Ta gardienne ma charge de te transmettre un message Choupa :

Depuis la mort de nos deux chattes, Pépite et Frida , elle entre dans notre domicile pour uriner dans la salle de bain ou la chambre d’ami. C’est une petite chatte très mignonne et gentille .
J’aurais aimé que vous puissiez faire avec elle une communication animale pour lui dire que c’est très agressif pour nous quand elle arrive de l’extérieur pour entrer dans la maison et uriner. Nous l’aimons de tout notre coeur même si elle doit partager notre amour avec les cinq autres chats restants . Nous aimerions qu’elle urine dans les litieres mises à sa disposition.

Pendant que je lui lisais le contenu, elle baissa les yeux l’air confus pour me dire :

Je suis désolée, je suis profondément désolée pour les malpropretés que je leur inflige. Je me sens ingrate, elles m’ont adoptée, et même si ça ne fait pas très longtemps que je rentre dans la maison, je me sens chez moi ici. L’odeur et la présence des autres chats me dérangent. J’ai besoin de me sentir être la privilégiée sur le territoire et dans leur cœur, et d’aller sur une litière où il y les émanations des pipis des congénères est stressant, très perturbant pour moi.

Dis-leur merci pour leur message d’amour et dis-leur que moi je les aime fort aussi. Je suis arrivée chez eux parce qu’on m’a déposée loin de chez moi en voiture, et j’ai eu la chance de les trouver et on m’a toujours bien traitée depuis. On me nourrit, on me câline et je me sens toute honteuse de leur faire subir ces  désagréments. J’ai besoin d’aide pour arriver à maîtriser ce comportement ignoble, toute seule j’ai du mal, c’est un réflexe automatique que je ne sais comment maîtriser, mea culpa.

Je comprends que cela soit désagréable et intolérable. Je vais faire des efforts, je vous aime et je ne veux pas vous compliquer votre existence par mes attitudes qui vous agressent. Je m’entends avec les autres compagnons, je n’ai aucune rancune contre eux, c’est juste que j’ai ce besoin de me sentir un peu unique. Le syndrome de l’abandon est encore bien présent, et de me sentir exclusive à leur yeux, même si cela peut leur paraître être possessive, m’aide à mieux me sentir en sécurité. Je sais que je peux leur faire confiance, je sais qu’elles ne m’abandonneront pas en me délocalisant, mais les mémoires sont encore là et omniprésentes.