J’espère qu’il n’a pas trop souffert même si j’en doute. Qu’il est apaisé là où il est.

J’espère qu’ il m’aimait aussi fort que je l’aimais et que je l’aime. Il me manque terriblement j’ai encore du mal à digérer son départ. En espérant qu’il soit près de moi par la pensée, dîtes lui encore que je l’aime très très fort et que je ne l’oublierai jamais.

 

Après lui avoir lu le contenu, il s’est levé, il est venu à mes côtés et m’a dit :

Viens, on traverse la route, attention le bitume est brûlant même si moi je ne ressens plus la douleur, c’est mouvant, mais de l’autre côté il y a de l’ombre et tu seras plus à l’aise, car ici ça chauffe, même si moi je ne ressens plus cette chaleur, je sais que c’est très désagréable pour toi.

Il est passé en premier et docile, je l’ai suivi. Il s’est de nouveau assis dans l’herbe et m’a dit :

Tu sais, ça fait quelques semaines que je navigue entre ce lieu et sa maison. Tantôt je reste ici, figé comme un poids inerte et je regarde les voitures passer les unes derrière les autres, tantôt je suis avec elle dans son environnement et je la suis partout. Je sais que mon départ la plonge dans une souffrance terrible.

Lorsque l’accident est arrivé, le choc a été tellement violent que je suis aussitôt sorti de mon corps. J’ai senti une douleur poignante, vive mais ça n’a duré que quelques instants et j’ai essayé de continuer ma route, mais au bout de quelques pas je suis tombé et je me suis vu allongé sur le sol et je savais que c’était terminé, que c’était fini pour moi, qu’on ne pouvait plus rien pour moi et qu’il me serait impossible de réintégrer mon corps physique. La violence du choc, ce départ brutal, non préparé et ta grande détresse m’empêchent de faire le passage. Je suis soulagé qu’elle ait fait appel à toi, car j’ai besoin de ton aide. Ici ce n’est plus ma place et tant que je reste là je ne peux me reposer, me ressourcer, tant que je ne suis pas monté au jardin des animaux, mon corps ne peut pas être réparé et je ne peux pas trouver la paix et elle non plus, car mon âme est en errance et je m’accroche à elle et lui pompe son énergie. Peux-tu nous venir en aide ?

Je l’ai rassuré et lui ai dit que j’étais là aussi pour l’accompagner jusqu’au pont des fleurs après notre échange.

Merci, dis-lui merci pour son message d’amour, moi aussi je l’aime et c’était si bon de se faire câliner, j’adorais les mamours qu’elle me faisait. J’étais encore très jeune et j’avais tout à apprendre, mais nous étions déjà très proches, très fusionnels et elle était ma maman, ma tendre et adorable petite maman. Je me suis senti aimé comme son bébé, son petit garçon et ces quelques mois passés à ses côtés ont été merveilleux.

Bien sûr que j’ai été heureux avec elle et que, même si ce fut court, j’ai profité de sa présence et de son amour avec beaucoup de bonheur. Demande-lui pardon de la faire tant souffrir, moi aussi elle me manque énormément, même si je peux encore la voir, l’entendre et la suivre partout. Mais les caresses me manquent, les promenades me manquent et puis j’étais complètement fou lorsqu’on jouait ensemble.

D’un tempérament assez fougueux, j’étais actif et j’avais besoin de me dépenser. Ce jour-là j’ai cru apercevoir un lapin, un petit lapin (garenne) et je me suis précipité pour le suivre. Il a eu plus de chance que moi, il a traversé la route, alors que moi la voiture m’a heurté et on ne m’a pas laissé de chance. C’était un accident stupide comme tant d’autres, j’étais lancé et je n’ai même pas entendu qu’on me rappelait, tellement pris par l’envie d’attraper ce lièvre. Je suis désolé pour lui, ce n’est pas de sa faute, il se sent bien responsable mais n’a aucune raison de l’être. C’était mon heure ce jour-là et nous les animaux, comme vous les humains, lorsque ça doit se faire, ça se fait.

Peut-être aussi qu’on m’a rappelé là-haut pour me rappeler que j’ai une mission auprès de toi. Pour l’instant je n’ai pensé qu’à jouer, m’amuser, me faire bichonner et c’est toi qui a pris soin de moi, alors que mon travail à tes côtés consiste justement à te veiller toi et te protéger. J’étais là pour t’aider à avancer sur ton chemin et à t’ouvrir à l’amour inconditionnel. Tu es sensée, à travers moi, à te reconnecter à la source, à ton petit enfant intérieur pour le nourrir de tendresse. Tu en as manqué quelque peu dans la vie, et j’étais là pour te chérir. Je n’ai pas terminé cette mission et je te reviendrai pour la continuer. J’essayerai d’être un peu moins exubérant et de t’obéir même si les premiers mois j’ai des comportements un peu destructeurs, j’essayerai d’endosser mon rôle auprès de toi avec plus d’intérêt, et surtout je ferai plus attention à moi pour t’éviter de souffrir encore.

Je sais que c’est très difficile pour toi à comprendre et à accepter, mais tu te sentiras apaisée et tu pourras commencer ton travail de deuil lorsque je serai parti au paradis des animaux. Nos âmes sont reliées où que je sois, et de là-haut je pourrai t’envoyer des signes et te faire des coucous.

Et puis je pourrai enfin préparer mon retour. Mon âme sait que la tienne a besoin de ma présence pour continuer ta route et elle aspire à te revenir sur un plan terrestre pour pouvoir enfin commencer ma mission. Ma place est auprès de toi, depuis mon départ tu te sens bien vide à l’intérieur de toi et seul moi peut le combler ce vide. Même si tu es bien entourée, c’est de mon énergie dont tu as besoin. Alors ne tarde pas, mets-toi à ma recherche dès que tu te sentiras prête et je me mettrai à nouveau sur ton chemin.

Je t’aime ma petite maman d’amour et même si je ne ressens plus aucune douleur, te voir en grande peine me fait mal et j’ai envie de te voir heureuse, te voir rire et chanter.

Je lui ai promis de transmettre fidèlement ses messages et lui ai demandé s’il était maintenant prêt à faire le passage.

Je le suis

Puis ensemble nous nous sommes avancés sur un chemin de lumière qui s’est ouvert à nous. Lorsque je me suis arrêté devant le pont des fleurs, il m’a dit merci en aboyant joyeusement et a traversé le pont pour se noyer dans la belle lumière de l’escalier de l‘arc en ciel. Au revoir Poggy, à bientôt.

La rencontre avec Simba s’est faite sur un chemin triste et très sec. Les quelques touffes d’herbes sur lesquelles il était assis étaient totalement brûlées par le soleil , il m’a regardée m’approcher de lui, son regard exprimait une très grande détresse. Je me suis arrêtée à quelques pas de lui pour me présenter et lui expliquer que j’avais des messages de la part de sa gardienne et de sa mamie et aussi plusieurs questions à lui poser :

Bonjour mon petit Mimi d’Amour,

Ce jour tant redouté est arrivé. Tu es parti….

3 semaines se sont écoulées. La douleur de ton absence est toujours aussi violente, intense et dure.

Tu me manques tellement.

J’espère du plus profond de mon cœur que tu es quelque part et que tu vas bien. Pas une heure ne passe sans que je pense à Toi.

Je te remercie d’avoir partagé ta vie avec la mienne. Je te remercie pour ton Amour, ta fidélité, ton soutien. Merci pour tous ces moments, on a partagé tellement Toi et Moi.

Notre complicité, nos balades, nos câlins, nos jeux, nos baroudages et tout le reste sont à jamais gravés en moi. Quel bonheur ces 14 ans et demi.

Mais voilà, je ne peux contenir mon chagrin. Tu laisses un tel vide. Mon Amour, comment vivre sans Toi ? La vie sans Toi à mes côtés est triste. Vide de sens. La « maison de nous » n’est plus la même, celle de papy mamie non plus. Je suis perdue, tu es tout pour moi . Ma vie sur Terre s’effondre, rien ne sera plus jamais comme avant.

Mon chéri, mon bébé, sache que je t’aime plus grand que l’Univers. Je te dois tout, tu le sais. Je me suis accrochée à la vie car je t’avais promis, dès notre rencontre, de veiller sur Toi jusqu’à ton dernier souffle.

Si le paradis des animaux existe, va te reposer mon Simba. Tu as tellement donné pendant toutes ces années. J’espère que tu n’as pas peur sans moi, que tu es bien.

Une partie de moi est partie avec Toi. Mais une partie de Toi est restée avec moi.

Que ton repos soit doux, que ma douleur soit apaisée, et que tu me reviennes au plus vite, si tu le souhaites.

 

Tu as été et tu resteras ma moitié.

Merci mon Mimi.

Je te fais un énorme câlin plein d’amour comme tu les aimes.

Maman qui t’aime fort

Ne m’oublie pas

 

  • Était-ce notre première vie tous les deux ?
  • As-tu été heureux avec moi ? Ma sensibilité t’a t elle fait souffrir ?
  • La date du 8 avril à l’élevage est elle un hasard ?
  • Me vois-tu ? M’entends-tu ? Viens-tu me voir ? Sais-tu combien je t’aime ? Penses-tu à moi ?
  • Ce dernier soir, que s’est t il passé ? As-tu souffert ? M en veux tu d’être rentré tard du travail? Ai-je été à la hauteur quand c’est arrivé ? Ai-je réussi à t’accompagner ? As-tu entendu tout ce que je t’ai dit quand tu es monté au ciel?
  • Savais tu que tu allais partir ce soir là ? Ta maladie t’a t elle fait souffrir ?
  • Aurai-je pu faire quelque chose pour éviter ça ?
  • Je sens ta présence parfois, ta chaleur. Est ce le fruit de mon imagination?
  • Est ce qu’en partant tu as été accueilli au ciel ? As tu revu mes mamies, Nad, Stan, Cactus, Toscan, Noka ? Es-tu heureux là ou tu es ?
  • Pourquoi tu ne voulais plus faire dodo dans le lit avec moi depuis début juillet ? Voulais-tu me préparer ?
  • Je vais souvent m’asseoir près de ton corps. Était-ce toi pour le chevreuil ?
  • Ai-je trop forcé sur ton cœur ces derniers temps ?
  • As tu aimé notre vie de commercial à l’hôtel la semaine ?
  • Reviendras tu sur Terre près de moi ? Sous quel forme ? Chiot ? Race ? Si oui, j’espère te reconnaître…..
  • As-tu un message, un conseil pour moi ?
  • Ton papy est très sceptique sur le fait que Christiane puisse communiquer avec toi. Aurais-tu une preuve pour le convaincre?
  • Peux-tu me dire quelque chose que seul toi et moi savons ? Ton jouet préféré ? Sa couleur ?

 

Message de mamie :

 

Mon petit Simba,

Tu me manques, tu nous manques tellement. Ne plus entendre tes petits pas le matin dans les escaliers, à l’ouverture des volets. Et après chaque repas, ne plus t’avoir à mes côtés à l’ouverture du lave vaisselle, tu faisais le prélavage et finissais les yaourts. Que c’est dur.

Et nos ballades sur la plage ou tu aboyais après les vagues, nos balades en forêt et à la pépière ou tu décidais du chemin. Ne plus entendre tes aboiements, que c’est triste et calme. Ne plus t’avoir à nos côtés sur le canap.

Nous avons passé une dernière semaine formidable, nous avons bien profité de toi. Heureusement et quelle chance.

Et quand tu arrivais à la maison, dès ta descente de voiture, tu courrais vers la cuisine et tes copains au chenil.

Nous espérons que tu es heureux là ou tu es, ne nous oublies pas, nous, nous ne t’oublierons jamais.

Tu es dans nos cœurs pour toujours. Sois heureux la haut parmi les tiens.

Papy et Mamie

 

Pendant que je lui lisais le contenu du message de sa gardienne, j’ai vu des larmes perler à ses yeux, elles coulaient le long de son museau, il essayait de les lécher et c’était un moment très émouvant pour lui et pour moi. Puis je lui ai lu le deuxième message et pour terminer toutes les questions. Lorsque j’eus fini, son regard est venu se plonger dans le mien et il m’a dit :

Tu ne sais combien je suis heureux et soulagé qu’elle ait fait appel à toi. Sa grande souffrance, sa grande détresse me retiennent ici, je suis toujours encore dans son entourage au quotidien et tant que je reste là, elle ne peut trouver la paix dans son cœur et son esprit, elle ne peut commencer son travail de deuil. Je puise dans leur énergie, c’est très mauvais pour elles et pour leur santé morale et physique à tous. Et moi je ne peux me reposer et me ressourcer. Tant que je suis là mon âme est en errance et en souffrance.

Je ne ressens plus aucune douleur, mais ici ce n’est plus ma place et nous avons tous les deux besoin de toi pour m’aider à faire le passage.

Je l’ai rassuré et lui ai dit que j’étais là pour ça aussi et qu’après notre échange je l’accompagnerai jusqu’au pont des fleurs.

C’est difficile pour elle et pour moi aussi, je sais que je lui manque tant et que mon absence lui pèse terriblement. Elle me manque aussi, même si je l’accompagne encore partout, que je peux la voir et l’entendre, mais ses câlins, ses caresses me manquent aussi.

J’ai vécu à ses côtés une vie de toutou merveilleuse. Je ne dis pas de chien, car souvent vous les humains vous l’associez à une mauvaise vie, alors que bon nombre d’entre nous vivent une vie de chien bien meilleure et au-dessus que certains d’entre vous. J’étais son bébé d’amour et elle m’a aimé d’un amour incommensurable et cela, cela personne ne peut nous l’enlever même pas la mort.

Son chagrin est immense et violent aujourd’hui, à la juste valeur de la profondeur de ses sentiments et elle pense ne pouvoir retrouver la paix dans son cœur et son esprit. Il n’en est rien, car après mon passage, je vais pouvoir lui faire des signes et des coucous, et surtout je vais pouvoir veiller sur elle et la protéger. Et puis nous nous retrouverons, nous étions déjà ensemble et je lui reviendrai encore. Des années de pur et grand bonheur vécues ensemble, un lien extrêmement complice et fusionnel et cela ne se termine pas du jour au lendemain parce que j’ai été obligé de souffler la flamme de ma bougie parce que c’est la loi.

Dis-lui que je l’aime aussi immensément qu’elle,  que mon âme est éternelle et que je resterai toujours relié à elle où que je sois. Dis-lui aussi que nous sommes des âmes sœurs et étions déjà ensemble dans une autre vie où nous étions frère et sœur. Difficile pour son papa d’accepter cette vérité, cela ne fait pas partie de ses croyances, mais moi j’ai besoin de lui dire que nous étions des jumeaux et que c’est ce fort lien qui nous unissait. J’étais elle, elle était moi et depuis mon départ il lui manque une partie d’elle. Elle se sent vide à l’intérieur d’elle et seul moi, ma présence physique sur un plan terrestre peut le combler ce vide, et je lui reviendrai, car elle a besoin de moi pour continuer à avancer sur son chemin. C’est douloureux de perdre sa moitié, mais nous nous retrouverons bientôt.

Dis-lui que j’étais sur mon chemin et que je préparais mon départ depuis plusieurs mois, depuis Noël dernier et elle a compris que je la préparais à mon absence puisque je ne venais plus dans son lit. J’avais des bobos essentiellement dus à l’âge et ma maladie a bien affecté mon cœur et mes reins. Tout mon corps était usé et au bout du rouleau,  j’étais prêt à faire le grand saut. Ce n’est pas parce qu’elle est rentrée tard du travail, c’était le moment pour moi et elle a fait ce qu’elle devait faire et ses messages d’                amour et ses promesses m’ont aidé et permis de pousser le dernier souffle.

Je n’ai pas trop souffert, rassure-là, je me réfugiais souvent dans mon corps astral pour gérer et supporter mon état, elle ne pouvait plus rien pour moi ce soir-là. Elle est dotée d’une sensibilité extrême et elle sent les choses. Elle sent très bien que je ne suis pas encore monté au jardin des animaux puisqu’elle ressent ma présence et ma chaleur.

Le conseil que j’aimerais lui donner aujourd’hui, c’est d’exploiter ce don qu’elle a en elle. Elle s’en sert déjà pour son travail, et au passage je lui dis oui j’ai aimé l’accompagner la semaine, mais il est temps pour elle de le développer encore plus et d’utiliser cette intuition qu’elle a pour communiquer avec les animaux et avec moi. C’est une chance inouïe, plus on est sensible et plus c’est facile.

D’ailleurs la date du 8 avril n’est pas un hasard et elle l’a bien compris. Qu’elle ne s’inquiète pas si son papa est sceptique et qu’il ne croit pas qu’on peut parler aux animaux, ça fait partie de ses croyances et il ne faut pas essayer de le convaincre. A chacun son ouverture d’esprit, le tout c’est de ne pas le critiquer lorsque tu te mettras à pratiquer.

Mon jouet préféré ? Mon doudou gris, peluche claire aussi. Une chose que seuls toi et moi savons ? Mais il en existe des tonnes voyons, ce que j’ai souvent partagé avec toi, tous les deux dans la chambre, ce sont des grands et douloureux moments de tristesse et de pleurs et j’étais là pour te consoler et te donner beaucoup d’amour. Et c’est aussi la raison principale qui me fera te revenir très vite.

Aussitôt que j’aurai fait le passage, je pourrai préparer mon retour et dès que tu te mettras à ma recherche je me mettrai sur ton chemin. Tu as besoin  de moi et de mon énergie sur un plan terrestre et t’assoir à côté de moi cela ne te suffit pas. Dans cette tombe ne s’y trouvent que les restes de mon enveloppe corporelle mon âme elle, elle perdure et elle t’as envoyé le chevreuil pour te donner une lueur d’espoir.

J’incarnerai le costume qu’il te plaira et tu me reconnaîtras au premier regard (même race), n’en doute pas fait-toi confiance ce sera une évidence pour toi comme lorsque tu es venue me chercher à l’élevage.

Remercie papi et mamie pour leur message je sais que je leur manque beaucoup aussi et je suis si heureux de cette dernière semaine avec eux c’était ce moment là que mon coeur avait choisi pas parce que tu avais trop forcé ces derniers temps.  C’était aussi plus simple et facile à accepter pour toi. Ils me manquent aussi mais auront eux aussi la joie de me retrouver dans un corps physique en pleine forme et en bonne santé. Dis-leur que je les aime.

Puis il est venu à côté de moi et s’est mis à aboyer de plus en plus fort et j’ai compris qu’il voulait être câliné et je l’ai caressé longuement et lorsque j’ai senti qu’il avait fait le plein de câlinoux il m’a dit :

« Je suis prêt, je n’ai pas peur je sais qu’on m’attend de l’autre côté il y a des humains et des congénères et ils vont m’accompagner un petit bout de chemin »

Puis nous nous sommes tous les deux avancés sur ce chemin qui au fil de nos pas devenait de plus en plus lumineux et lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs il m’a dit :

Merci, merci à toi, à ma maman, à eux tous pour cette belle vie qu’il m’ont donnée et qu’il me tarde de retrouver.

Puis il l’a traversé en sautillant et s’est noyé dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir Mimi, à bientôt !

La rencontre avec Geronimo s’est faite dans un jardin. Il était assis dans l’herbe et regardait sans sourciller les oiseaux manger les insectes autour de lui. Je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions de la part de ses gardiens.

Je suis soulagé, je suis content, je resterai moins longtemps qu’Obéron à attendre qu’on m’aide à faire le passage. Cela me rassure car je sais qu’ici ce n’est plus ma place et que tant que je reste avec eux, tout comme mon compagnon qui m’attend maintenant de l’autre côté du pont, nous avons beaucoup pompé leur énergie et que c’est mauvais pour leur santé et leur moral.

Dis-lui merci pour son message, même si je leur paraissais parfois très distant, moi aussi je les aime et j’étais heureux avec eux. J’avais ma place au sein de la famille, j’étais relié à mon papa et le resterai toujours, où que je sois, puisque mon âme perdure bien au-delà de la mort.

J’étais un chat de type sentinelle et ma mission consistait à nettoyer énergétiquement l’extérieur et tout le quartier. C’est la raison pour laquelle ils ont eu l’impression que j’étais moins impliqué avec eux. Mais c’est une erreur, j’étais bel et bien chargé de transmuter les énergies négatives du lieu, de l’environnement en énergies positives. Pas facile mon travail, car cela ne plaisait pas toujours aux voisins un peu plus éloignés, lorsque je rôdais et à juste titre dans leur jardin. Et pas intentionnellement, mais certaines personnes utilisent des désherbants qui sont très nocifs pour la nature et pour nous, et la toxicité d’un de ces produits m’a intoxiqué tout le tube digestif et mes reins, comme du poison à petite dose.

Rassurez-vous, je me suis senti très fatigué, faible mais j’arrivais à gérer les douleurs en me réfugiant dans mon corps astral. Maintenant il faut me laisser rejoindre le jardin des animaux pour me reposer et me ressourcer, et je peux vous revenir bien plus tôt que mon ami Obéron. Je suis désolé si je t’ai parfois fui, cela n’a rien à voir avec l’arrogance, tu es très sensible et tu as besoin de nous caresser et nous cajoler, mais moi ce n‘était vraiment pas mon rôle. J’avais du travail à l’extérieur et ce n’était pas mon truc de me faire des papouilles.

Mais ce que vous devez retenir c’est que j’étais heureux avec vous, j’avais trouvé ma juste place et vous avez respecté ce besoin de liberté que j’avais pour vadrouiller et je vous en remercie du fond du cœur. Il est temps pour moi maintenant de rejoindre Obéron afin que vous puissiez tous faire votre deuil et que nos compagnons puissent eux se sentir mieux physiquement. Tant que nous restons dans leur entourage, ils étaient bien sollicités.

Puis tous les deux nous avons emprunté un chemin de lumière qui s’est ouvert à nous, et lorsque nous sommes arrivés devant le pont des fleurs il m’a dit

Merci, dis-leur merci pour ces belles années à leur côté, je leur reviendrai.

Puis il a traversé le pont pour rejoindre Obéron et ensemble ils se sont noyés dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel.

La rencontre avec Oberon a eu lieu sur un chemin triste et austère, il était assis, prostré, et son regard était vide et terne. Je me suis approchée très lentement de lui, et arrivée à sa hauteur, je l’ai appelé par son nom. Au bout de la 2e tentative il a levé la tête vers moi et j’ai constaté une lueur d’espoir dans ses yeux. Je me suis présentée et lui ai expliqué les raisons de ma présence et je lui ai lu les messages et les questions de sa gardienne :

Est ce qu’ils sont bien dans la Lumière? Sont -ils seuls? Qui les a acceuilli? Qui était leur gardien? Ont ils été heureux, pourquoi sont ils morts si brusquement? Obéron est mort dans mes bras mais Géronimo… je suis arrivée trop tard , il etait deja occupé a passer à trepas, a t il souffert? de quoi est il mort? je ne sais pas, il etait si jeune mon ptit amour. .. Pourquoi avais je toujours l’impression que Geronimo avait peur de moi? Il etait tres souvant fuyant avec moi, pk? ET DIEU SAIT COMME JE L’AI AIME ce ptit arrogant!

 Obéron a été mon 1er chat, je l’ai recueilli chaton dehors. 

Je l’ai aimé d’un amour incommensurable, dites lui qu’il était comme ma famille, il faisait partie de moi. 

Ont ils senti mon amour pour eux? Ont ils seulement su a quel point Ils étaient Important, Fort et incroyablement Adorable a nos yeux? 

Ont ils un message pour moi, pour mon mari?

Je leur demande sincèrement pardon de les avoir « négligé » parfois et de ne pas avoir su réagir correctement et à temps.

Je leur envoie souvent de la Lumiere et de l’amour la où ils sont pour eux et pour leurs camarades, le ressent ils? 

 Au revoir mes Amours. Faites le Bien autour de vous et entraidez – vous, surtout entraidez vous mes amours. A l occasion … envoyez moi un ptit signe que je puisse vous reconnaitre sans détour. 

 PS:  Meme si les larmes coulent, ne faites pas attention, vous savez que j’ai la larme facile Sachez que je suis heureuse que vous soyez enfin bichonnés et choyés, je suis heureuse que vous ne souffriez plus, je suis heureuse que vous soyez baignés d’amour et de Lumière! Bien joué mes Amours, vous le méritez tant!!!! 

Dis-lui merci pour son message d’amour, que je suis content et soulagé qu’elle ait fait appel à toi, car sa grande souffrance, sa culpabilité et son incompréhension m’ont retenu ici et je ne me suis pas senti le droit de faire le passage. Maintenant, après note échange et si tu m’accompagnes un petit bout de chemin, je sais que je peux enfin partir et rejoindre le jardin des animaux pour me reposer et me ressourcer. Ici ce n’est plus ma place et tant que je reste là, dans leur entourage au quotidien, je leur puise leur énergie, surtout à mes compagnons et ça les perturbe beaucoup.

Dis-lui que je l’aime et qu’elle ne doit rien se reprocher. Mes reins étaient très fatigués, complètement usés à cause de ma maladie et ils ont lâché. Mais c’était mieux pour moi de tirer ma révérence plutôt que de s’acharner à vouloir me soigner. On ne pouvait plus rien pour moi et de monter au jardin des animaux pour me reposer et me ressourcer était bien mieux pour moi et pour nous tous.

Seulement voilà, tu n’étais pas préparée et ta grande peine m’a empêché de partir et je suis resté depuis tout ce temps auprès de toi. Je t’aime et mon âme restera reliée à la tienne où que je sois. Tu étais ma petite maman et je n’ai rien à te pardonner. Je ne me suis jamais senti négligé, au contraire, je me suis toujours senti faire partie de la famille au même titre que les enfants et j’ai bien compris qu’ils occupaient beaucoup de ton temps.

Et puis tu sais lorsque la malade s’installe, il est souvent préférable pour nous de monter et de nous ressourcer, mais encore une fois pour cela il faut nous laisser faire le passage et je te suis si reconnaissant de m’avoir envoyé Christiane aujourd’hui, car aussi bien moi que Géronimo nous avons besoin d’elle pour rejoindre le paradis des animaux.

En ce qui me concerne, je compte bien entendu, lorsque le moment sera venu pour toi de le retrouver sur un plan terrestre, mais pas tout de suite, je ne suis pas pressé et toi non plus, tu as et tu auras beaucoup à faire dans les temps qui viennent. Dis à mon papa que je l’aime beaucoup aussi et que je suis si heureux de savoir qu’ils ont tous les deux une grande ouverture d’esprit et qu’ils sont heureux ensemble.

Puis il est venu à mes côtés, et ensemble nous avons emprunté ce chemin qui s’est transformé au fil de nos pas en un très beau et lumineux chemin où poussaient comme par magie des arbres et des fleurs de toutes les couleurs. Lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, il l’a traversé très légèrement et m’a dit :

J’attends Géronimo de l’autre côté, et ensemble nous escaladerons l’escalier de l’arc et ciel, et j’ai bien compris que je ne pouvais faire autrement que de m’occuper de ce dernier de suite.

La connexion avec Fastoche s’est faite dans cette belle et magnifique clairière qui se trouve juste avant l’entrée du paradis des animaux. Il était assis et regardait les papillons virevolter autour de lui et il y avait bien entendu beaucoup d’anges blancs, dorés et orange. A mon approche il s’est aussitôt levé pour venir vers moi et m’a dit :

Je sais qui tu es, je sais que c’est ma maman qui a fait appel à toi. Je lui ai confirmé, me suis présentée à lui et lui expliqué que j’avais des messages et des questions de la part de sa gardienne :

Questions :

– M’en veut-il d’avoir dû prendre la décision de le faire partir ? Voulait-il partir ? Sait-il que j’ai fait de mon mieux ?

– Est-il bien ? Peut-il nous en dire plus sur ce qu’il « vit » maintenant ?

– Quelle était sa mission en nous choisissant comme sa « famille » ?

– A-t-il été heureux avec nous ? Y a-t-il des choses qui ont été désagréables ou au contraire agréables

– A-t-il la possibilité de « venir nous voir » ou rentrer en contact avec moi sans intermédiaire, de façon « spontanée » et le souhaite-t-il ?

– Y a-t-il une possibilité ou envie de sa part, pour qu’il souhaite se réincarner de nouveau et revenir vers nous ? Et si oui, comment savoir comment faire pour le retrouver ou le choisir ?

– A-t-il un message important à me faire savoir ? Que souhaiterait-il que je sache ?

– Nous reverrons-nous ?

– Y a t-il quelque chose de particulier, un signe, une anecdote qu’il veut m’envoyer, qui a compté pour lui et qu’il veut me faire savoir.

 Mon message pour lui :

 « Mon Fastoche, 

Te voilà parti !Te dire que tu nous manques à tous et que tu me manques intensément, infiniment est encore bien loin de la vérité, mais  je veux que tu saches que ce manque ne doit en aucun cas freiner ton évolution et j’espère que tu continues ta route. Tu es à chaque instant dans mon cœur, à chaque ballade que je fais avec Muffin, tu es avec nous. Tu m’accompagnes tout le temps dans la maison, le jardin, la forêt, en voiture…. Ces dix ans à tes côtés, ont été extraordinaires, intenses, tu m’as donné énormément d’amour mon chien, tu m’as soutenu et tu m’as appris tellement, je lisais dans tes yeux tellement de sagesse et d’amour pur …  Nous sommes inséparables, même maintenant. J’aimerais tellement te tenir contre moi et sentir tes poils soyeux et ton odeur. Nous reverrons nous un jour, mon « Tilousse » ?  Viens me voir, fais-moi signe ! Bonne route lumineuse mon Fastoche, JE T’AIME ! NOUS T’AIMONS ! »

 Ma gardienne ? Non tu n’y es pas du tout, elle n’était pas ma gardienne, elle était ma maman, ma petite et adorable maman et c’était moi son gardien.

Sa réaction m’a un peu surprise, il l’a capté et m’a dit :

Oui, même si j’étais son bébé, son petit garçon, c’est moi qui veillais sur elle et la protégeait. Dis-lui que je l’aime, que je les aime tous et que bien entendu, même si je peux encore la voir, sa présence physique, ses câlins me manquent aussi. Je sais que c’est extrêmement difficile pour elle de ne plus pouvoir me caresser, me prendre dans ses bras et plonger son nez dans mes poils. C’était un geste à la fois tendre et tactile qu’elle avait souvent besoin de faire pour se sentir rassurée de ma présence et aujourd’hui ce manque crée un vide énorme dans son cœur.

Dis-lui de ne pas culpabiliser, elle a fait le bon choix, au moment où il fallait le faire. Je sais qu’elle aurait tout fait pour me soigner et me garder encore longtemps, mais ma maladie était incurable et on ne pouvait plus rien pour moi. J’étais prêt, je préparais mon départ depuis quelque temps et je savais que cette absence la plongerait dans une grande détresse et souffrance. J’ai eu beaucoup de peine pour elle et j’ai mis un petit peu plus de temps pour faire le passage et monter dans ce magnifique havre de paix, d’où la raison pour laquelle je n’ai pas encore poussé la porte de l’entrée de ce lieu où se trouve réunis tous mes congénères qui sont en train de se reposer et se ressourcer avec tous types d’autres animaux.

Je le ferai après notre échange et tu peux la rassurer, ici je suis bien, je ne ressens plus aucune douleur et je me sens de nouveau très léger et en pleine forme. Je peux de nouveau courir, sauter, jouer à ma guise et j’admire ce paysage empreint de paix et de lumière.

J’ai vécu à leur côté une belle vie, des années dont je ne me souviens que des bons moments, des moments de pur et grand bonheur. Je ne me souviens pas de choses désagréables, je ne retiens que les choses agréables et c’est bien normal. On m’a respecté et considéré comme un membre de la famille à part entière et j’ai été choyé et câliné comme leur enfant. Je me suis considéré comme un frère parfois un peu jaloux, un peu possessif je l’avoue, mais c’était bien agréable de sentir que j’avais ma place et que j’étais chez moi. Je te protégeais comme la prunelle de mes yeux et tout le monde y compris Muffin savait que lorsque j’étais à leurs côtés il ne fallait pas trop s’approcher de toi.

Ma mission était auprès de toi, c’est à toi que je suis reliée et le resterai toujours où que je sois. Mon travail consistait à t’aider à te reconnecter à ton petit enfant intérieur, à la source et à t’apprendre à t’aimer à travers moi lorsque tu me nourrissais de tendresse. Tu as manqué d’amour dans ta vie et tu as su, grâce à moi, combler ce grand vide intérieur que tu pouvais ressentir très souvent avec beaucoup de nostalgie, et sans même avoir compris la raison de tes états d’être.

J’aimerais que tu prennes conscience que tu es une maman, une personne formidable et que tu as en toi une grande compassion et empathie, et que pour moi c’est merveilleux de mesurer l’ampleur de cet amour. Cela te donne une grande force intérieure, même si à aujourd’hui, tu ne peux ou ne sais comment t‘en servir pour avancer sur ton chemin. Tu es là pour la famille, tu es là pour tout le monde et tu t’oublies un peu. Pense à te ménager des petits moments à toi, rien qu’à toi, pense à recadrer les choses lorsqu’on te sollicite de trop avec confiance, tout en sachant que c’est pour toi et que c’est juste pour toi. (Pour être plus clair ne te laisse pas marcher sur les pieds). Et puis sache que je continue à te protéger et à veiller sur toi, et je peux bien entendu t’envoyer des signes et te faire des petits coucous. Sois attentive et tu sauras les reconnaître lorsque je me manifeste à toi.

Et puis mon âme perdure et elle a bien entendu envie de revenir vers toi le plus vite possible. Pour cela il ne tient qu’à toi. Tout à l’heure je vais rejoindre mes compagnons et je vais commencer à préparer mon retour. Je me suis déjà bien reposé et ressourcé, et pour moi ça pourra être très rapide. Mon âme aspire à te retrouver très vite car tu as besoin de moi pour continuer à avancer sur ton chemin et t’ouvrir la porte du bonheur, du bien-être et de l’amour inconditionnel.

Depuis mon départ il te manque une partie de toi, et lorsque nous serons à nouveau ensemble, tu combleras ce vide et te sentiras à nouveau pleine. Je t’aime et j’endosserai le costume qu’il te plaira, peu importe la race, bien que tu sais très bien que tu auras envie de me retrouver sous la même forme, alors n’hésite pas, fonce et mets-toi très vite à ma recherche. Je me mettrai sur ton chemin et ce sera pour toi une évidence, n’en doute pas. Fias-toi confiance et tu constateras que tes ressentis sont- très justes. Il faut juste parfois se donner les moyens d’écouter son intuition, de s’ouvrir cette porte.

Ton Tilousse sera présent au rendez-vous, ne t’inquiète pas, je t’aime et à bientôt ma petite maman d’amour.

La communication avec Havana s’est faite au paradis des animaux. Lorsque je suis arrivée, elle était allongée de tout son long au milieu d’autres congénères, entourée de petits anges blancs, orange et dorés. Il y avait des hautes herbes fluorescentes et des jolies fleurs de toutes les couleurs. Et puis des arbres à papillons et des papillons  à profusion qui volaient d’un chat à l’autre et virevoltaient autour de ces lilas, et tout ce manège semblait beaucoup amuser Havane et ses compagnons.

Elle semblait tellement occupée que je me suis arrêtée, me posant la question si c’était le moment de la déranger. Elle me paraissait si heureuse,  j’ai attendu quelques instants avant de continuer à m’approcher d’elle. Je pense qu’elle a capté ma pensée puisque je m’étais connectée à son esprit et que j’avais demandé au créateur de me donner la communication, et au même moment elle a tourné la tête vers moi, m’a regardée et s’est levée pour venir à ma rencontre. Je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions de la part de sa gardienne :

Ma Havana, ma petite loupiotte, mon amoureuse des îles, mon bébé chat, tu me manques tellement…

J’espère que tu vas bien et que tu ne souffres plus.

Cette décision de te faire partir m’a déchiré le cœur, étais-ce la bonne décision, étais-tu prête à partir ? Est-ce que tu souffrais ?

16 ans d’amour à tes côtés, tu as été tout au long de ta vie une chatte merveilleuse et bienveillante pour moi, tu m’as apporté tellement d’amour et de bonheur, tu as été mon réconfort, ma confidente, ma rempart…

Tu as toujours été d’un amour inconditionnel, je pouvais lire dans tes yeux tout cet amour que tu me portais et réciproquement et je continuerai de t’aimer éternellement.

Tu m’as aidé à gérer mes émotions par tes ronrons et câlins qui m’apaisaient tellement, tu me manques.

Tu avais pris une grande place dans ma vie et vivre sans toi est très difficile, je suis tellement triste ma Havana…

As-tu été heureuse avec moi ?

Es-tu au Paradis avec les copains ? J’ai demandé à Papou de prendre soin de toi…

Quelle mission avais-tu pour moi ?

Veux-tu me dire quelque chose ?

Reviendras-tu sur mon chemin ?

J’ai tellement hâte d’avoir de tes nouvelles, je t’aime ma Havana et je t’envoie d’énormes câlins et bisous. Ta maman Aurélie

Dis-lui merci pour son tendre et merveilleux message d’amour. Dis-lui merci pour toutes ces belles années de pur et grand bonheur qu’elle m’a données, et dis-lui surtout merci de m’avoir aidée à partir malgré la grande souffrance que cette décision lui a coûté. Dis-lui que j’étais prête, dis-lui que j’étais sur mon chemin depuis quelque temps et je préparais ma transition à mon rythme. Dis-lui de ne pas se torturer l’esprit, c’était le bon choix et au bon moment, je lui en suis tellement reconnaissante.

Et la seconde bonne décision qu’elle a prise c’est de faire appel à toi et de m’écrire ces quelques mots d’amour, cela m’a libérée une deuxième fois, et c’est ce jour-là que j’ai eu de l’aide, que Papou est venu me tendre les bras pour m’aider à traverser le pont des fleurs et faire mon passage dans les règles de l’art. Depuis  que je suis arrivée dans cet endroit magique je ne ressens plus aucune douleur. Mon corps physique n’existe plus et je me sens de nouveau en pleine forme, je peux de nouveau courir et sauter et jouer avec tous les amis qui m’entourent.

Ici ne règnent que paix et harmonie, ici toutes les énergies sont harmonisées et pacifiées et il fait si bon y vivre, mais je sais que je ne resterai pas trop longtemps, juste le temps nécessaire et ce ne sera pas très long, rassure-toi, pour me reposer et me ressourcer. Tu es ma maman et je suis ton bébé, ta petite fille, ta chérie adorée. Tu m’as toujours considérée comme ta princesse, ta moitié et tu sais très bien qu’il t’est impossible de vivre trop longtemps loin de moi. Et c’est réciproque pour moi.

Nous étions très complices, très fusionnelles et j’étais là pour t’apprendre le détachement affectif tout simplement. C’est une belle mission que j’avais à remplir auprès de toi, car ce n’était pas gagné, mais j’ai merveilleusement rempli mon rôle, la preuve tu m’as accompagnée avec amour dans la lumière, tu m’as laissé monter dans cet endroit magique, mon âme s’est envolée grâce à ta force et ton courage. Il existe un peu de dépendance puisque c’est difficile à vivre l’absence que mon départ te crée, mais je suis fière d’avoir réussi à t’aider à te reconnecter à ton petit enfant intérieur et à t’aimer à ta juste valeur.

Ne sois pas triste et ne me pleure pas, tu sais que mon âme est éternelle et qu’elle reste reliée à la tienne. Je t’ai aimée d’un amour inconditionnel et vice-versa, et nous nous retrouverons très vite, car tu as encore besoin de moi pour avancer sur ton chemin et te guider sur la voie spirituelle. Tu as une grande compassion et empathie envers tous les êtres de la terre et tu as aussi une grande ouverture d’esprit, il est temps pour toi désormais de la mettre en service. Je serai là à tes côtés pour t’accompagner dans cette voie.

Vivre avec toi, à tes côtés a été la chose la plus douce qui me soit donnée sur un plan terrestre, car tu as en toi une grande force qui vaut tous les trésors du monde, mais tu as aussi en toi cette grande douceur, cette gentillesse et tout cet amour qui font craquer un chacun. Il est peut-être temps maintenant de les mettre au service des animaux ou des humains ou des deux. Tu as le libre arbitre, mais ne pourra y déroger et tu vas le ressentir, on va te le servir au fil du temps qui passe. Chaque chose en son temps et la priorité est de me reposer et me ressourcer aujourd’hui pour pouvoir préparer mon retour.

Papou te guide, il veille sur toi et te protège, et moi en attendant que je redescende dans le corps physique d’une autre chatte, je te ferai des petits signes que tu sauras recevoir et reconnaître. Tu as besoin de moi et de mon énergie et ce ne sera pas très long. Dès que tu te mettras à ma recherche, je me mettrai sur ton chemin. L’espace-temps là-haut n’est pas du tout le même qu’ici-bas et cela peut être très rapide. Ce sera à toi de décider lorsque tu te sentiras prête, ma petite maman chérie adorée. Moi aussi j’ai besoin de te savoir heureuse. Ici je le suis, mais je sais que je le serai encore plus avec toi et pour cela je n’ai aucune hésitation à m’incarner dans une nouvelle enveloppe corporelle. Quelle joie de pouvoir le faire aussi rapidement, mais sache que c’est grâce à toi, tu m’as laissé partir dans de bonnes conditions et cela nous donne la possibilité de nous revoir très vite.

Ta petite loupiotte qui t’aime d’un amour pur, profond et éternel.

A bientôt, ton bébé des îles !

La connexion avec Cerise s’est faite au jardin des animaux. A mon arrivée elle était assise devant un magnifique arbre à papillons et elle s’amusait à regarder les papillons virevolter autour. Il y avait beaucoup d’abeilles, et elles butinaient d’une fleur à l’autre ce beau lilas d’été. C’était très beau à voir et je me suis arrêtée pour admirer la beauté du lieu et me laisser imprégner par la paix qui y règne. Au bout de quelques instants, c’est Cerise qui est venue vers moi et oh, quelle surprise, la taille de Cerise était hors normes et il se dégageait d’elle une grande force, une grande puissance. J’ai tout de suite su que ce chat vibrait sur un autre plan et c’est elle qui s’est adressée à moi pour me dire :

Je suis bien heureuse et honorée de ta présence. Ma maman a besoin de me donner des messages et d’avoir des réponses à ses questions, je suis très contente que tu sois là pour nous permettre cet échange, car j’ai très envie moi aussi de lui donner des messages. C’est une aubaine, la providence des personnes comme toi qui permettent de garder ce lien très subtil, puisque notre âme est éternelle et reste reliée à la vôtre.

Je me suis présentée et lui ai lu la grande lettre de sa gardienne, ainsi que les questions auxquelles elle voulait qu’elle lui réponde. Lorsque j’eus fini, elle m’a dit :

J’aurais pu t’épargner cette lecture, je connaissais le contenu puisque comme elle le dit si bien, je lisais dans ses pensées, mais de l’entendre est encore différent, et j’ai pris beaucoup de plaisir à écouter son grand, son long et merveilleux message d’amour.

Dis-lui que je l’aime, et j’ai connu à ses côtés une existence de rêve. J’étais sa fille, sa petite princesse et je n’ai connu que des moments de pur et grand bonheur avec elle. Elle m’a aimée, choyée et respectée comme un être humain. J’étais son BB, mais aussi sa compagne de cœur toujours fidèle et là pour l’aider à avancer sur son chemin. Je me devais de la nettoyer énergétiquement ainsi que le lieu, et surtout, surtout de lui permettre, à travers moi, lorsqu’elle me câlinait, de chérir son petit enfant intérieur de tendresse et d’amour, ce dont elle avait bien manqué.

Je sais que j’ai bien rempli mon rôle et que je pouvais tirer ma révérence, car malgré que mon départ la plonge dans une grande tristesse, la détresse qu’elle peut ressentir est moins difficile à porter pour elle que ma maladie, mon état de santé, qui depuis quelques mois déclinait de plus en plus.

Dis-lui que je l’aime et que j’avais aussi la mission de l’aider pour sa santé et qu’elle n’a rien à se reprocher quant à l’altération de la mienne. J’étais sur mon chemin et je préparais mon départ depuis le début de cette année,  je ne me suis absolument pas sentie trahie, ni abandonnée lorsqu’elle  a pris la décision de m’aider à partir. C’était le bon choix et au bon moment qu’elle n’en doute pas.

Je me sentais fatiguée, usée, tout mon corps, mon cœur, mes riens étaient au bout du rouleau, et j’avais parfois des crampes assez fortes et violentes dans le ventre. Je pouvais les gérer en me réfugiant dans mon corps astral, et pour moi c’était plus qu’un soulagement lorsque tu as décidé de m’aider à partir. Aussi pour toi, tu m’as toujours respectée et de m’aider à partir dans de bonnes conditions était une priorité pour toi et je t’en suis tellement reconnaissante. Ne culpabilise pas, il n’y avait pas d’autre alternative pour moi, ce mal me rongeait de l’intérieur et on ne pouvait plus rien pour moi.

Tu as été mon amie, ma maman adorée et surtout mon âme sœur. Nos âmes sont reliées et le resteront toujours où que je sois. Nous étions bien sûr déjà ensemble et dans plusieurs autres vies et tu m’as bien reconnue au premier regard. La question ne se posait même pas, c’était une évidence et tu l’avais bien ressenti. Et si c’était à refaire ? He bien à toi de tenter si tu en as le courage et la volonté ! Bien sûr que je reviendrais avec toi, la question ne se pose pas pour moi. C’est à toi qu’il convient de le demander si le cœur t’en dit. Il y a des transferts d’âme et je pourrais très bien te revenir dans le corps d’un chat ayant déjà un certain âge.

Ce que j’ai le plus aimé avec toi, c’est ta présence, même lorsque tu n’étais pas là, j’ai toujours senti ce lien et cette grande complicité qui nous liaient. J’ai adoré, je me sentais toi et tu te sentais moi et je sais que mon départ te crée un grand vide à l’intérieur de toi. Mais je continue de veiller sur toi et te protège, je l’ai toujours fait avec grand amour, comme toi tu l’as fait avec tendresse pour moi. Tu es une personne formidable avec un cœur immense rempli d’amour et de compassion, et cette empathie te donne une grande force intérieure et j’en suis très fière.

Même si en ce moment mon apparence à Christiane lui semble gigantesque, cette immense force tu l’as en toi, à l’intérieur de toi, et cela n’a pas été difficile de veiller sur toi, bien au contraire. Une compagne avec qui nous avons partagé nos bons et moins bons moments, mais toujours avec amour, loyauté et gratitude.

Quant à mes cendres, si tu me poses la question, eh bien oui c’est à mon endroit préféré même si ce ne sont que les restes de mon enveloppe corporelle. Il est important de les savoir en un lieu que j’adorais et où tu pourras te recueillir lorsque tu en ressentiras le besoin, mais sache que de là où je suis je te vois, je t’entends et je peux te faire des signes et des petits coucous.

Sois attentive et tu seras surprise et heureuse de savoir que je suis toujours présente et avec toi. Je t’aime ma maman adorée. A bientôt.

La connexion avec Vetus s’est faite dans ce magnifique havre de paix qui est le jardin d’éden des animaux. Lorsque je suis arrivée, Vetus était allongé de tout son long sur le ventre, les pattes avant allongées devant lui et les pattes arrière allongées derrière lui, un peu comme une grenouille. Il avait l’air en pleine forme, il s’amusait à regarder les oiseaux, les abeilles et autres insectes, et surtout il suivait attentivement du regard, tournant la tête à droite, à gauche, tous les petits papillons de toutes les couleurs qui virevoltaient autour de lui.

Je me suis approchée doucement, et lorsque je fus prêt de lui j’ai remarqué un papillon blanc, bien plus grand que les autres, assis à l’arrière de sa tête au niveau de sa nuque qui, lorsqu’il m’a vue, s’est envolé et tournait autour de lui pour finalement se poser au sommet de son crâne. Je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages d’amour à lui transmettre de la part de sa gardienne, et qu’elle avait surtout besoin qu’il réponde à ses questions.

Après lui avoir lu le contenu, il s’est levé pour venir à mes côtés, sa démarche était souple, gracieuse et il s’est frotté à mes jambes me quémandant quelques caresses. Je l’ai câliné et pendant ce temps-là le papillon blanc volait autour de nous mais ne s’est pas éloigné d’un iota. Lorsque Vetus eut fait le plein de caresses, il s’est assis à côté de moi et m’a dit :

Je savais ce qu’elle voulait me dire et me demander. N’oublie pas, je suis et je resterai toujours relié à elle,  je peux à tout moment savoir ce qu’elle pense et ce qu’elle dit. Elle est ma maman, ma maman de cœur, je suis son bébé, son petit garçon et nous avons partagé tous les deux de longues et belles années de bonheur. Je l’aime et mon papa aussi, je suis si triste de la grande peine et souffrance que je leur inflige. Mon départ est pour elle insupportable et elle va finir par tomber malade. Elle culpabilise et s’en veut terriblement de m’avoir aidé à partir et je suis si heureux qu’elle ait fait appel à toi et que tu acceptes d’être là pour nous, car il faut que tu lui dises que c’est ce que je voulais qu’elle fasse ce samedi-là.

J’étais en souffrance depuis quelque temps et on ne pouvait plus rien pour moi. Je me réfugiais souvent dans mon corps astral pour mieux le gérer et le supporter, et je ne voulais plus prendre mes médicaments. Cela n’avait aucun sens, j’étais sur mon chemin et je préparais mon départ depuis quelques mois. M’obliger à me médicamenter allait à l’encontre de mes désirs. Mon corps était usé, mon petit cœur était au bout du rouleau et mes crises d’épilepsie me prenaient toutes mes forces, j’avais de plus en plus de mal à récupérer. Et puis je ressentais des douleurs vives, parfois des crampes très violentes dans mon ventre. Je souffrais d’un mal qui me rongeait de l’intérieur et on ne pouvait plus rien pour moi (cancer).

J’avais aussi du mal à respirer et je me sentais oppressé (eau dans les poumons). Tu l’avais bien compris à mon regard que mon souhait le plus cher était de me laisser et de m’aider à partir. Alors s’il te plait ma petite maman chérie, ma petite maman adorée, ne culpabilise pas, tu as pris la bonne décision et au bon moment.  Nous étions très fusionnels, très complices et même si tu as du mal à le reconnaître, tu avais au fond de toi compris ma demande lorsque je t’ai regardée dans les yeux. Je te suis si reconnaissant d’avoir eu le courage de m’emmener chez le vétérinaire.

Cela n’avait plus aucune importance que ce soit là-bas ou à la maison, ce qui était important pour moi c’est qu’on me laisse partir et je sais que tu l’as fait par amour, par amour pour moi, car je sais que je comptais comme la prunelle de tes yeux pour toi.

Je t’aime et je suis si fier du courage que tu as eu en prenant cette décision et je n’ai rien à te pardonner. Ne te torture pas l’esprit, tu te fais du mal pour rien, tu as fait les choses comme tu devais les faire et au bon moment. Et puis tu l’as vu, je n’étais pas seul, il était là à mes côtés (Gilles) il m’a aidé à faire le passage et m’a guidé pour trouver le pont des fleurs et escalader l’escalier du paradis des animaux. Il m’a accompagné avec amour dans ce magnifique endroit magique afin que je puisse me reposer et me ressourcer très vite.

Je n’ai eu peur à aucun moment, je suis parti dans les meilleures conditions et tu n’as pas rêvé, je me sens de nouveau tout léger, en pleine forme et je prépare déjà mon retour. Je peux de nouveau courir, jouer, sauter et il me tarde, dès que tu auras fait ton deuil, de redescendre te voir pour continuer notre belle aventure ensemble. Tu as besoin de moi et de mon énergie pour avancer dans la vie, et sans moi tu es perdue. Tu te sens vide à l’intérieur de toi et seul moi peut le combler ce vide.

Ici tout est beau, il y règne amour, paix et harmonie et je suis bien entouré. Je ne suis pas seul, mais ma place est avec toi, auprès de toi et sur un plan terrestre. Pleure, exprime ton chagrin et ta grande détresse, mais ne te rends pas malade, car moi je veux te revenir très vite.

L’endroit où tu as laissé mon corps physique est bon pour toi, mais pour moi ce n’est pas important. Mon âme est éternelle et reste reliée à la tienne où que tu sois et où que je sois. Te voir souffrir comme tu souffres en ce moment me fait beaucoup de peine pour toi. Accepte d’être séparés un petit laps de temps, juste le temps de me reposer et me ressourcer afin de pouvoir te revenir en pleine forme et dans la fleur de l’âge. C’est un cadeau du ciel, de Dieu qui nous est donné à nous les animaux de pouvoir vous revenir très vite et il ne faut surtout pas que tu fermes cette porte.

Repose-toi et ressource-toi, ne te rends pas malade et fais confiance en la vie, et mets-toi le plus vite possible à me recherche, je me mettrai sur ton chemin. N’en doute pas, le lien qui nous unis ne t’autorise pas à le faire, il est bien plus fort que la mort.

Je t’aime, à bientôt ma petite maman chérie. Câlinoux à toi et à papa.

J’ai rencontré Diego couché de tout son long dans cette magnifique clairière qui se trouve juste avant l’entrée du jardin des animaux.  Il était couché sur son ventre, les pattes allongées devant et derrière lui, et il s’amusait à regarder les abeilles voler d’une fleur à l’autre et les papillons blancs, dorés et argentés virevolter autour de lui. Il tournait la tête à droite, à gauche, la secoua lorsqu’un petit papillon orange se posa sur sa truffe, et lorsqu’il m’a aperçue il s’est levé très rapidement et s’est mis à sautiller vers moi.

On aurait dit un petit cabri tellement il semblait souple. Je me suis présentée et lui ai expliqué les raisons de ma présence, que j’avais des messages et des questions de la part de sa gardienne :

Mon toutou tout doux,  

C’est avec les yeux pleins de larmes que j’écris ces lignes. Pourtant, je m’étais préparée à ta disparition, je savais que tu nous quitterais bientôt, mais en fait non, mon cœur s’est brisé en mille morceaux quand je t’ai emmené chez le vétérinaire pour abréger tes souffrances. On ne se prépare jamais à ce genre de chose… Je sollicite Christiane pour savoir si tu es bien arrivé là-haut, ou sinon je sais qu’elle te montrera le chemin. J’aimerais savoir si tout se passe bien là où tu es et si tu as été bien accueilli. As-tu un message à me faire passer ? J’ai l’impression que tes ennuis de santé ont commencé quand on a adopté la chatte, Mya, qui était dans la rue au mois de Juin 2019 je me trompe ? Y a-t-il un lien ? Que penses-tu d’elle ? Je sais que vous n’étiez pas copains tous les deux (elle n’aime pas les chiens).

 Je ne sais pas si on se reverra un jour car je pense que tu as ta propre destinée à suivre, mais sache que tu as été un très bon chien, avec une fidélité sans faille. Je ne t’oublierais jamais et tu seras toujours mon p’tit toutou tout doux. Merci encore pour toutes ces années à tes cotés, je ne garde que de bons souvenirs de toi et il y en a eu beaucoup.  J’espère qu’on se reverra là-haut et que tu me pardonne d’avoir pris la décision de t’euthanasier, si j’avais pu te donner un peu du temps de ma vie je l’aurais fait dans hésiter. 

Envole-toi mon Diego, tu ne souffres plus maintenant, merci pour tout.

 

Et après lui avoir lu les missives, il m’a dit :

Je sais que je lui manque. Je sais que mon départ lui cause beaucoup de souffrance. Je sais qu’elle est triste et me pleure beaucoup et j’ai beaucoup de peine pour elle. Alors que moi je me retrouve dans cet endroit féerique où tout respire paix, joie et harmonie, alors que moi je me sens de nouveau très léger, que je ne ressens plus aucun bobo, que je peux à nouveau courir, sauter, jouer et m’amuser, ma petite maman est triste et en larmes. Ce n’est pas juste pour elle, ni pour moi car pour l’instant cela m’empêche de  pousser la porte du paradis des animaux qui se trouve juste derrière moi pour retrouver mes congénères et me reposer et me ressourcer.

Or je l’ai bien mérité, j’avais des bobos dus à l’âge depuis bien longtemps, et mon cœur, mes reins et tout mon corps étaient bien fatigués et usés. J’ai besoin de me reposer même si je me sens de nouveau très léger et que je ne ressens plus aucune douleur, je dois, pour pouvoir lui revenir, me reposer et me ressourcer. Dis-lui que je l’aime et que j’étais prêt. J’étais sur mon chemin depuis quelques mois et elle a pris la décision de m’aider à partir au bon moment. Même si c’est difficile pour elle, je sais qu’elle l’a fait par amour pour moi et je lui en suis tellement reconnaissant. Mon passage s’est fait en quelques jours, il y avait d’autres congénères qui étaient de l’autre côté du pont ainsi qu’une femme (ancêtre) et je n’ai pas eu peur, j’étais prêt à les suivre et heureux qu’ils soient là pour moi.

Arrivé dans cette belle prairie j’ai fortement ressenti sa détresse et son chagrin et j’ai fait une halte. Je savais qu’elle allait te solliciter pour communiquer avec moi et j’attendais ta visite. Dis-lui que mes problèmes de santé n’avaient rien à voir avec l’arrivée de Mya, mes problèmes de santé étaient tout simplement dus à mon âge. J’avais des douleurs un peu partout dans tout mon corps et je ressentais parfois comme une décharge électrique qui courrait tout le long de mon dos, de ma colonne et j’avais besoin de me lécher pour calmer les angoisses que ça générait.

Rien à voir avec la chatte, que certes je n’aimais pas beaucoup. Elle est très farouche et il ne m’était pas possible de m’approcher d’elle. J’ai préféré l’éviter dans la mesure du possible, j’avais bien compris qu’elle avait peur des chiens et que c’était plus pour se défendre que par peur qu’elle montrait son agressivité. Ne t’inquiète pas, cela ne m’a pas dérangé et ne m’a pas empêché de vivre ma vie de chien auprès de toi.

J’avais la mission de t’aider à avancer sur ton chemin, à t’ouvrir à l’amour inconditionnel et j’ai bien fait mon travail. Je suis fier de la jeune femme que tu es devenue. Tu as à travers moi, lorsque tu me chérissais, nourri de tendresse ton petit enfant intérieur et cela t’a apporté une grande force et surtout confiance en toi. Car c’est là que le bât blesse, et dans ma prochaine incarnation sur le plan terrestre, je serai encore à tes côtés pour continuer à t’insuffler cette force qui te permettra d’acquérir encore plus de confiance en toi et te permettre de sortir encore plus de ta zone de confiance pour aller vers les autres.

Tu es ma maman, j’étais ton BB, ton petit garçon et j’ai vécu des années de pur et grand bonheur auprès de toi. Je me suis toujours senti être respecté et considéré comme un membre de la famille et j’ai été très heureux à vos côtés.

Ici l’endroit est paradisiaque et tous les animaux, lorsque c’est le moment pour eux de souffler la flamme de leur bougie, sont heureux de monter pour se reposer et de profiter du bien-être et de tout l’amour qui règne en ce haut lieu, mais mon âme, qui a connu la félicité auprès de toi, est pressée, après un petit laps de temps, de te retrouver. Tu sais que mon âme est éternelle et qu’elle reste reliée à la tienne, et je n’aspire qu’à redescendre dès que tu te sentiras prête à m’accueillir et que tu m’ouvriras à nouveau la porte de notre foyer.

Pour moi il n‘est pas question de te retrouver là-haut. Pour moi il est important que tu comprennes que notre belle aventure n’est pas terminée et que c’est sur un plan terrestre que nous avons encore de si belles choses à vivre ensemble et à partager. Je t’aime et me mettrai sur ton chemin dès que tu te mettras à ma recherche. Alors confiance et ne doutes pas, tu sauras que c’est moi au premier regard.

Tu as fait les choses comme tu devais les faire et je vais maintenant, après t’avoir laissé mes messages, rejoindre mes compagnons pour continuer à me ressourcer, mais surtout pour préparer mon retour.

Ton petit Diégo qui t’aime d’un amour infini et à jamais. Tu retrouveras ton petit Toutou, fais-moi confiance ma maman chérie et adorée.

La rencontre avec LOLLIPOP s’est faite dans un jardin. Elle était assise dans l’herbe et son regard était très triste. Je me suis approchée lentement, je l’ai appelée doucement « Lolly, Lolly », elle s’est tournée vers moi et j’ai pu lire une grande détresse dans ses yeux. Je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions pour elle de la part de sa gardienne, et avant même que je ne lui lise le contenu, je voyais son regard changer d’expression, et elle est venue vers moi.

Dis-moi, dis-moi, j’attends depuis plusieurs jours, assise là et je désespérais de devoir rester encore longtemps ici.

Je lui ai lu les missives de sa gardienne :

J’aimerais lui dire combien je l’aimais, elle a été un merveilleux cadeau dans notre vie à moi et ma fille. Elle a été pour nous un exemple de courage et de force.

Malgré les années et ses handicaps, elle restait pour moi la plus belle.

J’aurais voulu l’avoir câlinée  plus, j’espère qu’elle ne m’en veut .pas

Lolly,tu es une chienne exceptionnelle, pleine d’amour, de sagesse, sociable, un chien parfait, une maman extraordinaire.

J’aimerais te revoir, tu es dans mon coeur et mes pensées pour toujours. Je t’aime, tu me manques tellement, petite fleur, ta personnalité était si agréable et si forte

Je voudrais lui poser quelques questions.

As-tu aimé ta vie avec nous? As-tu été heureuse et comblée?

As-tu souffert? car je sais que tu avais des handicaps?

Aurais-je pu faire autre chose pour te soigner? y avait-il un moyen de prolonger ta vie?

De quoi es-tu morte? Etait-ce ton coeur ? Ou ton estomac? Ou un cancer? Ou autre?

Voir plus le vétérinaire ces derniers temps?

Ai-je eu raison  de ne jamais avoir voulu d’euthanasie?

Ou es-tu?

Es-tu bien? Heureuse?

Te reverrai-je?

quelqu’un t’a – t’il accueillie de l’autre côté?. Et qui?

es-tu parfois près de nous?

J’espère avoir des signes de toi.

 Lorsque j’eus terminé, elle s’est mise à pleurer. Les larmes coulaient le long de ses joues, le long de son nez, sa truffe et sans même lui en demander la permission, je l’ai caressée longuement et j’ai attendu qu’elle se calme. J’étais beaucoup dans les émotions aussi, et lorsqu’elle s’est enfin apaisée, elle m’a dit :

Dis-lui merci pour son message d’amour, dis-lui merci pour tout cet amour qu’elle m’a donné, toutes ces belles années de grand et pur bonheur que j’ai connues avec eux. Dis-lui de ne surtout pas se poser de questions concernant mon existence avec eux, même si j’avais des problèmes de santé, tout congénère aimerait être à ma place.

Elle était ma maman, même si tu dis gardienne, pour moi elle était ma maman et je me suis sentie être sa fille, son bébé et j’ai vécu des moments remplis d’amour et de joies. Certes ma santé a été très fragile, il y a eu des hauts et des bas et j’ai gardé un petit handicap, mais comparé à tout l’amour qu’elle m’a porté, ce n’était rien pour moi. Elle m’a soignée, câlinée et j’ai tenu tant que j’ai pu parce que j’étais bien, que j’étais considérée comme leur enfant et respectée comme un être humain.

Seulement voilà, mon corps était bien fatigué et usé, le mal me rongeait de l’intérieur. Mon cœur commençait à peiner, mes reins aussi, mais le mal qui m’a ôté la vie était un mal sournois et j’avais parfois de violentes crampes dans le ventre, et pour le gérer je me réfugiais dans mon corps astral et tout devenait de nouveau plus supportable.

Ne culpabilise pas, on ne pouvait plus rien pour moi, l’acidité remontait parfois dans ma gorge et plus rien n’aurait pu me soulager. J’étais sur mon chemin et je préparais mon départ depuis quelques mois et je savais que ce serait difficilement acceptable pour toi. Je savais que lorsque je ferai le grand saut, ce serait terrible pour toi, mais tu dois te dire que je suis partie parce que c’est la loi et que c’était mieux pour moi que de continuer à me soigner, puisque ce mal était incurable (cancer).

Je n’ai pas trop souffert, dès que ça n’allait pas je me mettais dans mon corps astral et j’arrivais à le gérer. Et puis les bobs dus à l’âge me titillaient aussi beaucoup. Maintenant, depuis que j’ai tiré ma révérence, je me sens de nouveau toute légère et ne ressens plus aucune douleur. Ce qui me pose problème aujourd’hui et qui m’empêche de rejoindre le jardin des animaux, c’est ta peine. Tu es en grande souffrance et te torture l’esprit.

Sache qu’on ne pouvait plus rien pour moi et qu’aucun vétérinaire n’aurait pu m’aider ni même me soulager. L’euthanasie, je n’étais pas prête non plus à aucun moment où on te l’a proposée, j’étais prête à partir et tu vois je suis partie toute seule à la maison, parce que j’étais sur mon chemin et j’ai eu le temps de préparer mon départ. Alors ne culpabilise plus, accepte d’être séparées quelques temps et après nous aurons la joie et le plaisir de nous retrouver.

Mais pour cela j’ai besoin d’aide, j’ai besoin que tu me laisses partir et qu’on m’aide à faire le passage. Lorsque je serai au paradis des animaux je pourrai me reposer et me ressourcer pour préparer mon retour. Et toi tu trouveras enfin la paix dans ton cœur et ton esprit, et tu pourras enfin faire ton deuil. Tant que je reste à tes côtés et dans ton environnement je puise dans votre énergie et tu vas finir par tomber malade. Je sais que je te manque et tu me manques aussi, et mon âme aspire à te revenir. Il ne tient qu’à toi pour que je puisse te retrouver dans le corps physique d’un petit chien en pleine forme et en bonne santé. Et nous pourrons continuer notre belle aventure ensemble.

Tu as besoin de moi et de mon énergie pour continuer ton chemin, alors laisse-moi partir et me ressourcer, et lorsque tu te mettras à ma recherche, je me mettrai sur ton chemin. N’aie aucun doute à ce sujet, tu sauras me reconnaître au premier regard. Mon âme est éternelle, elle reste reliée à la tienne et t’enverra des signes lorsqu’elle sera dans l’au-delà. Tant que je reste ici à tes côtés, je ne peux pas te faire des coucous, alors que tu en as tellement besoin.

Ma petite maman, ta Lolly t’aime, elle t’aime très fort, plus que tout et elle sera toujours là pour toi. Merci de m’avoir envoyé Christiane, après mon passage je serai libérée et tu te sentiras mieux aussi.

Puis nous nous sommes avancées sur un chemin de lumière qui s’est ouvert à nous. Ce chemin, au fil de nos pas devenait de plus en plus lumineux, il y avait des petites fleurs de toutes les couleurs, et lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, elle l’a traversé en sautillant et s’est noyée dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir Lolly, repose-toi et ressource-toi. Paix à ton âme !

J’ai rencontré Tofu assise sur le bord d’une terrasse et elle admirait le paysage. Elle se tenait sur son arrière train et ne me semblait pas triste. Lorsqu’elle a tourné son regard vers moi, j’en ai eu la certitude, elle était sereine comme si elle savait que j’étais venue pour l’aider à faire le passage. Je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions de la part de sa gardienne :

J’aimerais Tofu te dire que je t’aime très fort. Nous sommes très tristes pour cet accident qui t’a couté la vie.

JE suis désolée que tu n’aies pas pu profiter plus de la vie, on aurait tellement aimé

rester avec toi plus longtemps, profiter de ta présence, de ta compagnie, de t’entendre jouer au circuit

Je suis désolée de ne pas avoir su plus  te protéger

Mais comment vous dire qu’il ne faut pas sortir du jardin, ne  pas traverser la route?

Excuse nous Tofu de ne pas avoir pu plus te protéger, plus s’en occuper de toi.

C’est ceci qui est dure sentir que nous ne t’avons pas offert plus de sécurité

J’espère que tu seras heureuse là où tu es, rends nous visite

Tu nous manque déjà énormément

Je t’aime TOFU

Tu me manques

Je savais qu’elle t’avait sollicitée pour communiquer avec moi et je t’attendais. Ce départ brutal et violent m’a empêché de traverser le pont des fleurs, mais je me suis sentie apaisée aussitôt qu’elle a fait appel à toi, parce que je savais que je ne resterais pas longtemps entre deux et que tu m’aiderais à monter au jardin des animaux.

Depuis je tourne un peu dans son environnement, je l’accompagne à travers la maison, je puise un peu dans leurs énergies, mais je sais que ce ne sera que de courte durée, alors je profite pour admirer au loin le paysage et je me dis que très bientôt je passerai de l’autre côté de ce voile et cela me rassure profondément.

Dis-lui merci pour son message d’amour, dis-lui merci pour tout ce qu’elle a fait pour moi, pour les bons soins qu’elle m’a donnés et surtout tout l’amour qu’elle m’a apporté. J’étais très sauvage, très craintive et de me faire capturer et vivre enfermée dans une cage a été difficile pour moi, mais elle a su avec beaucoup de délicatesse et surtout de patience gagner ma confiance et me permettre de constater que l’être humain n’est pas toujours mauvais, qu’au contraire il peut être un ami rempli d’empathie et de compassion. Elle me l’a prouvé maintes et maintes fois depuis que j’étais sortie de cette cage et que je commençais vraiment à me plaire avec et chez eux.

Dis-lui aussi de ne pas culpabiliser, de ne pas s’en vouloir, elle ne pouvait guère me protéger ou me sécuriser plus. J’avais l’habitude d’aller où je voulais et c’est tout naturellement que cet instinct m’est resté. Je n’ai pas eu de chance, lorsque j’ai vu ce bolide arriver j’ai été éblouie par les lumières et au lieu de me sauver je suis restée figée, et le choc a été violent. Je n’ai pas souffert, je suis aussitôt sortie de mon corps pour me réfugier dans mon corps astral, et je me suis vue allongée sur le bitume, je savais que c’était fini pour moi, qu’il me serait impossible de retourner dans mon corps physique.

Moi aussi je t’aime très fort et je suis triste pour toi. Je sais que tu culpabilises et cela me fait beaucoup de peine de te savoir dans une telle détresse. Ne regrette rien, tu as fait tout ce que tu pouvais faire pour moi, c’est moi qui ai été terriblement imprudente en traversant la route. Mais tu sais je n’ai pas pu m’en empêcher, j’avais pour habitude d’occuper tout l’espace et c’était très tentant. Impossible pour moi de me limiter au seul jardin.

Je pense que tu peux le comprendre et cela doit te permettre de ne pas souffrir et te sentir coupable. J’ai eu une existence avant toi et une existence après avec vous. Tu as su par ton amour et vos câlins et votre grande patience m’insuffler complètement mon sentiment de sécurité avec vous. J’ai été heureuse, je me suis sentie aimée et choyée, et ce départ si violent me permettra, après cet échange, de monter au paradis des animaux et de me ressourcer pour vous revenir dans un corps physique d’une chatte avec la mission de t’apprendre le détachement affectif.

J’avais plus de par mon choix premier une mission de sentinelle (chatte errante) et j’ai apprécié de vivre avec vous. Dans ma prochaine incarnation physique je te reviendrai avec un travail à accomplir auprès de toi et t’aider à vivre tes relations affectives avec plus de légèreté, sans peurs et sans appréhension.

Mon âme perdure, elle est éternelle et souhaite rester reliée à la tienne. Je sais que je te manque et il ne tient qu’à toi pour que nous nous retrouvions bientôt. Lorsque tu te mettras à ma recherche, je me mettrai sur ton chemin, ce ne sera pas long et tu sauras me reconnaître au premier regard. N’aie pas de doutes, ce sera une évidence pour toi.

Puis elle est venue à côté de moi, et ensemble nous avons emprunté un chemin de lumière qui s’est ouvert à nous. Lorsque nous sommes arrivées devant le pont des fleurs, je me suis arrêtée et elle m’a regardée avec beaucoup de gratitude.

Merci à toi de nous aider, surtout ma gardienne, elle est en grande souffrance et mon passage dans l’au-delà l’aidera à commencer son travail de deuil. Je sais que nous nous retrouverons aussitôt qu’elle sera prête.

Puis elle a traversé le pont en sautillant et s’est noyée dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir Tofu, paix à ton âme !

La connexion avec Sangha s’est faite dans cette belle et magnifique clairière qui se trouve juste avant l’entrée du paradis des animaux. Il était assis et regardait les papillons, les oiseaux et les abeilles tourner autour de lui. Il était entouré de papillons blancs, jaunes, bleus, dorés et sa tête tournait à droite, à gauche et je voyais dans son regard que cela l’amusait beaucoup. Je me suis approchée doucement, et lorsqu’il a senti ma présence, il a levé la tête vers moi et m’a dit :

Tu peux venir, je sais qui tu es, je sais que c’est ma petite maman qui t’envoie à moi. Depuis quelques jours que je me trouve dans cet endroit féérique et que j’aurais pu pousser la porte du paradis des animaux pour rejoindre mes congénères et tous les autres animaux, j’ai préféré t’attendre pour profiter seul à seul de cet échange avec toi.

Je sais que mon départ, malgré qu’elle se soit préparée, est encore difficile pour elle, et je suis si content de pouvoir lui donner des messages.

Il se dégageait de Sangha une grande force et j’ai senti en ce chat une puissante personnalité. Je me suis présentée, et lui ai lu les messages et questions de sa gardienne.

Tu étais mon Dieu vivant… J’ai eu une grande chance de te  rencontrer et que tu sois auprès de moi. Quelle chance nous avons eu de partager ce temps ensemble. Je t’aime fort fort fort, je t’envoie tout l’amour du monde. Tu étais tellement exceptionnel…. tu vas manquer même à ceux qui n’étaient pas fans de chats. Je vais continuer à faire des prières pour toi mon Amour…. j’espère avoir bien pris soin de toi et que tu as été heureux. Lorsque tu es parti, c’est comme si on m’avait arraché un bout de mon petit coeur, mais ne t’inquiète pas, va vers la Lumière mon Amour, tu me connais, je me relèverai comme toujours. Je t’aime mon bébé, mon Sanghoukou, mon Sangha d’Amour. Et merci d’avoir tenu jusqu’à notre dernier lever de soleil, ensemble, sur notre terrasse….tu étais si fort… »
Pourriez-vous lui demander :- j’ai eu l’impression que tu étais d’accord pour que je t’amène chez le vétérinaire pour ce dernier voyage, mais ensuite j’ai eu un doute, à 8h42, au moment de te mettre dans ta caisse, tu ne semblais plus d’accord, et chez le vétérinaire, j’ai eu l’impression que tu as eu peur. Est-ce que j’ai bien fait ? Est-ce que tu étais bien prêt ? Tu n’as pas souffert ?- est-ce que c’était toi près de moi jeudi 23 après-midi ?- est-ce que tu as été heureux ? Je voudrais tellement que tu ais été autant heureux que moi….- est-ce que tu es bien là où tu es ?- est-ce que tu as besoin de quelque chose ?

Après lui avoir lu le contenu, il est venu à côté de moi, il s’est mis à miauler et à se frotter à mes jambes, et je lui ai demandé l’autorisation de le caresser. Il s’est remis à tourner encore plus vite autour de moi et poussait sa tête contre ma main, contre mes mollets et je l’ai câliné longuement. Il ronronnait et prenait beaucoup de plaisir, et lorsqu’il eut fait le plein de caresses, il m’a dit :

Ça fait du bien, c’est ce contact, ces caresses qui me manquent le plus. Dis-lui qu’ici je suis bien, tout est en paix et en harmonie et je me suis déjà bien reposé et ressourcé. Je me sens très léger et déjà en pleine forme pour songer à lui revenir et redescendre dans le corps physique d’un chat qui me ressemble beaucoup. Tout à l’heure je pousserai la porte qui se trouve juste derrière moi pour rejoindre mes congénères et je continuerai à me reposer et je commencerai aussi à préparer mon retour. Même si l’endroit est paradisiaque, c’est avec elle que je veux revenir et continuer notre belle aventure ensemble. Sa présence physique, même si je peux la voir, me manque, les câlinoux me manquent et à elle aussi.

Dis-lui que je n’ai besoin de rien, mon départ s’est passé dans de bonnes conditions et j’étais prêt. Ce qui m’a dérangé au moment où elle m’a emmené, c’était la caisse. Nous les animaux sommes très libres et n’avons pas l’habitude d’être mis dans une caisse comme vous les humains pour votre dernier voyage. C’était la cage qui me posait problème et j’aurai bien évidemment aimé que le vétérinaire vienne à la maison. L’endroit était chargé d’énergies négatives et cela m’a fait peur. J’ai eu peur qu’elles s’accrochent à moi et qu’elles m’empêchent de partir vers la lumière. C’était cela ma crainte, mais j’étais prêt et je n’ai pas souffert, rassure-toi.

Et ton amour, ton empathie et ton immense compassion m’ont permis de faire le passage en l’espace de quelques jours, et je te remercie de m’avoir accompagné vers la lumière. Tu es une grande dame avec un cœur rempli d’amour et cela te donne cette grande force que tu as en toi. Cela vaut tous les trésors du monde et tu en as conscience, cela me rend si heureux pour toi.

Je te remercie pour ton message d’amour, moi aussi je t’aime et j’ai connu une vie de chat merveilleuse à tes côtés. Du grand et pur bonheur et j’ai pu remplir ma mission auprès de toi à merveille. Je t’ai appris le détachement affectif et tu m’as prouvé en me guidant et en me laissant partir vers la lumière que j’ai bien rempli mon rôle. Quelle satisfaction et quelle reconnaissance envers l’univers de m’avoir envoyé à toi.

Je me suis senti être ton bébé, ton fils, mais aussi ton compagnon et ton âme sœur. Nous avons partagé de si belles choses ensemble que tout ne peut pas s’arrêter parce que mon corps physique est fatigué et usé. Je suis resté à tes côtés l’après-midi du jour de mon départ, mais tu as bien compris que ce n’étais plus ma place et que je méritais de monter pour me reposer et me ressourcer. Tes prières, ta foi et ton amour m’ont aidé à faire le passage et aujourd’hui je me sens déjà prêt à te revenir sur un plan terrestre.

Mon âme est éternelle, elle perdure et reste reliée à la tienne, et ce dont elle aspire le plus et ce dont elle a le plus besoin c’est de te retrouver. Je t’aime, tu es ma maman, mais aussi ma moitié, mon double et ton cœur, pour continuer sur son chemin spirituel, a encore longtemps besoin de moi pour te guider et t’accompagner dans cette voie.

Pour moi ce ne sera pas très long, et j’espère que tu te sentiras rapidement prête à m’ouvrir à nouveau la porte de chez vous, car seul moi peux combler ce grand vide que tu ressens aujourd’hui à l’intérieur de toi. Alors à quand ce petit déjeuner en tête à tête sur notre terrasse ? A toi de décider et lorsque tu te sentiras prête, je me mettrai sur ton chemin.

A bientôt ma petite maman d’amour, gratitude pour ce que tu es et ce que tu fais, je t’aime fort. Ton Sanghoukou, ton Sangha d’amour pour toujours et à jamais, et vive nos retrouvailles dans la joie et dans une nouvelle enveloppe corporelle.

Puis il m’a adressé un grand sourire m’a fait des clins d’œil.

Au revoir Sangha, à bientôt !

La connexion avec Jeorgia s’est faite dans ce magnifique havre de paix qui est le jardin des animaux. Lorsque je suis arrivée dans ce haut-lieu magique, elle était debout dans les hautes herbes d’un  vert extraordinaire, presque jaune, très fluo et elle broutait allègrement. J’avais devant moi l’image d’une très belle pouliche et lorsqu’elle a levé la tête vers moi, j’ai ressenti venir vers moi une grosse boule d’énergie, entourée de lumière. C’était à la fois très fort et rayonnant, ça m’enveloppait de bonnes ondes de la tête aux pieds et encore au-delà. J’en ai eu le souffle coupé, et avant que je ne reprenne mes esprits, elle est venue à moi avec une telle grâce que encore une fois la surprise d’une telle présence avec un tel charisme m’a ébahie. C’est elle qui a pris la parole et qui m’a dit :

Je sais qui tu es et pourquoi tu viens, je peux t’éviter les présentations puisque depuis quelques jours elle ne pense qu’à cette rencontre et espère avoir des réponses qui vont l’aider à faire son deuil.

Dis-lui de ne pas se torturer l’esprit et de ne pas essayer de comprendre ce qui s’est passé. Mon départ violent la plonge dans une grande détresse et une immense culpabilité, alors que ce n’est ni de sa faute ni de celle de mes compagnons ou de ma génitrice ou de qui d’autre. C’était un accident bête et stupide, je me suis laissée entraîner comme dans une spirale qui m’a envoyée au sol, et là je me suis vue allongée et j’ai compris que c’était fini pour moi, qu’il me serait impossible de revenir dans mon corps physique.

Je m’étais réfugiée dans mon corps astral, et à partir de là j’étais le témoin de tout ce qui se passait et des efforts que le docteur a fait pour me maintenir en vie. Mais c’était inutile, puisque moi, mon âme avait déjà fait le choix de monter me ressourcer au jardin des animaux, car j’aurais gardé des séquelles, et cela, vu mes dispositions et le rôle que j’avais à jouer, était impossible pour moi et pour elle.

Et puis je vibre sur un autre plan, elle l’avait bien capté et tu l’as compris aussi, et on a préféré me rappeler à la source pour pouvoir me permettre de lui revenir sous la même forme et lui montrer que tout est possible, même après tant d’années d’effort, on peut avoir le même résultat, il suffit parfois d’en faire la demande auprès de nos guides qui sont dans l’au-delà et veillent sur nous.

Je sais que mon départ est un drame et la plonge dans une grande tristesse et incompréhension, et j’en suis désolée. Ce que je peux lui dire c’est qu’elle doit comprendre et le vivre, certes comme une épreuve, mais avant tout une épreuve qui lui ouvrira, à partir de maintenant, d’autres portes. Il suffit de le vouloir et de le demander et on lui donnera. Elle a ses propres guides dans l’au-delà qui veillent sur elle et la protège ainsi que tout le troupeau, et il est temps qu’elle s’adresse à eux, ils n’attendent que ça. Maintenant je parle, je parle alors que tu es chargée de messages et de questions pour moi, et bien que j’en connaisse le contenu, je te laisse me les lire :

J’aimerais comprendre les circonstances de son décès accidentel car je n’ai pas couru assez vite pour intervenir à ce moment-là. Je pense avoir pris de mauvaises décisions et je culpabilise sur la succession d’événements qui ont conduit à sa perte. Jeorgia est restée dans le coma une douzaine d’heures avant que le vétérinaire prenne la décision de mettre fin à ses souffrances et je l’ai veillée en me sentant terriblement impuissante. Incroyablement intelligente et d’un physique rêveur, Jeorgia était le résultat de 8 ans de travail et de sélection génétique, et la première fille née à la maison après une longue lignée de garçons. Bien qu’aucune vie n’ait de prix, elle représentait bien plus que ce que le commun des mortels pouvait imaginer et nous étions promises à de grandes choses. Je pense qu’elle sait d’ores et déjà l’amour et la fierté que j’ai pour elle et le vide qu’elle laisse, mais la violence de ce moment ne me quitte pas, j’aimerais la savoir en paix et lui demander pardon. Je sais également que les animaux nous quittent dès lors qu’ils ont terminé leur mission ? Mais quelle était la sienne ?

Oui j’étais la fille tant attendue, et je sais qu’elle était très fière de moi et de ma personnalité. Je sais aussi combien cette épreuve douloureuse est difficile pour elle, mais elle n’a rien à se pardonner, elle ne pouvait rien contre ce destin qui m’a renvoyé dans ce magnifique paradis des animaux. Je ne resterai bien entendu pas là après notre échange, je changerai de plan pour me ressourcer et préparer mon retour, car bien entendu ma mission auprès d’elle n’est pas terminée, et en attendant je veillerai et lui enverrai de bonnes ondes, de l’énergie divine pour reprendre et continuer sa route. Et lorsqu’elle se sentira prête, je pourrai lui revenir.

Je suis partie bien accompagnée, tu étais là à mes côtés et ta présence m’a remplie de joie car tu m’as donné beaucoup d’amour et de compassion, alors que tu avais juste envie de crier et de hurler ta douleur. Tu as su rester stoïque et ta zénitude intérieure représente une grande force que tu as en toi et qui vaut tous les trésors du monde. Tu t’es, à travers moi, reconnectée à ton petit enfant intérieur, à la source et c’est le plus beau cadeau que tu pouvais me faire pour m’aider à traverser le pont des fleurs et me noyer dans l’escalier de l’arc en ciel.

Merci ma petite maman, ma chère et tendre moitié, mon âme sœur. Ne me pleure plus, mais profite de chaque instant de la vie pour vivre dans le présent, dans le ici et maintenant et dans la certitude que nous nous retrouverons et feront encore de belles choses ensemble. Aussi bien ma maman, que tous les autres me savent en paix et dans la lumière. Je les protège, c’est rassurant pour eux et toi aussi tu as besoin maintenant de retrouver la sérénité et l’harmonie dans ton cœur et esprit.

A bientôt, sur un plan terrestre !

J’ai rencontré Peluche assise devant le pont des fleurs. A mon approche elle a levé la tête vers moi, je me suis présentée et lui ai expliqué que ses gardiennes étaient en grande souffrance et que j’avais des messages et des questions à lui poser :

Le manque est insoutenable, il y a une partie de moi qui est brisée. Je voudrais lui dire que je l’aime profondément, et que je suis désolée de n’avoir pu la sauver. Elle sera dans mon cœur à jamais, je dors avec une boîte où il y a quelques boules de ses poils. Je n’oublierai jamais son regard, son ronronnement, nos « conversations », ses jeux et ses bêtises qui me faisaient tant rire. 

 Comment a-t-elle vécu ses derniers instants, est ce qu’elle s’est sentie abandonnée? Etait-elle prête à nous quitter? (Le matin de son départ, elle a eu la force de monter dans mon lit me faire un câlin puis elle a puisé dans ses forces descendre au rez de chaussée et faire le tour de la maison, avant d’uriner du sang et se coucher dans sa litière…). Et surtout pourquoi on nous l’a enlevé si tôt, si jeune. Ma fille de 11 ans et moi-même avions une relation fusionnelle avec elle, nous avions une forme de dépendance affective, nous sommes dévastées et ne comprenons pas. Nous avons tant besoin d’elle. Pourquoi elle est partie? Où est-elle, nous fera t’elle des signes? Est-elle soulagée ou souffre t-elle de ne plus être avec nous? Est ce qu’elle m’en veut de ne pas l’avoir emmener moi-même pour son dernier voyage ( jai fait tous les rdv vétos, spécialiste, me suis pris de plein fouet les verdicts, les espoirs et rechutes, donc mon mari a voulu m’épargner pour la toute fin.).

 Au-delà de toute cette peine, je m’interroge sur la vie globalement. Pourquoi nous apporter un chat d’une gentillesse extrême, nous apporter de la légèreté, du répit après un passif douloureux, pour ensuite la faire souffrir et nous faire souffrir ensuite?

 Ses yeux tristes exprimaient également beaucoup de souffrance et elle m’a dit :

Je n’ai plus aucune douleur, je ne ressens plus aucune souffrance physique, mais leur souffrance émotionnelle, leur grande peine, leur détresse profonde et leur incompréhension totale me font beaucoup de peine. J’ai mal pour elles et cela me rend si triste pour elles.

Dis-leur que je vais bien, que je suis soulagée de toutes les douleurs, et que je me sens très légère, mais ils me manquent tous autant que je leur manque. Je sais que mon départ les plonge dans une grande détresse, aussi bien ma maman que ma grande sœur et cela m’a empêché de faire le passage.

Depuis qu’elle a pris l’initiative de t’envoyer le message pour échanger avec moi, depuis j’ai compris que c’était urgent et important pour elles que j’arrête de rester dans leur environnement, car je puisais dans leur énergie et ce n’était bien, ni physiquement, ni moralement pour elles et que c’était même dangereux car elles risquaient toutes les deux de craquer.

J’ai pris sur moi pour les laisser et j’ai emprunté ce beau chemin très lumineux avec des petites lumières en forme de cœur qui m’accompagnaient tout le long, et arrivée ici devant le pont des fleurs j’ai manqué de courage. Je n’ai pas peur de faire le passage, au contraire, je sais que de l’autre côté tout est beau, en paix et en harmonie, mais arrivée devant ce pont, j’ai eu peur de les laisser, car je sais combien elles sont malheureuses.

Je l’ai rassuré, je lui ai dit que tout se passera bien pour elle, sa maman et sa sœur, que je leur transmettrai ses messages et ses questions et qu’elle n’a plus aucune crainte ni hésitation à avoir, que tout se passerait bien pour eux tous à présent. Son regard changea aussitôt d’expression, elle est venue se frotter à mes jambes en miaulant pour me dire merci et me réclamer un peu de caresses. Je l’ai longuement caressée jusqu’à ce qu’elle me dise :

Oui ici ce n’est plus ma place et il me tarde à présent de rejoindre le jardin des animaux afin de me reposer et de me ressourcer, et surtout de préparer mon retour. Et lorsque j’aurai rejoint ce haut-lieu magique, elles se sentiront également rassurées, apaisées et pourront commencer à faire leur travail de deuil. Elles retrouveront paix et harmonie dans leur cœur et esprit et pourront commencer à faire des recherches pour me retrouver.

Dis-leur que je les aime et que je suis désolée de la grande détresse que mon départ leur inflige. Dis-leur que j’étais un chat de type timbre-poste et j’étais chargée d’ apprendre le détachement affectif à ma maman. De lui apprendre à aimer sans dépendance ni codépendance, de lui apprendre à aimer d’une manière fluide sans étouffer l’autre et être constamment inquiète de comment va sa fille, de la surveiller constamment et d’être sur le qui-vive à longueur de journée.

Et puis ma sœur avait besoin de moi encore plus que ma maman, j’ai un peu endossé la même mission auprès d’elles deux. Et puis surtout il fallait les nettoyer énergétiquement toutes les deux et le lieu aussi. Cela m’a fait beaucoup de travail et m’a coûté beaucoup d’énergie,  je sais que j’ai eu tort, j’aurais dû me ressourcer beaucoup plus avec les énergies de la terre, car je portais souvent des choses qui ne m’appartenaient pas.

Cela m’a rendu fragile et je suis tombée malade, mais qu’elles ne culpabilisent surtout pas. Ce n’est pas de leur faute, c’est moi qui n’ai pas été assez vigilante, je n’ai pas compris que c’était un peu au-dessus de mes forces et j’ai préféré, tout en sachant que ce serait un drame difficile à vivre pour elles, remonter un petit laps de temps pour me ressourcer et leur revenir dans un corps physique en pleine forme, afin de pouvoir remplir mon travail et mon rôle de guérisseur en plus dans ma prochaine incarnation physique.

Voilà la raison de mon départ, ne vous tourmentez pas et ne vous torturez pas l’esprit. Si on m’a rappelé au paradis des animaux, c’est parce que je vais vous revenir, avec en plus la mission de vous soigner physiquement et moralement.

Moi aussi je vous aime, je sais que je vous manque et je suis si heureuse de savoir que je vais pouvoir vous aider encore plus. Ne t’inquiète pas, je sais combien cela t’a été difficile et que tu ne m’as pas accompagnée chez le vétérinaire parce que tu ne le pouvais pas, je ne me suis pas sentie abandonnée, papa était là et a fait les choses comme elles devaient se faire.

Ne vous inquiétez pas non plus, les souffrances physiques, j’arrivais à les gérer, je me réfugiais dans mon corps astral. Et puis il fallait bien que vous compreniez pourquoi ce départ si jeune, alors que nous avions encore tellement de choses à vivre ensemble. Le seul regret que vous devez avoir, c’est celui de vous accrocher trop à moi et de vivre dans le passé. Je sais que tu te sens vide à l’intérieur de toi et qu’il y a un grand trou dans le cœur de ma frangine, mais il faut que vous compreniez que ce n’est que mon corps physique qui n’est plus. Mon âme est éternelle et reste toujours reliée à la tienne, elle aspire à vous retrouver très vite, car vous avez toutes les deux besoin de mon énergie pour vous soigner dans tous les sens du terme. Je reviendrai avec cette belle tâche à accomplir pour vous.

Et puis ma sœur comme tu dis, a une sensibilité extrême et a bien ressenti ma présence, elle a à travers moi beaucoup de choses à comprendre et apprendre. Ne me pleurez plus et réjouissez-vous de me revoir bientôt.

Je vous aime et suis pressée de faire le passage maintenant.

Puis elle a traversé le pont et s’est noyée dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel. A bientôt Peluche, repose et ressource-toi.

J’ai rencontré Toufou allongé sur  son flanc droit sur le chemin qui mène au pont des fleurs. Il était dans la lumière et ne me semblait pas triste et malheureux. Je me suis approchée, me suis présentée à lui pour lui dire que j’avais des messages et des questions de la part de sa gardienne :

Je n’aime pas dire que c’était un chat car pour moi il valait bien plus que ça. C’était mon enfant, ma moitié, mon âme sœur, etc…. Nous étions fusionnels. Il était tellement intelligent. Il reconnaissait que ma voix, il comprenait tout ce que je lui disais et il me répondait. Tous les soirs il voulait jouer à cache-cache. Je tenais à lui comme la prunelle de mes yeux.

 Chaque jour qu’il allait dehors, je n’étais pas tranquille car il était très aventurier et curieux. Cela lui a provoqué des mésaventures où je devais aller le chercher, demander au voisin s’il ne l’avait pas vu, etc…

Il était magnifique et d’une gentillesse sans nom. Même le vétérinaire me disait « si seulement tous les chats étaient aussi dociles ».

 Le jour où il n’est pas rentré le 25/12/2019, j’ai commencé à m’inquiéter. C’est le lendemain matin, le 26 que mon conjoint l’a retrouvé dans l’herbe, le long de la route.  Cela était déjà arrivé qu’il ne fût pas revenu pendant 2 ou 3 jours (surement enfermé quelque part) pour lequel j’étais très angoissée mais ce jour du 26/12 où je l’ai cherché partout dans les rues, je pense que mon inconscient savait qui lui était arrivé malheur car j’avais mal au ventre et me suis mise à vomir.

 Sur le moment, on ne réalise pas qu’il est décédé, c’est plus tard par le manque de sa présence et des habitudes avec lui. Je lui ai offert le plus bel enterrement qu’il soit, c’est-à-dire une crémation à Faulquemnt (57) où j’ai pu me recueillir avec lui avant de le voir partir dans l’écran. J’ai son urne avec moi, ses empreintes, des poils et un pendentif à mon cou avec quelques cendres à l’intérieur.

 Aujourd’hui, je me sens seule sans lui et il me manque terriblement. Je crois que je ne me remettrais jamais de sa disparition et j’ai du mal à l’accepter. Il était pur et rempli d’amour. Je savais qu’il m’aimait. Dès fois j’entends le parquet de la chambre craquer et je suis sûre que c’est lui. Une fois, je l’ai réellement senti, monter sur le lit et s’approcher de moi.

 Mes questions sont les suivantes :

  • Je souhaiterais savoir s’il a réussi à passer dans l’au-delà même si je le pleure encore presque tous les jours ?
  • Pourquoi m’a-t-il quitté si tôt ?
  • Quelle était sa mission envers moi ?
  • A-t-il souffert lors du choc avec la voiture ?
  • A-t-il été heureux pour tout ce que j’ai pu lui apporter ?
  • Est-il à mes côtés et me protège-il ?
  • Va-t-il revenir auprès de moi ?
  • Avait-il un lien avec Moustique, un chat que j’ai adopté et élevé au biberon en 2008, qui lui ressemblait comme 2 gouttes d’eau et à disparu 1 an après ?

Même si je lui dis les soirs en faisant ma prière, dites-lui que je l’aimerai toute ma vie, qu’il était unique et qu’il est irremplaçable. Que je pense à lui tous les jours et qu’il me manque.

J’ai recueilli depuis, 2 chats de mon compagnon qui vivaient chez sa mère et n’étaient pas du tout heureux. Je leur apporte juste de l’amitié. Je ne veux pas qu’il croit que je l’ai remplacé, qu’il ne m’en veut pas de les avoir recueillis. Qu’il sache que c’est juste pour leur apporter une meilleure fin de vie et que personne d’autre ne prendra sa place dans sa maison qui restera la sienne.

 Enfin, depuis qu’il est parti, j’ai décidé de ne plus faire de ma vie une routine alors j’entreprends de nouvelles choses dans ma vie privée ou professionnelle. Alors qu’il sache aussi que tout ce que je fais maintenant c’est pour lui, pour pas qu’il ne soit décédé pour rien.

Après lui avoir lu le contenu, il s’est levé pour venir vers moi, et il m’a dit :

Oui je sais que mon départ la plonge dans une grande souffrance, je sais que je lui manque et je savais aussi que tu allais venir me voir, parce qu’elle est dans l’incompréhension totale, parce qu’elle a du mal à accepter mon départ, parce que sans moi la vie lui est difficile. Cela me fait beaucoup de peine et me rend très triste pour elle.

Elle a un cœur énorme, rempli d’amour et de compassion pour les gens et surtout les animaux, et elle ne mérite pas de vivre une telle souffrance. Je m’en veux, je suis parti bien trop vite car je n’ai pas été prudent ce soir-là. Je me suis fait éblouir par les phares de cette voiture, et au lieu de rester au bord de la route, le l’ai traversée et le choc a été violent. Je suis aussitôt sorti de mon corps, tellement que ça a été brutal et je n‘ai pas souffert.

Qu’elle soit rassurée, c’était bien trop rapide, et du temps que je réalise, la voiture avait freiné brusquement et elle est repartie aussitôt. Mais ça n’aurait de toute manière rien changé, lorsque je me suis vu couché sur le bord de la route, je savais que c’était fini pour moi, que je ne pourrais plus réintégrer mon corps physique.

J’ai tout de suite pensé à toi en ce jour de Noël, et j’ai eu très mal pour toi, car je savais que ce drame serait terrible à accepter et que ta douleur serait vive. Pardonne-moi ma petite maman, pardonne mon imprudence, moi qui aimait tant aller vadrouiller à droite et à gauche, moi qui aimait fureter dans les alentours, dans les jardins des voisins. En ce jour de Noël je n’ai pas eu de chance et mon départ si brutal et non préparé, rajouté à ta grande détresse m’ont évidemment retenu dans ce bas astral et m’ont empêché de faire le passage.

Jusqu’à il y a environ 2 semaines, où tu as eu un petit déclic et que ton âme tourmentée a compris qu’il fallait que tu changes la manière de voir les choses. En pleine conscience tu as décidé de changer ta manière de vivre, et depuis peu tu as aussi compris qu’il était important de changer ta manière de penser. Cela m’a permis de m’éloigner de toi et d’emprunter ce magnifique chemin de lumière que j’ai aussitôt trouvé sur ma route. Et si aujourd’hui je reste encore là, c’est parce que je savais que tu allais me contacter et me permettre d’avoir un échange, qui te permettra à toi de faire enfin la paix et de retrouver un peu de sérénité dans ton cœur et ton esprit.

Je lui ai dit qu’après notre échange je l’accompagnerai jusqu’au pont des fleurs pour l’aider à faire le passage au jardin des animaux.

Cela lui fera le plus grand bien de me savoir dans la lumière au paradis des animaux. Dis-lui que je l’aime d’un amour pur et profond et qu’elle me manque aussi. Dis-lui que même si j’étais encore pendant tout ce temps dans son entourage au quotidien, ici ce n’était plus ma place et je leur pompais leur énergie. Dis-lui que lorsque je serai là-haut, je pourrai enfin lui envoyer de bonnes ondes et veiller sur elle et la protéger. Tant que j’étais ici-bas je ne puisais que sa force et cela aurait fini par la rendre malade ou dépressive. Depuis que je me suis éloigné vers la lumière elle se sent déjà mieux, et après le passage elle pourra enfin commencer son travail de deuil.

J’étais un chat de type timbre-poste et ma mission consistait à lui apprendre le détachement affectif. J’étais là pour lui apprendre à aimer d’une manière fluide et sans dépendance ni co-dépendance, d’apprendre à avoir confiance en elle et en la vie, afin de lui permettre de construire une vie de famille, et on ne peut pas dire que j’ai rempli mon travail et que ma mission auprès d’elle est terminée. Oh non il y a encore beaucoup de travail à faire avant l’arrivée de ce bébé qui changera sa vie.

Dis-lui que je l’attendais dans cette famille, elle l’a capté de suite, je n‘avais rien à voir avec ces gens, je n’avais aucun lien avec eux, mais avec elle si, et elle l’a compris au premier regard. Mais oui que j’étais Moustique, mais oui que tu as retrouvé ce jour-là le bébé que tu as élevé au biberon et qui s’est fait percuter par une voiture à l’âge où tu m’as retrouvé. Ce ne sont pas des hasards, nos âmes sont reliées depuis bien longtemps, et où que nous soyons nous nous croisons et retrouverons encore et toujours.

J’ai eu une vie de chat presque meilleure que celle d’un humain, car tu m’as aimé, choyé et câliné tout en me laissant la liberté de vivre mes petites aventures, et toutes ces années auprès de toi ont été du grand et pur bonheur. Tu es ma maman, mais surtout ma moitié, mon âme sœur. Tu as à travers moi, chérit et rempli ton petit enfant intérieur de tendresse, car tu avais besoin de te reconnecter à la source et à ton toi profond pour pouvoir avancer sur ton chemin.

Sans moi ta vie de couple n’aurait pas connu la force, la foi et l’équilibre que tu lui connais maintenant. Et sans moi et mon départ tu n’aurais pas eu le déclic de comprendre qu’il faut vivre dans le présent, dans le ici et maintenant et profiter de chaque instant de la vie pour se nourrir et lui apporter une richesse quotidienne par des petits plaisirs et surtout des actions. Cela te stimule et met de la volonté dans tout ce que tu entreprends.

C’est tout à ton honneur d’avoir recueilli ces deux compagnons, mais ne passe pas à côté de la mission que tu as envers eux. Tu les as adoptés parce qu’ils n’étaient pas heureux, alors donne leur tout l’amour que tu as en toi et qu’ils méritent. Sans cela tu vivras encore une fois dans le passé, le passé de moi et pas dans le ici et maintenant. Je sais que je suis irremplaçable dans ton cœur et que personne d’autre ne prendra ma place, mais je sais aussi que tu as assez d’amour pour nous tous et les en priver ce serait avant tout te priver toi de te faire du bien à toi. Alors donne leur toute la tendresse que tu as en toi et n’oublie pas que nos âmes sont reliées où que je sois et que tous les deux, lorsque tu seras prête, nous nous retrouverons.

C’est toi qui décideras sous quelle forme et lorsque le moment sera opportun pour toi. La rencontre sera à nouveau une évidence, une certitude et moi en attendant mon retour auprès de toi sur un plan terrestre, je me repose et me ressource. Je serai prêt lorsque tu le seras.

Puis tous les deux nous nous sommes avancés sur ce beau chemin de lumière, et lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, il m’a fait un clin d’œil,  m’a dit merci et l’a traversé en sautillant pour se noyer dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir « Petite gueule » !

Lorsque je suis arrivée sur le chemin, Lola était assise, le regard triste et vide. Elle semblait perdue, je l’ai appelée doucement par son nom, elle a levé la tête vers moi et je lui ai expliqué qui j’étais et que j’avais des messages et des questions de la part de sa gardienne. Avant même que je ne lui ai lu le  contenu, ses yeux ont changé d’expression et je pouvais à présent y lire une lueur d’espoir. Elle s’est levée pour venir à côté de moi pendant que je lui lisais le contenu :

Nous avons accueilli une petite chatte de 2 mois une semaine avant son décès.

J’aimerai demander à Lola si elle est partie plus vite du coup ?

Et si elle m’en veut ?

La semaine avant sa mort, je me suis fâchée et lui mis des coups que je regrette car elle faisait ses besoins devant moi le temps que je ramasse les restes dans mon garage, sa caisse était propre…et à quelque mètre.

Je lui demande de me pardonner pour cela, je m’en veux terriblement.

 Je suis désolée aussi pour ces 2 dernières années de disputes avec Nouky que nous avions recueilli tout petit, il s’était perdu…

Je regrette nos moments d’amours qui se sont petits à petits éloignés à cause du territoire disputé avec Nouky et de sa douleur liée à la maladie. 

 Je rêve qu’elle s’incarne dans notre nouvelle petite Plume mais ce n’est peut-être pas possible puisqu’elles se sont croisées une semaine ?

J’aurai dû attendre avant de reprendre un chat.

Je souhaite que Lola revienne.

 M’en veut-elle d’avoir toujours évité l’euthanasie ?

J’aurai peut-elle dû le faire la veille (elle est partie en 24h.)

 Mes séances de magnétisme ont-elles été efficaces ?

J’ai eu peur de faire l’effet contraire et la dernière fois que je l’ai fait j’ai ressenti quelque chose de très lourd, une fatigue extrême, qu’il n’y avait plus rien à faire.

Mais j’ai peur de lui avoir mis une charge au lieu de la soulager…

 Merci Lola pour tout cet infini amour et tes enseignements que tu m’as appris : c’est à travers tout l’amour que j’ai pour toi : je l’ai réalisé c’est grâce à toi que je m’aime et que je peux donner.

J’ai réalisé grâce à toi que moi aussi je pouvais donner de l’amour puisque je te donnais tant…

 Ma Lola, je t’aime, tu me manques tellement, reviens vite.

Tu es la plus belle chose qui me soit arrivé dans cette vie, tu es un maître.

Quelle chance d’avoir reçu ton amour, je te remercie et te souhaite tout ce qui a de plus merveilleux.

Merci de t’être battue pour rester avec nous.

Merci de m’avoir protégée à plusieurs reprises, tu as été une compagne fabuleuse et très rassurante comme personne.

Tu m’as sauvé Lola. Merci mon amour. 

 

Dès que j’eus terminé, son regard avait repris un ai