width=La rencontre avec LOLLIPOP s’est faite dans un jardin. Elle était assise dans l’herbe et son regard était très triste. Je me suis approchée lentement, je l’ai appelée doucement « Lolly, Lolly », elle s’est tournée vers moi et j’ai pu lire une grande détresse dans ses yeux. Je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions pour elle de la part de sa gardienne, et avant même que je ne lui lise le contenu, je voyais son regard changer d’expression, et elle est venue vers moi.

Dis-moi, dis-moi, j’attends depuis plusieurs jours, assise là et je désespérais de devoir rester encore longtemps ici.

Je lui ai lu les missives de sa gardienne :

J’aimerais lui dire combien je l’aimais, elle a été un merveilleux cadeau dans notre vie à moi et ma fille. Elle a été pour nous un exemple de courage et de force.

Malgré les années et ses handicaps, elle restait pour moi la plus belle.

J’aurais voulu l’avoir câlinée  plus, j’espère qu’elle ne m’en veut .pas

Lolly,tu es une chienne exceptionnelle, pleine d’amour, de sagesse, sociable, un chien parfait, une maman extraordinaire.

J’aimerais te revoir, tu es dans mon coeur et mes pensées pour toujours. Je t’aime, tu me manques tellement, petite fleur, ta personnalité était si agréable et si forte

Je voudrais lui poser quelques questions.

As-tu aimé ta vie avec nous? As-tu été heureuse et comblée?

As-tu souffert? car je sais que tu avais des handicaps?

Aurais-je pu faire autre chose pour te soigner? y avait-il un moyen de prolonger ta vie?

De quoi es-tu morte? Etait-ce ton coeur ? Ou ton estomac? Ou un cancer? Ou autre?

Voir plus le vétérinaire ces derniers temps?

Ai-je eu raison  de ne jamais avoir voulu d’euthanasie?

Ou es-tu?

Es-tu bien? Heureuse?

Te reverrai-je?

quelqu’un t’a – t’il accueillie de l’autre côté?. Et qui?

es-tu parfois près de nous?

J’espère avoir des signes de toi.

 Lorsque j’eus terminé, elle s’est mise à pleurer. Les larmes coulaient le long de ses joues, le long de son nez, sa truffe et sans même lui en demander la permission, je l’ai caressée longuement et j’ai attendu qu’elle se calme. J’étais beaucoup dans les émotions aussi, et lorsqu’elle s’est enfin apaisée, elle m’a dit :

Dis-lui merci pour son message d’amour, dis-lui merci pour tout cet amour qu’elle m’a donné, toutes ces belles années de grand et pur bonheur que j’ai connues avec eux. Dis-lui de ne surtout pas se poser de questions concernant mon existence avec eux, même si j’avais des problèmes de santé, tout congénère aimerait être à ma place.

Elle était ma maman, même si tu dis gardienne, pour moi elle était ma maman et je me suis sentie être sa fille, son bébé et j’ai vécu des moments remplis d’amour et de joies. Certes ma santé a été très fragile, il y a eu des hauts et des bas et j’ai gardé un petit handicap, mais comparé à tout l’amour qu’elle m’a porté, ce n’était rien pour moi. Elle m’a soignée, câlinée et j’ai tenu tant que j’ai pu parce que j’étais bien, que j’étais considérée comme leur enfant et respectée comme un être humain.

Seulement voilà, mon corps était bien fatigué et usé, le mal me rongeait de l’intérieur. Mon cœur commençait à peiner, mes reins aussi, mais le mal qui m’a ôté la vie était un mal sournois et j’avais parfois de violentes crampes dans le ventre, et pour le gérer je me réfugiais dans mon corps astral et tout devenait de nouveau plus supportable.

Ne culpabilise pas, on ne pouvait plus rien pour moi, l’acidité remontait parfois dans ma gorge et plus rien n’aurait pu me soulager. J’étais sur mon chemin et je préparais mon départ depuis quelques mois et je savais que ce serait difficilement acceptable pour toi. Je savais que lorsque je ferai le grand saut, ce serait terrible pour toi, mais tu dois te dire que je suis partie parce que c’est la loi et que c’était mieux pour moi que de continuer à me soigner, puisque ce mal était incurable (cancer).

Je n’ai pas trop souffert, dès que ça n’allait pas je me mettais dans mon corps astral et j’arrivais à le gérer. Et puis les bobs dus à l’âge me titillaient aussi beaucoup. Maintenant, depuis que j’ai tiré ma révérence, je me sens de nouveau toute légère et ne ressens plus aucune douleur. Ce qui me pose problème aujourd’hui et qui m’empêche de rejoindre le jardin des animaux, c’est ta peine. Tu es en grande souffrance et te torture l’esprit.

Sache qu’on ne pouvait plus rien pour moi et qu’aucun vétérinaire n’aurait pu m’aider ni même me soulager. L’euthanasie, je n’étais pas prête non plus à aucun moment où on te l’a proposée, j’étais prête à partir et tu vois je suis partie toute seule à la maison, parce que j’étais sur mon chemin et j’ai eu le temps de préparer mon départ. Alors ne culpabilise plus, accepte d’être séparées quelques temps et après nous aurons la joie et le plaisir de nous retrouver.

Mais pour cela j’ai besoin d’aide, j’ai besoin que tu me laisses partir et qu’on m’aide à faire le passage. Lorsque je serai au paradis des animaux je pourrai me reposer et me ressourcer pour préparer mon retour. Et toi tu trouveras enfin la paix dans ton cœur et ton esprit, et tu pourras enfin faire ton deuil. Tant que je reste à tes côtés et dans ton environnement je puise dans votre énergie et tu vas finir par tomber malade. Je sais que je te manque et tu me manques aussi, et mon âme aspire à te revenir. Il ne tient qu’à toi pour que je puisse te retrouver dans le corps physique d’un petit chien en pleine forme et en bonne santé. Et nous pourrons continuer notre belle aventure ensemble.

Tu as besoin de moi et de mon énergie pour continuer ton chemin, alors laisse-moi partir et me ressourcer, et lorsque tu te mettras à ma recherche, je me mettrai sur ton chemin. N’aie aucun doute à ce sujet, tu sauras me reconnaître au premier regard. Mon âme est éternelle, elle reste reliée à la tienne et t’enverra des signes lorsqu’elle sera dans l’au-delà. Tant que je reste ici à tes côtés, je ne peux pas te faire des coucous, alors que tu en as tellement besoin.

Ma petite maman, ta Lolly t’aime, elle t’aime très fort, plus que tout et elle sera toujours là pour toi. Merci de m’avoir envoyé Christiane, après mon passage je serai libérée et tu te sentiras mieux aussi.

Puis nous nous sommes avancées sur un chemin de lumière qui s’est ouvert à nous. Ce chemin, au fil de nos pas devenait de plus en plus lumineux, il y avait des petites fleurs de toutes les couleurs, et lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, elle l’a traversé en sautillant et s’est noyée dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir Lolly, repose-toi et ressource-toi. Paix à ton âme !