J’ai rencontré PACO assis, le regard triste et inquiet. Il avait l’air perdu, je me suis approchée de lui à pas de loup. Lorsqu’il m’a vue, ses oreilles se sont dressées et il est venu vers moi en frétillant. Je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions de la part de ses gardiens :

Nous souhaiterions lui dire merci pour tout le bonheur qu’il nous a apporté même si nous ne sommes pas restés longtemps ensemble. Qu’il nous manque et que nous pensons très fort à lui.

 Nous souhaiterions savoir s’il est heureux et s’il va bien.

 Quelle était sa mission avec nous ?

 Va t’il revenir parmi nous ?

 A-t-il un message à nous faire passer ?

Il a poussé des petits aboiements, ses yeux se sont mis à briller et je pouvais y lire du soulagement et de l’espoir.

Que je suis rassuré de te voir, je craignais déjà de devoir rester ici et j’ai eu très peur. Ici ce n’est plus ma place et j’ai besoin de ton aide pour passer le pont des fleurs. Je suis revenu il n’y a pas longtemps et me voilà déjà de nouveau sur le chemin. J’étais si heureux de la retrouver et je n’ai pas vraiment pu profiter d’elle, cet accident ne m’a laissé aucune chance et c’est bien mieux de remonter pour me ressourcer.

Dis-lui que nous étions déjà ensemble dans une autre vie et je reviendrai très vite de nouveau chez eux. Je n’ai pas été très prudent, souvent pas centré dans mon corps, d’ailleurs tout comme elle qui ne vit pas toujours le moment présent dans le ici et maintenant, et voilà ce qui arrive. On est ailleurs, distrait par les pensées ou par l’environnement et cela ne pardonne pas. C’est dans ces instants qu’arrivent les accidents stupides.

Elle était ma maman et j’étais leur petit garçon qu’ils aimaient tant admirer. C’est vrai que j’ai une jolie frimousse, ne dis pas le contraire, et j’adorais lorsqu’ils me disaient que j’étais beau.

Je l’ai rassuré et lui ai fait des compliments, il s’est mis à tournoyer autour de moi, tout content. Dès qu’il s’est calmé, il m’a dit :

Dis-leur que eux aussi ils me manque. Je suis encore un bébé, un tout petit bébé et j’ai besoin de beaucoup d’attention, de câlins et de papouilles. Dis-leur que même si je sais que le jardin des animaux est paradisiaque, qu’on n’y est pas seul car il y a beaucoup de congénères de toutes races et de toutes tailles, mon âme a très envie de leur revenir très vite.

Dis-leur que je les aime et qu’un aller/retour est nécessaire pour pouvoir m’incarner dans un autre corps physique.

Ma mission consiste justement à veiller sur elle afin qu’elle profite du moment présent et protège ce et tous ceux qu’elle aime. Mon travail à ses côtés doit lui permettre de s’ouvrir un peu plus aux autres, de s’exprimer et de grandir spirituellement. Mais je suis aussi là pour les responsabiliser et leur donner envie de materner et paterner. Dis-leur que je les aime tous les deux et qu’il fait bon vivre avec eux.

J’ai envie de redescendre très vite pour reprendre cette belle aventure avec eux, mais je serai beaucoup plus attentif au danger, car les moments d’inattention ne pardonnent pas. Et puis me voilà entre deux, alors que je n’avais même pas encore commencé mon travail.

Dis-lui que je suis désolé de l’avoir choquée, c’était brutal et violent. Elle culpabilise, mais ce n’est pas de sa faute. Tant que je reste là, elle ne peut faire son deuil et je puise dans leur énergie.

Je lui ai dit que s’il était prêt, j’allais l’accompagner un petit bout de chemin.

Allons-y, le plus vite sera le mieux, pour eux et pour moi. Et si tu viens avec moi, je suis rassuré et je n’ai aucune crainte.

Dis-leur de se mettre très vite à ma recherche et que je me mettrai rapidement sur leur route. Ils n’auront pas de doute, ils sauront me reconnaître, qu’ils me fassent confiance.

Puis tous les deux nous nous sommes avancés sur un beau chemin de lumière qui s’est ouvert à nous. Il frétillait et poussait des petits jappements de temps à autre, il frottait sa tête contre mes jambes et je profitais pour lui faire une petite caresse.

Lorsque je me suis arrêtée devant le pont, il l’a traversé en sautillant, sans même se retourner, en toute confiance et s’est noyé dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel. Je pouvais suivre un petit instant un sillon très lumineux, Paco montant au paradis des animaux.

Au revoir Paco, à bientôt !