Ma rencontre avec Furie a eu lieu dans un parc, elle était debout et regardait le soleil se lever. Je me suis approchée d’elle et lui ai expliqué que j’avais un message et des questions à lui transmettre de la part de sa gardienne :

Ma Furie,

Voilà bientôt 2 ans que nous avons été tragiquement séparées, tu me manques énormément et j’ai toujours du mal à accepter cette mort car au fond de moi je ne veux pas accepter. Malgré tes 27 ans, tu étais en bonne santé et encore la veille, rien ne laissait présager ce qui allait se passer le lendemain matin (Furie a été trouvée couchée au sol, en terrible souffrance, le vétérinaire a pratiqué une échographie qui a montré une hémorragie interne et Furie a dû être euthanasiée).

Je regrette tellement de ne pas t’avoir accompagnée ce jour-là mais j’étais à l’hôpital pour accoucher de ma fille. Une vie s’en va et une autre arrive, quelle coïncidence…

Je ressens souvent ta présence, notamment par l’intermédiaire du zèbre de ma fille que tu mets en route, par les rêves ou tu es présente souvent. Est tu en paix ? Ou est-ce moi qui ne le suis pas finalement.

Je voudrais savoir si tu as un message à me dire à moi et ma maman qui t’aimais tant.

Es-tu toujours avec ta chère amie Hozane ?

Es-tu avec d’autres âmes de la famille ?

J’ai repris l’équitation il y’ a 1 mois car le contact avec les chevaux me manquait, mais ce n’est plus pareil, il n’y a plus cette relation profonde que j’avais avec toi et Hozane.

Je veux te dire que tu feras toujours partie de moi, tu as changé ma vie d’adolescente de 15 ans lorsque je t’ai eue et gardée jusqu’à la fin pendant ces 18 années merveilleuses. J’aurais tellement voulu que tu rencontres ma fille.

Reviendras-tu un jour auprès de moi de manière physique ?

Sois en paix mon âme sœur, je t’aime profondément et à jamais.

Elle m’a regardée d’un regard profond empreint d’espoir et m’a dit :

Depuis si longtemps que j’attends que quelque chose se passe, depuis si longtemps que j’attends que quelqu’un vienne me libérer et m’aide à passer le pont des fleurs ! Et aujourd’hui enfin tu es là et je reprends espoir.

Que je suis heureuse de sa demande auprès de toi, que je suis contente de pouvoir enfin lui donner un message qui l’aidera à accepter mon départ et me permettra de rejoindre le paradis des animaux pour me reposer et me ressourcer, et l’aider elle à enfin faire son deuil.

Mon départ a été rapide et si tragique pour toi, on n’a pas pu m’aider et seule l’euthanasie a pu me délivrer de ces abominables souffrances. Je sais où tu as été ce jour-là, je sais que tu as donné la vie à ta fille presque en même temps que je la perdais. Je sais que tu ne pouvais être à mes côtés et si j’ai choisi de partir à ce moment-là, c’était pour te ménager et t’aider à un moment important, la naissance de ton bébé, de l’accepter et le vivre un peu moins difficilement.

Je sais que ce fut très cruel pour toi, mais moi, malgré les apparences, j’étais sur mon chemin et je préparais mon départ depuis quelque temps. Même si je te semblais en bonne santé, je commençais à ressentir les bobos liés à mon âge et je devenais de plus en plus fragile. C’aurait été pour toi impossible de gérer ta vie de maman, de t’occuper du bébé sereinement et en toute quiétude et me soigner et me consacrer beaucoup de ton temps.

Accepte mon départ comme un cadeau de ma part, comme le cadeau que la vie t’a fait avec l’arrivée de la petite. Il y a des croisements, des circonstances dans la vie qui peuvent vous sembler tristes et douloureux et à la fois heureux et plein d’espoir.

Tu ressens toujours ma présence et tu as compris qu’il est temps maintenant de me laisser, afin que toi aussi tu retrouves la paix et l’harmonie dans ton cœur. Il est important que tu puisses enfin faire ton deuil et reprendre espoir, que nos chemins se soient séparés le temps de laisser la place à la petite et de me permettre à moi de faire un passage au jardin des animaux et de vous retrouver jeune, en bonne santé et pourquoi pas sous une autre forme, c’est toi qui décidera.

J’étais là pour t’aider à grandir, pour construire ta vie affective et t’accompagner avec beaucoup d’amour inconditionnel sur ton chemin. Je te reviendrai avec la même mission.

Dis à mon autre gardienne (maman) qu’elle aussi je l’ai beaucoup aimée et que ma présence l’aura aidée à faire le deuil, tout comme à toi (père de la mère). Je sais que tout comme Hozane, ils sont tous là de l’autre côté pour m’accueillir et m’accompagner un petit bout de chemin. Ils sont vos guides et ils veillent sur vous. Ils vous protègent et de là-haut je pourrai aussi veiller et vous protéger. Tant que je reste dans votre entourage je ne fais que puiser votre énergie. Moi je suis entre deux et toi aussi, partagée entre l’amour de la famille, de la petite et la douleur et le manque de mon absence.

C’est une très bonne initiative d’avoir repris l’équitation, mais pour pouvoir retrouver une coopération, une complicité entre toi et le cheval, tu dois d’abord faire ton deuil. Nos âmes sont sœurs et elles sont reliées, nous nous retrouverons sois en persuadée et j’aurai enfin le plaisir de connaître physiquement la petite fille.

Je me charge Furie de transmettre tes messages, es-tu maintenant prête à passer le pont des fleurs ?

Il est grand temps, ne crois-tu pas ? Elles ont maintenant toutes les deux besoin de moi, de mon énergie pour continuer leur route et de là-haut j’y veillerai en attendant mon retour.

Puis nous nous sommes avancées sur un chemin de lumière très lumineux qui s’est ouvert à nous, et lorsque nous sommes arrivées devant le pont des fleurs, elle m’a dit :

Merci, merci à toi, à elle, ils sont tous là et m’attendent de l’autre côté. Je suis heureuse de les retrouver et je suis surtout heureuse et soulagée de savoir que tu trouveras enfin la paix dans ton cœur et ton « esprit.

Puis elle a traversé le pont et s’est noyée dans la lumière de l’arc en ciel.