Lorsque je suis arrivée sur le chemin, Cookie le regard vide, sans expression m’y attendait. Il était assis, complètement figé à cet endroit triste et gris. Je me suis avancée doucement vers lui, et lorsqu’il m’a vue ou senti ma présence il a levé la tête, ses oreilles se sont dressées et j’ai aperçu un changement dans son regard, ses yeux exprimaient de la curiosité et sans doute de l’espoir. Chose qu’il confirma aussitôt en me disant :
Je t’attendais depuis quelque temps que je sais que tu vas venir, et j’attends cet instant avec beaucoup d’impatience. Ici ce n’est plus ma place et tant que je reste là sur ce chemin à regarder tristement vers l’horizon, de voir la belle et vive lumière qui enveloppe tout l’espace, et moi qui ne me sens pas le droit d’y aller, qui ne me sens le droit de la laisser, alors qu’à cause de mon départ ils se trouvent et surtout elle, ma maman dans une terrible souffrance, me fait de la peine, beaucoup de peine et je reste là à attendre qu’on vienne m’aider, qu’on me libère car ici ce n’est plus ma place et tant que je reste là, collé sur ce chemin ou que je la suis dans son environnement comme une ombre lui pompant son énergie, je ne peux me reposer et me ressourcer et elle, elle ne peut aller mieux. Elle ne peut faire le deuil et tant que je reste, elle sera dans une grande détresse et espère encore et toujours avoir fait un cauchemar.
Il s’est tu quelques instants et j’en ai profité pour me présenter et lui expliquer que j’avais des messages et des questions de la part de ses gardiens et surtout je l’ai rassuré et lui ai dit que j’étais aussi là pour l’accompagner et qu’après notre échange je le guiderai pour faire le passage.
Ouf, je me sens soulagé et elle le sera aussi, dis-moi, dis-moi que veulent-ils me dire ?
Sans plus tarder je lui ai lu le contenu
- Comment il se sent et où il est à présent ?
- Est-il près de nous ?
- A-t-il souffert de sa maladie? est-ce qu’il a tenté de nous prévenir ?
- A-t-il eu peur ou souffert avant de mourir ?
- Est-ce qu’il à mener une vie heureuse ?
- Quel est son plus beau souvenir avec nous ?
- A-t-il des regrets ?
- Est-il près de moi ou s’est-il manifesté depuis sa mort ?
- Quel message veut-il nous faire passer (à son père et à moi) ?
Notre message pour lui:
« Mon loup gris, mon bébé, mon amour, nous t’aimons d’un amour pur et inconditionnel. Ton départ nous brise et nos pensées ne sont que pour toi. Nous aurions aimé trouver la solution pour te soigner et avoir encore de belles et longues années ensemble. Nous regrettons de ne pas avoir vu les signes et pu te sauver. Notre plus grand regret est de ne pas t’avoir près de nous encore et encore, nous aurions aimé que tu sois près de nous lorsque nous aurons un petit bébé. Ton départ laisse un grand vide dans nos cœurs et dans notre vie et rien de saura le combler. Nous te remercions pour ton amour, ton soutien, ta joie et cette belle complicité! Tu es une belle âme et tu nous a tant appris! Tu as su développer en nous cet amour unique et nous te remercions de nous avoir permis de vivre toutes ces belles années et ces beaux moments avec toi.
Nous t’aimons mon loulou, nous sommes à jamais près de toi.
Je t’aime, je t’aime, je t’aime, repose en paix, tu le mérites »
Et pendant que je lui donnais le message, j’ai vu ses yeux s’embuer de larmes, son regard est devenu très brillant et les larmes tombaient sur son museau. Il les attrapait avec sa patte, les léchait, c’était un moment d’émotion intense, et j’ai moi-même ressenti un grand pincement à mon plexus solaire.
Que je suis content que tu sois là, que je suis heureux d’avoir ce message d’amour, ce beau message empreint d’amour mais aussi de regrets et de culpabilité. Dis-lui merci, merci pour toutes ces années de grand et pur bonheur que j’ai connu avec eux. Dis-leur merci de m’avoir soigné, d’avoir pris tellement de précautions pour que je me sente bien, d’avoir tant espéré me garder et surtout dis-leur merci pour tout cet amour qu’ils m’ont donné.
Je me suis toujours considéré comme leur bébé, leur fils, leur enfant et je me suis senti aimé, choyé, respecté. Du pur et grand bonheur et ils n’ont rien à culpabiliser, mes reins étaient malades, très malades et on ne pouvait rien pour moi. Cela aurait déjà pu m’arriver bien plus jeune et nous avons tout de même eu la chance de partager de longues années ensemble. N’ayez aucun regret, c’est sournois et vous ne pouviez pas le voir. Et puis je ne voulais pas non plus vous le faire voir.
Moi aussi je vous aime tous les deux d’un amour pur, profond et inconditionnel, et c’est à moi de vous demander pardon de vous faire autant souffrir. Je ne peux pas vraiment dire que j’ai souffert de cette maladie. Je me sentais souvent très fatigué, épuisé et je savais que ces toxines que je n’arrivais pas à éliminer empoisonnaient tous mes organes et toutes les cellules de mon corps, et j’étais sur mon chemin depuis quelques mois. Je préparais mon départ mais je ne voulais pas vous inquiéter, je n’avais pas peur, même pendant cette période où je préparais ma transition, ni avant de faire le grand saut. Lorsque c’était un peu plus difficile à gérer je me réfugiais dans mon corps astral et de plus en plus souvent, et tout devenait beaucoup plus supportable. Je n’ai pas de regrets, les choses se font comme elles doivent se faire et si je suis rappelé là-haut c’est aussi pour pouvoir vous revenir dans un nouveau costume en bonne santé et en pleine forme.
Mais pour cela il faut maintenant accepter mon départ et me laisser faire le passage. Tant que je navigue entre vous et votre quotidien et ce chemin qu’il me tarde d’emprunter, je ne peux me réparer et ne peux préparer mon retour.
Des souvenirs avec vous j’en ai de nombreux et ils sont tous plus beaux les uns que les autres. Peut-être le dernier qui m’a très marqué à Noël lorsque nous étions ensemble et formions une petite famille, ne manquait qu’un petit frère ou une petite sœur, peut-être aussi le jour de l’an où ton souhait était de me garder encore très longtemps et en bonne santé, aussi les grands moments de tendresse et de complicité que nous pouvions partager ensemble.
De type nettoyeur j’étais surtout là pour m’occuper de vous nettoyer énergétiquement et de m’occuper des énergies du lieu. Mais j’étais aussi là pour me faire câliner et vous permettre à travers moi de vous chérir et de nourrir votre petit enfant intérieur de tendresse. Cela vous a permis à tous les deux de ressentir que vous avez en vous une grande force qui vaut tous les trésors du monde. Et je suis heureux d’avoir éveillé cet amour que vous avez en vous et de vous permettre de vous reconnecter à votre source.
Le message est le même pour tous les deux, ne changez rien à votre manière de penser, de voir les choses et restez toujours fidèles à vos valeurs, celles qui vous aident à être en harmonie avec vous-même. Tous les deux vous êtes très fusionnels, très complices comme nous l’étions tous les 3, même si j’étais plus relié à toi ma petite maman. Depuis mon départ tu te sens bien vide à l’intérieur de toi et tu as besoin de mon énergie pour continuer ton chemin. Et moi j’aimerais être là lorsqu’arrivera ce bébé, mais pour cela il faut maintenant me laisser rejoindre le jardin des animaux. Seul un petit passage me permettra de vous revenir.
Je ne ressens plus aucune douleur, plus aucune fatigue mais pour pouvoir me ressourcer je dois faire un aller/retour dans ce haut-lieu magique. Mon âme est éternelle, elle perdure et reste reliée à la tienne, et la mienne aspire bien entendu à te revenir. Lorsque tu auras fait ton deuil, que tu te sentiras prête à me retrouver et te mettras à ma recherche, je me mettrai de nouveau sur ton chemin. Le grand vide que vous ressentez, seul moi peux le combler et ma place est auprès de vous et sur un plan terrestre, et il me tarde maintenant de partir vers la lumière.
Puis tous les deux nous nous sommes avancés sur ce chemin gris et triste qui au fil de nos pas devenait de plus en plus lumineux. Il émergeait des petites fleurs de toutes les couleurs et lorsque nous sommes arrivés devant le pont des fleurs, il m’a dit :
Merci, merci pour ce que tu fais pour nous, et dis merci à ma maman, à mon papa, dis-leur que je les aime et que je suis pressé de les revoir très vite.
Puis il a traversé le pont et s’est noyé dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel.
Au revoir Cookie, repose et ressource-toi. A bientôt.
Cookie chatte 8 ans 1/2christiane2022-04-25T16:58:22+01:00
Lorsque je suis arrivée sur le chemin, Cookie le regard vide, sans expression m’y attendait. Il était assis, complètement figé à cet endroit triste et gris. Je me suis avancée doucement vers lui, et lorsqu’il m’a vue ou senti ma présence il a levé la tête, ses oreilles se sont dressées et j’ai aperçu un changement dans son regard, ses yeux exprimaient de la curiosité et sans doute de l’espoir. Chose qu’il confirma aussitôt en me disant :