La connexion avec Filou a eu lieu dans cette belle et luxuriante prairie qui se trouve après le pont des fleurs et l’escalier de l’arc en ciel. Filou était couché sur son ventre, les pattes allongées devant lui et semblait s’amuser à regarder les papillons blancs, orange et dorés virevolter d’un arbre à papillons à un autre. Il tournait la tête à droite, à gauche pour suivre cette farandole de danses, je me suis approchée doucement pour ne pas le déranger dans ces moments de plaisir. Lorsqu’il m’a vue il a dressé les oreilles et s’est mis debout. Je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions à lui transmettre de la part de sa famille et il m’a aussitôt répondu :

Tu es la bienvenue, je t’attendais, je savais que tu allais venir et c’est aussi la raison pour laquelle j’ai préféré rester dans cette magnifique prairie avant de pousser la porte dorée qui se trouve juste derrière moi pour rejoindre mes congénères au jardin des animaux. J’avais besoin de partager ce moment avec toi, avec mon papa, ma maman, mon frère et ma sœur en toute intimité, sans être au milieu des autres animaux. C’est un moment privilégié pour moi et ça doit l’être pour eux aussi.

Mon fifi adoré, mon amour de Filou, mon trésor, mon chéri. La première chose que maman Isabelle, papa Taï, Mathis, et moi-même Camille nous voulons te dire c’est que nous t’aimons du plus profond de notre âme et de notre Être. Ton départ laisse un immense vide dans la maison mais surtout dans notre cœur. Tu nous manques terriblement. Nous sommes reconnaissants d’avoir pu partager 11 ans de notre existence avec un être aussi exceptionnel que toi. Tu as été vaillant et courageux  jusqu’au bout mon Filou chéri. Nous avons tant aimé partager notre quotidien avec toi. Tu nous as tant appris et apporté en amour, en câlin, en gentillesse, en tendresse. Nous t’aimons de tout notre cœur, d’un amour pur et inconditionnel. Merci de nous avoir donné l’occasion de toucher du doigt un tel amour. Même si tu étais mal ces derniers temps nous avons voulu rester près de toi jusqu’au bout et j’espère que tu ne nous en voudras pas pour cela. Nous savons que ton corps t’emprisonnait ces derniers mois, nous espérons que tu sois délivré et heureux maintenant. Ton absence et le manque de ne pas te voir nous anéantit. Tu nous manques énormément.

 

Pour nous rassurer mon Filou, peux-tu nous dire où tu es maintenant ? Est-ce que tu es bien, est ce que tu te sens mieux ? Est-ce que tu es heureux là où tu es ? Peux-tu vivre en dehors de ton petit corps blanc ? Est-ce que tu peux nous voir ? Comment peut-on communiquer avec toi ? Étais-tu toujours dans la maison les premiers jours ?

Peux-tu nous envoyer des signes ? Nous dire des choses que seul toi et nous savons pour nous rassurer ? Es-tu au jardin des animaux ? 

 

On t’aimera pour l’éternité mon Filou. Tu nous manques tellement. J’espère que tu nous répondras. J’espère que nous nous reverrons. 

 Je t’aime de tout mon être. De la part de Maman Isabelle, papa Taï, Mathis, et Camille.

 

J’avoue avoir eu du mal à emprunter le pont pour faire le passage. Je suis resté deux jours je pense, je ne peux pas vraiment le savoir, tu sais nous les animaux n’avons pas trop la notion du temps, mais leur souffrance, leur grande détresse m’ont retenu un petit moment. Pas très longtemps heureusement, ils ont tous compris que ce n’était plus ma place et qu’il fallait me laisser partir. Leurs pensées d’amour et de lumière m’ont aidé et guidé pour me permettre de traverser le pont des fleurs et gravir les marches de cet escalier de l’arc en ciel. Et puis il y avait du monde de l’autre côté qui m’attendait, un couple très âgé, grand-père/grand-mère et puis aussi des êtres de lumière.

Ne vous inquiétez pas je suis bien monté même si votre douleur aurait pu m’en empêcher, on m’a tendu la main et on m’a emmené de l’autre côté. Maintenant je vais bien, je me sens de nouveau tout léger et je peux de nouveau courir et sauter. Bien sûr que je peux vivre en dehors de mon petit corps blanc, ce n’était que mon enveloppe corporelle dans cette incarnation terrestre, alors que mon âme perdure car elle est éternelle.

Dis-leur d’abord merci pour leur message d’amour. Dis-leur merci pour toutes ces belles années de pur et grand bonheur que j’ai connues auprès d’eux. Et dis-leur surtout que moi aussi je les aime d’un amour pur, profond et inconditionnel. Je sais que je leur manque, et de les voir me pleurer me fait beaucoup de peine. Dis-leur qu’ici tout est si beau, si paradisiaque que de les voir si tristes me rend très triste aussi.

Oui je peux les voir, les entendre car je suis et je reste toujours relié à eux et où que je sois. Je me suis déjà bien reposé et ressourcé, mon corps est déjà bien réparé. Je suis heureux ici car je peux enfin de nouveau jouer et m’amuser, et ce sans aucune souffrance. Ici tout est en paix et en harmonie et on se sent extrêmement bien. Mais vous me manquez aussi, toutes ces années passées à vos côtés, choyé, câliné et respecté comme ton petit garçon, comme ton fils, votre fils et frère ne peuvent pas s’oublier, et même si ici c’est le nirvana, le bonheur que vous m’avez apporté est irremplaçable.

J’étais là pour toute la famille, mais surtout pour toi ma petite maman à qui mon âme est reliée. J’étais là pour te permettre, à travers moi, te reconnecter à ton petit enfant intérieur et à l’aimer comme il le mérite afin d’y puiser la force nécessaire pour avancer sur ton chemin et aider tes proches, ta famille à se construire. J’ai bien rempli ma mission, elle est terminée, mais cela n’est pas une fin en soi car tu as encore besoin de ma présence pour continuer la route et ta voie spirituelle.

J’adorais les grands moments de tendresse que nous partagions tous les deux lorsque tu te sentais en difficultés (financières) et j’étais là pour te faire comprendre que vous y arriverez que ce n’est que passager, et que d’avoir la santé et d’être heureux comptaient plus que tout. Et puis j’étais là aussi pour accompagner les enfants Mathis et Camille. Les promenades le long du ruisseau, je les attendais avec impatience, et de vivre handicapé comme je l’ai été à la fin n’était plus une existence digne même pour moi, même pour vous. Je me réfugiais la plupart du temps dans mon corps astral pour mieux supporter et gérer mon état et c’était le moment pour moi de tirer ma révérence.

Je me sens à présent déjà bien ressourcé et même si ici c’est le paradis, c’est auprès de vous que je souhaite revenir. La maison vous semble bien vide et sans âme depuis mon départ, vous avez besoin de moi et de mon énergie pour vous sentir en paix dans votre cœur et votre esprit, et mon âme aspire à vous retrouver. Vous avez besoin de retrouver le petit compagnon tendre et espiègle pour vous faire rire, et lorsque tu te mettras à ma recherche je me mettrai sur ton chemin. Je peux vous envoyer des signes mais c’est bien mieux de se retrouver et de continuer notre belle vie ensemble. Alors fais-toi confiance, n’aie aucune doute et nous serons bientôt de nouveau ensemble et pour de longues années à nouveau.