PEPITO PIATJ’arrive sur le chemin et ne suis pas étonnée de constater que Pepito s’y trouve toujours. Je prends contact avec lui et tout de suite il me dit :

Quel soulagement d’enfin pouvoir parler à quelqu’un qui se chargera de leur dire qu’ils ne doivent surtout pas culpabiliser de ne pas avoir remarqué que j’étais très malade.

Oui Pepito, c’est effectivement une de leurs questions de ne pas avoir su que tu étais très malade.

C’est ce qu’on appelle un mal sournois, un mal qui vous ronge de l’intérieur et qu’on ne voit que lorsqu’on ne peut plus y remédier, lorsqu’on ne peut plus rien faire.

Tu avais une tâche blanche dans l’œil lorsqu’ils t’ont emmené chez le vétérinaire, et tu es parti la semaine suivante, le jour de la fête des mères.

Oui j’étais fortement anémié et je préparais mon départ depuis quelque temps. Je savais que je souffrais d’un mal incurable et on est venu me chercher (belle-mère) le jour de la fête des mères, mais leur douleur et incompréhension m’empêchent maintenant de monter et de rejoindre le jardin des animaux. Qu’ils acceptent mon départ et me donne la possibilité de me ressourcer, de me refaire une santé et je pourrai leur revenir en tant que chat dans un corps physique en bonne santé. J’ai toujours été un chat très craintif et les peurs et les angoisses ont beaucoup cristallisé ces pensées négatives qui ont fini par me rendre malade.

Sais-tu pourquoi tu as toujours été craintif ?

Je suis né comme ça, pas socialisé correctement, et ça m’a perturbé toutes ces 9 années durant. Il m’était difficile de remplir ma mission et j’espère pouvoir lui revenir en pleine forme avec cette fois-ci la certitude de pouvoir faire mon travail comme il se doit.

Cette mission tu l’as auprès de qui ?

De D………….

Laquelle ?

Lui apprendre le détachement, lui apprendre à aimer d’une manière fluide, détachée, dans le ici et maintenant et sans se retourner sur son passé, ni se positionner dans le futur. Aimer, s’aimer, aimer les autres d’une manière très sereine et harmonieuse et à chaque moment de chaque jour. Juste profiter du moment présent.

Tu leur manques et ils te souhaitent bonne chance.

Oui je sais que je leur manque, même que je suis encore tous les jours dans leur entourage, mais ma présence physique leur manque et moi il me tarde de rejoindre le paradis des animaux. Dis-leur que je les aime tous et que j’ai très envie de lui revenir. Dis-lui qu’elle ne doit pas fermer son cœur et accepter le fait qu’il m’est possible de revenir et de m’accueillir à nouveau.

En tant que chat ?

Bien sûr, c’est une mission de chat que je dois remplir.

Je vais lui transmettre ton souhait Pepito, n’hésite pas à profiter de cette opportunité pour emprunter l’escalier et le pont de l’arc en ciel qui s’ouvre à toi afin de pouvoir te reposer et te ressourcer.

Non je n’ai pas du tout l’intention de rater cette occasion, et avec toi à mes côtés, je n’ai pas peur, je n’ai plus aucune crainte et je sais que là-haut c’est un réel havre de paix.

Côte à côte nous nous sommes avancés sur le chemin, il y avait des millions de fleurs et de papillons de partout. A un moment il m’a dit merci, merci pour tout. Je me suis arrêtée et il a pris l’escalier sans aucune hésitation. Il a traversé l’arc en ciel sans aucune crainte et a rejoint le paradis des animaux.

A bientôt Pepito ! Merci.