width=BONNIE, ta gardienne me demande de te transmettre un message et te poser quelques questions :

– bien évidemment pour lui dire qu’elle a toute mon affection, que je lui suis reconnaissante de s’être attachée à moi bien que son premier choix de cœur ait été pour ma fille (qui, lorsqu’elle a pris son indépendance, n’a emmené que sa chienne berger allemand Alfa mais ceci sans aucune mauvaise intention)

– pour lui demander si ces circonstances ont modifié sa mission de vie ? Avait-elle un rôle à jouer auprès de Danièle, qui ne s’est pas fait et de quoi s’est-elle chargée auprès de moi, ou peut-être de mon fils Jordan (qui vit avec moi) ?

– qu’elle sache également que mon fils a de l’affection pour elle, même si ses sentiments sont toujours bien cachés

– ensuite, mais en fait c’est le plus important pour moi, savoir si elle souffre, quels sont ses ressentis précisément et quel est son souhait pour sa transition. 

Il y aurait bien une prise de médicaments qui soulagerait certains de ses symptômes (soif et donc besoin d’uriner souvent) mais ce traitement demande un ajustement précis, qui entraînera des prises de sang répétées, pour ne pas tomber dans l’excès inverse et ne guérira pas la cause première.

Dis-lui merci pour son message et aussi de se préoccuper de moi et de mes souhaits concernant mon départ et de la manière de laquelle je préfère le préparer. Oui je lui suis très attachée, elle est ma seconde maman et je suis heureuse avec elle. Lorsque ma maman, ma grande sœur est partie j’ai été très triste et je ne comprenais pas la raison pour laquelle elle ne nous a  pas emmenées toutes les deux. Je pensais qu’elle m’aimait moins et j’ai aussi longtemps pensé que peut-être je ne faisais pas bien le travail que j’avais à accomplir auprès d’elle et qu’ALFA lui serait d’une plus grande aide.

Ces peurs ont cristallisé des énergies négatives dans mes reins et j’ai eu beaucoup de mal à saisir que j’avais fini la mission auprès d’elle, que ma présence à ses côtés devait l’aider à se détacher de sa maman, l’aider à construire sa vie et prendre son envol. J’avais bien réalisé ce travail et j’aurais sans doute été rappelée là-haut bien plus tôt si elle m’avait prise avec elle.

J’ai réalisé quelque temps après, qu’elle m’avait donné une seconde chance en me laissant avec toi, car bien entendu j’ai trouvé une mission, un travail à faire auprès de toi. Pas des moindres, certes, mais celui de t’aider dans ta vie de tous les jours, t’aider à la porter sans trop de tristesse et surtout t’aider à te détacher affectivement pour ne pas vivre dans la dépendance et la co-dépendance.

Tu es arrivée à gérer ton trop plein d’amour mais aussi d’inquiétude, et tu as compris qu’il appartient à chacun de porter sa croix tout en étant là pour l’alléger un peu et surtout tu as appris comment faire pour soulager la tienne.

J’ai bien accompli cette tâche et j’en suis très contente. Maintenant tu profites plus du moment présent et tes tiens. Je sais aussi qu’il (fils) a de l’affection pour moi, mais il faudrait qu’il fasse un grand travail sur lui pour apprendre à s’exprimer et sortir de sa zone de confort. Il manque de confiance en lui et c’est bien dommage car il mérite d’être connu.

Quant à moi, dis-lui que je suis sur mon chemin et que je prépare mon départ. J’ai soif, très soif et je sens souvent, très souvent le besoin de boire, mais je ne peux pas dire que ce sont de fortes douleurs. C’est un grand inconfort que je ressens dans mon corps, avec bien entendu l’envie de faire pipi très souvent et de devenir une source de tracas pour toi. Le traitement ne me parle pas, je ne peux pas savoir s’il va vraiment m’aider, la seule chose c’est que je n’aime pas les piqûres, cela me stresse et me crée des angoisses d’aller chez le docteur, mais c’est pareil pour tous mes congénères.

La seule chose que je peux te dire c’est que j’arrive à gérer les bobos surtout ceux liés à mon âge et que je ne suis pas en souffrance. J’aimerais bien encore rester un peu, je prépare ma transition et lorsque le moment sera venu, tu pourras m’aider à partir. Là tout de suite je ne suis pas prête et toi non plus, et si on ne me rappelle pas plus vite c’est que ça devait être comme ça.

Ne t’inquiète pas, je suis en paix avec moi-même et je profite de chaque instant avec toi, avec vous. Fait de même et quelle que soit la décision que tu vas prendre, ce seras la mienne aussi.

Je t’aime et te suis tellement reconnaissante pour toutes ces années passées auprès de toi, pour ton amour et ta générosité. Tu as énormément d’empathie et la vie n’a pas été des plus simples, tu mérites le bonheur et la paix dans ton cœur et ton esprit. Ne te fait pas trop de soucis pour tes compagnons de vie, sache que tu pourras toujours les revoir et que si tu le souhaites ils te reviendront reposés et ressourcés après un passage au paradis des animaux.

Communication du 13/10/2018

BONNIE, Danielle me charge de te transmettre un message :

Dans son message Bonnie dit avoir eu du mal à comprendre pourquoi je ne l’avais pas emmené avec moi lors de mon déménagement et qu’elle pensait que je l’aimais moins.
Je souhaiterais que vous lui transmettiez que je l’ai toujours aimée et que je l’ai laissée à regret je pensais que ça ferait beaucoup de peine à ma maman que je parte avec mes deux chiennes. Dites-lui qu’elle est le chien dont j’ai toujours rêvé et que je me souviendrai toujours de notre première rencontre et quand je l’ai vu j’ai su que c’était elle. Dites-lui comme je suis désolé qu’elle en soit tombée malade. Dites-lui comme je l’aime. Merci

Dis-lui merci pour son message, j’ai compris avec du recul qu’elle avait bien fait de ne pas m’emmener car j’avais terminé ma mission auprès d’elle, mais nous les animaux qui sommes totalement domestiqués, fonctionnons comme vous les humains. Son absence et celle d’Alfa m’ont pesé, j’étais triste et je pensais qu’elle m’aimait moins.

J’ai bien compris un peu plus tard qu’il n’en était rien, que son amour pour moi était toujours le même et je suis toujours très heureuse de la revoir. Dis-lui de ne pas culpabiliser, je sais aussi que si elle m’avait emmenée, je serais depuis longtemps au jardin des animaux. Ma mission étant terminée, on m’aurait rappelée là-haut, alors qu’en me laissant avec sa maman, auprès de qui j’ai trouvé une nouvelle mission, cela m’a permis de rester auprès d’elles et surtout d’accomplir une belle tâche auprès de sa maman.

Je ne lui en veux pas, au contraire je l’aime et je suis très contente de la voir épanouie et une maman heureuse. Je sais aussi que l’univers vous donne la chance de nous revoir et qu’un jour je la retrouverai.

Je me sens en harmonie et en paix avec moi-même, ma gardienne est une âme très généreuse empreinte d’amour et d’empathie pour les animaux et j’ai beaucoup de chance d’être restée avec elle. Je me sens très bien chez elle, ne t’inquiète pas, tout est comme ça devait être.