Ta gardienne Théo me demande de te donner des messages et de te poser quelques questions :

Questions :

Est ce que tu es bien dans cet appart?

Pourquoi tu ne fais pas tes besoins dans la litière ?

As tu peur de quelque chose ?

Serais tu content de retourner à St maur avec le jardin , avec Pascal , sans Filou ?

 

Message :

« Même si tu retournes à St maur , je t’aime et je te remercie pour ta présence à mes côtés pendant 9 ans 

J’avoue que je n’en peux plus de sentir cette odeur d’urine et de nettoyer tout le temps 

Je ne me sens pas libre de m’absenter « 

J’aimerais  que tu sois plus autonome de ce côté là 

Voilà , j’espère que ce n’est pas trop 

 

Il me regardait tristement et baissa la tête, l’air pris en faute, et lorsque j’avais fini de lire le contenu il s’en est suivi un long moment de silence. Je lui ai demandé s’il avait entendu et compris les missives et s’il acceptait de lui répondre. Il a levé la tête et son regard si triste m’a beaucoup touché, je pouvais sentir les fortes émotions qu’il ressentait et il m’a dit :

Oui je sais que mon comportement malpropre est indigne de moi, et de ce que je suis au plus profond de moi-même, j’ai honte de leur faire subir ces désagréments, ces odeurs nauséabondes. Je suis désolé, si désolé mais je suis perturbé depuis notre arrivée ici, je n’ai pas vraiment trouvé ma place et encore moins à l’extérieur avec tous les congénères qui rôdent, qui viennent s’installer et se nourrir. Cela me crée des tensions, des peurs, des angoisses que j’exprime par ces pipis et ces cacas en dehors de la litière. Mea culpa, mais je n’arrive pas à maîtriser ces pulsions, difficile de contrôler ce mal-être que je ressens.

Dis-lui que moi je l’aime très fort, et merci pour son message d’amour malgré tous les problèmes que mon attitude génère. Je suis navré, j’aimais beaucoup le jardin à St Maur et le territoire était clean. Ici ce n’est pas pareil, circulent beaucoup d’énergies qui ne nous appartiennent pas et les murs renferment des mémoires, de vieilles mémoires qui m’importunent beaucoup plus que Filou, étant moi chargé de les transmuter, et comme j’ai peur, je suis fragile, vulnérable et que je sors très peu, je ne peux m’en débarrasser avec les énergies de la terre. Je ne peux m’autonettoyer et cela ne fait que renforcer mon comportement insalubre. Ne sentez-vous pas ls mauvaises énergies ? De faire faire un nettoyage par un professionnel serait très utile.

Depuis le soin je me sens plus léger, de nouveau en alignement, et cela m’apporte un bienfait que j’apprécie beaucoup. Merci, beaucoup de gratitude, mais cela ne change rien pour le lieu, le territoire et encore moins tous ces chats que vous nourrissez et qui viennent nous squatter notre espace vital. De retourner dans la maison, oui de suite mais tous les 4. De vous laisser, de laisser mon frère, mais c’est impossible pour moi. Ce serait un grand traumatisme et encore plus difficile à vivre pour moi. De te savoir y songer me fait mal au cœur et j’ai peur, les peurs redoublent de force, même si je suis très attaché à mon grand frère, je suis relié à toi ma douce maman et j’ai besoin de toi et de ta présence.

Mais quelle cruelle idée, nous sommes une famille et je suis un membre de cette famille. Mon comportement est inqualifiable, je le reconnais, et j’ai besoin d’aide pour arriver à contrôler ces pulsions. Tu es venue de loin pour me chercher et m’adopter avec Filou, et maintenant tu voudrais me ramener et me laisser ? Je ne te manquerai pas ? Moi ça me crève le cœur, et de l’entendre, de capter tes pensées, renforce et accentue encore plus ma détresse et ma détestable conduite.

Je vais essayer de faire des efforts, mais j’ai besoin de votre aide, de marquer le territoire pour que les congénères ne rentrent pas nous importuner, il faut trouver une solution pour les éloigner, les faire partir. Je sais qu’ils viennent manger ici, mais ils aimeraient aussi habiter ici, et pour moi c’est impossible à gérer et à vivre. Vous avez beaucoup de bienveillance et d’empathie envers eux, mais je suis votre garçon, est-ce que mon bien-être n’est pas plus important pour vous ? Je vous aime fort, fort.