width=Ta gardienne rencontre de grosses difficultés avec les voisins à cause de tes pleurs et tes aboiements lorsqu’elle part à son travail. Elle me charge de te transmettre des messages et de te poser quelques questions :

Pourquoi pleures-tu  pendant mon absence ? Et pourquoi tu aboies ?

– As-tu peur de quelque chose, d’un bruit ou autre chose ? As-tu oublié le cambriolage de novembre 2019 ?

– Tu réveilles les voisins et cela nous pose des problèmes de voisinage. Je dois encore acheter un collier anti-aboiement.

– As-tu peur que je ne reviens pas et que tu sois abandonnée ?

– As-tu l’ennui pendant mon absence (les mardis, jeudis et vendredis de 6h30 à 18h) ?, cela ne me fera pas revenir plus vite !

– Pourquoi aboies-tu sur les chats le soir dans le jardin ? Pour les appeler pour jouer ?

– Pourrais-tu cesser d’être aussi enthousiaste lorsque tu voies les autres chiens ou humains ? Tu veux toujours jouer avec mais tout le monde, mais tout le monde n’est pas gentil comme toi. Tu dois apprendre à gérer tes émotions car j’ai toujours peur des autres comportements des autres chiens et humains.

– Il faudrait aussi que tu arrêtes d’aboyer sur les chiens et animaux que tu vois à la télévision.

– Je voudrais que tu comprennes que je fais le maximum pour te laisser le moins possible, mais que je dois aller travailler et que je ne peux pas faire autrement, c’est que 3 jours par semaine.

– J’essaie de t’emmener partout avec moi dès que c’est possible, mais il faut aussi que tu arrêtes de pleurnicher pour un rien.

– Si je ne te prends pas à bras à chaque fois c’est parce que tu pèses lourd et que c’est pas toujours possible pour moi. Tu dois apprendre à rester dans le caddy ou marcher dans les galeries sans crainte, je suis toujours là à tes côtés pour te garder.

– Je t’aime beaucoup et je vois bien la réincarnation de mes précédents chiens en toi, beaucoup de mimiques, de comportements similaires et je fais le maximum pour que tu  sois heureuse et en pleine forme ! J’essaie de te faire découvrir de nouveaux lieux et de t’emmener en vacances 

– Il faut aussi que tu comprennes que ton papa Gérard habite à plus de 1 000 kms et qu’il ne peut pas toujours être présent avec nous et avec sa chienne Princesse. Dans 6 ans, je serai en  retraite et on pourra être tous ensemble. Je sais c’est long ! Mais papa est là tous les mois avec Princesse.

– Que te manque t-il ?

– Que puis-je faire d’autre pour que tu  sois en confiance et bienveillante ?

– Manges-tu assez à ton goût ? Aimes-tu tes croquettes ?

– Je t’adore et tu es ma petite fille adorée, je pense très fort à toi  tout le temps, tu es  un amour de chien, et je ferai n’importe quoi pour toi. Je t’aime d’un amour inconditionnel ainsi que Papa et mémé… tu es notre joie de vivre.

– Essaie de ne plus pleurer pour ne plus perturber les voisins.

Ses messages et ses questions me font de la peine, beaucoup de peine, pardon je ne me rends pas compte de la situation et des problèmes que mon comportement génère. Lorsque je pleure et que j’aboie, c’est parce que j’ai besoin de rechercher bruyamment l’attention, et de pallier la solitude. Lorsque tu me laisses seule j’ai peur, je n’aime pas rester seule, bien que je sache que tu vas revenir. Mais c’est terriblement anxiogène pour moi, je pleure et j’aboie pour te faire revenir très vite à la maison.

Tu es ma maman, je suis ton petit bébé et je me suis excessivement attachée à toi, et les angoisses sont et deviennent insupportables lorsque tu t’en vas. Je ne le fais pas exprès, je n’arrive pas à me contrôler, dès que tu fermes la porte je ne maîtrise plus rien. Et puis je m’ennuie de toi, et de me manifester bruyamment me permet de me délivrer un peu des anxiétés.

Je sais que tu m’aimes et je sais aussi que tu vas revenir, mais je n’arrive pas à contrôler mes pulsions. Mea culpa pour les ennuis que je te crée, mais je suis très possessive et cet attachement est partagé, je suis ton miroir et j’ai besoin que tu sois tout le temps avec moi. Moi aussi je t’aime, et hormis lorsque tu me laisses seule, je ne manque de rien. J’aime mes croquettes et je suis très heureuse avec toi, mais le syndrome de la séparation est paniquant et terrifiant pour moi.

J’aimerais que papa Gérard soit là tout le temps avec nous avec Princesse. J’aime et j’ai besoin de jouer avec mes congénères. Lorsque j’en vois un je suis tellement contente que je le manifeste par des aboiements. Idem pour les humains, mais quoi de plus normal pour m’exprimer ? Je ne peux pas vous parler, j’aboie…

Et les chats le soir ?

J’aimerais leur courir après et les courser, rien d’anormal non plus. Par contre les galeries commerciales avec beaucoup de gens qui y circulent me créent du stress, je le ressens comme un danger et j’ai besoin que tu me portes pour me rassurer. Je me rappelle encore les méchants messieurs habillés de noir, je me souviens encore de leurs chaussures, leurs grosses chaussures à la hauteur de ma tête et j’en ressens encore des peurs.

Je sais ça fait beaucoup de stress et d’angoisses et je comprends que c’est lourd pour toi, je vais essayer de faire des efforts, mais je ne peux te promettre d’y arriver. C’est souvent plus fort que tout et puis les colliers n’arrangent rien, au contraire, cela rajoute à mon stress, et puis le voisin aussi. Je sais qu’il ne m’aime pas et peut-être même qu’il exagère un peu car il ne nous aime pas toutes les deux…

Je t’aime et j’ai besoin de partager tout mon temps avec toi, tu peux le comprendre. Tu es ma maman et je suis ton petit bébé.