La rencontre avec DARWIN s’est faite sur un chemin de terre, il était assis à côté d’une belle touffe de coquelicots rouges, et lorsque je me suis présentée à lui il m’a dit :

Je t’attendais, merci d’être là. Je savais qu’elle trouverait le moyen de prendre contact avec moi, ça ne pouvait pas être autrement car mon départ si rapide a été trop brutal pour eux, pour ma petite famille, mon papa, ma maman, mes sœurs, pour eux tous. Je me sens si proche d’eux, je sais que je leur manque, ils me manquent aussi, mais je sais surtout que mon départ si brutal les plonge dans un grand désespoir et qu’ils sont dans l’incompréhension totale. A cela se rajoute la culpabilité de n’avoir rien remarqué et m’avoir aidé à partir trop vite. Ils ne sont pas bien, ils ne peuvent pas faire leur deuil et moi ça m’empêche de partir. Je reste là, dans leur environnement, je les accompagne au quotidien et je suis très content que tu sois là aujourd’hui pour nous aider et nous soulager dans notre douleur.

Je lui ai répondu que j’avais des messages et des questions à lui transmettre et qu’après notre échange je l’aiderais à partir au jardin des animaux. Après lui avoir lu la lettre (mes yeux remplis de larmes) je pouvais voir que lui aussi pleurait.

Oh oui j’étais leur bébé d’amour, leur garçon, le petit chef de la fratrie. Je me sentais un membre de la famille à part entière et j’étais tellement heureux et fier de l’être. J’ai vécu tant de belles choses avec eux, j’ai eu la chance d’être toujours très présent dans leur cœur et auprès de la famille. Ils ne pouvaient pas voir l’ampleur de mon mal, c’était un mal sournois qui me rongeait de l’intérieur et qui ne se remarque que lorsque c’est trop tard. Je sentais parfois de fortes pressions dans la tête et je savais que vous ne pourriez pas m’aider et je ne voulais pas vous inquiétez.

Depuis quelques temps je savais que nous devrions nous séparer quelques semaines, le temps de me laisser remonter au paradis des animaux pour me reposer et me ressourcer. J’étais sur mon chemin et je préparais mon départ, je suis désolé de vous avoir fait peur et souffrir lorsque j’ai fait mes crises.

Dis à mon papa de ne pas culpabiliser, il a pris la bonne décision, il n’y avait plus rien à faire pour moi et j’avais très envie qu’il m’aide à partir. De me voir dans cet état était triste et dramatique pour vous et surtout pour mes petites sœurs. Les chiens de ma race souffrent souvent d’une tumeur au cerveau, c’est notre point faible et les conséquences sont irrémédiables.

Maintenant je ne ressens plus aucune douleur, je me sens léger comme l’air, mais ici ce n’est plus ma place et tant que je reste dans votre entourage je ne peux me reposer et me ressourcer. Je puise dans votre énergie et vous ne pouvez trouver la paix et faire votre deuil. Je sais que c’est difficile pour E.. et M.., qu’elles sont tristes parce que je suis partie trop vite et sans leur dire au revoir, mais dis-leur que je les aime, que je vous aime tous et que j’ai très envie de vous revenir très vite.

Pour Abi et Simba c’est très inconfortable de me voir toujours encore accroché à vous, cela les perturbe parce qu’elles savent que ce n’est plus ma place et que je dois partir là-haut pour qu’elles puissent continuer à communiquer avec moi. Tant que je reste là je ne peux vous envoyer des signes et je ne peux préparer mon retour. J’étais déjà avec toi ma mamounette d’amour, Indy c’était moi et je te reviendrai encore car mon âme est reliée à la tienne et le restera pour l’éternité. Un court passage au jardin des animaux me suffira, et lorsque tu te mettras à ma recherche. Je me mettrai sur ton chemin, tu sauras me reconnaître au 1er regard n’en doute pas.

J’ai la mission de te reconnecter à ton petit enfant intérieur et de t’aider à avancer sur ton chemin dans la joie et l’amour, entourée de tendresse qui te donne de la confiance et une grande force intérieure.

Je t’aime et ne peut rester longtemps séparé de toi. De mon papa non plus, qui lui aussi a besoin de mon énergie pour se sentir bien et se décharger des tensions qu’il ressent lorsqu’il me promène. Ne soyez pas tristes et ne me pleurez plus, nous nous retrouverons bientôt et mon retour apportera de nouveau le soleil dans votre cœur et sera source d’une grande fête et d’un grand bonheur dans la maison.

Je lui ai dit que je me chargeais de leur transmettre ses messages.

Merci, maintenant je suis prêt pour faire le passage.

Ensemble nous nous sommes avancé sur ce chemin de terre qui devenait de plus en plus lumineux et lorsque nous sommes arrivés devant le pont des fleurs je me suis arrêtée, il l’a traversé et s’est noyé dans l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir Darwin, repose toi et ressource toi très vite, on t’attend dans ta famille. A bientôt !