Lorsque je suis arrivée sur le chemin, Angie m’attendait le regard très triste. Lorsqu’elle m’a aperçue, avant même que je ne me présente et lui explique qui je suis et la raison de ma présence, elle m’a dit :

Merci mon Dieu, merci d’être venue, merci à ma maman d’avoir fait appel à toi car rester ici dans cette noirceur, rester à l’accompagner dans son quotidien comme son ombre, la suivre dans son environnement et lui pomper ses ressources et toute son énergie nuit et jour, n’est bon ni pour elle ni pour moi. Je suis très contente que tu sois là, cela me rassure quant à notre devenir, car nous avons toutes les deux besoin de ton aide, moi pour faire le passage et elle pour pouvoir faire son deuil.

Je sais que je lui manque, ma présence physique lui manque, même si je suis toujours encore à ses côtés, elle ne peut plus me voir ni me câliner. Ce départ si brutal a été d’une violence extrême pour elle et elle ne peut pas le comprendre et encore moins l’accepter. Et moi je reste là, sur ce chemin gris et austère, alors que pour pouvoir me ressourcer et pour pouvoir lui revenir j’ai besoin de monter au jardin des animaux. Ici ce n’est plus ma place même si je ne sens plus aucune douleur, même si je me sens de nouveau très légère dans mon corps, même si je me sens flotter dans les airs et autour d’elle, je ne suis pas bien.

Ma pauvre âme est en errance et tant que je reste entre deux, tant que je ne peux me libérer et aller vers ce magnifique paradis des animaux, je suis malheureuse et j’ai de la peine, beaucoup de peine pour elle et pour moi aussi.

Je l’ai rassurée et je lui ai promis qu’après notre échange je la guiderais jusqu’au pont des fleurs, mais que j’avais avant des messages et des questions à lui transmettre de la part de sa gardienne :

Angie ma petite Ange, ton départ m’a dévastée… C’était le jour même de ton anniversaire, Quelle tristesse..! Je m’interroge :  » était-ce à cause d’une faute médicale ou bien était-ce ton Heure de partir? Et Où es-tu maintenant?? « 

Tu as beaucoup souffert mon Bébé et je sais que désormais, tu dois aller vers la Lumière, mais si c’est possible, j’aimerais que tu restes encore un peu avec moi dans la maison, dans la voiture et la nuit, comme on le faisait au quotidien..
Je pleure beaucoup et je t’appelle mais ma souffrance est si grande que je ne te perçois plus… à mon grand désespoir..!

Dis-moi si tu te réincarneras bientôt? Donne-moi un signe ma p’tite Angie, tu me manques tellement..!!

Repose-toi mon Bébé, je t’attendrai le temps qu’il faut. Je te serre fort dans mes bras et je te fais tout plein de Bisous-tendresse sur ton pelage si doux.

ANGIE, JE T’AIME TRES FORT ET POUR TOUJOURS..!
Ta Maman.

Dis-lui que je sais que mon départ la plonge dans une terrible souffrance, dis-lui que je sais qu’elle est en grande détresse, j’ai tellement mal pour elle et lui demande pardon pour la grande douleur que je lui inflige. Elle est dans le déni total, elle a du mal à l’accepter et cette épreuve la fragilise à un tel point que depuis que j’ai fait le grand saut elle est dans la tourmente et ne vis qu’à travers moi. Tout ce qu’elle fait, tout ce qu’elle entreprend c’est avec l’espoir que je suis toujours là, à ses côtés, et que je ne l’abandonnerai jamais.

Mais il faut que tu lui expliques que mon départ n’est pas un abandon, mon âme est éternelle et a besoin de monter dans l’au-delà pour pouvoir se reposer et se ressourcer pour pouvoir réparer mon corps physique afin de préparer mon retour. Il faut qu’elle soit dans l’obligation, même si mon absence en attendant mon retour lui pèse terriblement, de me laisser partir pour son bien à elle surtout, sans cela elle va tomber malade.

Dis-lui que je l’aime, elle est ma maman et j’étais son bébé, sa petite princesse. J’ai vécu une vie merveilleuse avec elle. Je me suis sentie aimée, choyée, câlinée et je ai jamais manqué de rien. Tu m’as considérée comme ta petite fille et perdre un enfant c’est perdre une partie de soi, tu as déjà vécu ça c’est terrible. C’est ce que ton petit enfant intérieur ressent et a du mal à accepter, c’est compréhensible et légitime. Tu te sens vide, démunie, totalement dévastée et c’est si difficile de te raisonner.

Il faut que je te dise que je préparais mon départ. Ce n’était pas une erreur médicale. Les tensions que j’avais dans ma vessie et les difficultés à uriner m’ont fait beaucoup souffrir, les énergies de la vessie ne fonctionnaient pas correctement et les toxines ne s’éliminaient pas, mes reins étaient en grande souffrance aussi. Cela m’a beaucoup fatiguée et je me réfugiais souvent dans mon corps astral pour le supporter et le gérer. C’est mieux pour moi de remonter et de faire un petit passage dans ce haut-lieu magique pour pouvoir te revenir en pleine forme dans un corps physique d’un petit spitz, car tu as bien envie de me retrouver sous la même apparence physique.

Lorsque j’aurai rejoint le jardin des animaux, tu te sentiras apaisée et tu pourras commencer ton travail de deuil. Tant que je reste en errance, tu ne peux retrouver la paix dans ton cœur et ton esprit. N’aie pas peur d’abandonner ou de changer tes habitudes, croyances ou autres pensées, un trop grand attachement à des mémoires négatives, à des souffrances, nous amène à rester figés dans notre vie, à nous cristalliser, et lorsque ces énergies ne sont pas évacuées elles finissent par arriver dans notre corps physique et le rendre malade.

Ne désespère pas, ce ne sera pas long, l’espace-temps là-haut n’est pas du tout le même qu’ici-bas et je n’ai besoin que de très peu de temps pour me ressourcer. Je te reviendrai pour continuer notre belle aventure ensemble.

Ma mission consiste à t’apprendre à te reconnecter à ton petit enfant intérieur, à la source et à t’ouvrir à l’amour inconditionnel. Elle n’est pas terminée et je te reviendrai pour continuer mon travail et t’aider à grandir spirituellement et à avancer sur ton chemin. Nous étions très complices, très fusionnelles et nous avons encore beaucoup de belles choses à vivre ensemble. N’aie pas peur, la peur est un obstacle et entrave notre foi. Lorsque j’aurai fait le passage, je t’enverrai des signes, et lorsque tu te sentiras prête et que tu te mettras à ma recherche, je me mettrai sur ton chemin. N’aie pas peur, le doute ne te sera pas permis, tu sauras me reconnaître au premier regard, ce sera une évidence pour toi, car tu es moi et je suis toi. Je t’aime ma petite maman et je te suis si reconnaissante de m’aider aujourd’hui à enfin rejoindre cet endroit paradisiaque, le temps de redescendre sur terre.

Puis elle est venue à côté de moi et ensemble nous avons emprunté ce chemin qui au fil de nos pas devenait de plus en plus lumineux. C’était un chemin de sable avec des paillettes dorées qui étincelaient de partout. Lorsque nous sommes arrivées devant le pont des fleurs, je me suis arrêtée, elle m’a fait une léchouille sur la main pour me remercier, puis elle l’a traversé et s’est noyée dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir Angie, petit Ange roux !