GAUCHOA…… me dit qu’elle a des soucis avec toi depuis une semaine, alors que tu viens sur elle, que tu es très avide de contact, tu la mords, pourquoi ?

Je suis désolée, je sais que c’est mal, mais je ne suis pas moi-même en ce moment. Je suis perturbée, je ne me sens pas dans mon assiette, je me sens dérangée.

Tu n’étais pas dans ton corps Gaucho, es-tu revenue maintenant ?

Oui, c’est quand même plus confortable, je me sens de nouveau plus présente.

Que s’est-il passé ? Qu’est ce qui t’a perturbée ? Les prédateurs ?

Les prédateurs, oui, les rapaces, mais aussi les humains. Je me suis fait avoir, on m’a attrapée et mise en cage. C’était un piège, mais je ne me suis pas laissée faire, je l’ai mordue. Elle m’a ouvert la cage, elle a eu trop peur que je blesse son rejeton. Depuis je suis méfiante, je n’ai plus confiance et je me sens plus vulnérable, ainsi qu’avec les rapaces qui tentent régulièrement de m’attaquer. J’adore vivre ici, libre comme l’air, je picore dans les jardins, on me câline, mais l’endroit commence à ne plus être aussi sûr. Ca me crée des angoisses.

Lorsqu’ A……. est là et que tu as besoin de protection, Gaucho, il faut que tu viennes quand elle t’appelle pour qu’elle t’aide ou te mette à l’abri. Lorsque tu es dans les airs, elle ne peut rien faire.

Oui je sais, mais je n’ai pas ce réflexe, je me sens plus en sécurité dans les airs que sur la terre. Je dois être très prudente, les prédateurs sont partout, et je dois veiller à ne pas trop me faire remarquer, ce n’est pas très serein.

A…… me charge de te dire que si tu souhaites qu’elle continue à t’accueillir sur elle et avoir des câlins, il faut que tu arrêtes de mordre. Ça lui fait très mal, et elle aussi a peur et craint que tu la mordes.

Oui je comprends et me sens très ingrate, elle est tellement gentille avec moi. Je sais qu’elle m’aime et se fait du souci pour moi.

Elle me dit aussi que tu étais toujours très respectueuse au niveau des déjections, et récemment tu t’es oubliée sur elle.

Quelle honte ! Je m’en veux tellement, j’espère que je ne recommencerai pas, c’est triste et gênant pour moi de m’oublier sur elle qui mérite mon grand respect, car elle, elle me respecte.

Tu te sens bien avec elle ? As-tu un message pour elle ?

Oui, dis-lui que si je n’étais pas habituée depuis que je me suis volatilisée (peur d’un chien) à être libre, libre de voler et de me reposer dans les arbres, d’écouter les oiseaux chanter, d’entendre et sentir le vent dans les feuillages, de réveiller le quartier dès que le jour se lève, ou si je n’avais pas goûté à cet immense espace qui est le mien et qui ressemble au paradis lorsqu’on ne me traque pas, je viendrais volontiers vivre chez elle. Elle m’accueille tous les jours d’une manière inconditionnelle, mais il m’est difficile à présent de m’adapter à une autre vie.

As-tu besoin de quelque chose qu’ils pourraient mettre à ta disposition pour améliorer ton quotidien ?

Oui, une petite piscine, et chasser tous les prédateurs.