width=Lilou, ta gardienne me charge d’un message pour toi et aimerait aussi connaître la raison de ta mésentente avec ta sœur Boubouille :

Donc je souhaite comprendre le pourquoi de leur mésentente et comment faire en sorte qu’elles se respectent, même si elles ne peuvent devenir de grandes amies… à mon grand désespoir.  Elles sont pourtant sœurs ! Aimées l’une et l’autre, sans favoritisme.  Chacune est très différente,  mais chacune est parfaite comme elle est. 

 Aussi, concernant l’arrivée d’Orson le petit Westie, pourraient-elles faire un effort à son égard et être compréhensives ? C’est un bébé qui doit apprendre et qui pour le moment est maladroit avec les chats. Il faut lui pardonner son enthousiasme débordant. Ce serait bien qu’elles adoptent un comportement détaché à son égard,  sans quoi il réagit trop vivement et je suis obligée de le punir trop souvent. 

J’ai peur qu’elles fuient leur maison et jardin, peut-être même qu’elles pensent quitter notre foyer ! ? J’en serais terriblement triste et ne me pardonnerais pas d’avoir amené Orson dans ce cas. Alors je penserai peut-être rapporter Orson à son éleveur.  Mais ce serait une terrible décision que je souhaite éviter à tout prix. Qu’elles se souviennent d’Ulysse, leur grand ami ! L’amitié avec Orson est aussi possible et pourra être comme avec Ulysse, si elles le veulent. Qu’elles en fassent un compagnon de jeu ! 

 Sinon, j’espère que Lilou et Boubouille voient combien elles sont aimées et à quel point je souhaite qu’elles soient heureuses dans leur maison avec moi et dehors… Je fais tout mon possible chaque jour pour créer un foyer harmonieux plein d’amour et que rien ne manque. 

Lilou,  ce serait bien que tu envisages d’être un peu moins farouche en général ! Et sans agressivité vis à vis de Boubouille !

Boubouille,  si tu peux faire un effort vis à vis de ta sœur Lilou ! 

 Si quelque chose, ou quelqu’un pose problème, il faut me le dire. Si je peux améliorer quelque chose ou changer quelque chose… 

 Elles sont mes princesses et le resteront quoi qu’il advienne. 

Je les aime de tout mon cœur…. 

J’espère qu’elles sont heureuses chez et avec moi et qu’elles apprécient également J………, mon compagnon ! 

Oui je sais qu’elle nous aime et que nous sommes toutes les deux ses princesses. Cela me tracasse un peu, j’aimerais être la seule, ne suis-je pas la plus jolie, d’ailleurs elle non plus n’aime pas partager. Lorsqu’elle aime elle veut être la seule, l’unique et c’est compréhensible. Moi je dois la partager avec Boubouille qui est plutôt un pot de colle et cela me dérange. Si je laisse faire, elle prendrait toute la place et à cela se rajoute maintenant cette petite terreur qui ne reste pas 2 secondes en place.

Il me terrorise tellement, il est brusque dans son tempérament. J’aimais beaucoup Ulysse, mais Orson est débordant d’énergie et me fait peur. Lorsqu’il s’approche, c’est une vraie tornade et je préfère fuir et éviter le contact avec lui.

Cela ne signifie pas que je vais partir, moi aussi je l’aime et je ne veux pas aller vivre ailleurs. J’essaye tout juste d’éviter d’être en présence de cet intrus qui perturbe bien notre équilibre. C’est déjà difficile d’avoir à accepter la présence de Boubouille, alors être confrontée à l’arrivée d’un compagnon chien qui dans son comportement n’a rien à voir avec mon ami Ulysse. Je comprends qu’il soit jeune, qu’il a besoin d’apprendre, mais cela ne lui donne pas tous les droits.

Le problème avec Boubouille, c’est que nous sommes toutes les 2 de type timbre-poste et nous avons toutes les deux pratiquement la même mission : apprendre le détachement affectif à notre gardienne. L’aider à vivre ses relations affectives sans peur, sans crainte, en toute fluidité et surtout sans trop de dépendance vis-à-vis de l’autre. Boubouille a le même rôle et cela pose problème. Nous nous marchons sur les pattes et ça crée des conflits entre nous.

Elle nous a choisis à une période de sa vie où elle avait besoin de cette énergie, elle a fait du chemin depuis et a moins besoin qu’on se charge trop de ce travail. C’est allégeant et soulageant pour nous, mais occasionne quelques désagréments entre nous. Qu’elle ne s’inquiète pas, les rapports entre frères et sœurs chez les humains ne sont pas toujours très harmonieuses non plus, ça se chamaille aussi. Moi de par ma faroucherie, je lui fais comprendre qu’elle doit se tenir à l’écart. Mais nous sommes sœurs et nous aimons quand même qu’elle ne pense pas le contraire, c’est juste qu’il faut que chacune protège son territoire.

Je ne manque de rien et je suis heureuse, je l’aime et son compagnon humain aussi, qu’elle n’ait pas de doutes à ce sujet, mais qu’elle comprenne que la vie est ce qu’elle est avec ses travers parfois et qu’elle ne peut vivre en autarcie dans son cocon familial. Il y a de l’amour, beaucoup d’amour, un trop plein d’amour dans ce foyer, le tout est de trouver un juste équilibre pour que chacun y trouve sa place et le petit dernier y trouvera aussi la sienne.