width=Dypsie m’attendait sur un chemin rocailleux, elle était assise sur son arrière train et m’a dit :

Je ne comprends pas ce qui m’arrive, ça a été très rapide et très brutal. Je suis sortie de mon corps et impossible d’y retourner. Je me suis vue, et j’ai compris que c’était la fin. Dis-lui que j’étais sur mon chemin, je préparais mon départ depuis quelques mois, mais je n’étais pas prête à partir aussi violemment. Ma gardienne n’était pas prête non plus, le choc lui a aussi été très violent et elle n’arrive pas à me laisser partir. Elle  me pleure et se torture l’esprit. Cela aussi m’empêche de faire ma transition. Et pourtant je sais que de l’autre côté du pont on m’attend, qu’il y a des animaux, mais surtout mon ancien gardien et sa maman. Elle est là pour m’accueillir et m’aider à faire le passage dans de bonnes conditions afin que ma gardienne puisse enfin trouver la paix dans son cœur et faire le deuil.

Sa maman vient souvent la voir, elle la protège, elle veille sur elle et l’aide à aller de l’avant dans l’amour et la joie. Moi et mes compagnons nous sommes ses enfants, et lorsqu’elle en perd un, elle perd une partie d’elle.

J’étais sa fille, sa petite chérie, et ma maladie a fini par prendre le dessus, je ressentais comme des décharges électriques dans ma tête, c’était douloureux, j’avais de fortes pressions, une violence intérieure et seules les crises pouvaient m’en délivrer. Mon cœur fragile en a souffert.

Maintenant je vais bien physiquement, je n’ai plus aucune douleur. Sa souffrance à elle est immense et je lui manque. Dis-lui que je l’aime et que je vais bien entendu lui revenir. C’est ma maman et elle a besoin de moi. A travers moi, elle se sent bien et elle ressent moins le besoin de se poser la question « qui suis-je ? »  elle se sent moins déçue d’elle-même, de son incapacité à ne pas avoir réussi à avoir ce dont elle avait profondément envie (enfants).

Ma mission auprès d’elle n’est pas terminée et je veux lui revenir pour continuer ce travail. Dis-lui que c’est ma maman d’amour et que je suis heureuse, j’ai eu une vie de princesse avec elle, j’étais son enfant et un membre à part entière dans ce foyer.

Pour l’instant je reste là à ses côtés, mais ici ce n’est plus ma place, et si je veux lui revenir, je dois d’abord faire un passage au jardin des animaux. Ce ne sera pas très long, c’est elle qui décidera. Zlatan lui est revenu et moi mon âme le désire aussi. Je sais que ma présence physique lui manque énormément, mais tant que je reste là je lui pompe son énergie et elle ne peut faire son deuil.

Dis-lui qu’elle aura le bonheur et la chance de me retrouver dans le corps physique d’un petit chien (blanc) en bonne santé et capable de jouer, de s’amuser et courir avec les deux autres.
Mes cendres ne sont que la poussière de mon corps physique, si ça lui fait du bien de dormir avec, qu’elle le fasse, mais mon âme est éternelle et reste reliée à elle.

Lorsque je serai au paradis des animaux, je pourrai lui envoyer des signes pour le lui faire comprendre. Je veillerai sur elle et lui enverrai de bonnes énergies pour continuer sa route en attendant mon retour.

Je lui transmets tes messages Dypsie, es-tu maintenant prête à partir ?

Oui je le suis et j’espère qu’elle retrouvera le sourire après ton appel.

Puis elle est venue à mes côtés et ensemble nous avons pris ce beau chemin de lumière qui s’est ouvert à nous. Lorsque nous sommes arrivées au pont des fleurs, elle m’a dit :

Merci et merci à ma maman pour son amour et son empathie. Je n’ai pas peur, je sais qu’on m’attend et je suis maintenant pressée de les rejoindre.

Elle a passé très rapidement le pont, j’ai vu des présences, des humains et animaux qui l’attendaient et ils se sont tous noyés dans l’escalier et cette éblouissante lumière de l’arc en ciel. Au revoir Dypsie, paix à ton âme