width=Ta gardienne me demande de te transmettre des messages et te poser des questions :

Mon papi Snow depuis quelques semaines tu marques et tu agresses tes petits copains au point où je suis obligée de te mettre à part quand je ne suis pas à la maison ce qui me fait mal au cœur car je n’aime pas enfermer un animal. Tu tournes en rond et tu ne trouves pas ta place. Tu es calme à l’extérieur mais pourtant de nature anxieuse depuis le jour de ton arrivée mais tu adores tellement les gratouilles. Pourquoi fais-tu ça, as-tu mal ? Que dois-je faire pour que tu sois bien ? De quoi as-tu besoin ? 

Je t’aime fort mon papi, tu es mon premier chat et j’ai besoin de toi et de te savoir heureux. 

Je sais que je suis de nature anxieuse, je l’ai toujours été, et je crois que même avec tout le respect et toute les attentions que tu me portes, toutes les gratouilles que tu me fais, rien n’y changera quelque chose. Je suis désolé mais ces angoisses sont profondément ancrées dans ma mémoire et ce depuis tout petit. Mal socialisé, abandonné, j’ai traversé des périodes de ma vie qui ont été difficiles et traumatisantes. C’est bien certainement au détriment de mon caractère.

De tempérament plutôt peureux, au lieu de me cacher, je préfère attaquer dès que je sens la pression monter, et en ce moment il y a de fortes impulsions qui arrivent de part et d’autre. Déjà cette période est compliquée pour vous les humains, et après il y a les montées d’hormones, cela me rend agressif et je me sens bien perturbé.

Je suis navré de te causer des tracas, et surtout de faire des marquages et agresser mes compagnons, mais cela soulage mon mal-être. Je suis comme sur des charbons ardents, terriblement impatient à l’intérieur de moi, et impossible de me poser et de trouver un peu de repos. J’ai l’impression d’être un petit soldat qui doit  veiller à sa survie et pour cette raison, je guette et je deviens agressif.

Cela n’a rien à voir avec toi, rassure-toi, au contraire, je te sens de nouveau bien dans ton cœur et ton esprit et je suis bien heureux pour toi, je suis sincèrement désolé de t’apporter d’autres soucis maintenant.

Le soin que j’ai eu m’a aidé, mais j’ai besoin, je crois, d’une aide qui me permette de faire le vide de toutes ces mémoires, surtout celles qui remontent brutalement à la surface lorsque c’est la saison des chaleurs.

Je t’aime aussi et je me sens plus être ton garçon, ton grand garçon, je ne suis pas ton papi, j’ai le temps de le devenir. Pour l’instant je me sens encore en pleine forme et même si mon petit cœur est un peu fragile, il aimerait encore longtemps profiter d’être avec toi et de recevoir plein de gratouilles, cela m’apaise un peu. Pardon pour les désagréments que mon comportement te crée, surtout que je n’aime pas rester seul et enfermé, cela rajoute à mon stress.