width=La rencontre avec Marha s’est faite sur le chemin de lumière qui mène au pont des fleurs. Elle était couchée sur son ventre et semblait m’attendre. Je me suis présentée, lui ai expliqué les raisons de ma présence et elle m’a répondu :

Je t’attendais. Depuis l’autre jour où elle a pris la décision de m’écrire, je me suis un peu éloignée d’elle et je t’attends sur ce beau et lumineux chemin, car je sais que tu vas m’accompagner jusqu’au pont des fleurs. Ce n’est pas parce que j’ai peur de le traverser toute seule que je reste ici, non, c’est sa grande souffrance et surtout sa culpabilité qui m’ont empêchée de faire le passage.

Je l’ai rassurée, lui ai confirmé que je l’emmènerai pour faire la traversée et je lui ai lu le message de sa gardienne :

Ma pétouille (son surnom) tu es partie bien trop tôt à mes yeux. J’aurais tant aimé t’offrir encore plus d’amour, de tendresse, de câlin, mais la vie en a décidé autrement, tels été ton chemin. Je me remets tant bien que mal de ton absence, mais parfois la culpabilité me ronge sur ton départ. J’ai peur de ne pas avoir été à la hauteur de tes espérances, je me dis que j’aurais pu te sauver la vie en cette nuit du 20 juillet, au lieu de sa j’ai attendu le lundi matin mais malheureusement, notre dernier regard échangé fut quand je te prie dans mes bras pour t’emmener au véto &#x1f622, je te demande pardon si je t’es fait mal ou souffrir cette nuit-là &#x1f622, j’espère de tout mon cœur que là ou tu es, tu t’y sens bien et que tu es heureuse. Tu me manques. 

Je t’aime ma louloute.

Tu seras toujours dans mon cœur &#x2764,&#xfe0f,

&nbsp,

Mes questions :

Peut-être est ce mon imagination

mais, Marha m’a telle envoyé des messages sur sa réincarnation, son souhait de revenir auprès de moi ?

(si cette question ne conviens pas n’hésitez pas à me le dire et je la changerais)

Ma louloute se sent elle bien là où elle se trouve, est-elle heureuse ?

&nbsp,

Tu vois qu’elle se torture l’esprit, qu’elle se ronge la santé. Dis-lui de ne pas culpabiliser, elle n’y est pour rien. J’étais sur mon chemin et je préparais mon départ, ni elle, ni le vétérinaire ne pouvaient plus rien pour moi. J’étais déjà toute la nuit dans mon corps astral et je supportais mes douleurs, je savais que c’était fini pour moi, qu’il me serait impossible de revenir dans mon corps physique. J’ai senti de fortes douleurs et tensions dans mon ventre et ma poitrine, et de me détacher de mon corps physique a été très salutaire pour moi.

Dis-lui merci pour son message et dis-lui que moi, même si je peux encore la voir et l’entendre, ses câlins me manquent aussi. Dis-lui que je l’aime et que je n’ai rien à lui pardonner. J’ai vécu une vie très heureuse avec elle, nous étions très proches, si fusionnelles et nous nous comprenions au premier regard.

Maintenant je ne ressens plus aucune souffrance, mais de la voir si triste et si meurtrie me fait beaucoup de peine et m’empêche de rejoindre le jardin des animaux. Tant que je reste dans son entourage, je lui pompe son énergie et moi je ne peux me reposer et me ressourcer. Ici ce n’est plus ma place et pour pouvoir lui revenir, je dois faire un petit passage au paradis des animaux. Tant que je reste entre deux elle ne pourra commencer son travail de deuil et ses états d’âme vont la rendre malade.

Elle a besoin de moi et de mon énergie pour continuer à avancer sur son chemin. Lorsqu’elle me câline c’est son petit enfant intérieur qu’elle chérit de tendresse, et cela lui donne de la force et de la confiance. Elle a besoin de moi pour se sentir pleine à l’intérieur d’elle et mon âme aspire à lui revenir très vite. Nos âmes sont reliées et la mienne perdure, mais le retour ne peut se faire qu’après un petit passage dans l’au-delà.

Dis-lui que ce ne sera pas long, et que ce sera à elle de se mettre à ma recherche lorsqu’elle se sentira prête. De là-haut je pourrai lui envoyer des petits signes et lorsqu’elle se décidera à me retrouver je me mettrai sur son chemin.  Je l’aime, elle est ma maman, ma moitié et ma place est avec elle. Elle a besoin de sa pétouille pour continuer sa route et moi je serai fidèle au rendez-vous.

Puis elle s’est levée, elle est venue à côté de moi et ensemble nous avons emprunté ce beau et magnifique chemin. Lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, elle s’est mise à aboyer en tournant autour de moi, quémandant quelques caresses et elle m’a dit :

Que c’est bon, c’est ce qui me manque le plus et que je suis pressée de retrouver très vite.

Puis elle a traversé très rapidement le pont et s’est noyée dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel.

Au retour Pétouille, à très vite !