La rencontre avec PEPETOU s’est faite sur un chemin très verdoyant, elle était allongée sur son flanc droit sur une touffe d’herbe sur laquelle poussaient de jolies petites pâquerettes. A mon arrivée elle a levé la tête vers moi et m’a dit :

Je t’attendais, cela ne pouvait pas être autrement. J’ai vécu des années merveilleuses avec eux, ma maman et mon papa, et même si elle n’a pas eu le courage et la force de m’accompagner lorsque j’ai fait le grand saut, je savais qu’elle ne m’abandonnerait pas et qu’elle trouverait le moyen de me transmettre un message et de m’aider à faire le passage.

Je me suis présentée à elle et je  lui ai expliqué que sa gardienne m’avait chargée de lui dire qu’elle lui adressait des mots pleins d’amour tous les jours et qu’elle me demandait de l’accompagner au pont des fleurs où elle trouvera du bien-être et de la joie. Que ses gardiens l’aiment et qu’elle restera à jamais dans leur cœur.

Moi aussi je les aime, je suis et je resterai toujours reliée à elle, elle était ma gardienne mais je leur ai été très attachée à tous les deux et ils me manquent tous les deux.

Dis-lui que j’étais sur mon chemin et que je préparais mon départ. Depuis que les arbres se teintaient de toutes les couleurs et que les feuilles commençaient à tomber, je savais que j’étais sur mon chemin et que je devrais bientôt vous laisser pour partir au jardin des animaux me reposer et me ressourcer. Le mal me rongeait de l’intérieur et on ne pouvait plus rien pour moi.

Je te remercie de m’avoir si bien soignée avec beaucoup d’amour et d’empathie, mais contre ce mal tu ne pouvais m’aider davantage et je commençais à sentir une forte oppression dans la tête, c’était douloureux et je me  réfugiais déjà souvent dans l’astral pour le supporter. Ne culpabilise pas, j’étais sur mon chemin et j’étais prête, c’est toi qui ne l’était pas, c’est toi qui avait beaucoup de mal à accepter, car de laisser partir ton bébé, ta fille, ta moitié était pour toi une souffrance terrible.

Mon arrivée chez vous était un cadeau tombé du ciel et t’a permis de me choyer et me câliner comme ton enfant, tu te nourrissais de tendresse lorsque tu le faisais. J’avais déjà été avec toi par le passé, mais tu étais beaucoup trop petite pour t’en souvenir et tes guides, tes ancêtres m’ont à nouveau envoyée chez toi pour te permettre de te reconnecter à la source et t’aider à avancer sur ton chemin (m’a montré un petit chien blanc).

Ne t’inquiète pas, je sais que tu ne m’as pas abandonnée, si tu ne m’as pas accompagnée jusqu’à mon dernier souffle, je sais que c’était au-dessus de tes forces, tu perdais ton bébé et tout ce que tu as pu construire autour de moi pendant toutes ces années. Vous avez fait le bon choix, on ne pouvait plus rien pour moi et tu as aussi pris la bonne décision de m’envoyer Ch… aujourd’hui, qui pourra te le confirmer et m’aider à rejoindre le paradis des animaux, car ton immense chagrin me retient entre deux et tant que je reste là, tu ne peux faire ton deuil et moi je ne peux me reposer et me ressourcer.

Je t’aime, je vous aime tous les deux et je sais que vous avez besoin de moi pour continuer votre route, et mon âme aspire bien entendu à vous revenir, toujours avec la même mission auprès de toi, t’apprendre le détachement affectif et aimer sans souffrir d’un manque que tu peux ressentir à l’intérieur de toi, aimer sans dépendance ni co-dépendance.

Je ne ressens maintenant plus aucune douleur, mais ma place n’est pas ici et pour pouvoir te revenir un passage au jardin des animaux est obligatoire. Je te reviendrai sous la forme d’un petit chat, un bébé chat en pleine forme et avec la même mission. L’espace-temps là-haut n’est pas le même qu’ici-bas et je serai prête lorsque tu le seras. N’aie pas de doutes, je me mettrai sur ton chemin lorsque tu te mettras à ma recherche et tu sauras me reconnaître.

Je me charge de lui transmettre tes messages PEPETTE, es-tu maintenant prête à passer le pont des fleurs ?

Je le suis, ses guides (ancêtres) m’attendent de l’autre côté et je n’ai pas peur.

Puis elle s’est mise debout et ensemble nous avons emprunté un beau chemin de lumière qui s’est ouvert à nous, et lorsque je me suis arrêtée, elle m’a dit :

Merci, dis-leur merci pour toutes ces années de bonheur, toutes ces années merveilleuses que j’ai vécues auprès d’eux et qu’il me tarde de retrouver bientôt s’ils veulent bien accepter mon retour.

Puis elle a traversé très rapidement le pont et je pouvais apercevoir de l’autre côté, des formes humaines et animales. Ils se sont tous noyés très vite dans la vive lumière de l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir PEPETOU, paix à ton âme !