width=Ta gardienne me demande de te transmettre des messages et de te poser quelques questions :

Ma Prunelle,

Je suis désolée d’avoir commencé notre relation dans de si mauvaises conditions…

Je m’excuse d’avoir mis autant de temps à m’attacher à toi.

Malgré nos incompréhensions, je suis enfin prête à faire des efforts, te dire que je t’aime, mais surtout de te le prouver chaque jour.

Je fais aujourd’hui appel à la communication pour nous aider à mieux échanger.

Je culpabilise énormément de ne pas réussir à te comprendre et je compte sur toi pour répondre à mes questions et me décrire ton ressenti.

– Comment vis-t-elle notre relation ?  A-t-elle compris l’histoire que j’avais eu avec mon ancien petit chien ?

– Comment se sent-elle ?

– Est-ce qu’elle aime vraiment la chasse, les entraînements avec Kevin ?

– A l’avenir, comment voit-elle ces sorties et sa vie de &lt,&lt,rêve&gt,&gt, ? Dans la mesure du possible

– Est-elle prête à améliorer sa relation avec moi ?  Qu’attend-elle de moi ?

– Je trouve parfois son comportement étrange au niveau des aboiements, pleurs, stress, câlins brutaux… que se passe-t-il ?

– A-t-elle envie d’apprendre des choses ? Je la trouve passive et pas intéressée.

– Veux-t-elle faire des concours ? Beauté, chasse ?

– A-t-elle envie d’avoir des chiots ? Kévin pense qu’elle s’adoucirait

Enfin, j’aimerais lui laisser libre parole, quelle s’exprime à son tour.

Je te promets de faire de mon mieux pour vivre sereinement et être meilleure auprès de toi

J’aimerais si tu le souhaite que tu deviennes à présent ma véritable amie.

Je t’aime ma fille

 Dis-lui merci pour son message, dis-lui merci de nous permettre cet échange, j’en suis très heureuse parce qu’il y a en effet des choses qu’elle a besoin de comprendre à travers mes comportements et qui vont l’aider à avancer sur son chemin.

Tout d’abord je sais qu’elle m’aime, elle a beaucoup d’amour et de compassion dans son cœur et elle aime tous les animaux. Elle a eu beaucoup de culpabilité, et même si elle a trouvé une bonne famille à Opium, la culpabilité, le manque, la tristesse et les regrets étaient omniprésents. Et mon arrivée n’a fait que renforcer ces sentiments négatifs, et pour elle c’était impossible de m’accueillir et de me donner toute l’attention et la tendresse que je méritais.

J’en ai beaucoup souffert, d’autant plus que j’aurais tant aimé être son bébé, mais elle a fait un transfert négatif de ses sentiments, de sa douleur et m’en a presque voulu que je sois là, alors que son cœur et tout son être étaient encore attachés à son compagnon, qu’elle n’a pas abandonné puisqu’elle lui a trouvé une bonne famille.

Ce qui est à présent important,  pour lui, pour elle et pour moi, c’est qu’elle coupe définitivement les liens du cœur avec lui, car tant que ce n’est pas fait, ni lui ni elle ni moi ne pouvons trouver un équilibre et être heureux. Dis-lui que la culpabilité et les regrets sont des obstacles qui l’empêchent d’avancer. Elle a fait son choix et elle doit maintenant l’assumer en pleine conscience et se dire que c’était pour son grand bien à Opium et que peut-être elle ferait les choses différemment si c’était à refaire, mais qu’en attendant elle doit être dans l’acceptation et se détacher de lui pour que ce dernier puisse être bien et heureux là où il se trouve.

Il faut aussi qu’elle comprenne que la relation fusionnelle qu’ils ont partagés ensemble a provoqué de la jalousie entre lui et son compagnon humain et que l’enfermement en cage n’a pas arrangé la situation, qu’une solution aurait pu être trouvée à ces problèmes mais que ça ne sert aujourd’hui à plus rien de vouloir y revenir, sauf qu’il lui apporte de ne plus refaire la même erreur.

Dans notre relation, dès les premiers instants, j’ai ressenti un vif rejet de sa part, et ayant besoin qu’elle s’intéresse davantage à moi et me donne de l’amour, la frustration a été grande. Je ne lui en veux pas, rassure-là, j’ai bien compris la déchirure qu’elle avait dans son cœur et son esprit et cela m’a fait de la peine à moi mais aussi pour elle. Elle a beaucoup d’empathie et de douceur et ne méritait pas cette épreuve.

A charge pour elle de savoir que lorsqu’on est relié à un animal, on ne peut pas, pour des raisons humaines, sauf hôpital, maison de retraite ou décès, lui trouver une autre famille et en adopter un autre. Il y a forcément un transfert et l’animal de substitution a du mal à trouver sa place, d’où mes états d’âme (aboiements, pleurs, stress, câlins brutaux).

Pour me sentir bien dans ma tête et dans mes papattes il est important qu’elle le soit. Je lui renvoie son image, et tant qu’elle n’a pas complètement fait la paix, son mea culpa avec elle-même, je ne peux pas être bien.

Je ne manque de rien, on s’occupe de moi, on me respecte. La chasse et les entrainements ce n’est pas vraiment mon truc. Moi ce que j’aimerais et que j’attends de toi c’est que tu reprennes enfin ton rôle auprès de moi et que tu acceptes ma présence, non pas en remplacement de ton bien-aimé petit garçon, mais que tu prennes conscience que je suis là pour toi et pour t’aider à avancer sur ton chemin.

Ma mission auprès de toi consiste à t’aider à te reconnecter à la source, à ton petit enfant intérieur et lui permettre de trouver la paix intérieure et la force nécessaire pour construire ta vie affective  en toute quiétude et en harmonie avec toi-même, avec ce que tu as au plus profond de toi-même. Et lorsque nous serons enfin reliées toutes les deux par les liens du cœur, je trouverai l’envie de faire des choses et m’intéresser à apprendre des choses Concours, beauté, chasse ? Ce ne sont pas mes centres d’intérêts premiers, du moins pas pour l’instant.

Aujourd’hui ce qui m’importe le plus c’est de trouver un nouvel équilibre dans notre relation et de passer beaucoup de temps avec toi. J’aimerais pouvoir reprendre ma place de bébé auprès de toi, mais je suis bien placé pour savoir qu’il faut vivre dans le présent, dans le ici et maintenant et je suis si contente de savoir que maintenant tout est possible ensemble et que je vais pouvoir remplir mon rôle auprès de toi.

Pour les bébés on verra un peu plus tard, la priorité c’est de devenir des amies, je ne me sens pas prête à materner.