La connexion avec Nandi s’est faite dans cette belle et magnifique prairie qui se trouve juste après le pont des fleurs et l’escalier de l’arc en ciel. Il était assis et s’amusait à regarder les papillons blancs, jaunes, orange et de toutes les couleurs virevolter autour des arbres à papillons de couleur roses, violets et blancs. Il tournait rapidement la tête à droite, à gauche, ne voulant surtout pas les lâcher du regard. Il avait l’air heureux, apaisé et en même temps son regard me semblait très espiègle. Je me suis approché doucement et lorsqu’il m’a vue ou senti ma présence, il m’a regardée fixement comme s’il, oui j’avais l’impression qu’il lisait dans ma tête, et je ne m’étais pas trompé, parce qu’il m’a dit :

Oui tu as toi aussi capté ma pensée, j’étais en train de me dire que si nous étions moi et les papillons sur le plan terrestre, je ne pourrais certainement pas les laisser voler et s’amuser d’une fleur à l’autre comme ils le font, et que je serais probablement et même certainement amené à les déranger dans leur jeu, dans leur quiétude, pas pour leur faire de mal, mais pour les embêter un peu, pour jouer et m’amuser, les disperser et leur courir après.

De tempérament très joueur, gai et jovial je leur aurais couru après, pas pour leur faire peur ou les tuer, non, pour me divertir tout simplement. Alors qu’ici dans ce haut-lieu magique tout est en paix et en harmonie et tout le monde respecte l’autre et le laisse tranquille.

Tu peux dire à mon papa que je suis bien arrivé au jardin des animaux, que je m’y sens bien et que je me suis déjà bien reposé et ressourcé.

Je me suis enfin présentée à lui et lui ai confirmé que c’était son gardien qui m’envoyait à lui pour lui donner des messages et lui poser des questions.

Questions :

 

Va t’on se retrouver dans cette vie ? Si oui, auras tu une forme animale ? Et si oui laquelle ? Et sais-tu quand ?

 

J’ai toujours tes cendres avec moi, je n’arrive toujours pas à les remettre à la terre, penses tu que cela serait sain que je fasse ce pas ? Et si oui as-tu un endroit préféré ?

 

Messages :

 

J’ai une culpabilité par rapport au jour de ton décès, c’est que le jour de ton départ, en fin d’après midi j’ai vu que tu étais très fatigué et que ton problème cardiaque se re-manifestait , j’ai décidé alors qu’il était mieux que nous rentrions . J’ai suivi en voiture Marc qui connaissait la route, mais qui conduisait assez vite, ce que j’ai fait pour le suivre et au bout de 10mn , tu as eu peur , tu t’es levé et tu as aboyé de souffrance car ton cœur a du faire une accélération trop forte . Voyant cela je me suis arrêté tout de suite et nous sommes rentré tout en douceur, ce fut 4 ou 5 heures après que ton cœur à lâché. D’abord, je voulais te dire que j’en étais infiniment désolé et voulait te demander si cela faisait partie du plan divin et que ton heure coïncidait avec cette erreur, car la vétérinaire m’a dit que si tu n’étais pas parti ce soir-là , tu serais parti surement le lendemain , en tout cas j’en suis vraiment infiniment désolé d’avoir causé cela , moi qui est toujours essayé d’être au petit soin pour toi .

 

Merci de tout mon cœur de m’avoir accompagné, mon ami, mon compagnon, mon maitre et mon enfant . Tu m’as appris à avoir plus d’amour , de conscience , de présence , de responsabilité , d’esprit de partage , de simplicité et de joie , merci aussi d’avoir porté avec moi mes tracas et mes peurs , je t’en suis infiniment reconnaissant et je t’aimerais éternellement , je te souhaite la paix la plus intarissable , la liberté la plus souveraine et la plus belle élévation de ton âme .

Tu vois sa culpabilité, ses regrets auraient pu me retenir et m’empêcher de rejoindre cette si belle et vaste prairie mais il n’en est rien. J’ai eu de l’aide de là-haut, sa mère était là pour moi, pour me guider et m’aider à faire le passage. Et puis il y avait d’autres animaux et des êtres de la nature. Je n’étais pas seul, j’étais bien accompagné et je suis parti dans la lumière au bout de quelques jours. Cela s’est passé en douceur, sans peur, et la transition s’est faite par petites étapes.

Dis-lui que je l’aime et que où que je sois, je suis et je resterai toujours relié à lui. Je peux le voir, je peux l’entendre, je capte ses pensées et sa souffrance, sa détresse, son manque de moi me fait mal. Dis-lui de ne pas s’en vouloir, j’étais sur mon chemin, je préparais mon départ depuis l’entrée de l’hiver et j’étais prêt. Je n’avais pas peur, je savais que j’étais sur le pont de tirer ma révérence, que j’allais souffler la flamme de ma bougie parce que c’est la loi, et ce petit incident sur la route n’a rien changé à la providence, puisque j’ai eu la chance de partir avec toi à mes côtés et presque dans tes bras.

Tu savais que mon cœur était usé, fatigué, que j’étais sur ma route pour ce haut-lieu magique, et tu ne dois avoir aucun  regret. La peur que j’ai eu en voiture, c’est surtout la peur pour toi, peur qu’il nous arrive un accident, que tu sois blessé, tu vois c’est plus pour toi que j’ai eu peur que pour moi, car de toute manière c’était mon heure et j’étais prêt à faire le grand saut.

J’ai eu une vie merveilleuse auprès de toi. Je me suis senti aimé, respecté, choyé comme ton enfant, ton fils et j’étais ton compagnon de cœur, celui avec qui tu partageais toutes les joies mais aussi toutes les souffrances. Ma mission consistait à t’accompagner, tu guider et t’aider à te reconnecter à ton petit enfant intérieur, à ta source afin de t’aider à panser toutes les blessures du passé. La vie n’a pas été simple et douce pour toi et j’étais là pour te soutenir et te faire rire. Espiègle et joueur j’ai réussi plus d’une fois à te faire oublier tes soucis et à ne pas te torturer l’esprit. Alors arrête de te tourmenter maintenant et accepte mon départ que tu n’as en rien précipité, c’était le moment tout simplement.

Et puis sache que la mort est un nouveau soleil, après la mort il y a la renaissance et mon âme qui est éternelle perdure et aspire bien entendu à te revenir. Ce ne sera pas long, je me suis déjà bien reposé, et après notre échange avec Christiane je pousserai la porte dorée qui se trouve juste derrière moi pour rejoindre mes congénères et pour commencer à préparer mon retour. Peu importe de ce que tu fais de mes cendres, mets les en terre, sous un arbre de préférence, et remercie cet arbre pour sa beauté et les bonnes énergies qu’il dégage, mais ne te turlupines pas l’esprit, ce ne sont que les restes de mon corps physique.

Mon âme est toujours reliée à la tienne, et dès que tu te mettras à ma recherche je me mettrai sur ton chemin. Un chien bien sûr, tu as encore besoin de moi sur le plan terrestre pour continuer ta route et te faire évoluer sur le plan spirituel. Je te reviendrai sous presque la même forme puisque c’est ce dont tu as envie et besoin. Encore une fois ce ne sera pas long, dès que tu te sentiras prêt je me mettrai sur ton chemin. Alors ne tarde pas et mets-toi vite à ma recherche, le vide que tu ressens dans ton cœur et ta maison, seul moi peut le combler.

A bientôt mon petit papa, mon amour de cœur, je t’aime.