width=Ta gardienne me demande de te transmettre un message et aimerait que tu répondes à ses questions :

Question :

– Comment te sens-tu avec nous ? Ton environnement te convient-il ? Devons-nous changer quelque chose avec toi ?

– Qu’est-ce qui te rend heureux ?

– Pourquoi cette agressivité ? (Est-ce lié à un mal être ? Un mal physique ?)

– Pourquoi d’une minute à l’autre tu passes d’un câlin à une morsure ?

– Que devons-nous faire ?

 Message : 

Owen, nous aimerions que tu arrêtes cette agressivité qui nous rend si tristes. Nous t’aimons, tu nous apportes tant d’amour depuis que tu es là. Merci. 

Aies confiance en nous, aux autres. Nous avons confiance en toi. Personne ne te veut du mal.

Dis-lui merci pour son message, moi aussi je les aime et je suis si triste d’être parfois aussi impulsif et agressif, mais je n’arrive pas dans ces moments si imprévisibles, à maîtriser mes pulsions et je mords. Je suis désolé, cela n’a rien à voir avec vous, je sais que vous m’aimez et je me sens bien chez vous et avec vous.

Je suis heureux et je ne manque de rien, au contraire vous me respectez malgré mon comportement et je me sens considéré comme votre garçon. Tu es ma maman, et plus jeune je me sentais être ton bébé. Maintenant j’ai grandi et même si je reste petit de taille je suis un grand garçon et je sais que je dois vous obéir et changer mes attitudes, mais comment ?

J’ai besoin d’aide, je vous aime, je vous fais confiance et j’aime me faire câliner, je ne peux pas vous expliquer pourquoi ce changement brutal qui me pousse à vous mordre. C’est comme si j’avais une décharge, un éclair dans ma tête puis une fraction de seconde je ne suis plus moi, je ne contrôle plus mes réactions. Mea culpa, je ne veux pas vous faire du mal, je me sens tellement coupable après et j’aimerais tant être différent.

Ce n’est pas un mal être ou un mal vraiment physique, ça vient comme un éclair et je réagis violemment en vous mordant. L’espace d’une seconde j’ai l’impression de revivre une situation que j’ai déjà connue lorsque je n’étais qu’un petit bébé, ce stimuli éclate dans ma tête mais je ne me rappelle pas plus. Ça passe très vite et après je me sens pris en faute et je culpabilise de vous faire du mal, alors que je vous aime tant.

Ici je me sens chez moi, c’est ma maison et je ne veux pas partir ailleurs, je vais essayer de faire des efforts, mais encore une fois ce n’est pas volontaire de ma part et je me sens complètement désorienté dans ces moments-là.

Je n’aime pas trop être obligé de prendre des médicaments, je le vis comme une situation difficile et cela me fait souvent me réfugier dans mon corps astral, je ne suis plus vraiment dans le présent, dans le ici et maintenant, un peu comme dans un état second. Pouvez-vous m’aider autrement ?

J’aimerais tant être votre petit garçon et être un toutou normal que l’on chérit et qui nourrit ton petit enfant intérieur de tendresse lorsque tu me câlines. Ce traitement me calme aussi, ce qui n’est sans doute pas pour vous déplaire, mais ce n’est pas moi.