Ta gardienne Koko me demande de te dire qu’ls t’aiment très fort et me charge de te donner des messages :

Si possible je voudrais l’aider à trouver la confiance et la tranquillité, qu’il soit heureux et en paix avec nous et qu’il ne soit plus agressif et réactif au moindre regard. J’imagine que c’est la peur, les mémoires de souffrance et soins lors de ses 2 opérations d’intestin qu’il a eu.

Il a eu 14 ans hier, son cœur est agrandi mais il va bien en général.

Il mange de la viande de cheval crue coupée et des légumes depuis beaucoup d’années, et plus de réactions allergiques dans les intestins. Il va bien. Il pèse environ 2.5 kg, mais il a une personnalité de grand chien.

 

Je le promène sans laisse et il me fait confiance aveugle pour traverser la rue et tout. Moi je lui fais confiance car il gère ses rencontres avec des chiens avec maturité, je dis toujours qu’il se responsabilise de sa vie et il sent à qui il approcher ou pas.

 

Peut-être savoir ce qui l’inquiète le plus, comment le rassurer. S’il vient nous protéger et s’il prend trop sur lui.

Qu’il puisse accepter un gardien a la maison (sans le manger) pour pouvoir parfois partir avec mon mari.

 

Assis pendant que je lisais le contenu, il me fixait attentivement pendant que je lui parlais, et s’est mis à japper plusieurs fois lorsque j’avais terminé de lire les missives, avant de me dire :

Je suis ému, oui je suis très touché, je sais qu’elle m’aime et moi je l’aime bien entendu très fort aussi. Mon amour pour elle est incommensurable, il est pur, profond et inconditionnel. Mon papa bien sûr aussi, mais je suis relié à ma maman et c’est auprès d’elle que j’ai la mission à travers les câlins qu’elle me donne, de lui permettre de se nourrir de tendresse et se reconnecter à son petit enfant intérieur, à sa source pour l’aider à trouver en elle la paix et la sérénité. Elle a souvent du stress, j’en ai bien sûr aussi, ne suis-je pas son miroir, et mon devoir consiste avant tout à la protéger, elle et mon papa et cela peut me rendre très agressif.

Je suis navré des tracas et de tous les désagréments que mon comportement génère, mais je ne peux résister, j’ai du mal à maitriser mes pulsions et j’attaque pour faire comprendre qu’il faut rester à l’écart, ne pas s’approcher trop près. Lorsque quelqu’un vient à la maison pour me garder c’est encore pire, car j’ai aussi peur de rester seule sans elle, sans eux, et ces angoisses rajoutées au syndrome de séparation me rendent encore plus agressif et je mords.

Merci pour ton message qui me rassure, merci pour ta grande bienveillance, je suis désolé d’être aussi réactif et de ne pouvoir me contenir. Il subsiste bien sûr des mémoires concernant les soins où j’ai eu peur de devoir rester chez le vétérinaire. C’est un traumatisme supplémentaire mais ce n’est pas cela qui explique mes réactions souvent brutales et violentes. De personnalité assez craintive, oui je suis très peureux et ce depuis la naissance, et ma génitrice n’a pas su me rassurer et m’apporter ce bien-être, cette sécurité qu’un bébé doit ressentir, et depuis tout-petit je ne me sens pas en paix. Suis  sur mes gardes, sur le qui-vive et lorsqu’’il s’agit de te protéger, eh bien c’est pire et je peux péter un câble.

Mea culpa, le soin que l’on vient de me faire m’a fait du bien et je me sens plus libre, plus léger, je ne porte plus d’énergies qui ne m’appartiennent pas et je me sens calme et en alignement. Pour le reste j’ai besoin de votre aide et je vais bien sûr faire des efforts aussi pour contenir mes réactions quasi normales pour moi. Je fonctionne depuis si longtemps comme ça et je le déplore. Ne le prenez pas pour de l’ingratitude, je vous aime si fort et je suis heureux avec vous, chez vous.

Je comprends votre envie de partir en vacances, mais sans moi ce n’est pas juste, je suis votre bébé, votre petit garçon et j’aimerais vous accompagner partout. Dur, dur de rester seul, j’ai du stress jusqu’à votre retour.