La connexion avec FIFI s’est faite dans cette belle prairie qui se trouve juste devant l’entrée du paradis des animaux. Elle était couchée sur son ventre, les pattes avant allongées et je pouvais ressentir qu’elle profitait de la chaleur des rayons de lumière qui l’irradiaient.

Je me suis approchée lentement, elle m’a dit avant même que je ne lui explique qui je suis et les raisons de ma présence :

Je suis très contente de te voir. Quelques jours déjà que je sais que tu vas venir, que je sais que ma petite et tendre maman a fait appel à toi pour venir me parler, et j’ai préféré t’attendre ici dans cette radieuse et lumineuse clairière où je peux profiter et me concentrer sur notre échange avant de rejoindre ma petite fille et mes autres congénères dans le jardin des animaux.

Je lui ai confirmé que j’avais en effet des messages et des questions à lui transmettre de la part de sa gardienne :

Déjà dites-lui qu’on l’aime très très fort, qu’elle a offert que du bonheur dans nos vies et que bien entendu on ne pourra jamais l’oublier, que ça soit moi, mon papa, ma maman, mon petit frère et mes grands-parents. 

 Fifi était une chienne en or, elle aimait tellement qu’on s’occupe d’elle, elle mangeait comme nous, elle raffolait des plats de ma mamie…. Toujours derrière nous…. Tous les soirs elle venait me chercher devant la voiture et tous les matins on se consacrait 10 minutes avant que j’entame une journée. Je l’ai eu à l’âge de 6 ans et ça a été le coup de foudre immédiat, mon père me dit souvent : vous aviez quelque chose dans le regard que tu n’as jamais eu, je n’ai pas pu ne pas te la prendre…. Et ce samedi, on a dû l’aider à s’en aller car je ne voulais pas qu’elle souffre…. Je l’ai accompagnée jusqu’à la fin, je voulais être la dernière personne qu’elle verrait, qu’elle ressente tout l’amour que j’ai pour elle, comme le premier jour où nos regards se sont croisés… J’ai du mal à m’y faire, je la cherche encore le matin, je rêve d’elle, la douleur est insoutenable, mais je voulais abréger ses souffrances… 

 On t’aime fifi, tu resteras mon bébé, je ne t’oublierais jamais, tu laisses un grand vide dans nos vies…. 

 – a-t-elle beaucoup souffert avant son départ ?

 – nous en veut-elle d’avoir précipité son départ afin de la soulager ? 

 – est ce que tu as été heureuse dans ta vie ? J’espère que tu n’as manqué de rien, on te comprenait toujours.. 

 – est-elle heureuse de retrouver sa fille décédée quelques années auparavant ? 

 – à tu des choses à nous demander pour qu’on nous honorions ta mémoire ? 

 – es-tu contente d’être enterrée dans le jardin ou tu as grandi auprès de ta fille ? 

 Et surtout : es-tu heureuse de la vie que tu as eu, des personnes qui t’ont aimées, es-tu mieux maintenant que tu ne souffres plus ? 

Tout d’abord, en tout premier je dois te préciser qu’elle était bien plus que ma gardienne. Elle était ma maman, j’étais son petit bébé, nous avons grandi ensemble, elle est devenue ma sœur, mon amie, ma confidente, mais elle était surtout mon âme sœur. Notre rencontre n’était pas un hasard et elle m’a reconnue tout de suite, au premier regard, le coup de cœur a opéré, c’était à la fois si rassurant qu’elle me reconnaisse de suite et si magique de se retrouver après tant de temps.

Oui nous étions déjà ensemble et nous étions 2 sœurs, des jumelles qui avions été séparées à cause d’une maladie qui m’a emportée, et elle avait besoin de me retrouver dans cette vie-là pour aider son âme à oublier cette douleur et surtout l’aider à vivre son enfance et à grandir entourée des siens dans la confiance, dans l’amour et la joie, sans ressentir au fond d’elle cette peur, cette angoisse, ce manque qu’on peut ressentir au plus profond de soi lorsqu’on n’a pas fait le deuil.

On m’a guidée vers elle (ancêtre, père ou grand-père paternel) et ma mission consistait à l’accompagner et avancer sur son chemin. C’était facile de tenir et de remplir ce rôle auprès d’elle et toutes ces années passées ensemble nous ont, à toutes les deux, permis de retrouver le temps perdu et ça a été du pur bonheur que de vivre auprès d’elle et dans cette famille.

Elle a, grâce à moi, senti son âme vibrer, elle a senti qu’elle a à l’intérieur d’elle une grande force, un grand trésor.

Dis-lui merci pour son merveilleux message d’amour. Dis-lui que je l’aime, que je les aime tous et que je lui suis si reconnaissante d’avoir eu le courage et toute l’empathie et la compassion de m’accompagner sur mon chemin. Je préparais ma transition depuis les fêtes de Noël et j’étais prête à faire le grand saut. Ils ont pris la bonne décision de m’aider à partir. C’était le moment idéal, juste avant la toussaint et je suis très contente d’être dans le jardin, je sais que cela la rassure de me savoir tout près des restes de ma fille et qu’elle peut venir me voir et me parler tous les jours.

Dis-lui merci, je la voie mais dis-lui aussi que ce ne sont que les restes de mon corps physique, mon âme est éternelle et elle est montée au jardin des animaux pour se reposer et se ressourcer. Ma fille est là aussi, elle m’a aidé à faire le passage et elle est restée au paradis des animaux car son souhait, comme le mien, serait de vous retrouver. Mon âme aspire à te revenir ma petite maman, ma petite sœur, et j’espère que tu te mettras bientôt à ma recherche.

Je me réfugiais souvent dans mon corps astral pour ne pas souffrir et surtout des bobos dus à mon âge. Les douleurs étaient supportables et lorsque je me serai ressourcé, je te reviendrai dans le corps physique d’un toutou en pleine forme.

Je me sens très légère et je peux de nouveau courir et sentir, mais c’est auprès de toi que je souhaite revenir après un petit passage au paradis des animaux. N’honorez pas ma mémoire, mon âme est éternelle et ne demande qu’à vous revenir, reprenez-moi très vite. Les années passées ensemble ne peuvent s’oublier, ni pour vous, ni pour moi et ma place est avec vous sur un plan terrestre. Tu as besoin de ma présence pour préparer ton avenir sereinement.

Je t’aime plus que tout.

Ton bébé, ta fifi …