La rencontre avec BIANKA s’est faite sur un chemin parsemé d’herbe et de petites fleurs blanches et jaunes. Elle était assise et avait un regard très nostalgique. Je me suis approchée doucement, je l’ai appelée par son nom, elle a levé la tête vers moi et ses yeux ont changé d’expression. Je pouvais y lire de la curiosité, puis son regard semblait exprimer un besoin, une attente.

Je lui ai expliqué que sa gardienne m’envoyait vers elle pour lui transmettre des messages et lui poser des questions. Elle s’est levée doucement pour venir vers moi. Cette fois-ci son regard exprimait de la joie et de l’impatience. Sans attendre je lui ai lu les contenus :

Les questions à poser sont :

Pourquoi est-elle partie ce vendredi 26 Avril 2019 ?
Est-ce qu’elle souffrait depuis longtemps ?
Est-ce que si on avait fait les injections la nuit elle serait encore parmi nous ?
Elle est avec qui au ciel ?

Les messages à transmettre sont : 

Je te considérais comme mon enfant, tu m’a apporté beaucoup de bonheur, de joie, de câlins, tu me manques beaucoup, c’est un très grand vide sans toi .

Je T’aime très fort ma fille, tu seras toujours dans mon cœur, je ne t’oublierais jamais.

Quelle joie d’avoir de ses nouvelles, que je suis contente et heureuse d’avoir son message et que je puisse, grâce à toi, répondre à ses questions. Je commençais à m’inquiéter depuis le temps que je suis partie, mais la souffrance de mon absence et surtout sa culpabilité m’empêchaient de partir au jardin des animaux.

Je suis restée tout ce temps dans son entourage et je l’accompagne dans son quotidien. Cela n’est pas bon, ni pour elle, ni pour moi. Tant que je reste, je leur prends de leur énergie et ils ne peuvent, et surtout elle ma gardienne ne peut faire son deuil, et moi ça m’empêche de me reposer et me ressourcer.

Dis-lui merci pour son message d’amour. Dis-lui que je l’aime, je me sentais être son bébé, sa fille et elle était ma maman, une tendre maman toujours très proche de moi, attentive à mes besoins, et les moments de tendresse que nous échangions étaient des moments privilégiés. De purs moments de bonheur, j’ai eu la chance de vivre une belle vie de chien auprès d’elle et auprès d’eux tous.

Dis-lui de ne pas culpabiliser, la culpabilité crée des obstacles et cela m’empêche de monter, je ne m’en sens pas le droit, et je reste dans son environnement. Dis-lui que j’étais sur mon chemin, que je préparais mon départ depuis la fin de l’été dernier, et mon corps usé et fatigué méritait de se reposer. J’étais au bout du rouleau, mon cœur et mes reins ainsi que tout mon système digestif  n’arrivaient plus à gérer la situation. J’avais des bobos dus à mon âge et les douleurs me faisaient me réfugier dans mon corps astral de plus en plus souvent pour pouvoir les supporter.

Cela me permettait de tenir et de rester encore un peu auprès de vous, mais j’étais prête et les injections de cette nuit-là n’auraient rien changé ou tout au plus m’auraient prolongée de quelques jours. C’était pour moi le moment de souffler la bougie, parce que c’est la loi et que seul un passage au jardin des animaux peut nous permettre de vous revoir en pleine forme et de continuer notre belle aventure ensemble.

Ce vendredi était particulièrement difficile pour moi et pour toi qui ne voulait me laisser seule et j’ai décidé de faire le grand saut cette nuit-là. Mais mon âme est éternelle (seule mon enveloppe corporelle n’est plus), elle est reliée à toi et aspire à te revenir.

Ma mission auprès de toi consistait à t’aider à te reconnecter à ton petit enfant intérieur et le nourrir de tendresse à travers moi. Tu as manqué d’amour et d’affection, j’ai su te donner cet amour et cette confiance qui te manquaient. Depuis que je suis partie, il te manque ta moitié, tu ressens un grand vide à l’intérieur de toi et seule moi peut le remplir ce vide. Tu as besoin de mon énergie pour continuer à avancer sur ton chemin, et lorsque je me serai reposée et ressourcée, j’ai très envie de te retrouver. Ce ne sera pas très long, mais c’est toi qui décideras lorsque tu seras prête, et je me mettrai sur ton chemin.

Le départ, la séparation de son compagnon est une épreuve douloureuse pour vous les humains, mais vous donne la chance de pouvoir nous revoir dans le corps physique d’un animal en pleine forme et de vivre encore de belles années ensemble. Nous les animaux nous savons que nous ne faisons qu’un aller/retour dans un endroit magique et nous n’avons pas peur d’y aller. Seule votre souffrance nous empêche d’y accéder, mais maintenant que tu vas avoir mes messages, je me sens prête à faire le passage.

Puis elle a frotté sa tête contre ma main, je l’ai caressée et ensemble nous nous sommes mis en route sur ce chemin qui devenait de plus en plus lumineux. Plus nous avancions, plus il y avait de la lumière et des couleurs, des pavots d’un rouge éclatant, et arrivées devant le pont, elle m’a dit :

Merci, merci à ma maman d’amour, je l’aime tant et d’un amour inconditionnel, merci à toi pour ton aide, ton empathie et ta compassion.

Puis, en sautillant avec beaucoup de légèreté, elle a traversé le pont et s’est noyée dans l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir Bianka, paix à ton âme !