Leonard, tel une âme en peine est assis sur le chemin, et dès qu’il m’a vu, est venu à ma rencontre et m’a dit :

Malgré que je sois d’un tempérament assez craintif et réservé, je suis content de te voir, j’ai besoin d’un petit coup de pouce pour passer de l’autre côté, mais tout seul, je n’y arrive pas.

Qu’est-ce qui t’en empêche Léonard ?

Ma gardienne et sa souffrance. Elle se torture l’esprit avec des questions, des regrets, elle doute d’elle et de tout, alors que l’explication de mon départ est très simple.

A-t-elle un lien quelconque avec le vaccin reçu 5 h plus tôt ?

Oui un peu sans doute, mais cela aurait pu arriver n’importe quand. J’étais d’une nature très fragile, je n’étais pas complètement incarné dans mon corps et cela a causé des déficiences dans tout l’organisme et surtout le cœur. Le vaccin a peut-être augmenté la pression, je ne sais pas, mais je n’ai pas souffert, qu’elle ne s’inquiète pas et qu’elle ne culpabilise pas. Je me sentais fatigué et opprimé, et j’ai ressenti une vive douleur dans la poitrine, et puis plus rien. J’avais fait le grand saut, c’était rapide, et le choc a été terrible pour elle. J’en suis très triste pour elle, et cela m’empêche de partir.

Elle se pose la question si elle aurait pu faire quelque chose ?

Qu’elle ne culpabilise pas, c’est bien plus simple et plus efficace pour moi de remonter me reposer et me ressourcer et revenir dans un corps sain, et d’être parti si tôt et très vite, une fois que j’aurai rejoint le jardin des animaux, me permettra de revenir d’autant plus vite.

Elle se demande, Léonard, quel enseignement elle doit retenir sur ton départ ?

Ce départ ne doit pas la plomber et l’attrister. Ce n’est pas de sa faute si je n’étais pas bien incarné dans mon corps physique, je ne pouvais pas l’être.

Pourquoi ?

Parce que j’étais déjà chez elle, pas longtemps, juste quelques semaines, et que pour régler définitivement les choses du passé, j’avais besoin de revenir et d’être son petit garçon un petit laps de temps. C’est fait, ma mission a été remplie et je peux à présent remonter avant de lui revenir comme compagnon.

As-tu été heureux Léonard ?

Oui j’ai eu la chance de goûter à cet immense amour qu’elle a dans l’espace de son cœur et je peux à présent me réincarner totalement dans le corps d’un animal.

Elle souhaite savoir si tu as des choses à lui dire sur tes anciens compagnons Looky et Lény ?

Ma présence les met mal à l’aise et mon départ au jardin des animaux rendra la situation à nouveau normale. Mon arrivé les a perturbés, mon départ encore plus, et ils se font du souci pour ma gardienne.

Que penses-tu d’Olaf ? Y es-tu pour quelque chose ?

Oui, c’est moi qui l’ai guidé vers elle.

Elle me charge de te transmettre qu’elle t’aime énormément, que le peu de temps que tu as vécu sur cette terre a laissé un amour considérable et une place toute particulière dans son cœur.

C’est normal, elle a ressenti cet amour que chaque maman a pour son petit et j’en suis heureux. Moi aussi je l’aime et pour moi aussi elle est particulière.

Elle souhaite que tu viennes la chercher lorsque ce sera son tour de passer de l’autre côté et te dit merci pour tout, elle ne t’oubliera jamais.

Pas besoin que je vienne la chercher pour nous revoir, il suffit, lorsqu’elle sera prête de m’accueillir de nouveau chez elle, moi je n’ai que ce souhait, je serai patient et lui enverrai de bonnes énergies jusque-là. Dis-lui que je l’aime et que je resterai relié à elle, qu’elle accepte de reconnaître qu’il y a une vie après la mort. Mort et renaissance sont autant de cycles que vous vivez constamment dans votre existence terrestre. Telles les 4 saisons qui se terminent et renaissent chaque année, telle l’âme est éternelle et peut renaître et se réincarner plusieurs fois dans un corps physique. Et ma mission et celle d’Olaf, c’est de l’aider à ouvrir son cœur et se reconnecter à sa source afin de continuer à avancer sur son chemin.

Je dois maintenant te quitter, cette communication l’aidera à faire son deuil. Moi on m’attend, il y a beaucoup d’animaux qui sont là pour m’emmener au paradis des chiens. Ils sont venus me chercher et depuis mon départ, avec beaucoup de patience, ils sont là et je peux maintenant les rejoindre. Je n’ai pas peur, leur présence me fait du bien et me rassure.

Il s’est levé et sans aucune hésitation s’est mis sur son chemin, et du néant j’ai vu surgir des animaux de compagnie mais aussi des milliers d’oiseaux et de papillons. J’ai regardé tant que j’ai pu cette farandole d’énergie  et de lumière, et j’ai ressenti une grande paix dans mon cœur et mon plexus.

Léonard avait rejoint le paradis des animaux.