Ta gardienne Froufrouh me charge de te dire qu’elle t’aime très fort. Elle s’inquiète beaucoup pour ta santé, tu ne manges plus. Peux-tu lui dire comment tu vas ? Que peut-elle faire pour t’aider ? Est-ce que tu souffres ?
Pendant que je lui parlais elle baissait la tête et lorsque je me suis arrêtée, s’en sont suivies quelques secondes avant qu’elle ne la relève et me regarde l’air gêné, le regard triste. Je lui ai demandé si elle acceptait de lui répondre et elle m’a aussitôt dit :
Oui, oui bien sûr que je vais lui répondre. Elle essaye de me parler mais la communication ne passe pas entre nous. Pas que je ne veuille pas lui parler, non, plus parce que je sais qu’elle aura beaucoup de mal à entendre ce que je vais lui dire. Cela crée des blocages entre nous et c’est bien dommage.
Elle est ma maman et je me suis de tout temps, considérée comme son bébé, puis sa fifille et je sais combien c’est difficile pour elle de devoir m’accompagner, mais tu dois lui dire, elle le sait déjà et elle doit l’accepter. Je suis sur mon chemin et je prépare ma transition depuis bientôt un an. Je ne peux pas dire que je suis en très grande souffrance, je me réfugie pour la plupart du temps dans mon corps astral et j’arrive à supporter et gérer mon état.
Je sais qu’elle se fait du souci parce que je ne mange plus, mais jai du mal et je manque de force. Mon petit cœur est fatigué, mes reins à la traîne et mon appareil digestif n’en parlons pas. Je sens souvent de fortes oppressions dans la tête, mais aussi dans la poitrine, la respiration est difficile et les bobos dus à l’âge n’en parlons pas. Je porte des énergies qui ne m’appartiennent pas, trop fragile et vulnérable pour m’auto-nettoyer et m’en débarrasser. Depuis le soin je me sens plus légère, je me sens libérée.
Merci, merci pour sa grande bienveillance, je sais qu’elle fait tout ce qu’elle peut pour me soigner et me garder encore longtemps avec elle, et moi tout ce que je souhaite c’est qu’elle accepte et ne se torture pas l’esprit, que nous puissions profiter du temps qu’il nous reste dans le moment présent. Lorsque ça n’ira vraiment plus, elle le verra et je sais que je peux lui faire confiance, qu’elle saura quand c’est le moment de m’aider à partir.
Moi je suis prête, c’est elle qui ne l’est pas encore et a besoin d’un peu de temps à l’intégrer. Pas d’urgence j’arrive à gérer et je n’ai pas peur. Je me sens depuis tout à l’heure bien entourée et cela me rassure énormément.
Dis-lui que je l’aime très fort aussi et que mon amour pour elle est pur, profond et incommensurable. Vaquer aux préparatifs de son départ avant de souffler la flamme de sa bougie parce que c’est la loi, c’est ce que je fais, surtout depuis l’été dernier et les fortes canicules. Le vétérinaire ne peut plus rien pour moi, ce que je souhaite c’est qu’elle m’accompagne et ne culpabilise pas lorsqu’elle m’aidera à faire le grand saut. Ce sera pour moi une ultime preuve d’amour qui me permettra de tirer ma révérence en toute dignité. Je suis en paix et je gère les douleurs, et si je ne mange plus c’est parce que je n’y arrive pas.
Je sais que ce sera très difficile pour elle de faire ce choix mais elle le fera par amour pour moi et trouvera en elle le courage et la force qui l’habite. Et si elle le souhaite, peut-être qu’un jour nous nous reverrons. Ce sera à elle de décider, moi mon âme n’aspire bien entendu qu’à cela. Pour moi la mort sera un nouveau soleil, je pourrai me reposer et me ressourcer, et après il y aura la renaissance au jardin des animaux ou auprès d’elle sur le plan terrestre. Mais à chaque chose son temps.
Dis-lui que je l’aime fort, très fort.
Froufrouh chienne 15 ans, ne peut plus s’alimenterchristiane2026-01-26T09:43:06+01:00
Ta gardienne Froufrouh me charge de te dire qu’elle t’aime très fort. Elle s’inquiète beaucoup pour ta santé, tu ne manges plus. Peux-tu lui dire comment tu vas ? Que peut-elle faire pour t’aider ? Est-ce que tu souffres ?