La rencontre avec NALA s’est faite sur un chemin de terre sec et aride. Elle était assise le regard vide sans expression. Je me suis approchée doucement pour ne pas l’effrayer, me suis arrêtée à une distance respectable pour l’appeler plusieurs fois par son nom et Nala comme figée, collée à cet endroit n’eut aucune réaction. Au bout de quelques instants me vint l’idée de l’appeler par son petit nom Nalette, et là elle a aussitôt tourné la tête vers moi et ses yeux étaient vifs et remplis d’espoir.
Je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions de la part de sa gardienne, et sans hésiter lui ai lu le contenu.
Ma nala , j’espère que tu es bien là où tu es, je suis tellement désoler de ce qui c’est passer, j’aurais aimer être à la maison et empêcher cela, je suis désoler que les dernières semaines où tu étais en vie mon travail ai pris tellement de place que j’ai eu moins de temps a t’accorder, j’espère en tout cas que tu as eu une très belle vie à mes côtés.
Tu me manque tellement, ton petit bordel la nuit me manque aussi, tu as été une lapine extraordinaire avec ton petit caractère à toi, je ne t’oublierais jamais ma fille.
En choisissant de te laisser partir j’ai du prendre la plus dur décision de toute ma vie, je m’en veux tellement d’avoir choisi de t’euthanasier, j’aurais tellement voulu pouvoir te garder avec moi, mais aurais tu réellement apprécier cette vie ? J’espère que tu me pardonneras. Je t’aime ma fille, ma nalette a moi.
Les questions que j’aimerais lui poser:
- est-ce que tu vas bien et est tu heureuse là où tu es ?
- Qu’est ce qui c’est passer pour que tu te blesse autant ce matin-là ?
- M’en veux-tu d’avoir pris la décision de te laisser partir ?
Son regard changea tour à tour d’expression pendant que je lisais les missives, et elle s’est mise à pleurer. Les larmes coulaient le long de son museau et elle continuait de me regarder intensément. Lorsque je me suis arrêtée, j’ai respecté son silence jusqu’à ce que les larmes se tarissent, et je pouvais ressentir la forte émotion qu’elle essayait de calmer en elle, et pour sans doute libérer les tensions qu’elle ressentait, elle s’est mise à bouger et à tourner plusieurs fois sur elle-même. Lorsqu’elle avait enfin retrouvé un peu de paix, elle s’est approchée de moi pour me dire :
C’était un moment très fort. Depuis mon départ je reste là à la suivre dans son environnement, à m’accrocher à elle et lui pomper toute son énergie, et j’attendais, j’espérais qu’il se passe quelque chose pour m’aider, pour nous aider, car nous avons besoin d’aide toutes les deux. Moi pour me permettre de faire le passage, et elle pour l’aider et lui permettre de faire son deuil. Tant que je reste là à errer dans ce bas-astral, elle ne peut retrouver la paix dans son cœur et son esprit, et moi je ne peux me reposer et me ressourcer.
Dis-lui merci pour son message d’amour et dis-lui que moi je l’aime aussi très fort, mon amour pour elle est pur et inconditionnel, je sais qu’elle a fait tout ce qu’elle pouvait et n’a pas eu d’autre choix que de m’aider à partir. Je sais combien ce choix fut difficile et cruel pour elle et je sais aussi qu’elle l’a fait par amour pour moi, alors comment pourrais-je lui en vouloir ? C’était assez douloureux d’être obligée de prendre la décision, mais il n’y avait pas d’autre alternative. De tempérament très actif, j’étais constamment sur la brèche, j’aimais jouer et m’amuser et j’avais besoin d’exercices, de me dépenser physiquement. Je prenais plaisir à grignoter les fils et me suis sérieusement fait avoir. J’ai ressenti une forte décharge dans tout mon corps et s’en est suivies de profondes blessures et brûlures, je savais que c’était fini pour moi. J’ai vu des étoiles, des étoiles filantes et je me suis aussitôt réfugiée dans mon corps astral, je savais que je ne pourrais plus réintégrer mon corps physique. Beaucoup trop abimée, c’était mieux pour moi de remonter et me réparer dans ce haut-lieu magique.
Je peux te rassurer, tu as fait le bon choix, mais encore faut-il l’accepter en ton cœur et âme, et ce n’est que lorsque je serai arrivée au jardin des animaux que je pourrai te faire des petits coucous et des signes. Ici ce n’est plus ma place et tu ne dois pas culpabiliser, tu ne pouvais faire plus pour moi et je suis si triste et si désolée pour toi, je ne peux que te dire merci pour la force et le courage que tu as eu. Ne regrette pas non plus le temps que tu n’as pas eu pour être plus souvent à la maison, tu as ton travail et tes contraintes, et je savais que c’était difficile à gérer pour toi.
Ce que j’aurais aimé, c’est d’avoir un compagnon pour pouvoir jouer et m’amuser avec lui pendant ton absence. Ou plutôt une compagne douce et agréable, pas dominante, car mon caractère fort n’aimait pas se laisser faire. De rester seule trop longtemps m’a souvent, pour me stimuler et libérer les tensions que j’avais en moi, conduite à faire des bêtises, et ce matin-là cet accident m’a malheureusement coûté la vie.
Ne regrette rien et ne culpabilise pas, mon existence même courte à tes côtés, a été une vie de rêve. Je me suis sentie être ton bébé, ta petite fille et princesse et je me suis toujours sentie aimée, choyée et respectée comme ton égale. J’aurais aimé pouvoir t’accompagner partout, à ton travail, mais je savais aussi que cela n’était pas possible pour toi, et à condition qu’on m’aide maintenant à faire le passage j’aimerais bien pouvoir te revenir pour continuer notre belle aventure ensemble.
Tu sais, seule mon enveloppe corporelle n’est plus, mon âme est éternelle et elle aspire à te revenir. J’endosserai le costume qu’il te plaira et si tu souhaite que je revienne sous la même forme ce serait bien d’être à deux. Ne te torture pas l’esprit, ne te pose pas trop de questions. L’âme perdure et un petit passage au paradis des animaux pour me reposer et me ressourcer me permettra dès que tu seras prête et te mettras à ma recherche, de me mettre de nouveau sur ton chemin. Je me sens de nouveau toute légère et ne ressens plus aucune douleur, mais ma place n’est ni dans ce bas-astral, ni au jardin des animaux. Ma place est avec toi, à tes côtés et ma mission consiste à t’aider à avancer sur ton chemin pour te donner de l’amour et de la joie, et surtout pour te reconnecter à ton petit enfant intérieur, à ta source et y trouver la force et le courage, de grandir et construire ta vie affective. Il y a des choses dont tu dois te libérer et avec ma présence c’est moins lourd à porter.
Je suis pressée maintenant de rejoindre ce haut-lieu magique, je t’aime et il me tarde de nous retrouver. En attendant je te ferai des petits coucous et je veillerai sur toi.
Puis toutes les deux nous avons emprunté ce chemin gris, qui au fil de nos pas s’est transformé en un réel chemin de lumière, et lorsque nous sommes arrivées au pont des fleurs, elle m’a dit :
Mille merci, beaucoup de gratitude à toi ma maman, dis-lui que je l’aime beaucoup
Et elle l’a traversé pour se noyer dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel. Au revoir Nala, à bientôt.
Nala lapine 2 anschristiane2023-05-16T14:39:06+01:00
La rencontre avec NALA s’est faite sur un chemin de terre sec et aride. Elle était assise le regard vide sans expression. Je me suis approchée doucement pour ne pas l’effrayer, me suis arrêtée à une distance respectable pour l’appeler plusieurs fois par son nom et Nala comme figée, collée à cet endroit n’eut aucune réaction. Au bout de quelques instants me vint l’idée de l’appeler par son petit nom Nalette, et là elle a aussitôt tourné la tête vers moi et ses yeux étaient vifs et remplis d’espoir.