width=Comme je m’en doutais vu les circonstances de sa mort, Stella était couchée sur son ventre de tout son long sur le chemin. Elle avait les yeux mi- clos et lorsque je me suis approchée d’elle, elle m’a regardée d’un air très triste. Je lui ai expliqué que sa gardienne m’envoyait vers elle.

Oui je sais, elle est dans la culpabilité, dans la souffrance et sa douleur m’empêche de partir. Le choc de la voiture qui m’a renversée est aussi omniprésent. Je suis aussitôt sortie de mon corps et ils ne s’en sont pas rendu compte, mais il m’était impossible de le réintégrer. La douleur était trop vive et elle a fait le bon choix de m’aider à partir. Je n’avais aucune chance d’être réparée, c’était beaucoup trop compliqué et je serais restée handicapée à vie. J’étais une petite chienne espiègle et pleine de vie et mon arrière train était mort. Je ne pouvais retrouver l’usage de mes pattes arrière, et j’en aurais souffert toute ma vie. Qu’elle ne regrette pas sa décision maintenant, alors qu’elle l’a fait par amour pour moi et sans penser à la terrible douleur qui allait l’envahir.

C’est très juste Stella, ta gardienne a avant tout pensé à toi, et me charge de te transmettre des messages et souhaite aussi te poser quelques questions.

« Voilà ma Stella, la question qui me vient en premier est pourquoi ? Pourquoi avoir pris la fuite alors qu’elle était en balade avec ma fille? Ensuite à t’elle était heureuse avec nous ? A-t-elle pu profiter de tout l’amour que je lui ai donné ? Pourquoi était-elle si craintive de mon mari ? Alors qu’il a vraiment essayé de lui montrer qu’il tenait à elle… dites-lui que je l’ai aimée aussi fort si ce n’est plus que mes enfants… elle était si loyale, si attachée… est ce qu’elle m’en veut de ne pas l’avoir trouvée ? Dis-lui que je l’ai cherchée 28h passée, nous étions 6 personnes à quadriller la zone… expliquez lui que si j’avais été sûr qu’elle puisse être sauvée et avoir une vie digne de ce nom il est clair que je l’aurais fait, mais qu’il était inconcevable pour moi qu’elle souffre encore plus, pour par la suite ne plus pourvoir marcher… j’ai vraiment fait ce qui me semblait le mieux pour elle sans être égoïste ni penser à moi…  si elle avait une mission sur cette terre c’était sûrement celle de me montrer à quelle point j’avais besoin de tout cet amour sans prise de tête… mon cœur est en mille morceaux, et tout ce que je souhaite c’est de la retrouver un jour… j’aimerais tant qu’elle revienne… je l’attends de toute mes forces, et je lui souhaite d’être bien et paisible et de vivre une belle vie au jardin des animaux.. ». 

Pourquoi ? Un moment de folie, j’avais envie de courir, de découvrir l’environnement, de prendre la poudre d’escampette, et surtout éliminer, supprimer toutes ces énergies (de bas niveau vibratoire) que je portais sur moi depuis quelques jours et dont je n’arrivais pas à me débarrasser. Mais plus je détalais, plus je me sentais aspirée par des forces inexplicables et malsaines. Lorsque je m’en étais enfin débarrassée, je me suis retrouvée dans une rue et ne savais plus du tout où je me trouvais. Il y avait de la circulation, beaucoup de bruits et j’ai eu très peur. J’ai voulu traverser la route et le choc fut effroyable. Heureusement que je suis aussitôt sortie de mon corps, je me suis réfugiée dans l’astral et c’est devenu supportable. Mais j’avais froid, ma gardienne me manquait, je l’ai beaucoup pleuré et j’ai regretté mon comportement de fuite.

Maintenant je me sens très légère, je ne souffre plus, mais je n’ai pas envie de rester allongée sur ce chemin ou de roder dans leur entourage pour puiser leur énergie. J’ai envie de partir au jardin des animaux pour me ressourcer et lui revenir très vite. Je sais qu’elle le désire autant que moi, et quelques semaines me suffiront pour me reposer.

J’ai été très heureuse avec elle, nous avions tant d’amour à nous donner, à partager, et toutes les deux nous en avons bien profité. Rien à voir avec l’amour qu’elle peut porter à son mari ou ses enfants. Grace à ma présence, elle s’est reconnectée à son petit enfant intérieur, à sa source, voilà la raison de son profond chagrin. Avec mon départ, elle a perdu une partie d’elle.

Dis-lui que je ne lui en veux pas de ne pas m’avoir trouvée, je sais qu’ils m’ont cherchée, mais les parasites que j’avais sur moi sur différentes couches vibratoires m’empêchaient de me comporter en être raisonnable et attendre que quelqu’un me vienne en aide. Le stress, la panique, la peur a eu raison de moi et j’ai traversé la route et la voiture m’a fauchée. C’était un accident, un accident et pas un départ voulu. J’avais une mission auprès de ma gardienne et j’étais loin de l’avoir terminée, d’où la raison aussi de mon souhait de lui revenir très vite afin de continuer mon travail.

Lequel ?

 Celui de s’ouvrir à l’amour inconditionnel, sans jugement, sans prise de tête. J’étais là pour elle, pour lui donner de l’amour et lui montrer qu’on peut aimer sans rien attendre en retour.

Pourquoi avais-tu si peur de son mari qui a vraiment essayé de te montrer qu’il tenait à toi ?

 Parce que je n’aimais pas les hommes, leur taille, leur voix me faisait peur. Avant d’arriver chez elle, j’avais vécu une expérience malheureuse avec un homme et certaines mémoires sont restées. C’est bien dommage, car je sais que c’est un être compatissant qui aime les animaux.

Si tu te sens prête maintenant, Stella je vais t’accompagner sur le chemin afin que tu puisses rejoindre le paradis des animaux. Je me chargerai de transmettre tes messages et réponses à ta gardienne, tu peux en être rassurée.

Oui je sais que tu es une personne pleine d’empathie pour les animaux et tous les êtres de la terre. Dis-lui aussi que lorsque tu m’auras aidée à monter, je resterai reliée à elle, car mon âme est éternelle. Peu importe ce que la législation leur impose pour moi, ça n’a aucune importance (autopsie) mon corps n’était que mon enveloppe physique et c’est mon âme qui a besoin d’être libérée et accompagnée dans la lumière. Dis-lui aussi que je n’avais pas la rage, c’est la douleur, la peur qui m’ont fait mordre cette dame et j’en suis désolée si elle est inquiète, mea culpa.

Puis elle s’est levée et s’est avancée à mes côtés sur le chemin qui s’ouvrait à nous. Je lui ai dit de continuer sa route lorsque je serai obligée de m’arrêter et elle m’a souri tout en retroussant ses babines et m’a répondu :

Ne t’inquiètes pas, j’aspire trop à retrouver le jardin des animaux, un court passage est nécessaire là-bas avant de pouvoir lui revenir et je suis pressée de la retrouver.

Puis telle une hirondelle, elle a pris son envol et a emprunté l’escalier de l’arc en ciel pour se noyer dans cette magnifique lumière.

 Au revoir Stella !