width=La rencontre avec Pépère s’est faite sur un chemin très gris. Il était assis et son regard était très triste. Je me suis approchée doucement et lui ai dit que sa gardienne me chargeait de lui transmettre des messages et de lui poser quelques questions.

Ouf, quel soulagement de savoir que je vais l’aider, en répondant à ses questions, à retrouver un peu de paix et de sérénité.

Puis je lui ai lu le contenu :

Pour Pèpère, oui je souhaite savoir s’il va bien, s’il est heureux où il se trouve, est-ce qu’il me cherche?  

 Dites-lui que j’attends un message télépathique ou un toucher physique avec moi, que je pense énormément à lui, il m’a tant apporté de joie et de bonheur pour ces quelques années passées avec moi.

 Cela serait un énorme réconfort pour moi, d’avoir sa « visite » sous n’importe quelles formes que ce soit, physique ou psychique.

Tu vois dans quelle détresse elle se trouve ? Tu vois combien sa souffrance est importante ? Je sais que je lui manque, qu’elle a besoin de sentir ma présence, de me toucher et de me caresser, mais tant que je reste là, sur ce chemin triste, tant que je n’aurai pas rejoint le jardin des animaux, je ne peux lui faire des coucous, je ne peux me manifester à elle et je ne peux me reposer et me ressourcer, et elle, elle ne peut faire son deuil.

Dis-lui que je l’aime, je l’ai considérée comme ma maman, ma maman de cœur et j’ai été si heureux de partager des moments de pur bonheur et de joie avec elle. Elle m’a recueilli, m’a soigné et m’a rendu la vie tellement agréable, tellement belle que je lui serai reconnaissant à jamais pour cette existence douce et tendre que l’univers, grâce à elle m’a gratifié. Et cela fut réciproque, nous étions devenus si fusionnels, si complices que mon départ est d’autant plus compliqué pour elle.

Mais ici ce n’est plus ma place, et tant que je reste là je m’accroche à leur énergie et ce n’est bon ni pour eux, ni pour moi. Dis-lui que je vais bien physiquement, plus aucune douleur, plus aucun handicap, lorsque tu m’auras aidé à faire le passage, je pourrai de nouveau jouer, courir et m’amuser au jardin des animaux, mais tant que je reste là, entre deux, je ne peux lui faire des signes et je ne peux me manifester à elle, même si je la vois, que je l’entends et partage encore son quotidien.

Dis-lui aussi que c’était le bon moment pour moi de m’aider à partir. J’étais sur mon chemin et je préparais mon départ depuis le printemps, ce mal me rongeait de l’intérieur et on ne pouvait plus rien pour moi. Elle a fait le bon choix et je lui en suis si reconnaissant. Le tout est de l’accepter, de ne pas avoir de regret et de me laisser faire le passage afin que je puisse me ressourcer et préparer mon retour. Car ces quelques années passées ensemble ont été merveilleuses, mais beaucoup trop courtes et mon âme aspire à lui revenir dans le corps physique d’un chat avec presque le même costume, et sur un plan terrestre.

Dis-lui de ne pas se torturer l’esprit, elle se sentira apaisée lorsque je serai monté dans l’au-delà et je veillerai sur elle, la protègerai et lui ferai des petits coucous. Et lorsqu’elle se sentira prête, elle doit se mettre à ma recherche et je me mettrai sur son chemin. Le doute ne lui est pas permis, nous nous retrouverons, je le sais.

Puis il est venu à côté de moi et ensemble nous avons emprunté un chemin de lumière qui s’est ouvert à nous. Lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, il l’a traversé et s’est noyé dans la lumière de l’arc en ciel.