La rencontre avec Gaîa a eu lieu dans cette belle et luxuriante prairie qui se trouve après l’escalier de l’arc en ciel et juste avant l’entrée du paradis des animaux. Elle était assise dans les herbes d’un vert  extraordinairement fluo, et tout autour d’elle virevoltaient des abeilles, des milliers d’abeilles et des papillons blancs, orange et dorés. Ils se posaient d’une fleur à l’autre, des fleurs mellifères de toutes les couleurs, et d’un arbre à papillons blanc et violet à un autre. C’était très captivant à observer pour Gaîa. Les yeux grands ouverts elle observait leurs petites farandoles de danses, elle tournait la tête à droite, puis à gauche et son regard pétillait. Je me suis approchée doucement pour ne pas l’effrayer pendant ce moment de plaisir, et lorsqu’elle m’a vue ou senti ma présence, elle s’est levée, a hésité quelques secondes, puis elle est venue vers moi pour me dire :

Tu viens à un instant merveilleux et tu as pu voir que je m’amuse beaucoup ici. Je sais que c’est ma maman qui t’envoie à moi et je suis si contente de pouvoir lui donner des messages, et surtout que tu puisses lui faire part de l’endroit où je suis, de le lui décrire et lui rapporter ce que je vis à chaque instant depuis mon arrivée dans ce haut-lieu magique. Je sais qu’elle, qu’ils ont beaucoup de mal à accepter mon départ et à faire leur deuil, et je savais qu’elle aurait besoin d’avoir de mes nouvelles.

Je t’attendais et après notre échange, lorsque tu sauras la rassurer pleinement, j’irai rejoindre mes compagnons et tous les autres animaux qui se trouvent derrière la porte dorée que tu peux voir derrière moi. J’aurais pu y accéder de suite, j’étais suffisamment bien entourée par les êtres de la nature et tous les animaux qui étaient là pour m’aider à faire le passage, il y avait des chiens, des chats, des lapins mais aussi des rongeurs et des cochons d’inde. Même des écureuils, des chevreuils, ils étaient tous là pour me tendre les pattes et me guider vers le pont des fleurs. Certains m’ont accompagnée depuis déjà quelque temps avant que je ne fasse le grand saut, et d’autres étaient  de l’autre côté du pont pour m’accompagner dans l’escalier de l’arc en ciel. Il y avait aussi des humains, ils étaient aussi assez nombreux, beaucoup d’ancêtres, une amie de cœur et surtout  sa maman. Ils étaient tous là pour me permettre de monter dans la lumière afin qu’elle aussi puisse mieux vivre et faire son deuil. Ils l’aiment tous et la protègent coûte que coûte, elle a ses protecteurs, et elle peut bien entendu compter sur eux tous.

Puis elle s’est tu quelques secondes et j’en ai enfin profité pour me présenter et lui expliquer que j’avais en effet des messages et des questions de la part de ses gardiens. Elle m’a aussitôt répondu :

Je peux connaître le sens de leurs message et questions, je sais qu’ils sont tous les deux en grande souffrance, surtout elle, ma maman à qui j’étais reliée et je le resterai  toujours où que je sois, et je suis bien heureuse de pouvoir lui répondre.

Puis après lui avoir lu le contenu des missives :

J’aimerais savoir si elle est bien ou elle est. Si elle ne souffre plus. Si elle a retrouvé de gens que j’ai perdus ou des animaux qu’elle connaissait.
Si vous pouvez lui dire que je l’aime énormément et son papa aussi. Qu’elle nous manque énormément. Sa joie de vivre. On a tout fait pour qu elle soit le plus heureuse possible. Pense t elle revenir nous revoir sur terre ???? C’est tellement compliqué sans elle. On lui fait des tas de bisous et on lui envoie plein d’amour. On lui allume des bougies tous les jours.

Dis-lui, dis-leur merci pour leur message d’amour et dis-leur que moi aussi je les aime très fort, ils n’étaient pas mes gardiens, ils étaient bel et bien mon papa et ma maman. J’étais leur bébé, leur petite fifille, et avec ma maman nous avions une très forte et immense complicité. Nous étions très fusionnelles, si fusionnelles que nous savions à chaque instant ce que l’autre vivait ou pouvait penser, j’étais  elle, elle était moi et depuis que j’ai tiré ma révérence, elle se sent bien seule, complétement désarmée, vide à l’intérieur d’elle. Depuis mon départ, c’est l’ombre d’elle-même et elle a des doutes, elle a perdu cette grande force et la confiance qu’elle a trouvé en elle grâce à ma présence.

Dis-lui que je l’aime d’un amour pur, profond et inconditionnel et que ma mission consistait à l’aider à se reconnecter à sa source, à son petit enfant intérieur et à l’ouvrir à l’amour inconditionnel. Elle se sent vide à l’intérieur d’elle et seule moi peut le combler ce vide. Elle a besoin de ma présence, de mon énergie sur le plan terrestre pour continuer son chemin.

Dis-lui que je me suis déjà bien reposée et ressourcée et qu’après notre échange j’irai rejoindre mes congénères pour me réparer et préparer mon retour.  Je me sens de nouveau très légère, en pleine forme et je peux de nouveau jouer, courir et m’amuser. Ici c’est le nirvana, mais mon âme aspire bien entendu à la, à les retrouver. Lorsqu’elle se sentira prête et se mettra à ma recherche, je me mettrai de nouveau sur son chemin. Qu’elle n’en doute pas, dis-lui de me faire confiance, de se faire confiance à elle et à l’univers.

Elle a un cœur rempli d’amour et de compassion, et ma compagnie l’aide à le gérer d’une manière juste et équilibrée. Mon corps était usé, mes reins, mon cœur, j’avais des bobos dus à l’âge et mon pancréas était très capricieux, c’était mieux de remonter quelque temps pour pouvoir les retrouver en bonne santé. Ce ne sera pas long, moi je me sens déjà prête, et lorsqu’elle le sera aussi nous nous retrouverons.

Ton bébé, ton petit être de la terre t’aime, vous aime et a tellement envie de retrouver les années merveilleuses que nous avons vécues ensemble. Des années de pur et grand bonheur. Gros câlins à tous les deux et merci, merci pour les bougies et les pensées d’amour et de lumière. Ton petit bébé frisé qui aime te faire rire et surtout pas pleurer.