La rencontre avec Diesel a eu lieu dans un jardin, il était assis et regardait tristement les arbres déjà bien dénudés. Son regard était triste, vide et sans expression. Je me suis approchée doucement de lui et lorsqu’il m’a vue il s’est mis debout et ses yeux à présent me regardaient avec beaucoup de curiosité. Autant quelques instants auparavant j’avais l’impression qu’il était complètement absent, figé à cet endroit, autant j’ai pu avec beaucoup de joie m’apercevoir que ses yeux avaient totalement changé et qu’il y avait des lueurs d’espoir, de la curiosité sans doute aussi, et sans tarder je me suis présentée et lui ai expliqué les raisons de ma présence ; La réaction a été rapide, il est venu à côté de moi en aboyant et il n’a pas arrêté de tourner autour de moi, puis il s’est assis, la tête penchée vers la droite avec des yeux implorant une caresse. Je lui ai demandé l’autorisation et il m’a répondu

Je n’attends que cela

Après quelques câlins je lui ai lu les messages et les questions de sa gardienne :

La première question je voudrais savoir ce qu’il ressent le besoin de nous dire et faire part en premier lieux ce que l’on devrait savoir .

S’il me pardonne d’avoir été impatiente dans les derniers mois .car je suis vraiment désolé.

De lui dire qu’on l’aime tellement et qu’on va le laisser partir lorsqu’on sera prêt. Et qu’il peut nous donner de petits signe aussi s’il voit qu’on a trop de difficultés.

Et qu’on serait plus qu’heureux de l’accueillir à nouveau avec nous. Lorsqu’il sera prêt et nous aussi. Il n’aura qu’à me le montrer et faire signe .je sens qu’on a beaucoup à apprendre tous ensemble encore.

Pour finir, qu’il a été le meilleur chien de la planète terre comme je lui disait toujours, sa présence a été plus que bénéfique et parfaite .que je vais M’ennuyer des petits bizous entre les yeux le matin de son gros poils et de sa petite face de pet .on a eu beaucoup de chance de l’avoir et qu’il était plus que parfait.

On t’aime tellement mon petit Didi (mon petit baby)

On se revoit plus tard mon beau et je sais que ne souffre plus ou tu es et que tu es bien.

 

Son regard changea à nouveau d’expression, il a repris un air très triste, presque résigné pour me dire : 

Je sais que je leur manque beaucoup. Je sais que mon départ est cruel pour eux, et les plonge dans une grande souffrance. Mais on ne pouvait rien pour moi, le mal me rongeait de l’intérieur et c’était le moment pour moi de tirer ma révérence. Maintenant je ne souffre plus physiquement, mon enveloppe corporelle n’est plus mais mon âme elle, est en souffrance parce qu’ils ont du mal à me laisser partir. Pour eux me laisser partir signifie me perdre une seconde fois alors que mon âme a besoin de faire le passage pour pouvoir se reposer et se ressourcer. Tant que je reste en errance dans ce bas astral je ne peux trouver la paix et eux non plus. Ici ce n’est plus ma place et ce n’est pas bon pour eux que je m’accroche et pompe leur énergie. Tant que je reste là dans leur entourage, que je les suis comme leur ombre, ils ne trouveront pas non plus la paix.

J’ai besoin de ton aide et eux aussi. Il n’y a que lorsque j’aurai rejoint le jardin des animaux que je pourrai me ressourcer et me réparer, et qu’eux retrouveront enfin la paix dans leur cœur et leur esprit, qu’ils pourront enfin commencer à faire leur deuil.

Je l’ai rassuré et lui ai promis de l’accompagner après notre échange.

Merci, je me sens à présent un peu plus soulagé. Dis-lui que je l’aime ma petite maman, j’étais son bébé, son petit baby, son petit Didi et j’ai passé des années merveilleuses avec eux. Je les aime, ils sont ma famille et j’ai toujours été  considéré et respecté comme un membre à part entière et comme leur garçon, leur fils. Je sais que mon départ est très difficile à accepter, j’étais encore jeune et on aurait encore pu vivre de belles choses ensemble, mais mon état de santé ne me l’a pas permis. Je me réfugiais souvent dans mon corps astral pour mieux supporter et gérer les douleurs, et pour moi cela a été une réelle délivrance de faire le grand saut.

Mais il faut aussi maintenant accepter cette séparation qui peut être très courte, juste le temps de monter me ressourcer, et nous aurons la possibilité de nous retrouver. Tant que je reste en errance dans ce bas-astral, rien n’est- possible et je ne peux pas non plus vous envoyer des signes et vous faire des coucous. Vous devez maintenant vous résigner à me retrouver dans quelque temps sous une autre forme, chien évidemment.

Je n’ai rien à te pardonner, c’était compliqué pour toi de me soigner et de pouvoir m’aider plus. C’était plus de la colère que tu éprouvais pour toi et tu t’es fait du mal aussi. Cela m’a fait et me fait encore de la peine de vous voir en détresse et me pleurer. J’étais là pour toi ma petite maman, pour te permettre de te reconnecter à ton petit enfant intérieur, à la source et de te permettre d’y trouver cette grande force que tu as en toi pour t’aider à panser toutes les blessures du passé. J’étais à la fois ton petit bébé, mais aussi ton meilleur ami et confident. Fidèle et toujours prêt à te consoler et te faire rire.

Cette maladie a bien usé mes reins et mon cœur et croyez-moi un petit séjour au paradis des animaux me permettra de vous revenir dans un corps jeune et en bonne santé. Mais pour cela il va falloir maintenant me laisser partir. Ne vous accrochez plus à ma présence physique, elle n’existe plus et ne pourra plus vous revenir sous la même forme. Mais mon âme perdure, elle est éternelle et aspire à vous revenir. Nous avons encore de belles choses à vivre et à partager ensemble et ce serait bien dommage de s’en priver. Ce ne sera pas long, l’espace-temps là-haut n’est pas du tout le même qu’ici-bas, et lorsque vous serez prêts et vous mettrez à ma recherche, je me mettrai de nouveau sur votre chemin.

Ce sera une évidence pour toi ma maman adorée, tu sauras me reconnaitre au 1er regard, aie confiance, n’en doute pas. Mais la condition sine qua none est de faire un petit aller/retour pour pouvoir me réparer et je suis prêt maintenant à vous laisser et à monter dans ce haut-lieu magique. De là-haut je peux vous envoyer des petits signes, ici je ne fais que vous puiser votre force et cela nuit à votre santé physique et psychique.

Puis il m’a dit : Je suis prêt, on y va ?

Et ensemble nous avons emprunté un chemin qui s’est ouvert à nous et qui devenait de plus en plus lumineux au fil de nos pas. Lorsque nous sommes arrivés devant le pont des fleurs, il m’a dit :

Merci, merci pour tout, je te suis si reconnaissant, et dis-lui que je l’aime et- qu’il me tarde de les retrouver.

Puis il l’a traversé pour se noyer dans cette magnifique lumière de l’escalier de l’arc en ciel ; Au revoir Didi, repose et ressource-toi.