La connexion avec Cachou s’est faite dans cette belle clairière très fleurie qui se trouve après le pont des fleurs et avant l’entrée du paradis des animaux. Il était couché sur son ventre dans les herbes d’un vert fluo et était entouré de petites fleurs de toutes les couleurs de l’arc en ciel. Il s’amusait à regarder les papillons virevolter d’une fleur à l’autre, il y en avait des jaunes, des blancs, des oranges et des bleus. Les papillons bleus avaient la même couleur que le ciel, un ciel bleu sans aucun nuage et on pouvait ressentir une grande paix. Tout était en harmonie dans ce haut-lieu qui est le jardin réservé aux animaux.

Nous les humains n’y avons pas accès, ils sont dans la 5e dimension car reliés à Dieu, à la Source, alors que nous  les humains restons dans la 4e dimension. Je me suis approchée doucement, j’avais tout mon temps, c’est tellement apaisant et ressourçant que j’y passerais bien quelques jours de vacance, mais pour moi l’accès est instantané, je peux y venir pour communiquer avec les âmes qui sont de l’autre côté du voile, mais je ne peux y rester.

Après quelques instants Cachou m’a aperçue, il a tourné la tête vers moi, le regard très zen et les moustaches frémissantes, il s’est levé et s’est approché de moi. Je me suis présentée t lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions de la part de sa gardienne.

Je sais, je savais qu’elle aurait besoin d’avoir cet échange avec moi et je ne suis pas surpris de ta présence.

  • Je veux savoir s’il m’a attendu pour partir, s’il a bien vu que j’avais tout fait pour le sauver, s’il est parti apaisé dans mes bras, s’il est bien repassé me voir à la porte la première nuit, s’il est encore avec nous ou s’il a pris le pont de l’arc en ciel, et enfin s’il voit que je vais le voir à la forêt lui parler.

 

Tout d’abord je dois te rectifier.

Je l’ai regardé surprise ne comprenant pas ce qu’il voulait dire et il a ajouté :

Elle n’était pas ma gardienne, c’était moi son gardien. Elle est ma maman et même si j’étais son bébé, son petit Cachou bébé, son fils et qu’elle a pris soin de moi, m’a choyé, câliné et soigné comme son enfant, c’est moi qui avait la mission de veiller sur elle et de la protéger. On m’a envoyé vers elle, guidé (ancêtre, grand-mère ?) pour l’accompagner sur son chemin, pour la faire grandir et l’aider à construire sa vie affective et familiale.

J’étais là pour lui apprendre la coopération, à elle-même tout d’abord, puis avec les autres. Elle a un grand cœur rempli d’amour et d’empathie qu’elle met au service des autres, mais c’est parfois un peu difficile, car elle a aussi une forte personnalité et elle a parfois un peu de mal à gérer, à trouver le juste milieu entre se montrer, qui elle est au plus profond d’elle-même et garder une distance, une certaine réserve pour garder son intimité. C’est compliqué d’être entre deux, mais je sais, étant reliée grâce à moi à son petit enfant intérieur, à sa source qu’elle sait qu’elle a à l’intérieur d’elle une grande force qui va lui donner courage et confiance et lui montrer le chemin qu’elle doit prendre.

Dis-lui que je l’aime et que je sais que je lui manque. J’ai vécu une vie de lapin merveilleuse à ses côtés et ce furent des années de pur et grand bonheur. J’adorais lorsqu’elle me serrait dans ses bras et j’adorais lorsqu’elle caressait mes moustaches.

J’étais sur mon chemin et je préparais mon départ, cela faisait plusieurs mois que je préparais ma transition, j’étais prêt. Elle a tout fait pour m’aider et me guérir mais c’était le moment pour moi de tirer ma révérence, il n’y avait plus rien à faire pour moi si ce n’est de me prendre une dernière fois dans ses bras dans cette incarnation physique et de me faire des bisous pour m’accompagner vers la lumière. Je n’avais pas peur, je n’étais pas seul, j’étais bien entouré depuis quelques jours déjà et ils m’ont attendu et guidé de l’autre côté du pont après la première nuit où j’avais encore besoin de rester un petit peu avec toi, c’était trop cruel de ma part de faire le grand saut et te laisser dans un tel désarroi, dans une telle souffrance, et j’ai rejoint les êtres de la nature, ta grand-grand-mère que le lendemain. Cela n’a rien changé à mon ascension, j’ai bien traversé le pont et l’escalier de l’arc en ciel et je me suis déjà bien reposé et ressourcé.

Je peux de nouveau courir, jouer et m’amuser, et tout à l’heure j’irai rejoindre mes congénères et je continuerai à me ressourcer et surtout à préparer mon retour. Tu sais ma petite maman, nous étions déjà ensemble dans ton enfance et je te reviendrai encore. Nos âmes sont reliées et le resteront où que je sois. Bien sûr que je te vois et que j’entends lorsque tu me parles dans la forêt, mais n’oublie pas ce ne sont que les restes de mon corps physique, mon âme est éternelle et elle perdure dans ce haut-lieu magique, et aspire bien entendu à te revenir sur un plan terrestre.

Nous avons encore de belles choses à vivre ensemble et la petite famille attend mon retour. Je vous aime, vous êtes mon papa, ma maman, ma petite sœur et je suis pressé de vous retrouver pour continuer notre belle aventure ensemble. De là où je suis je peux vous faire des signes, des petits coucous mais c’est bien différent de pouvoir se manifester physiquement et d’avoir des câlins et de la tendresse. Cela te manque de passer tes doigts dans ma fourrure, de sentir mon odeur, alors ne réfléchis pas et mets-toi à ma recherche et je me mettrai de nouveau sur ton chemin. Dès que tu te sentiras prête, moi je le serai.

Alors à très vite ma tendre et douce maman, même si tu as une autorité naturelle en toi, j’adore cette douceur que tu dégages, tu es une belle âme et je suis si fier de toi. Je t’aime.