J’ai rencontré Doudou assis sur un petit muret en pierre, il regardait des enfants jouer dans un parc non loin de là. Je me suis approchée de lui, me suis présentée et il m’a dit :

Regarde comme ils sont heureux, en désignant les enfants, ils sont plein de vie et ont la joie de vivre. Ils vivent dans le moment présent et profitent de s’amuser sans se poser de questions et se turlupiner l’esprit. Pour vous les adultes, c’est moins facile et vous vous posez mille questions, vous ressentez beaucoup de regrets, de culpabilité et cela vous empêche d’avancer dans la vie.

Si je suis encore là, assis sur ce petit muret, c’est parce que je sais qu’ils sont dans la tristesse, dans le manque et même la culpabilité. Ils pensent avoir été trop rapides en prenant la décision de m’aider à partir, ils se torturent l’esprit et cela me fait mal pour eux et je ne me sens pas le droit de les laisser.

Je lui ai expliqué que je l’aiderai, après notre échange, à faire le passage, mais que je devais avant lui transmettre des messages de ses gardiens et qu’ils avaient besoin d’avoir des réponses à leurs questions :

Doudou nous voulons te dire merci, merci pour ces belles années à tes côtés, tu as été le meilleur des compagnons, notre meilleur ami, notre bébé. Tu as rempli notre vie de bonheur, d’amour, de jeux, de complicité. On aimait tout chez toi, ta bouille à croquer, ton petit air malicieux, ta joie de vivre. Nous étions heureux quand toi tu l’étais, te voir manger, jouer nous comblait de joie. Nous ne pensions pas te voir partir si tôt, on avait encore tellement de choses à vivre ensemble.  Tu as laissé un vide immense dans notre cœur, dans notre maison. Plus rien n’est pareil sans toi. Ton départ est un réel déchirement. On espère que tu seras heureux dans ta prochaine vie et que tu pourras nous envoyer des signes.

Excuse nous si par moment nous avons mal agit, excuse nous de t’avoir emmené faire cette radio, excuse nous d’avoir pris cette horrible décision le 22 mars d’abréger tes souffrances, mais te voir dans cet état nous était insupportable. Nous savons au plus profond de nous que tu nous as attendu avant de partir, que tu as lutté de toutes tes forces pour qu’on puisse se dire au revoir, se câliner une dernière fois, et pour cela nous te remercions aussi, car nous n’aurions pas supporté de ne pas pouvoir te dire au revoir et te murmurer à quel point on t’aime.

Repose en paix notre Doudou d’amour, notre ange gardien.

Tes parents qui t’aime plus que tout, tu nous manques énormément.

PS : C’est pour qui ça mon Doudou ?

 voici les questions que nous avons à lui poser :

 Doudou as-tu été heureux avec nous ? 

As-tu souffert lors de tes derniers instants sur terre ? 

Pourquoi ce départ si soudain ?

As-tu trouvé des copains là où tu es ?

Es-tu bien aujourd’hui ?

Nous reverrons-nous un jour ?

Dis-leur merci pour leur merveilleux et grand message d’amour. Dis-leur merci pour toutes ces années de bonheur vécues avec eux. J’ai vécu une vie de prince dans leur foyer, j’étais comme leur bébé, leur fils et je ne peux rien, mais alors rien leur reprocher. Au contraire j’étais considéré comme leur garçon et pour moi ils étaient ma maman et mon papa. J’ai eu beaucoup d’amour et de tendresse et eux, ils ont à travers moi, pu faire le deuil de ce manque d’affection qu’ils avaient du mal à combler.

J’étais surtout relié à ma maman et j’étais son Doudou d’amour, je me devais de l’aider à se reconnecter à son petit enfant intérieur afin de trouver la paix et l’harmonie dans son cœur et son esprit. Je sais que mon départ est affreux pour elle et pour mon papa aussi, mais ils ont pris la bonne décision de m’aider à partir. J’étais en souffrance et obligé de me réfugier de plus en plus souvent dans le corps astral pour supporter les douleurs. Le mal me rongeait de l’intérieur et on ne pouvait plus rien pour moi.

Je sais qu’ils n’ont pas vraiment eu le temps de se préparer à cette séparation, mais moi j’étais prêt depuis quelque temps, et surtout depuis les fêtes de Noël. J’étais sur mon chemin et je savais que ce serait difficile à vivre et à accepter pour vous. Cela m’empêche maintenant de rejoindre le jardin des animaux. Votre grande détresse et vos doutes, vos questionnements vous empêchent de faire votre deuil et moi je reste là, dans votre entourage, je vous accompagne dans votre quotidien, mais je puise aussi votre énergie. Et tant que je reste là, entre deux, je ne peux me reposer et me ressourcer et vous ne pouvez faire votre deuil et vous préparer à mon retour.

Je ne ressens plus aucune douleur maintenant, je me sens léger et mon âme aspire à faire le passage pour pouvoir préparer mon retour. Nous étions tellement complices et fusionnels que mon absence crée un vide énorme que moi seul peut à nouveau combler.

Moi aussi je vous aime et j’ai attendu que vous puissiez me dire au revoir avant de faire le grand saut, et lorsque je serai au paradis des animaux, j’attendrai que vous vous mettiez à ma recherche pour nous retrouver. Je reviendrai ma mamounette d’amour, tu as encore besoin de moi pour avancer sur ton chemin et ma présence est vitale pour vous deux.

Même si je vous semblais encore jeune, mon passage dans l’au-delà vous permettra de retrouver votre garçon, votre petit prince en petit bébé York bien entendu et nous aurons la chance de vivre encore de belles années d’amour et d’aventures ensemble.

Je n’ai pas peur de faire le passage, je sais que je peux à présent vous laisser, et en attendant mon retour, je pourrai vous envoyer des petits signes et veiller sur vous.

Puis il est venu à mes côtés et ensemble nous avons emprunté un chemin de lumière qui s’est ouvert à nous. Lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, il m’a dit :

On m’attend de l’autre côté

Et il a traversé le pont pour se noyer dans l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir Doudou d’amour, paix à ton âme !