width=Ta gardienne me charge de te transmettre des messages et te poser des questions :

Quand tu as changé de famille de chez Jérôme  à  nous ce n’a pas été  trop dur?

Aimes-tu les enfants ?

Est-ce que tu es bien avec nous?

L’entente avec les alpagas  poneys se passe bien?

Ton travail de surveiller et défendre les animaux te plaît ?

 As-tu le manque d’un autre chien gardien qui serait avec toi ?

Pourquoi saute tu les clôtures  des que tu en as l l’occasion ?

Pourquoi te lèches-tu perpétuellement la patte? t ennuis tu?

As-tu des bêtes qui te piquent?  , des mouches ou autre ?car tu te regardes tous le temps  l’arrière train …

Vois-tu ou sens-tu des loups venant près de la ferme?

Luke nous t’aimons fort ta présence est importante autant pour la protection des animaux  que pour l’affection que tu nous donne j’espère  t aider au mieux pour que tu aille mieux. 

Oui cela a été difficile pour moi. Je me suis senti trahi, abandonné, et je pense encore souvent à eux. C’était ma famille et j’étais heureux avec eux. Pas que je ne le sois pas avec vous, je sais que vous êtes ma famille maintenant, et je sens que vous m’aimez. Vous me donnez des câlins et je ne manque de rien. Je vous aime aussi et j’ai besoin de partager de grands moments de tendresse avec vous, mais les mémoires existent, elles sont encore là et je n’ai pas encore fait le deuil de mon précédent gardien,  dès que je peux, je ne peux pas m’en empêcher, je saute les clôtures, cela me donne l’impression d’être libre et que je peux le retrouver.

Mais je sais aussi que je n’y retournerai pas, car ma place est ici avec vous et vous avez besoin de moi, non seulement pour protéger les alpagas, mais aussi pour vous aider à avancer sur votre chemin, et cela te concerne essentiellement toi qui es ma gardienne.

Sois rassurée, je t’aime aussi et je suis heureux, mais j’ai besoin de supprimer, de vider cette ancienne mémoire. Le travail me plaît, mais la responsabilité est grande et j’ai parfois peur de me faire surprendre par les loups. Ils rôdent surtout la nuit, et cela me crée du stress aussi. Je sais que je me dois de protéger le troupeau, d’autant plus qu’ils craignent également les prédateurs, et leur stress rajouté au mien me cause des démangeaisons, et pour m’en débarrasser je l’exprime par les lèchements de la patte. Ce n’est pas de l’ennui, c’est plus des angoisses et de la peur de ne pas être à la hauteur de ce que l’on attend de moi.

Non ce ne sont pas les bêtes qui me piquent, je ressens souvent une douleur comme une décharge électrique dans l’arrière train et cela me met sur le qui-vive, j’ai peur de ressentir cette pression à tout moment. J’aime les alpagas et tout se passe bien entre nous, mais la compagnie d’un congénère me serait plus profitable, et à deux nous serions plus rassurés quant à notre mission de protéger les poneys. Et puis à deux c’est toujours mieux, je suis encore jeune et j’ai aussi encore de jouer et de m’amuser.