La rencontre avec Gaspard s’est faite sur un chemin gris, il était assis et regardait tristement vers l’horizon où l’on pouvait apercevoir un grand rayon de lumière. Je me suis approchée doucement pour ne pas lui faire peur et lorsqu’il m’a vue ou senti ma présence, son regard changea d’expression et je pouvais y lire une lueur d’espoir. Avant même que je ne me présente il m’a dit :
Je suis content de te voir, depuis que j’ai fait le grand saut je reste là comme scotché à cet endroit alors qu’il me tarde de suivre ce chemin pour rejoindre la lumière qui se trouve au bout.
Je lui ai expliqué que sa gardienne m’envoyait à lui pour lui donner des messages et qu’après notre échange je l’accompagnerai pour faire le passage. Il s’est levé, est venu à côté de moi, s’est mis à tourner autour de moi tout en poussant quelques miaous, me faisant comprendre qu’il voulait être caressé, et je n’ai pas hésité à le câliner longuement. Il ronronnait et ou bout de quelques instants m’a dit :
Je reviens vers vous pour que dans une dizaine de jour vous puissiez l’accompagner dans la lumière et rejoindre les siens et effectuer une communication animale pour lui exprimer toutes mes excuses, de ne pas avoir été assez attentive à sa santé, d’avoir été trop négligente avec les Symptômes physiques qu’il montrait. Dites-lui aussi que je l’aime et que je le remercie de tout l’amour qu’il m’a exprimé ; qu’il me manque. J’e l’accompagne par la pensée dans la lumière et souhaite qu’il rejoigne les êtres qui lui sont chers.
Que c’est bien que tu sois là, j’avais peur de rester bloqué encore longtemps ici. Ce n’est plus ma place et elle le sait, ma chère et douce gardienne de cœur, elle le sait et je sais qu’elle m’envoie de belles pensées pour m’aider à partir au jardin des animaux, seulement voilà, la culpabilité et le choc de ce départ rapide, elle n’a rien vu arriver et s’en veut de ne pas avoir réagi plus tôt. Elle a des regrets de n’avoir pas été assez réactive, elle est en souffrance, en grande détresse et moi ça me retient et ça m’empêche de continuer ce chemin. Je sais que je lui manque et même si je peux encore la voir et l’entendre, elle me manque aussi.
Dis-lui de ne pas s’en vouloir, dis-lui de ne plus culpabiliser, elle ne pouvait pas savoir que je souffrais d’un mal incurable. C’était un mal sournois qui me rongeait de l’intérieur et qu’on ne pouvait plus guérir. Avant d’arriver chez elle j’avais une gardienne adorable qui ne m’avait pas abandonné, elle est partie rejoindre les étoiles alors que je m’occupais d’elle et de sa santé depuis un long moment. Mais c’était l’heure pour elle de tirer sa révérence et je suis parti. J’ai erré quelques jours dans le quartier et je suis arrivé chez elle, non par hasard, mais plus parce que je savais qu’elle allait m’adopter et prendre soin de moi, j’avais surtout besoin d’affection, je passais beaucoup de temps allongé à côté de ma gardienne pour l’aider dans sa maladie et j’avais besoin de tendresse. Elle m’a apporté le confort et la sérénité d’un foyer et tout l’amour dont j’avais besoin.
De type guérisseur je l’ai aidé tant soit peu dans sa maladie mais je n’avais plus assez de force pour l’aider plus. J’étais déjà sur mon chemin lorsque je suis arrivé chez elle et je préparais ma transition à mon rythme. Comme tout mal que l’on voit lorsqu’on ne peut plus l’enrayer, on ne pouvait plus m’aider.
Dis-lui merci pour son message d’amour et dis-lui que moi je l’aime aussi d’un amour, fort, pur et profond. Je l’aime d’un amour inconditionnel et je sais que sa seule présence a été pour moi pendant cette année, un grand bonheur. J’ai perdu une gardienne, une maman que j’aimais tant et j’en ai retrouvé une autre et que j’aimais autant. Elle a un grand cœur rempli d’amour et de compassion, et cette empathie qu’elle dégage fait d’elle une belle et noble dame. Et puis elle a ce don, cette capacité, cette faculté à nous accompagner, à nous permettre d’être rassuré, entouré et choyé avant de faire le grand saut, et cela c’est du pur et grand bonheur aussi.
Si nous venons vers elle ce n’est pas un hasard non plus, c’est parce que nous savons qu’elle sera là pour nous, pour nous apporter toute la présence et la tendresse que tout départ réclame, et cette chaleur est si précieuse pour nous. Pour Pépite, pour Frida et moi, même si c’est difficile à reconnaître et à vivre pour elle.
Merci, merci, beaucoup de gratitude, je lui suis si reconnaissant pour tout ce qu’elle a fait pour moi, et lorsque j’aurai rejoint le paradis des animaux, je pourrai lui envoyer de bonnes ondes et l’aider plus efficacement. C’est sur sa santé qu’elle doit veiller, et je pourrai de là-haut la protéger et lui envoyer de l’énergie divine. Tant que je reste là je m’accroche à elle et son énergie et elle ne peut faire son deuil. Lorsque je serai dans ce haut-lieu magique, elle retrouvera enfin la paix et la sérénité dans son cœur et son esprit. Et puis qui sait ? Peut-être qu’un jour nous nous retrouverons ? Seul mon corps physique n’est plus, mon âme est éternelle, elle perdure et peut, si elle le souhaite, me retrouver sur un plan terrestre et lui revenir. Mais elle le sait déjà.
Dis-lui de ne plus avoir de regrets, plus de remords, ce qui était important pour moi la belle année qu’elle m’a permis de vivre alors que je préparais déjà mon départ, et c’est le plus beau des cadeaux qu’elle pouvait me faire. Je suis prêt maintenant à faire le passage et je n’ai pas peur, je sais que de l’autre côté du pont on m’attend, des congénères, des êtres de la nature et elle est là aussi, ma gardienne pour m’accompagner dans l’escalier de l’arc en ciel. Dis-lui de ne plus s’inquiéter, tout va bien pour moi maintenant, et grâce à elle et sa compassion je vais partir rejoindre la lumière. Je l’aime fort, fort.
Puis tous les deux nous avons emprunté ce chemin gris qui au fil de nos pas devenait de plus en plus lumineux, et lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, Gaspard m’a dit merci et l’a traversé pour se noyer dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel. Au revoir, repose-toi et ressource-toi.
Gaspard chat qui s’est installé dans la maisonchristiane2023-12-12T12:17:22+01:00
La rencontre avec Gaspard s’est faite sur un chemin gris, il était assis et regardait tristement vers l’horizon où l’on pouvait apercevoir un grand rayon de lumière. Je me suis approchée doucement pour ne pas lui faire peur et lorsqu’il m’a vue ou senti ma présence, son regard changea d’expression et je pouvais y lire une lueur d’espoir. Avant même que je ne me présente il m’a dit :