La connexion avec Loulou s’est faite dans ce haut-lieu magique qui est le paradis des animaux. Il était couché de tout son long sur son ventre, entouré de plusieurs autres congénères et ils s’amusaient à regarder les papillons blancs, orange et dorés virevolter d’un arbre à papillons à un autre, et il y avait beaucoup d’anges blancs, orange et dorés qui accompagnaient ces farandoles de danses.
Je me suis arrêtée quelques instants pour admirer l’éblouissante beauté qui se dégageait et me laisser imprégner par la grande paix qui y régnait. Il y avait des herbes fluo, des fleurs de toutes les couleurs, et Loulou était tranquillement allongé pour profiter avec beaucoup de plénitude de ces instants hors du temps. Après un petit moment de grand ressourcement pour moi je me suis avancée un peu et j’ai appelé Loulou par son nom. Dès le premier appel les compagnons installés autour de lui se sont écartés pour me laisser la place pour m’approcher de lui, et Loulou, le regard curieux, s’est levé pour venir vers moi et me dire :
Je suis si content de te revoir. Cela me donne enfin l’occasion de te remercier de m’avoir si bien accompagné, de m’avoir soigné, soulagé mes douleurs et nous avoir permis à ma maman et moi de tirer dignement ma révérence. Merci, merci, beaucoup de gratitude à toi et merci à ma maman, je lui suis si reconnaissant d’avoir fait appel à toi.
Les présentations étaient inutiles, j’avais ouvert un coning de transition pour aider Loulou à partir dans les meilleures conditions vers la lumière, et je lui ai aussitôt fait part des messages et des questions de sa gardienne :
Depuis ton départ, je sens un énorme grand vide sans toi, j’ai même peur chez moi toute seule le soir quand je rentre après le travail. D’ailleurs j’ai dû mal à rentrer certains soirs. Parfois, je regarde dans le couloir au loin ou dans le salon ou la cuisine et je crois que tu n’es pas loin, que tu vas venir me voir ou me demander à manger ou t’asseoir à côté de moi et de mon lit…D’ailleurs ça me manque de ne plus te caresser et te faire un câlin. La vie sans toi est difficile.
Moi qui n’avait ni famille et plus d’amoureux, ta présence me faisait beaucoup de bien et m’évitait de tomber en dépression mais maintenant tu n’es pas là.
J’ai beaucoup de culpabilité car je n’avais pas compris tous les messages que tu souhaitais me transmettre, que tu avais mal. J’ai honte et je regrette énormément de t’avoir grondé parce que tu faisais pipi partout, je n’avais pas compris alors que vivions ensemble, j’aurais dû comprendre…J’espère que tu ne m’en veux pas, tu étais tout ce que j’avais de plus cher dans mon coeur. J’en veux à la femme vétérinaire de ne pas m’avoir transmis les bonnes informations sur ta maladie car j’ai perdu beaucoup de temps et d’argent pour rien malgré mes nombreuses visites.
- Dis-moi, est-ce que j’ai bien fait de te faire partir de ce monde terrestre à ce moment ?
- Est-ce que tu m’en veux ?
- Est-ce que tu m’en veux de ne pas avoir compris ce qui était en train de se passer pour toi dans ton corps ?
- Est-ce que l’on se reverra après ma mort ? car je le souhaite de tout mon coeur…
- Dis-moi si tu es bien entouré ? si on s’occupe bien de toi là-haut ? est-ce que tu es heureux ?
- Est-ce que tu es parti parce que ta mission avec moi était finie ?
- Est-ce que j’ai mal agi avec toi ?
Je n’ai pas eu d’enfants mais toi tu étais comme mon enfant.
J’espère que l’on se reverra loulou.
Je t’aime très très très fort.
Après lui avoir lu le contenu, il m’a regardé l’air triste pour me dire :
Je suis à la fois si heureux d’avoir pu rejoindre le paradis des animaux, ici c’est le nirvana, tout n’est que paix et amour, et à la fois si triste, triste pour elle, triste de la savoir seule avec du chagrin, de la souffrance que mon départ lui inflige.
Dis-lui merci pour son merveilleux message d’amour empreint de nostalgie, de regrets et de culpabilité, et dis-lui surtout que moi aussi je l’aime d’un amour pur, profond et inconditionnel. Dis-lui que j’ai passé des années de pur et grand bonheur à ses côtés, même dans les moments difficiles de sa vie, et je n’ai jamais manqué de rien. Aimé, choyé et respecté comme un être humain je me suis toujours considéré comme son bébé, son petit garçon, son enfant. Dis-lui de ne pas culpabiliser, la culpabilité est un obstacle qui l’empêche de faire son deuil.
J’ai eu beaucoup de chance d’avoir pu faire le passage sans peur dans la lumière, entouré par le Deva et les êtres de la nature, et je me suis déjà bien reposé et ressourcé. A elle maintenant de commencer son travail de deuil, à commencer par savoir qu’elle a fait le bon choix et au bon moment. J’étais sur mon chemin et je préparais mon départ à mon rythme depuis belle lurette, et je ne peux lui en vouloir de m’avoir aidé à partir. Au contraire, cela m’a permis de faire le grand sauf dignement. Je m’étais déjà, pour la plupart du temps, réfugié dans mon corps astral pour ne pas souffrir, pour m’aider à supporter et gérer mon état, et j’étais prêt. Elle a pris la bonne décision et ne doit pas s’en vouloir de n’avoir pas compris plus tôt ce qui se passait pour moi, que j’étais en train de vaquer à mon départ, parce que c’est la loi et elle doit maintenant l’accepter afin de retrouver un peu de paix dans son cœur et son esprit.
Dis-lui de ne pas en vouloir à la vétérinaire, cela n’aurait rien changé pour moi, je souffrais de beaucoup de choses, de bobos dus à l’âge, toutes mes articulations me faisaient mal et mon cœur et surtout mes reins étaient très fatigués et usés. On ne pouvait plus rien pour moi, et à mon âge je mérite de souffler la flamme de ma bougie pour monter au jardin des animaux. Ici je suis bien, je me sens si bien entouré, je me suis déjà bien reposé, ressourcé et réparé. Je peux de nouveau courir, jouer, m’amuser et je suis heureux même si tu me manques aussi, que nos grands câlins et nos nombreux moments de tendresse me manquent. Encore une fois tu n’as pas mal agi, tu as fait ce que tu devais faire et je le considère comme un ultime cadeau pour moi, je sais combien cela t’a été cruel et difficile.
Ma mission n’est pas terminée, j’étais là pour t’apprendre le détachement affectif, t’apprendre à aimer d’une manière fluide, sans peur et sans dépendance ni co-dépendance. Je suis monté pour recharger mes batteries car il y a encore du taf, et mon âme qui est éternelle, qui perdure, aspire à te revenir pour continuer mon travail. Ne me ferme pas la porte de ta maison, tu as besoin de moi et de mon énergie sur un plan terrestre et moi je suis déjà prêt à redescendre, et lorsque tu le seras et te mettras à ma recherche, je me mettrai de nouveau sur ton chemin.
Tu me manques aussi même si moi je peux te voir, même si je peux te faire des coucous, des petits signes, ne plus pouvoir me manifester à toi et me faire câliner me manque. Tu as beaucoup de bienveillance et même si parfois tu me grondais tu as un cœur rempli d’amour et de compassion, il fait si bon de vivre à tes côtés. Tu te sens bien seule et seul moi peut le combler ce vide. J’endosserai le costume qu’il te plaira et j’espère très vite de retrouver sur le plan terrestre. Pas dans l’au-delà, nous avons encore de si belles choses à partager et à vivre ensemble, notre histoire ne s’arrête pas là. Elle se perpétuera encore et encore, fais-moi confiance, n’aie aucun doute.
Je t’aime et il me tarde de te revenir dès que tu te sentiras prête et te mettras à ma recherche. Ton Loulou pour toujours.
Loulou chat 18 anschristiane2022-08-27T14:51:25+01:00
La connexion avec Loulou s’est faite dans ce haut-lieu magique qui est le paradis des animaux. Il était couché de tout son long sur son ventre, entouré de plusieurs autres congénères et ils s’amusaient à regarder les papillons blancs, orange et dorés virevolter d’un arbre à papillons à un autre, et il y avait beaucoup d’anges blancs, orange et dorés qui accompagnaient ces farandoles de danses.