Ta gardienne Luna me charge de te dire qu’elle t’aime et qu’elle sera avec toi jusqu’au bout. Tu peux donc être plus calme, et ce serait bien d’essayer de dormir un peu plus la nuit pour qu’elle aussi arrive à dormir un peu plus. Elle aimerait aussi savoir si tu as mal ? Si tu prends toujours du plaisir dans la journée ? Peux-tu lui dire pourquoi tu pleures tout le temps ? Souhaites-tu lui dire quelque chose ? Je dois aussi t’expliquer que le parc qu’elle vient de mettre en place est pour te protéger la nuit et lorsque tu es seule. Tu te cognes partout comme tu ne vois plus, et elle l’a tapissé de tapis anti dérapant pour que tu ne tombes plus et ne te fasse plus de mal. C’était la 1e nuit où elle t’y a installée et tu n’as pas compris, tu cherchais désespérément une sortie alors que c’est juste pour te protéger et tu ne dois pas avoir peur.

Elle était debout sur ses pattes et me regardait l’air terne, vide et très triste pendant que je lui parlais. Lorsque je me suis arrêtée elle s’est mise à chouiner quelques instants et je lui ai demandé si elle avait compris les missives et si elle acceptait de lui répondre ? A la grande surprise elle s’est mise à japper quelques petits wouf, puis tout en essayant délicatement de se coucher sur son ventre m’a dit :

Bien sûr que je vais lui parler. Je sais qu’elle a beaucoup de mal à accepter et à comprendre la situation, mais elle le sait malgré elle, je suis sur mon chemin, je prépare mon départ et ma transition à mon rythme, et c’est tantôt très douloureux. Tout dépend aussi du temps et comme c’est souvent très venteux, c’est beaucoup plus douloureux, et pour supporter mon état je me réfugie dans mon corps astral pour mieux le gérer.

Je ne vois plus et c’est très handicapant pour moi, et lorsque je pars dans mon corps astral, je suis carrément ailleurs. Lorsque je reviens dans mon corps physique je pleure, je chouine parce que j’ai mal mais aussi parce que je suis perdue et j’ai peur. Les nuits sont beaucoup plus traumatisantes que la journée. Dans la journée je me sens plus calme et plus rassurée parce que ça bouge, on vit à côté, autour de moi, alors que la tombée de la nuit et la nuit sont anxiogènes. Lorsque tu dors je me sens seule, très seule, mais depuis le soin que l’on m’a fait je me sens mieux, un peu plus rassurée et voilà que tu me mets en cage.

Pour moi c’est terrible de m’enfermer même si c’est pour me protéger et pour mon plus grand bien, c’est très perturbant. J’ai toujours été libre d’aller où je veux et j’ai besoin de cette liberté surtout la nuit, où de me promener, de tourner en rond me fait du bien. J’aimerais bien pour pouvoir te laisser dormir y rester, mais je ne suis pas sûre d’y arriver, c’est très inconfortable pour moi, je préfèrerais une couche plus confortable (mémoire de forme).

Je sais que tu m’aimes et que tu veilles sur moi et mes bobos, et je t’aime très fort aussi. Merci pour ton message d’amour, mon amour pour toi est pur, profond et incommensurable et j’ai toujours été là pour te protéger, t’accompagner sur ton chemin pour te permettre de te reconnecter à ta source, à ton petit enfant intérieur, et j’arrive au bout, j’ai terminé ma mission auprès de toi et je suis désolée de te faire de la peine et surtout te priver de sommeil.

Je prépare doucement mon départ et tu dois t’y préparer aussi, et si tu le souhaites lorsque le moment sera venu, tu pourras m’aider à partir. Pour l’instant il n’y a pas d’urgence pour moi tant que j’arrive à exprimer par mes pleurs et tourner en rond la nuit, j’arrive à gérer mes états d’âme et ça me calme. Mea culpa pour l’inconfort et la peine que ça t’engendre, cela me rend si triste pour toi, mais nous avons toutes les deux encore besoin d’un peu de temps pour nous préparer à ce grand voyage et je sais que je peux compter sur toi, que tu seras toujours là pour moi. Lorsque le moment sera venu, tu sauras m’accompagner pour me permettre de tirer ma révérence en toute dignité. Et crois-moi je ne serai jamais très loin et si ton cœur le souhaite, nous nous retrouverons à nouveau pour une nouvelle mission.

Je t’aime fort et je me considère comme ta fille, ton enfant et toute ma vie a été une existence de rêve. Du pur et grand bonheur même si la fin est plus difficile, ce qui est pris, ce qu’on nous a donné le droit et la joie de vivre ensemble est bien au-dessus de toutes les difficultés d’aujourd’hui. Je ne vois plus, maïs de bouger, de tourner en rond, de marcher même si je me cogne et que ça peut faire mal me permet d’exister.

Ta fifille Luna encore et toujours. Je t’aime.