La rencontre avec LEIA a eu lieu dans un jardin. Elle était assise dans l’herbe et me regardait tristement. Ses yeux exprimaient de la peur, je me suis approchée d’elle tout doucement et lui ai expliqué que sa gardienne m’envoyait vers elle pour lui transmettre un message. Avant même que je ne me présente, elle s’est retournée et regardait vers le fond du jardin, et surprise, j’ai pu voir un autre chat tricolore et j’ai compris de suite qu’il s’agissait de IRIS.

LEIA a compris que j’avais capté qu’elles étaient encore là entre deux toutes les deux et m’a dit :

Oui c’est ma sœur mon amie, ma compagne. Toutes les deux sommes là à attendre qu’il se passe quelque chose, toutes les deux nous avons besoin d’aide pour rejoindre le jardin des animaux.

Je suis là pour vous donner des messages et vous poser quelques questions, votre gardienne n’arrive pas non plus à faire le deuil et c’est difficile pour elle d’accepter ce tragique départ.

Mes questions, du moins les premières qui me viennent à l’esprit sont :

Pourquoi sont-elles parties ? Pourquoi sont-elles allées se balader près de la piscine ? Ont-elles souffert ? Me pardonne-t-elles d’avoir été si négligente à leurs égard ? 

Ont-elles été heureuses à mes côtés, autant que moi aux leurs ? Qu’ont-elles à me dire, si elles ont des messages je suis preneuse.

Je sais bien, ce départ si brutal est un drame, une vraie tragédie pour elle. Dis-lui que je n’ai pas eu le temps de préparer mon départ, il n’était pas prévu, c’est un accident et elle n’y est pour rien. Ce n’est pas elle qui a été négligente à mon égard, c’est moi qui ai été d’une grande imprudence.

Je suis allée à la piscine, attirée par tous ces oiseaux qui rodaient pour boire, pour happer quelques gouttes d’eau, ça se chamaillait et mon instinct naturel m’a poussé à leur courir après, à essayer de les attraper et est arrivé ce qui devait arriver. J’ai eu peur, très peur et pour ne pas souffrir, je suis aussitôt sortie de mon corps et je me suis vue,  je savais que c’était fini pour moi, que je n’arriverais plus à intégrer mon corps physique.

Dis-lui que c’était très rapide et que je n’ai pas souffert longtemps. De me réfugier dans l’astral m’a aidé à ne pas me sentir étouffer, asphyxier. Dis-lui aussi de ne pas culpabiliser, ce n’est pas de sa faute, c’est moi, trop jeune pour avoir conscience du danger, qui me suis aventurée à la piscine. Pour moi tous ces oiseaux étaient une vraie aubaine, un vrai cadeau du ciel, mon instinct de félin m’a envoyé de l’autre côté du voile.

J’ai vécu une merveilleuse vie de chaton avec elle, elle était ma maman, j’étais son petit bébé et j’ai été très heureuse avec elle. Ce qui me rend triste maintenant c’est qu’elle le soit, que cet accident l’ait plongé dans une grande détresse et que j’ai attiré ma sœur, ma compagne, qui pour avoir essayé de m’aider, a subi le même sort, le même accident et que toutes les deux nous soyons là aujourd’hui toujours dans son entourage et l’empêchons de faire son deuil.

Cela me fait souffrir car ici ce n’est plus notre place et nous avons besoin de monter au paradis des animaux pour nous ressourcer. Après elle ira mieux aussi et pourra commencer son travail de deuil afin de retrouver la paix et l’harmonie dans son cœur et son esprit.

Dis-lui que je l’aime et que mon âme aspire à lui revenir très vite, mais que pour cela il faut d’abord m’aider à faire le passage. Dis-lui que je suis un chat de type timbre-poste et j’étais chargée de lui apprendre le détachement affectif. Je n’ai pas rempli ma mission et je lui reviendrai pour la continuer.

Dis-lui aussi de ne pas avoir peur du lendemain, dis-lui que je l’aiderai à gérer ses angoisses et de se reconnecter à sa source, à son petit enfant intérieur pour pouvoir avancer avec plénitude sur son chemin de vie.

Je me charge de lui donner tes messages LEA, es-tu maintenant prête à partir ?

Je le suis, peut-on emmener IRIS avec nous ?

On le pourrait, mais ta maman m’a demandé de lui transmettre les mêmes messages et de lui poser les mêmes questions, et pour cela j’ai besoin de me connecter à son âme. Mais si tu le souhaites LEIA, tu l’attends de l’autre côté du pont, c’est toi qui va lui tendre les pattes et l’accueillir de l’autre côté ?

Oh que oui, merci, merci de me donner cette possibilité, merci de me permettre de l’aider, elle ma sœur, mon amie qui a voulu me venir en aide au détriment de sa vie.

Puis elle est venue à côté de moi et nous avons toutes les deux emprunté un beau chemin de lumière qui s’est ouvert à nous. A un moment, elle s’est arrêtée et toutes les deux nous nous sommes retournées et nous pouvions apercevoir IRIS qui trottinait derrière nous. Lorsque nous sommes arrivées devant le pont, elle s’est empressée de le traverser et elle est restée assise de l’autre côté à attendre IRIS .

Paix à ton âme LEA !