width=A mon arrivée sur le chemin, Stoupy était couché de tout son long dans l’herbe et m’a regardée très tristement. Je lui ai dit que son gardien était en souffrance, qu’il lui manquait beaucoup et qu’il sera toujours dans son cœur.

Je sais que je lui manque, qu’il n’arrive pas à s’habituer à mon départ et qu’il a beaucoup de chagrin. C’est aussi la raison pour laquelle je reste encore à ses côtés et que je ne me sens pas le droit de rejoindre le jardin des animaux. Dis-lui que vu mon âge et mes bobos, j’étais sur mon chemin et que je souhaite rejoindre le jardin des animaux. Qu’il n’ait pas trop de peine, je suis et je resterai relié à lui et lorsque j’aurai rejoint le paradis des animaux je pourrai lui envoyer de bonnes énergies et des petits signes. Ici je ne fais que pomper son énergie et ça l’empêche de faire son deuil. Je l’aime et mon désir le plus profond est de l’aider dans ce passage difficile et de partir pour me reposer et me ressourcer.

Il ne tient qu’à lui pour que je lui revienne. Explique-lui que pour nous les animaux, la réincarnation peut se faire très rapidement. Et peu importe son âge. S’il a envie de me retrouver dans une vie terrestre, je serai fidèle au rendez-vous qu’il n’en doute pas et me fasse confiance. Mais pour cela je dois partir. Qu’il pense à toutes ces belles années passées ensemble, avec amour et sans regrets. Ce qui est vécu est vécu et il doit en garder les bons souvenirs pour continuer à avancer sur son chemin.

Je me chargerai de lui transmettre tes messages, Stoupy et si tu le souhaites, je peux maintenant t’accompagner un petit bout de chemin jusqu’au pont de l’arc en ciel.

Oui je suis prêt et je te remercie pour ce que tu fais pour nous.

Puis doucement il s’est mis en marche à mes côtés, il m’a regardée avec des yeux qui en disaient long et j’ai compris qu’il souhaitait que je lui caresse la nuque et la tête. Très délicatement j’ai passé ma main sur lui et dans un soupir il m’a dit :

Que c’est bon de sentir la chaleur humaine.

Puis nous nous sommes avancés et lorsque je me suis arrêtée, il s’est précipité dans l’escalier de l’arc en ciel qui s’est ouvert à lui.

Au revoir Stoupy, paix à ton âme !