Ta gardienne me demande de te transmettre des messages et aimerait que tu répondes à ses questions Cookie :

Cookie
Mon Chachou comme je t’appelle régulièrement…
Je ne vais pas te demander comment tu vas car je sais pertinemment que ta bouche te souffrir…

Que penses-tu des injections ? Te soulagent elles encore ?
Souffres tu ailleurs ? Arrives tu à bien respirer ?

Pour la nourriture ca te convient ce que je te donnes ? Les croquettes mouillées ? La pâté ?

De quoi as-tu besoin ? Pour te reposer ?  Pour te nourrir ?

Si je peux t’aider ou améliorer ton  bien être. dis-moi le s il te plaît comment le faire.

Message :

Mon Chachou je veux que tu saches que je t’aime fort… très fort.
Je me souviens de notre rencontre… en faisant le du pâté de maison. je t’ai croisé.  Tu es venu vers moi. Je t’ai porté et fais plein de câlins. J’ai dû te laisser car ta famille t’attendais. Et puis quelques semaines suivantes, tu attendais sur la fenêtre de ma chambre et depuis je t’ai gardé…tu n’es jamais reparti vers ton ancienne famille.
Les enfants t’aiment aussi et sont peinés de savoir que tu es malade.
Tu es un chat exceptionnel. J’adore tes câlins tes « bisous » tes coups de tête

Se retrouver confrontée aux mêmes problèmes que j’ai eu avec ton « pote » Petit chat est terrible car je sais qu’il n’y a aucune issue à ce fichu virus…
Mais Je ferai tout ce qui est possible pour t’aider te soulager. Comme j’ai fait avec lui. je ne veux vraiment pas que tu souffres.
J’ai tellement de peine mon Chachou.

Je t’aime mon chat 

 

Pendant que je lisais le contenu, Coolie, l’air triste me regardait intensément, et dès que je me suis arrêtée, m’a dit :

Je sais que ma maladie est un véritable drame pour elle. Je sais que d’avoir le même virus que Petit chat est terrible pour elle. Elle connait ces souffrances et elle sait qu’aucune issue n’est possible. Je suis un chat qui a beaucoup vécu dans la rue, et il n’y a rien d’étonnant de savoir que je suis porteur du FIV, et cela sans compter les douleurs que ça génère dans ma bouche, me peine beaucoup pour elle, ma maman à qui je suis relié depuis tout temps.

Je n’avais rien à voir dans cette famille, c’est chez elle que je voulais venir et elle ma adopté, choyé et respecté comme son bébé, son petit garçon, comme ses enfants. Nous étions déjà ensemble (chat) et nous nous sommes reconnus tout de suite. Un coup de cœur, un réel appel du cœur et nous avons eu de la chance, nous avons fini par nous retrouver.

Dis-lui merci pour son message d’amour et dis-lui que moi aussi je l’aime d’un amour pur, profond et inconditionnel. Je les aime tous très fort, ils sont ma famille et je me sens en être un membre à part entière. De type timbre-poste, je suis chargé de lui apprendre le détachement affectif, lui apprendre à aimer en toute fluidité, sans dépendance ni codépendance. Ce n’est pas gagné, je n’ai pas terminé ma mission, il y a encore du boulot et j’espère pouvoir encore l’accompagner un peu.

Dis-lui merci pour sa bienveillance et les bons soins qu’elle m’apporte. Les piqûres me font encore du bien, je sens la différence après l’injection, mais c’est tout de même douloureux et de plus en plus compliqué pour me nourrir. J’aime la nourriture, mais si la pâtée était plus mousseuse, un peu plus molle ce serait peut-être plus facile. Et puis c’est difficile pour moi de baisser le museau dans la gamelle, cela me crée des tensions dans la bouche et la gorge. La respiration commence aussi parfois à être plus encombrée, et lorsque ça ne va pas trop, lorsque c’est un peu plus difficile, je me réfugie dans mon corps astral et tout devient plus facile à gérer et à supporter.

Dis-lui que je suis sur mon chemin, je prépare ma transition, elle le sait, il ne peut y avoir d’autre alternative, à moins d’un miracle et je crains que la médecine ne peut guère m’aider et me soulager plus. J’aimerais bien pouvoir encore vous accompagner longtemps, mais cela ne sera hélas possible que si je pars et  vous reviens après m’être reposé, ressourcé et réparé. Préparez-vous à me laisser partir et nous pourrons nous retrouver un peu plus tard dans un autre costume. Soyez confiants, il n’y a pas le feu, mais lorsque ce sera le moment, j’aimerais bien tirer ma révérence avec dignité.

De m’ôter toutes les dents oui, mais il faudra aussi soigner mon palais qui lui est déjà bien atteint. Quelles sont les garanties que le docteur peut te donner ? Peut-être serait-ce bien d’avoir un autre avis, tu vois, tout comme toi j’aimerais trouver la solution pour rester encore avec vous, même si je n’ai pas peur de partir. Je sais que la mort ne pourra pas nous séparer et que nous nous retrouverons de nouveau car mon âme qui est éternelle est reliée à la tienne et depuis très longtemps. De me sentir aimé, dorloté comme tu le fais est pour moi un immense bonheur et j’ai tellement de gratitude pour toi. De te voir me pleurer me fait du mal, accepte l’idée que nous devrons nous séparer un petit laps de temps et qu’après, lorsque tu te sentiras prête et te mettras à ma recherche, je me mettrai de nouveau sur ton chemin dans un corps en pleine forme et en bonne santé, et ton aventure avec ton chachou continuera.

Mais profitons du moment présent. Restons dans le ici et maintenant, je suis si content lorsque nous nous faisons des câlins, lorsque nous échangeons des grands moments de tendresse. Cela me fait plus de bien que tout le reste et c’est si bon de se sentir aimé. Je vous adore encore plus et pour toujours. A chat exceptionnel gardienne exceptionnelle oblige, et tu l’es. Ton cœur est rempli d’amour et d’empathie pour les animaux et tous les êtres de la terre, et ce n’est que du bonheur.