Ta gardienne me demande de te transmettre des messages et de te poser quelques questions :

Mais nous avons quelques problèmes de communication/compréhension.

Il semble qu’elle ne se rend pas compte de sa taille et de sa force. (Plus grande que la moyenne et 35kg)

Elle est destructive lorsqu’on n’est pas avec elle où quand elle veut notre attention.

Elle saute brutalement également et énormément contre les murs, fenêtres, palissades souvent pour essayer de nous rejoindre/être avec nous.

Elle adore les balades, entendre le mot « walk » ou me voir mettre ma casquette et c’est l’hystérie totale; sauter partout contre les murs et chuintements à gogo. Mais lorsqu’elle voit son harnais ou que j’essaie de lui mettre elle se débine et a la queue entre les jambes (plus jeune elle tremblait carrément). Une fois sur elle, plus un soucis.

Et si elle doit rester lorsque l’un de nous s’en va (même si l’autre « humain » est avec elle) c’est l’hystérie pour bien 10-15minutes.

Et pareil, hystérie lorsqu’on revient.

* Hystérie: brutal sauts contre murs, fenêtres, palissade et chuintements sans fin.

 

J’aimerais pouvoir mieux la comprendre:

– pourquoi cette frousse du harnais?

– pourquoi toute cette hystérie quand elle est dehors et nous à l’intérieur? Mes fenêtres ne résisteront sans doute pas si elle prend plus de poids 🙁

– pareil, que ce passe-t-il dans sa tête quand l’un de nous s’en va pour donner lieu à cette hystérie?

– pourquoi tout ce cinéma lorsqu’on se prépare à aller en balade?

 

On l’aime énormément mais son comportement devient pesant. 

On adorait qu’elle se calme, soit plus zen, arrête de détruire les plantes et chiper les chaussures. Elle a des jouets à sa disposition pour en faire ce qu’elle veut. Ce qui ne lui ai pas directement donner n’est pas à elle.

Qu’elle arrête sa manie de sauter contre les murs, fenêtres, palissade, tous obstacles entre elle et nous, pour nous faire savoir qu’elle est là et qu’elle veut être avec nous.  

Elle ne peut pas toujours être avec nous, mais cela n’a rien a voir avec moins l’aimer. 

Même si c’est dur, il faut qu’elle soit seule des fois, mais on revient toujours.

 Dis-lui combien je suis navrée de leur créer autant de tracas, je ne me rends pas bien compte combien je dois être difficile à gérer et à vivre au quotidien. J’entends ce qu’elle me dit et je suis désolée de mon comportement qui leur pèse beaucoup. Je n’ai pas vraiment d’excuse, je ne cherche pas à minimiser les choses ou la situation, mais pour moi ce sont des réactions que je ne maîtrise pas, je n’arrive pas à contrôler mes pulsions dès que l’un des deux n’est pas là ou que je suis seule j’ai du stress et des angoisses.

Je suis très attachée à ma maman à laquelle je suis reliée, mais aussi à mon papa. On m’a envoyée vers eux pour les protéger et je me dois de veiller sur eux comme leur ombre. Je suis constamment sur le qui vive et je ne suis bien que lorsque je peux courir et me dépenser physiquement sans être attachée. Le harnais me pose problème aussi, j’ai peur qu’on m’emmène pour me laisser quelque part, je sais que vous m’aimez et que je peux vous faire confiance, mais l’angoisse d’être séparée de vous est énorme et me pèse aussi. Je pète un câble lorsque les émotions sont trop fortes et si je deviens ingérable (hystérique) je n’y peux rien et vous demande pardon mais je ne contrôle rien.

Lorsque je suis destructrice ce n’est pas par rancune, c’est plus pour décompresser, ça me calme un peu. Mea culpa je vous aime et je suis heureuse avec vous. Je ne manque de rien, je suis choyée et respectée, mais j’ai beaucoup de mal à trouver un équilibre zen comme vous le souhaiteriez. De tempérament anxieux je suis aussi hyperactive et me dois de vous protéger. Pour cela j’ai besoin de vous avoir en permanence dans mon champ de vision, sans cela j’ai de grosses angoisses.

Je vous aime et je veux bien qu’on m’aide à faire des efforts, car en toute franchise je ne sais comment faire pour être autrement. Ce n’est pas de l’ingratitude de ma part, pour moi c’est normal, c’est comme ça que ça doit être, même si je reconnais que j’aimerais être moins, beaucoup moins sur le qui-vive. Et puis je ne me rends pas non plus bien compte de mon poids et de ma force, je me sens être le chef du lieu et des personnes et je suis obligée de dominer plutôt que d’être dominée.

Lorsqu’on me met le harnais, je dois me laisser faire et c’est contraire à mon caractère (problème d’éducation). Je sais que vous ne m’abandonnez pas lorsque vous me laissez seule, mais de rester seule est toutefois insupportable pour moi, j’ai peur pour vous. Je suis votre bébé, votre petite grande fille et j’ai ce besoin viscéral de vous accompagner partout et d’être tout le temps avec vous même si cela peut vous sembler être de la surprotection, pour moi c’est naturel.