La connexion avec Perceval s’est faite dans ce haut-lieu magique qui est le paradis des animaux. Il était entouré de plusieurs dizaines de congénères, ils étaient tous assis en rond autour de lui. Cela ressemblait à une coquille comme celle d’un escargot et c’était assez surprenant à voir. C’était joli et tout autour de cette farandole de cochons d’inde volaient des anges blancs, orage et dorés ainsi que des papillons des mêmes couleurs.

Je me suis approchée discrètement pour respecter la paix et la sérénité qui y régnait, et lorsqu’ils m’ont vue ils se sont tous écartés, c’était encore une fois très surprenant à voir, ils se sont déroulés du dernier de la coquille jusqu’au premier dont la robe était d’un fauve particulièrement orangé. Ils se sont tous mis les uns derrière les autres et se sont éloignés. Ne restait que Perceval qui m’a observée, les oreilles dressés et les yeux grands ouverts. Je me suis présentée et lui ai expliqué que sa gardienne me chargeait de messages et de questions pour lui :

  • Etaient-ils de vrais frères ? • Est-ce qu’il se souvient d’A………. ? Si oui, leur a-t-il déjà fait du mal lorsque je n’étais pas là
  • Comment va-t-il ? • A-t-il besoin de quelque chose en particulier ? (prières, rituels, actions…) • S’est-il senti heureux, était-il bien avec Karadoc ? • S’est-il senti heureux, était-il bien avec moi ? • S’est-il senti bien dans tous les lieux où nous avons vécus ? • Est ce que je peux naturaliser son corps ou souhaite-t-il que je l’enterre ? S’il préfère que je l’enterre : à quel endroit et a-il-des souhaits particuliers pour son corps ? • Sinon, pense-t-il que ce serait une bonne chose pour moi de le naturaliser ? • Quels étaient ses aliments préférés ? • Quelle était sa mission de vie ici sur Terre ? Je lui ai déjà souvent dis mais pouvez-vous lui refaire passer le message s’il-vous-plaît « Toutes mes excuses pour la négligence dont j’ai pu faire preuve les 10 derniers jours avant que tu partes et de ne pas avoir fait cette communication beaucoup plus tôt comme je le voulais qui aurait peut-être pu m’aider à te sauver ou, au moins, à plus te soulager. Je suis désolée, tu me manques, je t’aime.

Dis-lui merci de t’avoir envoyée à moi et dis-lui surtout merci pour son message d’amour. Moi aussi je l’aime de tout mon cœur, et de la savoir en peine et en détresse me fait du mal. De savoir qu’elle pense que si elle avait été plus vigilante je serais encore là, qu’elle a des regrets et de la culpabilité me perturbe et les réponses que je vais te donner vont l’aider à faire son deuil.

J’ai eu de l’aide, on m’a guidé, on m’a accompagné et le passage s’est fait doucement, mais surement. Il y avait beaucoup d’êtres de la nature et il y avait des humains, beaucoup d’humains, un village tout entier qui était là de l’autre côté du pont, et qui m’ont accueilli quelques jours avant que je ne prenne l’escalier de l’arc en ciel pour rejoindre cette luxuriante prairie aux couleurs très flashy, puis mes congénères qui depuis sont là et m’entourent de leurs belles et bonnes énergies au quotidien.

Dis à ma petite maman que je vais bien, j’ai eu beaucoup de chance pour faire cette transition, ses ancêtres et surtout sa grand-mère très pieuse a fait le nécessaire pour m’envoyer tout ce monde et cette belle et lumineuse énergie pour mon passage. Je n’ai besoin de rien, d’aucun rituel, je me repose et me ressource et je prépare déjà mon retour.

Dis-lui que moi aussi je l’aime, qu’elle me manque aussi même si peux la voir, l’entendre et lui faire des petits signes et des coucous.

J’ai vécu une belle vie à ses côtés et celle de mon frère, et c’était bien mon petit frère, nous avons tout fait ensemble, nous avons tout appris ensemble y compris les bêtises et c’était et ça restera mon frère de cœur.

Dis à me maman de ne pas avoir de regrets, j’avais souvent des maux dans tout le corps et beaucoup dans le ventre, je savais qu’elle ne pourrait pas m’aider. Depuis le printemps je préparais mon départ, j’étais sur mon chemin et je suis bien monté. Heureusement qu’on est venu pour me guider car avec ses idées de naturaliser mon corps, mon âme aurait pu rester accrochée entre deux. Il n’en est rien je me sens de nouveau très léger et je me suis déjà bien réparé.

Dis-lui que pour nous les animaux ça n’a aucune importance de ce que vous faites avec notre enveloppe corporelle, mais de la garder, de faire naturaliser le corps est contre toute attente une très mauvaise idée. Notre corps physique n’est que poussière et celle-ci doit retourner à la terre même si incinération il y a, ce serait mieux de mettre l’urne en terre. Des prières oui tu peux en faire si cela t’aide à mieux supporter mon départ, mais toujours des pensées d’amour et de lumière. Mais de me naturaliser serait une bien mauvaise action, car tu ne pourrais jamais vraiment faire ton deuil alors que mon âme perdure, et elle aspire à te retrouver sur un plan terrestre.

J’ai aimé ma vie auprès de toi, j’étais le petit prince tout comme mon frère, et j’ai aimé tous les endroits, et celui que tu choisiras pour me mettre en terre devra être un endroit que tu aimes et que tu affectionnes particulièrement. Ce sera un endroit où toi tu te sentiras bien lorsque tu viendras t’y recueillir. Mais encore une fois n’oublie pas, mon âme est éternelle et restera toujours reliée à la tienne où que je sois.

J’étais là pour t’aider à grandir, pour t’aider à te reconnecter à la source, à ton petit enfant intérieur et comme deux frères jumeaux nous avons la même mission. Tu as beaucoup évolué et tu as appris à mieux te connaître à travers nous et surtout à puiser de la force et du courage à l’intérieur de toi.

J’étais assez gourmand, j’adorais les fans de carottes, les carottes mais toutes les herbes et aussi les concombres. Ma vie a été une vie pleine, entière à tes côtés et celui de Karadoc. Me suis senti considéré comme ton petit, ton bébé et les câlins ne manquaient pas. Aimé, respecté, choyé et tout cela me donne bien entendu envie de te retrouver très vite.

A………… oui je m’en souviens mais pas de sentiment particulier vis-à-vis de lui, il était là c’est tout. Pas de liens, pas d’affinités, pas de maltraitances, de l’ignorance pure et simple.

Ne regrette rien, tu ne pouvais pas me sauver, ce que tu peux faire aujourd’hui c’est laisser partir aussi mon corps  physique, cela t’aidera définitivement dans ton deuil, et dès que tu te sentiras prête tu pourras te mettre à ma recherche, et mon frère sera heureux de ma présence et me considèrera et m’éduquera comme son petit frère, mais nous serons toujours frères de cœur.

Je t’aime, alors ne tarde pas, dès que tu te mettras à ma recherche je me mettrai sur ton chemin. A bientôt mon petit cœur de maman.