J’ai rencontré MYA assise au bord d’une route, elle semblait esseulée et son regard exprimait une grande tristesse. Je me suis approchée doucement et lorsqu’elle a tourné la tête vers moi, je pouvais lire dans ses yeux une lueur d’espoir. Je lui ai expliqué que sa gardienne m’envoyait vers elle pour lui donner des messages et lui poser des questions :

Les questions sont : 

– Est-ce qu’elle a souffert ? 

– Comment elle a vécu la relation avec le deuxième chat ? Si elle se sentait moins aimé vu qu’elle avait été habituée à être qu’avec moi 2 ans

– Comment elle est actuellement

– Comment elle m’a considéré 

 Lui dire que je l’aime et que quoi qu’il arrive je ne l’oublierais jamais que je prenne un autre chat ou non le sentiment restera le même.

Que je l’aimerai toujours et que je souhaiterais qu’elle reste près de moi en pensée 

 Dieu soit loué, j’ai eu très peur de devoir rester assise ici, j’ai besoin d’aide pour traverser le pont des fleurs et je sais que si je n’arrive pas à faire le passage, je ne peux pas me ressourcer pour lui revenir. Le départ était brutal, violent, le choc m’a fait sortir de mon corps et lorsque je me suis vue, je savais que c’était fini pour moi, qu’il me serait impossible d’y retourner. J’ai eu peur et j’ai pensé à ma maman, je savais que ce serait un drame et une grande souffrance pour elle. Je lui demande pardon, j’ai été très imprudente lorsque j’ai voulu traverser cette route et je n’ai pas eu de chance. J’ai ressenti une vive douleur mais ça n’a duré qu’un bref instant, je suis aussitôt sortie de mon enveloppe terrestre, mais plus moyen de le réintégrer.

J’ai maintenant besoin qu’on m’accompagne, cet accident n’était pas prévu, je n’ai pas préparé ce départ et je dois très vite lui revenir pour continuer ma mission auprès d’elle, mais pour pouvoir lui revenir un passage au jardin des animaux est nécessaire.

Je l’ai rassurée et lui ai dit que je la guiderai jusqu’au pont après notre échange. Et là, surprise, elle est devenue toute guillerette, elle s’est mise à tourner autour de moi, courrait à droite, à gauche, revenait tournoyer autour de moi, poussait sa tête contre mes mollets pour que je la caresse et elle s’est mise à ronronner, d’abord un petit ronron, puis de plus en plus fort. Après ces quelques instants d’effervescence, elle m’a dit :

Merci, merci d’être venue à moi, dis merci à ma maman de t’avoir envoyée. Je me sens si légère maintenant et je sais que mon retour sera possible. Tant que je reste là, je ne peux le préparer et ma gardienne ne peut trouver la paix dans son cœur et son esprit et faire son deuil.

Dis-lui merci pour son message d’amour, moi aussi je l’aime et je sais qu’elle ne m’oubliera pas, que je suis dans ses pensées. Comment le pourrait-elle ? Nos âmes sont reliées et le resteront toujours même si je suis dans l’au-delà. Mais dis-lui que je ne compte absolument pas y rester. Elle est ma maman, je suis son bébé, sa petite fille et je suis chargée de lui apprendre le détachement affectif, de lui apprendre à vivre ses relations en toute fluidité avec confiance et sans dépendance ni co-dépendance.

Elle a aussi besoin de comprendre qu’on doit toujours être dans le présent, dans le ici et maintenant et vivre les choses au moment même, pas déjà avant ni après, sans cela elle risque de passer à côté de beaucoup de choses et de relations sincères et vraies.

Dis-lui aussi que je me suis sentie un peu frustrée lorsque mon compagnon est arrivé, mais je sais qu’il a plus la mission de la nettoyer elle et le lieu, et que nous avions tous les deux un travail à accomplir auprès d’elle. Je me suis habituée et nous ne nous sommes pas marché sur les pattes. C’était chacun à sa place et ça m’allait bien comme ça. Qu’elle ne regrette pas son choix, hormis un peu de jalousie ou de possessivité, nous avons chacun notre rôle et je tiens moi à lui revenir très vite pour continuer ma mission.

Dis-lui que ça peut être très rapide, qu’elle se mette à ma recherche dès qu’elle se sentira prête, et je me mettrai sur son chemin. Dis-lui de ne pas avoir de doutes, elle saura me reconnaître, elle saura tout de suite que c’est moi, je l’aime et ma place est auprès d’elle sur le plan terrestre et non dans ses pensées.

Je transmettrai tes messages, es-tu prête maintenant à rejoindre le paradis des animaux ?

Je le suis

Puis nous avons emprunté ensemble un chemin de lumière qui s’est ouvert à nous, et lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, elle s’est encore frottée à mes jambes réclamant un dernier câlin, puis en sautillant, elle a traversé le pont et s’est noyée dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir Mya, ressource-toi vite !