width=Opale assise sur son arrière train m’attendait sur un chemin en béton. A mon approche elle s’est levée et elle est venue vers moi. Je me suis présentée et elle m’a dit :

Que je suis heureuse de savoir que tu me vois et que tu sais que je ne suis pas encore partie au jardin des animaux et j’espère que je pourrai le rejoindre après.

Je lui ai expliqué que sa gardienne m’envoyait vers elle pour lui poser quelques questions et je l’ai rassurée que j’allais l’accompagner au pont des fleurs après notre échange.

Mon départ lui est très difficile, plus qu’elle ne pouvait se l’imaginer. Sa souffrance et sa culpabilité m’empêchent de partir, elle n’était pas prête et elle a peur de ne pas avoir fait le bon choix.

Dis-lui que je ne lui en veux pas, elle a pris la bonne décision, il n’y avait plus rien à faire pour moi et m’aider à partir a été un réel soulagement. S’acharner à m’opérer ne servait à rien sauf à te faire dépenser de l’argent pour rien. J’aurais gardé un handicap. Maintenant je n’ai plus aucune douleur, mais je ne suis pas heureuse ici. Je ne peux l’être, ce n’est plus ma place ici et tant que je reste dans leur entourage elle ne peut trouver la paix et faire son deuil et Even en est perturbé. Je pompe leur énergie et ils ressentent une grande fatigue, une grande lassitude.

Dis-lui que je l’aime, que je suis tout le temps à côté d’elle, que je l’entends lorsqu’elle me parle mais que tant que je suis entre deux je ne peux pas lui envoyer de signe. Et c’est traumatisant pour Even car ici ce n’est plus ma place et je ne pourrai communiquer et leur envoyer des signes que lorsque j’aurai rejoint le jardin des animaux.

Dis-lui que j’étais sur mon chemin, je préparais mon départ et de pouvoir me reposer et me ressourcer quelques semaines avant de lui revenir dans un corps physique en pleine forme, est nécessaire. Mais pour cela elle doit me laisser partir et comprendre que même si parfois on se trouve dans des situations désespérantes, on n’est pas seul, qu’il suffit de chercher de l’aider, de regarder autour de soi, d’oser exprimer sa peine et son désarroi et on trouve une solution et quelqu’un qui vient à votre secours.

Elle est d’une nature très cartésienne et assez méfiante. Elle a peur de croire en ce qui n’existe pas et pourtant cela existe vraiment.

Dis-lui que nous les animaux nous sommes entre deux, le monde visible et le monde invisible. Nous pouvons voir ce que vous voyez, mais nous pouvons aussi voir de que vous ne voyez pas. Even me voit mais sait qu’ici ce n’est plus ma place et elle ressent beaucoup de peine. Le manque de ma présence physique, mais aussi de la tristesse de me savoir bloquée ici. Lorsque j’aurai rejoint le paradis des animaux, vous ressentirez un mieux-être et vous serez apaisés.

Mirabelle, je ne pourrai la rencontrer de l’autre côté, Mirabelle c’était moi, oui nous étions déjà ensemble et je croyais que tu l’avais compris. Jody elle, elle m’attend, je sais qu’elle se trouve de l’autre côté du pont pour me guider dans l’au-delà. Elle est souvent venue me voir mais ta peine et ta douleur m’empêchaient de la suivre.

J’avais une mission auprès de toi, celle de t’aider à avancer sur ton chemin et à t’ouvrir à l’amour inconditionnel. Je ne l’ai pas terminée cette mission, je t’ai aidée à te reconnecter à ton petit enfant intérieur mais tu n’as pas encore eu le temps de faire la paix avec lui, de lui demander pardon de le faire toujours encore manquer d’amour. Tu es un être sensible et tu dois prendre confiance en toi et en la vie et l’univers te le rendra.

Moi je te reviendrai en « golden » bien entendu. Tu n’attends que cela et je me mettrai sur ton chemin lorsque tu te mettras à ma recherche, et je serai très heureuse de reprendre mes services auprès de toi, car toi aussi tu as le droit d’être heureuse et de vivre la vie, la vraie vie dans le présent, dans l’ici et maintenant et pas dans le passé. De vivre avec des bagages que l’on refuse de déposer nous empêche d’évoluer et d’avancer sur son chemin et elle a besoin de reconnaissance et de savoir quelle est sa mission sur cette terre. Je serai là pour l’accompagner, l’aimer et la soutenir. Je l’aime, c’est ma maman et je suis reliée à elle et oser dire qu’on aime aussi, exprimer ses sentiments et ce que l’on ressent nous libère et nous ouvre la porte pour faire entrer le soleil dans notre cœur. Qu’elle ose l’ouvrir cette porte, cela changera bien sa vie.

Je lui transmets tes messages Opale, es-tu maintenant prête à partir ?

Oui je le suis.

Elle est venue à côté de moi, elle a tourné autour de moi et de sa tête me donnait des petits coups dans les fesses, je l’ai caressée, elle n’attendait que ça, l’expression de ses yeux en disait long, elle a poussé des petits soupirs de satisfaction et ensemble nous nous sommes avancées sur le chemin. Celui-ci très triste au départ s’est transformé en un magnifique chemin avec des petites lumières de partout, et elle m’a dit :

J’espère que mon départ lui rendra la joie et le sourire. De là-haut je pourrai lui envoyer de bonnes énergies et je lui ferai des petits coucous qu’elle n’aura aucun mal à reconnaître, il faut juste qu’elle y soit un peu attentive.

Arrivés au pont des fleurs, je me suis arrêtée et elle m’a dit :

Merci, merci à elle, à toi

Puis elle a traversé le pont et s’est noyée dans ce magnifique arc en ciel.

Au revoir Opale, tu es précieuse et tu portes bien ton nom !

Communication du 23/12/2017 :

La connexion avec Opale s’est faite au jardin des animaux. Elle était couchée sur son ventre et m’a regardée d’un air très reconnaissant.

Encore merci de m’avoir accompagnée jusqu’au pont des fleurs, après c’était facile, je me suis sentie aspirée et je me suis dépêché de gravir l’escalier de l’arc en ciel.

Dis-lui qu’ici je suis bien, tout est tellement beau et harmonieux et que j’essaye de lui envoyer des signes, mais elle ne les reconnaît pas. Elle n’est tellement pas bien qu’elle est fermée à tout ce qui se passe autour d’elle et elle ne voit rien. Et pourtant, le nombre de fois qu’elle pouvait me voir dans le ciel, dans les nuages, cette silhouette de Golden, oui c’était bien moi.

Et on communique avec Even depuis que j’ai rejoint le paradis des animaux et elle va mieux, sauf qu’elle est inquiète pour notre gardienne et qu’elle se fait du souci pour elle.

Dis-lui que lorsqu’elle ira mieux, Even ira mieux aussi.

Dis-lui aussi de penser à mon retour et de ne pas douter lorsqu’elle se mettra à ma recherche. Je me mettrai sur son chemin et elle saura me reconnaître. La confiance n’est pas son fort, elle n’a confiance ni en elle ni en la vie et j’ai  encore beaucoup de travail auprès d’elle.

Dis-lui que si je ne me suis pas réincarnée dans le corps physique de Jody c’est parce que je ne le pouvais pas. Lorsque Jody est arrivée, j’étais encore là car la souffrance qu’elle a ressentie à la mort de Mirabelle était aussi très vive et douloureuse et il n’y a qu’avec l’arrivée de Jody qu’elle a pu faire son deuil et moi ça m’a libérée et j’ai pu rejoindre le jardin des animaux. Voilà la raison pour laquelle Mirabelle n’a pas pu lui revenir tout de suite, voilà pourquoi elle a été obligée d’attendre jusqu’au départ de Jody.

Si à travers notre 1er échange elle n’a pas su me reconnaître, c’est tout simplement parce qu’elle n’a toujours pas accepté mon départ, c’est parce qu’elle n’est pas elle et qu’elle a des doutes. Nous étions très fusionnelles toutes les deux et j’adorais me coucher à ses pieds.

Elle était ma gardienne d’amour et j’étais là pour lui donner tous les câlins et l’amour dont elle avait besoin et je lui reviendrai pour ça aussi.