La rencontre avec Raoul s’est faite devant le pont des fleurs. Il était assis et regardait avec beaucoup de nostalgie l’autre côté du pont où la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel illuminait une partie du pont des fleurs. Il y avait aussi la silhouette d’une femme plus âgée et d’un homme beaucoup plus jeune (père ?) ainsi que des êtres de la nature et d’autres congénères. Je me suis approchée doucement de lui et lorsqu’il m’a vue il m’a dit :

Tu peux venir, je sais qui tu es et qui t’a envoyée à moi. Ma maman pense tellement fort à moi que je capte, que j’entends toutes ses pensées, et je sais qu’elle est en grande détresse. Je lui manque et mon départ brutal lui est incompréhensible. Elle est en souffrance et a beaucoup de mal à l’accepter, je suis triste, j’ai beaucoup de peine pour elle et de la voir dans un tel état. Cela m’empêche de traverser le pont, je ne m’en sens pas le courage, la force de la laisser, alors qu’elle éprouve un énorme chagrin.

– Premièrement, j’aimerai lui dire que je l’aime énormément, et que je l’aimerai toujours. Il m’a apporté beaucoup de bonheur et de réconfort. Il était ce que j’avais de plus précieux. 

– Je voudrais m’excuser de tout mon coeur, de n’avoir pas été là pendant le drame. 

– J’aimerai lui dire qu’il a été là pour moi plus que n’importe qui au monde, que je penserai toujours a lui et que sa mort m’a détruite de l’intérieur. Dites- lui que tous ces jours j’ai senti sa présence et que cela m’a apporté un peu de réconfort. 

– dite lui que je sais qu’il a toujours veillé sur moi, qu’il me protégeait lorsqu’il me rejoignait dehors, souvent vers la petite maison, et que j’ai toujours apprécié ce moment. 

– Dites-lui que ma mère pense fort à lui et que tout le monde était triste de le savoir parti. 

– J’espère que tu as reçu tous les messages que je t’ai communiqué à travers ma pensée et mon coeur. j’ai senti que tu m’as guidée jusqu’à Christiane afin qu’on puisse se dire au revoir. 

 

Question à poser: 

– As-tu souffert lors de l’accident ? As-tu eu mal ? M’en veux-tu de ne pas avoir été là ? 

– Pourquoi tu me mordais souvent à la bouche ? 

– Qu’est-ce que tu détestais le plus et qu’est-ce que tu préférais le plus. 

– Savais-tu que tu allais me quitter ? As-tu senti la mort avant que cela ne se produise. 

– Je sais que tu t’es éloigné de moi les derniers jours avant l’accident, et qu’il ne voulait plus dormir avec moi, pour quelle raison ? 

Te sens-tu bien ? Qu’est-ce que tu ressens ? Es-tu triste ? As-tu de la peine à ne plus me voir ? 

– as-tu quelque chose a me dire ? Un message à me transmettre ? 

– As-tu été accueilli par quelqu’un lorsque tu es arrivé au paradis ? ou étais-tu seul ? 

 

Dis-lui merci pour son message d’amour, dis-lui merci pour son merveilleux message empreint d’un amour si fort, si tendre, si profond à t’en fendre le cœur. Dis-lui que je sais que le drame qu’elle vit est l’épreuve la plus terrible qu’elle pouvait vivre, et je suis si triste du mal que je lui inflige.  Mon départ a été violent et brutal, le choc qu’elle a subi l’a fait sortir de son corps et elle n’est toujours pas centrée dans le ici et maintenant.

Explique-lui que la première des choses à faire est de se recentrer au risque d’avoir d’autres déboires. Dis-lui que je l’aime aussi, elle était ma maman, ma compagne, ma moitié, nos âmes sont reliées depuis fort longtemps et nous étions déjà ensemble dans une autre vie. Nous étions des amants inséparables, des âmes sœurs et c’est ce lien profond qui nous a de nouveau réunit dans cette vie-là et nous réunira encore ensemble lorsque j’aurai fait le passage et que je me serai reposé et ressourcé. Tant que je reste là elle ne peut trouver la paix dans son âme et son esprit, et moi je ne peux me réparer et ne peux préparer mon retour. Dis-lui que je sais combien c’est cruel et violent pour elle, que je suis désespéré de lui infliger une telle souffrance.

Ce n’était pas un accident, j’avais fait le choix de partir depuis quelques jours, d’où la raison de mon éloignement, c’était pour la préparer à mon absence, je me sentais très malade, je savais que c’était un mal incurable et je ne voulais surtout pas lui faire subir ma maladie et être soigné car cela n’aurait servi à rien. Mon cœur et mes reins étaient très fatigués aussi et n’auraient pas supporté un traitement lourd, et l’opération était impossible. C’était lié au sang et on ne pouvait plus rien pour moi. J’ai choisi de partir très vite, j’ai préparé mon départ et ce jour-là sans réfléchir j’ai commis cette terrible imprudence qui m’a coûté la vie. C’était un accident sans en être un et tu ne dois pas culpabiliser de ne pas avoir été là, c’était mon choix pour te préserver, pour ne pas devoir m’accompagner dans cette maladie inguérissable, et surtout pour ne pas devoir prendre la terrible décision de m’aider à partir. Cela aurait été au-dessus de tes forces.

Pardon, pardon après toutes ces années de pur et grand bonheur pour la manière dont notre séparation s’est faite. Je te rassure je n’ai pas souffert, je suis aussitôt sorti de mon corps, j’étais d’ailleurs depuis plusieurs jours déjà pour la plupart du temps dans mon corps astral, et hormis le choc je n’ai ressenti aucune douleur.

Lorsque je te mordais à la bouche c’étaient des petites habitudes de notre ancienne vie où je me prenais un plaisir à te mordiller les lèvres avant de t’embrasser. Souviens-toi nous étions très proches, très fusionnels et notre complicité était très grande. C’est nos moments de grands câlins que j’adorais le plus. Ce que je détestais le plus c’est lorsque tu t’occupais plus de ton compagnon humain et que tu me disais à chacun son tour. Je comprenais sans comprendre, j’aurais aimé comme un humain t’accompagner partout et pouvoir te serrer dans mes bras. Mais t’avoir retrouvée dans le costume d’un chat a été pour moi le plus beau des cadeaux que la vie pouvait me faire, nous faire.

Je vais bien, mais ici ce n’est plus ma place et je vous pompe votre énergie. Je te suis comme ton ombre, tu l’as ressenti, mais ce n’est bon ni pour toi ni pour moi et je suis malheureux de te voir me pleurer et d’être dans une telle souffrance.

J’étais un chat de type timbre-poste, chargé de t’apprendre le détachement affectif, t’apprendre à t’aimer et à aimer sans dépendance ni co-dépendance. Je n’ai pas terminé ma mission et je te reviendrai avec la même, mais pour cela un petit passage au jardin des animaux est nécessaire. Ne sois pas triste, ne te torture pas l’esprit, fais confiance à la vie, en l’univers et soit convaincue que nos âmes sont et resteront reliées où que je sois. Crois en mon retour lorsque tu te sentiras prête, mets-toi à ma recherche et je me mettrai de nouveau sur ton chemin. Tu as besoin de moi pour te sentir pleine à l’intérieur de toi, pour te donner la force de construire ta vie familiale, et je serai là pour te guider et t’accompagner.

Je t’aime si fort. Dis-leur que je les aime tous, et je vous reviendrai sur un plan terrestre, il ne tient qu’à toi pour le rendre possible.

Puis il est venu à mes côtés pour me dire

Merci, merci de transmettre ces messages à ma moitié

Et sans hésiter il a traversé le pont pour se noyer dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel. Au revoir Raoul (prénom d’humain, hasard ou pas ?) Paix à ton âme et à bientôt !