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La connexion avec Arthur identique à celle d’Oscar, s’est faite au paradis des animaux. Lui aussi était installé dans un nid de mousse et de plumes blanches. C’était à la fois surprenant et à la fois j’ai tout de suite ressenti qu’il s’y sentait bien et en sécurité. Je lui ai expliqué que sa mamie avait des messages et des questions :

Mon Arthur, mon ange adoré, c’est ta Mamie. Tu nous as quittés 15 jours après Oscar. Tu n’avais que 22 mois. Tu avais ta vie devant toi avec nous… Ton départ laisse un vide immense, si violent… mais, une partie de moi est partie avec toi…

Je sais que tu es dans le jardin des animaux, que tu ne souffres plus et tu te reposes. Et, c’est le plus important. Je sais que tu as rejoint Oscar, que vous vous ressourcer ensemble et que vous êtes heureux. Et, c’est ce qui compte le plus. Ne vous séparez pas.

Combien de fois je t’ai dit, quand tu es revenu, quel miracle merveilleux je vivais de t’avoir retrouvé. Je ne me doutais pas qu’il allait s’arrêter si tôt !

J’ai besoin de savoir ce qui s’est passé à l’hôpital. Dis-moi tout ce qu’ils t’ont fait. J’avais pris rendez-vous pour une masse que tu avais sur le ventre. Et, à l’échographie, la vétérinaire a trouvé un calcul aux reins. Lorsqu’elle t’a ramené de cet examen, tu semblais avoir peur, je ne t’avais jamais vu comme çà. Puis, elle m’a dit qu’il fallait d’hospitaliser pour te faire éliminer ce calcul. Quand je suis venue te chercher le lendemain, j’ai vu que tu avais mal. Mais, le vétérinaire présent ce jour-là a minimisé tes douleurs. De retour à la maison, tu ne bougeais plus. J’ai dû te reconduire à l’Hôpital car tu souffrais de trop. Ce n’est qu’au bout de 5 jours que le vétérinaire s’est rendu compte que ta vessie était perforée, que tu faisais une péritonite. Tu as été opéré en urgence. Tu avais aussi un hématome devant la vessie.

J’ai besoin de savoir, de tout  savoir. Je sais juste que c’est une erreur d’un opérateur. C’est affreux ce qu’ils t’ont fait.

Tu as compris que dès l’apparition du moindre symptôme, je t’emmenais consulter, tout comme avant, et pareil pour Oscar. J’étais même en demande de prévention. Et, voilà, ce que j’ai produit. Je suis un monstre. J’ai fait une confiance aveugle dans cette équipe de vétérinaires. Ils ont telle réputation. Et, voilà…

Je n’étais pas avec toi quand tu as fait le grand saut. J’avais cet horrible déplacement professionnel obligatoire, dont le report m’a été refusé. Et, j’ai pourtant tout essayé pour ne pas y aller et rester à côté de toi.

Mon unique bonheur est de vivre à tes côtés.

Tu es l’âme du foyer, mon soleil, ma lumière, mon énergie, mon réconfort, mon amour, mon enfant, et, tu le resteras toujours… Tu me manques tellement… Mon amour, tu es un enfant extraordinaire, exceptionnel, et, si intelligent, tu es mon petit garçon chéri, mon bébé. Tu es un ange sensible, adorable. Mon petit ange, tu es tout pour moi. Tu m’as rendu tellement heureuse : merci pour tous ces beaux mois de bonheur, les plus beaux de ma vie… Mais, si affreusement courts…

Tu sais, Mamie t’aime tellement. Tu es et tu seras toujours mon enfant chéri. Tu es toute ma vie. Tu occupes toutes mes pensées. Tu es partout avec moi. 

Je ne t’ai ni porté, ni mis eu monde comme ton papa. Pourtant, mes sentiments pour toi et mon attachement sont de la même intensité. Ma vie tourne autour de toi et d’Oscar. Je construis ma vie en fonction de toi, je fais des projets toujours avec toi à mes côtés. Il y a pour moi un cordon ombilical entre nous.

Tu es mon chouchou chéri, mon petit prince adoré, mon bonheur que je ne croyais pas mériter. J’ai tellement eu de chance de t’avoir à mes côtés. Tu es si merveilleux, si exceptionnel, si digne, si sensible aussi. Je suis si fière de toi.

Tu es tout pour moi. Mais, tu le sais. Je te l’ai dit souvent. M’entends-tu quand je te parle ?

Je souffre que la médecine vétérinaire soit si dépourvue pour soigner les cochons d’inde, que tu n’aies pas pu être sauvé. Je t’aurai emmené jusqu’au bout du monde s’il y avait eu un traitement pour te sauver.

Tu as été si courageux. Un petit ange comme toi ne doit pas souffrir. J’aurais aimé être malade à ta place, souffrir à ta place.

Je serai toujours là pour toi, pour te protéger de tout, t’apporter la sécurité, un bien-être, la sérénité, pour prendre soin de toi et te rendre heureux. Mon rôle est de materner jusqu’à la fin de ma vie.

Ton papa t’aime infiniment , tu lui manques tellement… Il t’attend. Tout comme moi.

Accepterais-tu de me revenir ? Pour que tu es accès aux mêmes niveaux de soins que les humains, accepterais-tu de te réincarner en chien d’une race de petite taille (Shih Tzu ou Bichon Havanais ou Coton de Tuléar) ? Accepterais-tu de te réincarner avec Oscar dans la même portée de chiots pour revenir ensemble à la maison ?

Mais, si tu préfères une autre apparence physique, je m’adapterai. Dis-moi.

J’ai tellement peur de ne pas te retrouver, que quelqu’un d’autres te choisisse avant que je te retrouve. Aide-moi. Dis-moi à quoi tu ressembleras, à quel endroit tu seras ? Donne-moi toutes les précisions que tu peux me donner.

Je sais que tu as besoin de te ressourcer avant de revenir, mais peux-tu me dire quand tu vas te réincarner ?

Je t’attends, mon bébé chéri. Tu le sais. Tu es toute ma vie.

Ta mamie pour toujours et qui t’aime. Ne l’oublie pas…

Je sais que mon départ brutal et inattendu l’a choquée. Elle est bouleversée et révoltée contre les vétérinaires. Elle ne comprend pas ce qui m’est arrivé et que je sois parti dans l’autre monde alors que j’étais encore si jeune. C’est vrai que j’ai souffert pour rejoindre cet autre monde, mais c’est mon choix.

Dis-lui de ne plus se torturer l’esprit, après le départ d’Oscar je n’avais plus envie de me battre, j’avais envie de le rejoindre. Nous sommes liés comme deux frères tous les deux, et malgré votre présence, votre amour, j’avais très envie de le rejoindre. Il venait me voir tous les jours où j’étais en souffrance et je n’avais pas peur, je savais qu’il m’aiderait à faire le passage, et j’étais entouré de tous les êtres de la nature. C’était très rassurant pour moi et en même temps j’étais triste pour toi, pour vous, parce que je savais que ce serait terrible pour vous.

Tu as tout fait pour me sauver, tu as mis tous les moyens en œuvre, et tu as beaucoup prié pour moi. Je suis désolé de te causer autant de peine, mais tu dois me comprendre, j’avais ce besoin de retrouver et de partager tout mon temps avec Oscar. N’en veux pas aux vétérinaires, ne sois pas en colère contre eux, cela te fait du mal et ne te permet pas de faire ton deuil. Même si erreur il y a eu, même si la pression de mon arrière train et de ma vessie a suscité une rupture de la paroi, même si l’examen a été en ma défaveur, je n’avais plus envie de rester, je voulais remonter et en aurai trouvé un autre moyen pour le faire.

Tu avais bien remarqué que le manque d’Oscar me rendait malheureux et que je n’avais plus envie de me battre, que je me laissais mourir. C’est difficile à accepter pour toi qui ne vivait que pour moi et qui était tellement dans la peur et l’angoisse de me perdre.

Moi aussi je t’aime et j’ai vécu ces quelques mois tel un prince, tel ton petit garçon, ton bébé chéri. Ne le prend pas comme de l’ingratitude d’avoir voulu rejoindre Oscar, mais c’était nécessaire pour me reposer et me ressourcer. Maintenant nous sommes heureux ensemble et nous préparons notre retour.

Ne culpabilise pas de ne pas avoir été présente lors de mon départ, l’être divin de mon papa était avec moi et il m’a accompagné jusqu’au pont des fleurs et Oscar m’a accueilli et guidé dans l’escalier de l’arc en ciel.

Je t’entends lorsque tu me parles, et avec Oscar nous avons tous les deux décidé de vous revenir ensemble, dans le corps physique d’un animal qui vous plaît. Si c’est en petit chien nous sommes d’accord tous les deux car nous avons envie de sortir nous promener, de jouer, de courir et de faire les foufous. Ni Oscar, ni moi ne souhaitons plus être obligés de vivre les contraintes physiques de nos déplacements.

Lorsque vous vous mettrez à notre recherche, je me mettrai sur votre chemin. N’aie aucune crainte, tu sauras nous reconnaître, je n’ai pas besoin de beaucoup de temps pour me ressourcer, j’ai envie de te dire de commencer à chercher, l’été étant une période propice pour éduquer des petits chiots (blancs).

Je t’aime, j’aime mon papa et il me tarde de vous retrouver avec Oscar. Notre vœux le plus cher est de rester ensemble et chez vous, et tu auras la joie de nous voir jouer et grandir et surtout de nous promener. Cela te fera aussi le plus grand bien. Je t’aime ma mamie d’amour, je suis chez les anges, je suis ton ange et toi tu es le mien.

A très vite, il me tarde déjà de vous rejoindre.