width=La rencontre avec Kiwi a eu lieu sur le chemin qui mène au pont des fleurs. Il était assis et regardait l’horizon, il semblait attiré par cette belle lumière qu’on pouvait apercevoir. Lorsqu’il m’a vue il a tourné la tête vers moi, le regard curieux, je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions de la part de sa gardienne :

Je voudrais lui dire que je l’aime énormément, et qu’il m’a apporté énormément de bonheur. Il me manque beaucoup, mais je veux surtout qu’il soit bien là où il est… Ma plus grande crainte depuis son départ est qu’il soit malheureux…Il manque aussi à tous les membres de la famille, il avait un comportement totalement différent avec chacun d’entre nous.

Mes questions :

– Est-ce qu’il va bien ?

– A-t-il été heureux avec nous ?

– Reviendra-t-il dans notre vie ? si oui me fera-t-il un signe quand il sera prêt ? Je veux qu’il prenne tout le temps nécessaire pour se ressourcer, je ne veux pas le bousculer.

– Est-il déjà venu dans notre vie avant Kiwi ?

– Est-ce qu’il m’a fait des signes depuis son départ ? Que j’ai compris ou non 

 Après lui avoir lu le contenu, il m’a regardée tristement et m’a dit :

J’ai de la peine, beaucoup de peine pour elle. Dis-lui que moi aussi je l’aime et que je suis désolé de lui faire autant de mal. J’ai été imprudent, très imprudent et j’ai traversé la route. Le choc a été violent, la voiture m’a percuté, je n’ai eu aucune chance, c’était rapide et brutal. Je suis aussitôt sorti de mon corps physique et plus moyen de le réintégrer. C’était fini pour moi et ma plus grande douleur était de savoir que tu pouvais me voir depuis la maison, et que ce serait terrible d’accepter cet accident pour toi et pour vous tous qui êtes ma famille.

Je me suis toujours considéré comme ton enfant, ton bébé, ton garçon, comme mon frère. Je me suis toujours senti être un membre de la famille, vous m’avez respecté, aimé, choyé et j’ai eu beaucoup, beaucoup de chance d’être avec vous, ce furent des années merveilleuses que j’ai vécu auprès de vous. Et de vous infliger une telle souffrance, une telle détresse avec ce départ tragique me fait mal, j’ai de la peine pour toi et pour tous les 3.

Moi aussi je vous aime, surtout toi ma petite maman, toi qui m’a tant câliné, et de qui j’étais si proche. Nous étions déjà ensemble et je suis revenu pour t’apprendre le détachement affectif. Ma mission consistait à t’aider à vivre tes relations en toute fluidité, sans dépendance ni co-dépendance, et surtout d’aimer l’autre sans avoir cette peur, cette angoisse de le perdre. J’étais là pour t’aider à construire ta vie de famille, pour t’apprendre à accompagner mon frère sans trop devenir maman poule et ne pas l’étouffer par ta surprotection.

Je n’ai pas terminé mon travail et je te reviendrai, n’aie aucune crainte, nous nous retrouverons. Ce qui est important maintenant, c’est de me laisser partir. Depuis quelques jours tu l’as compris et tu m’as envoyé beaucoup de belles pensées de lumière, cela m’a aidé à avancer moi aussi sur mon chemin. Depuis quelques jours j’ai trouvé et emprunté ce beau chemin de lumière grâce à ta foi, ton amour et ton empathie.

Je te remercie ma petite maman, ma petite chérie adorée, j’aurais réussi à traverser le pont des fleurs car je te sens à présent plus apaisée et plus sereine, mais ça aurait peut-être encore mis quelques jours. Grâce à ta demande à Christiane, je sais que c’est imminent et que tout à l’heure j’irai rejoindre le jardin des animaux. Je te dis merci, je te suis si reconnaissant d’avoir compris que c’était là où je devais aller, et ne surtout pas rester dans ce bas-astral.

Et puis cela me permet de répondre à tes questions et de te donner des messages. C’est très important pour moi aussi que tu saches que je ne souffre pas physiquement, cela  été l’instant de quelques secondes et je suis aussitôt parti de l’autre côté du voile. Maintenant je ne ressens plus aucune douleur, je me sens même très léger, mais je sais qu’ici ce n’est plus ma place et que ma présence pendant les premières semaines de mon départ dans votre entourage était malsaine pour vous tous. Plus tu m’as laissé m’éloigner de vous, mieux tu te sentais et moi aussi.

Des signes je ne pouvais pas vraiment t’en envoyer, cela n’est possible qu’à partir du moment où l’on se trouve au paradis des animaux. Par contre ma présence, même si je ne pouvais plus la matérialiser physiquement, oui tu l’as sentie. Tu as ressenti parfois que j’étais à côté, il y a eu des frôlements et des odeurs. Et puis tu t’es aussi sentie très fatiguée parce que je puisais dans ton énergie. Depuis que je suis sur ce beau chemin de lumière tu te sens déjà mieux, et lorsque je serai monté au jardin des animaux, je pourrai te faire des coucous.

J’ai vécu des années de pur et grand bonheur. Je vous aime tous d’un amour inconditionnel et j’étais là pour tous les trois, mais mon âme est reliée à la tienne et le restera où que je sois. Mon âme perdure, seul mon corps physique n’est plus et elle aspire à te retrouver très vite. Ce ne sera pas long, j’étais dans la fleur de l’âge et pas malade. Je n’ai besoin que de très peu de temps pour me reposer et me ressourcer, et un aller/retour me suffira car je sais que je te manque et que tu as besoin de moi et de mon énergie pour trouver un équilibre. Lorsque tu me caresses, tu nourris ton petit enfant intérieur de tendresse et cela te donne force et confiance en toi.

Et puis je n’ai pas terminé ma mission auprès de toi, alors dès que tu te sentiras prête, mets-toi à ma recherche et je me mettrai sur ton chemin. Là-haut l’espace-temps n’est pas du tout le même qu’ici-bas et je peux redescendre très vite. Le tout est de maintenant faire le passage pour me permettre d’être fidèle à notre rendez-vous. Je t’aime et ma place est auprès de vous sur un plan terrestre.

Puis nous avons continué quelques mètres sur ce chemin qui devenait de plus en plus lumineux. Lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, il l’a traversé et s’est noyé dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel. Au revoir Kiwi, à bientôt !