IMG_3321Pompon, es-tu heureux maintenant ? Pas complètement, elle a encore trop de regrets et ça m’empêche de partir. Je me sens soulagé, plus aucune souffrance, mais pas encore libre. J’ai l’impression qu’on me retient encore, que la douleur de mon départ est encore trop présente, je ressens beaucoup de culpabilité. De la culpabilité de ne pas avoir vu que j’étais très malade et cela m’empêche de rejoindre le paradis des chats. Il me tarde pourtant d’arriver dans cette dimension où tout est lumière et où je peux enfin me reposer et me ressourcer.

Peux-tu lui envoyer un signe de ta présence ? Es-tu avec ses grands-parents dans la maison ?

Je suis encore très présent. Même si elle ne peut plus me voir et me toucher, je suis encore avec elle parce que j’avais une mission auprès d’elle que je n’ai pas pu mener à son terme.

Une mission ? Laquelle ?

Celle de l’aider à se détacher affectivement, de l’aider à ne plus souffrir du manque d’affection de son enfance et de l’aider à avancer sur son chemin en toute confiance en regardant droit devant, en regardant l’avenir et pas le passé avec des regrets de ce qui n’a pas été et ne pourra plus être. On a les parents qu’on a et on ne peut changer leur manière d’être et de fonctionner. Mais la grand-mère que j’ai adorée a compensé tout l’amour qu’elle n’a pas eu. Ma gardienne est adorable et elle mérite d’aimer et qu’on l’aime sans souffrir. Elle a le droit au bonheur mais ne doit pas lui courir après. Elle doit faire le deuil de ce qui n’a pas été et se donner les moyens de laisser venir les choses à elle. Mais pour recevoir il faut savoir lâcher prise et reconnaître, prendre conscience qu’on le mérite pour ce que l’on est…

J’ai besoin de me reposer et de reprendre des forces et dès que je serai au jardin des animaux, je lui enverrai des guides qui vont l’entourer et l’accompagner jusqu’à mon retour. Je reviendrai vers elle pour terminer ma mission.  Je t’aime et il me tarde de la retrouver très vite pour vivre ce bonheur avec elle.