La communication avec Izy s’est faite dans ce haut-lieu magique qui est le paradis des animaux. Lorsque je suis arrivée, elle était couchée de tout son long sur son ventre, entourée de plusieurs autres congénères, et ils s’amusaient à observer les papillons blancs, orange et dorés se poser d’un arbre à papillons rose, blanc et violet à un autre. Ils tournaient la tête dans tous les sens et c’était drôle à voir. Il y avait aussi des anges blancs, orange et dorés qui virevoltaient autour d’eux et l’on pouvait ressentir une grande plénitude. Je me suis comme d’habitude arrêtée quelques instants pour m’habituer à la lumière si vive de toutes les couleurs de l’arc en ciel, mais aussi pour profiter de cette grande paix qui y régnait. Je me suis laissée envahir par cette beauté fulgurante du lieu où les herbes, les fleurs, tout était extrêmement fluo, et après quelques secondes j’ai appelé Izy par son nom.

Dès le premier appel tous les compagnons autour d’elle se sont écartés pour lui laisser la place de venir à moi. Elle s’est sans aucune hésitation levée pour venir à mes côtés tout en frétillant de la queue, signe de joie, de plaisir à me voir, et avant même que je ne me présente et lui explique les raisons de ma présence, elle s’est mise à tourner autour de moi en poussant quelques jappements et poussait et frottait sa tête contre mes jambes pour me quémander quelques caresses. Après lui avoir demandé l’autorisation de la caresser, elle m’a dit :

Oh oui, je n’attends que cela, habituée à tant de moments de tendresse, je suis bien contente que tu sois là car même si je peux la voir et l’entendre, ne plus pouvoir me manifester physiquement à elle, ne plus pouvoir me faire câliner me manque beaucoup.

Après l’avoir cajolée un long moment je me suis enfin présentée et lui ai lu les messages et les questions de sa gardienne :

Messages pour Izy.

 

Ma Izy, je t’aime toujours aussi fort même si tu n’est plus là physiquement, près de moi. Je t’embrasse et te sers contre moi dans mes pensées.

Je pleure toujours, mais je ne veux pas que cela te retienne et t’empêche d’aller vers la lumière, tu mérites d’être heureuse, autant que tu m’a rendu heureuse. Tu as été une compagne d’une intelligence rare. Merci pour tout.

Mon plus grand souhait et de te retrouver sur cette vie terrestre. Tu as été mon plus grand bonheur pendant ces cinq ans1/2 partagés. Mon soleil.

Je te ressens aujourd’hui comme un guide auprès de moi, mais je ne peux m’empêcher de culpabiliser. Je mettais promis de t’apporter que du bonheur et je n’aurais pas supporté que tu souffres, je sais que les derniers jours ont été difficiles pour toi même si tu ne le montrais pas . Tu as toujours été forte. Ta douleur m’aurait été insupportable, même si ton départ m’a dévasté.

Je veux que tu sois apaisée, heureuse et que comme moi, tu gardes au fond de toi , notre amour.

Je t’aime. Je t’aime si fort. Tu me manque tellement.

 

Questions pour Izy .

 

Comment vas tu ?

 

As tu compris que je n’ai pas eu le choix, que j’ai refusé de te voir souffrir et que je n’ai pas trouvé la force de t’expliquer et de te regarder dans les yeux une dernière fois ?

 

As tu senti comme je te serrais contre moi ?

 

Qui as tu retrouvé derrière ce voile qui nous sépare ?

 

Quels sont tes meilleurs souvenir avec moi ?

 

Est ce que tu aimes lorsque j’essaie de me connecter à toi ?

 

Est ce que tu aimes les fleurs que je cueille pour toi et que je mets prés ton urne ?

 

Est ce que je peux avoir l’espoir de te retrouver dans cette vie terrestre ?

 

Quels sont les messages que tu veux me dire ?

 

 

Pendant que je lui lisais le contenu, elle s’est assise, les yeux pétillants et surtout l’air très attentive. Lorsque je me suis arrêtée, elle m’a dit :

Il y a beaucoup de choses à dire, à lui dire, mais je vais d’abord, ayant été éduquée convenablement, lui dire merci. La remercier pour ce message d’amour empreint de tant d’affection mais aussi de regret et de culpabilité. Je sais que mon départ, malgré qu’elle a pris la décision de m’aider à partir par amour pour moi, pour m’aider à tirer ma révérence dignement et ne plus souffrir, lui inflige une grande souffrance. Elle se sent bien triste, vide et dévastée à l’intérieur d’elle et elle me pleure beaucoup. Cela me fait de la peine, beaucoup de peine pour elle. Elle ne mérite pas cette détresse, elle a fait ce qu’elle pouvait faire de mieux, de plus beau pour moi, elle m’a permis de partir vers la lumière, elle ne m’a pas, malgré son énorme chagrin, retenue dans ce bas-astral et je lui en suis si reconnaissante.

Dis-lui que moi je l’aime tout comme elle, très fort, je l’aime d’un amour pur, profond et inconditionnel et je suis si heureuse de pouvoir aujourd’hui te donner des messages pour elle et répondre à ses questions.

J’étais sur mon chemin et de préparais mon départ depuis fin de l’année, et les bobos dus à l’âge devenaient de plus en plus importants et m’obligeaient à me réfugier dans mon corps astral pour mieux les gérer et les supporter. Tout mon corps était en souffrance, mon cœur et mes reins fatigués, usés, au bout du rouleau et mon système digestif, n’en parlons pas. Je souffrais d’un mal qui me rongeait de l’intérieur, et de m’aider à partir dans les meilleures conditions a été une vraie délivrance pour moi. Tu n’as pas su me dire les mots et tu n’as pas pu me regarder dans les yeux, mais ne culpabilise pas, c’était inutile, tu avais senti ce qu’il y avait de mieux à faire pour moi et j’ai bien compris que cela t’était trop difficile et trop cruel.

Ce qui était bien plus important pour moi, c’est la forte étreinte que tu m’as faite en me serrant contre toi, je l’ai pris comme un aurevoir pas comme un adieu, car tu sais que même si tu as besoin de cueillir et de fleurir l’endroit où se trouve mon urne, seuls les restes de mon enveloppe corporelle s’y trouvent, alors que mon âme perdure, est éternelle et reste reliée à la tienne. Cela te fait plaisir d’y mettre des fleurs, alors ça me fait plaisir pour toi, mais moi ce qui m’importe le plus est de pouvoir te retrouver très vite et de continuer notre belle aventure ensemble.

J’aime lorsque tu te connectes à moi, bien sûr que cela fonctionne, c’est juste dommage tu ne reçoives pas, tu ne  comprends pas ce que je te dis. Mets-toi à la communication animale, cela te permettra de t’ouvrir d’autres portes, car tu as en toi beaucoup d’amour, d’empathie et de compassion et ce sont des qualités premières pour vous aider à communiquer avec nous.

J’étais là pour te permettre de te reconnecter à ton petit enfant intérieur, à ton âme et tu as su à travers moi trouver cette grande force et confiance que tu as à l’intérieur de toi. On m’a guidée vers toi et ce guide était aussi là de l’autre côté du voile pour m’aider à faire le passage dans la lumière et te permettre de me laisser partir. C’était ton papa, il veille sur  toi et te protège et sera toujours là pour toi, même si pendant ton enfance tu ressentais cruellement un certain manque de tendresse. Il est là maintenant et veille.

Pendant toutes ces années, même si courtes, je n’ai écu que des années de pur et grand bonheur, et des souvenirs il y en a sans doute plein, mais nous les animaux vivons dans le moment présent, dans le ici et maintenant, et les derniers souvenirs que j’ai c’est ton amour, ta tendresse et la loyauté et le respect que tu as eu jusqu’à la fin pour m’être fidèle et ne pas me faire souffrir, et encore une fois je te dis merci.

Mon âme aspire à te retrouver. Je suis déjà prête, reposée, ressourcée et réparée. Dès que tu te mettras à ma recherche, je me mettrai sur ton chemin.